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vendredi 14 mai 2010

Circle Square, nouveau centre commercial à Forbach [Maurice]

LE MATINAL, 14th of May 2010

Après le succès de Riverside, la Indian Ocean Real Estate Company (IOREC), la branche immobilière du groupe Mon Loisir, lance Circle Square, une nouvelle destination shopping de grande envergure, à Forbach, dans le Nord. C’est ce qu’a annoncé Chan Chakravarti, CEO de la IOREC.

Ce centre vient s’ajouter à Riverside, un projet de Rs 240 millions, lancé en grande pompe à Rivière-du-Rempart l’année dernière. Le nouveau centre commercial nécessitera des investissements importants de l’ordre de Rs 400 M. Il sera localisé sur un site de premier ordre, Forbach, où se situe déjà un locataire de choix, Espace Maison.

Les promoteurs espèrent commencer les travaux en octobre 2010 pour les compléter en mars 2012. Ce centre commercial est très bien positionné grâce à son accès à l’autoroute du Nord, bénéficiant ainsi d’une bonne visibilité pour attirer des enseignes dans des secteurs tels que l’automobile, le sport et la mode. La IOREC mise aussi sur l’expérience du shopping sur ce site qui sera aussi le premier à être pourvu d’un parcours de golf ‘drive-in range’. De plus, le centre commercial a bénéficié de l’expertise du cabinet d’architecture international, Stauch Vorster.

“Ce site est ce qu’on appelle un ‘prime and mature site’ car il est idéalement situé aux carrefours de Goodlands, Grand-Baie, Pamplemousses et Port-Louis. En outre, notre voisin et propriétaire du site, Espace Maison Ltd a, au fil des années, enregistré la plus grande progression de son panier moyen de tous ses magasins du pays. Nous sommes très contents du feedback des grandes enseignes qui veulent se positionner vite dans cette partie de l’île. Cela dit, nous opérons sur une base de ‘first come first served’ pour la distribution des emplacements. Circle Square sera la destination de choix du Nord et nous entretenons des discussions avec 80 grosses enseignes de Maurice”, a déclaré Chan Chakravarti.

Kevin Teeroovengadum, directeur d’Actis, le géant britannique en matière de fonds immobiliers dans des marchés émergents et partenaire du Groupe Mon Loisir dans la IOREC, trouve aussi que le site a beaucoup d’avantages. “Actis et le Groupe Mon Loisir sont des groupes très solides financièrement et se
sont engagés à monter des projets d’envergure internationale tel Circle Square. Notre marque, notre savoir-faire et nos ressources constituent notre valeur ajoutée et tous nos investissements sont le fruit de nombreuses études de marché.”

Drogue : l’axe Maurice/Inde sous surveillance

Author: Yassine Carrim [Le Matinal], 14th of May 2010

La brigade anti-drogue, surtout l’unité postée à l’aéroport de Plaisance, a reçu des consignes strictes émanant des hauts lieux pour exercer un contrôle strict sur les mouvements des passagers, surtout ceux à l’allure louche en provenance de la Grande péninsule.

Maurice étant réputé comme plaque tournante du trafic de drogue dans l’océan Indien, l’Adsu a décidé de prendre les taureaux par les cornes. Fini le temps où l’Adsu se concentrait particulièrement sur le réseau d’Europe pour choper les passeurs du Subutex ou encore ceux venant d’Afrique pour l’héroïne. Ces derniers temps, selon des travailleurs sociaux, le Subutex est devenu populaire parmi les toxicomanes. Suite à l’arrestation le 15 avril de deux Indiens à Mumbai, qui avaient tenté de faire entrer de la cocaïne dans le pays, les limiers sont sur le pied de guerre car les barons se recyclent. Après le Brown Sugar, l’héroïne, le Subutex… les autorités ne veulent pas voir le marché inondé cette fois-ci de la cocaïne.

L’Inde est sous étroite surveillance alors que d’autres pays à risque tel la France, Madagascar, la Tanzanie, l’Ouganda et le Mozambique sont surveillés de près. Il faut souligner que la brigade antidrogue collabore avec les services narcotiques des pays mentionnés et plus particulièrement avec le Sub Regional Bureau d’Interpol.

Les passagers qui atterrissent à l’aéroport International Sir Seewoosagur Ramgoolam sont sujets à des fouilles et leurs bagages sont examinés au moyen du scanner. Il faut savoir que la police travaille de concert avec la Mauritius Revenue Authority du fait que la douane tombe sous la responsabilité de cette institution. La drogue n’est pas le seul item qui fait l’objet de surveillance. Mais aussi d’autres produits tels que l’alcool, le tabac ou les vêtements griffés. Le but est d’éviter tout acte de contrebande. Le gouvernement a apporté, en 2009, des amendements à la Dangerous Drugs Act car à l’époque, le Subutex était classé comme un médicament psychotrope et non comme une drogue. Légalement, les peines étaient moins sévères pour les trafiquants comparés à ceux impliqués dans la vente d’autres opiacés dont l’héroïne et le Brown Sugar.

Petredec Ltd permet à Maurice de stocker plus de gaz

Author: Ashwin Kanhye [Le Matinal], 14th of May 2010

Maurice compte augmenter sa capacité de stockage de gaz, dans les prochaines années. Actuellement on peut stocker 5 000 tonnes ; dans un proche avenir, l’île pourra en stocker 15 000. Ces 10 000 tonnes additionnelles seront destinées à l’exportation, dans les pays de la région.

Petredec Limited compte investir dans le pays pour augmenter cette capacité. Pour ce faire, la compagnie va investir un milliard dans les structures de stockage, et souhaite le faire en partenariat avec le State Trading Corporation (STC) et d’autres compagnies privées. Les travaux requis vont être faits à Mer Rouge et dureront un an et demi. Petredec Limited, des Bermudes, est une société internationale d’armateurs et de négociateurs de gaz de pétrole liquéfié (GPL), dont les bureaux se trouvent dans des endroits stratégiques, à travers le monde. En plus du GPL, le transport de produits chimiques et les gaz d’oléfines font partie intégrante de l’entreprise chimique. L’expansion de la flotte Petredec lui donne la possibilité d’offrir des services maritimes à un nombre croissant de producteurs de l’industrie pétrolochimique.

La société a d’abord concentré la majorité de ses activités de négociations et de navigation dans de petits bateaux (2 000 à 15 000 mètres cubes) du marché du gaz. Elle a ensuite assis sa réputation d’opérateur fiable et flexible, à l’appui d’une liste considérable de fournisseurs et de récepteurs du Nord-Ouest de l’Europe, de la Méditerranée, d’Afrique et du bassin de l’Atlantique. Au début des années 90, la société a ouvert un bureau à la Barbade dans le but d’élargir les activités GPL de l’entreprise dans les Caraïbes et l’Amérique centrale. Avec l’expansion de l’entreprise européenne et l’ouverture réussie du bureau de la Barbade, ainsi que l’élargissement constant de sa flotte des transporteurs de gaz, la société a ouvert le bureau de Singapour en 1994 pour développer des marchés en expansion à l’est du canal de Suez. Ce bureau de Singapour ayant fait sa fortune en lui créant de nouvelles opportunités, notamment un certain nombre de contrats importants au Moyen-Orient et en Extrême-Orient, la compagnie fait son entrée dans la ‘Big Ship’ du marché, avec une croissance impressionnante dans la Very Large Gas Carrier (VLGC). S’ensuit alors l’acquisition de navires de tailles adéquates pour acheminer les produits. Cette croissance s’est traduite pour la société de transport par plus de 12 % de toutes les exportations de GPL dans le golfe Persique, en 2006.

dimanche 1 novembre 2009

Les Ministres mauriciens Sithanen et Bheenick plaident pour l’intégration régionale

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l’Economic Empowerment Rama Sithanen et le gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) Rundheersingh Bheenick ont tous deux plaidé pour une attention particulière à l’intégration régionale et le commerce, qui peuvent accélérer la reprise économique.

“L’intégration régionale a un rôle clé à jouer à cet égard, en particulier à travers un coup de pouce au commerce, soutenu par une meilleure productivité et en attirant les investissements directs étrangers nécessaires en vue d’atteindre un plus haut niveau de développement socio-économique”, a fait ressortir Rama Sithanen jeudi.

C’était lors de son discours d’ouverture de la 14e réunion du Comité des gouverneurs des Banques centrales du COMESA, à l’hôtel Intercontinental, à Balaclava. “We need more trade, not aid”, a pour sa part dit le gouverneur de la BoM.

“Il est prévu que volume du commerce mondial des commodités et services chute par 12 % en 2009, reflétant la baisse de demande et le manque de financement pour le commerce. Néanmoins, le plaidoyer des leaders du G20 pour soutenir le cycle de Doha pour des discussions sur le commerce ne serait pas le même durant les prochains mois, étant donné que le commerce demeure faible. En effet, les désaccords commerciaux sont en hausse, particulièrement entre la Chine et les Etats-Unis”, a souligné Rama Sithanen.

“Concernant notre région, la situation demeure toujours pleine de défis. Après une croissance soutenue pendant presque une décennie, l’on prévoit un ralentissement de l’économie de l’Afrique sub-saharienne de 1 % en 2009, en raison des exportations en baisse”, a expliqué le Grand argentier.

Commentant le rôle du COMESA dans la région, le ministre des Finances, Rama Sithanen devait affirmer “nous saluons le lancement de l’Union douanière du COMESA en juin 2009 et prévoyons la mise en place de la zone de libre échange COMESA-SADC-EAC. Nous devons optimiser nos bénéfices de l’intégration régionale. Nous devons continuer à travailler pour réduire les barrières tarifaires restantes, promouvoir le Cross Border Investment et harmoniser les normes et procédures douanières”.

Source

dimanche 4 octobre 2009

Croissance mauricienne : timidité du FMI dans ses prévisions

Source: Le Mauricien Week-End

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, qui participe actuellement à l'assemblée générale annuelle conjointe du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, à Istanbul, en Turquie, devra trouver à redire quant aux dernières prévisions de croissance économique pour Maurice. En effet, l'IMF Outlook for Sub-Saharan Africa fait preuve de grande timidité dans ses prévisions pour les deux prochaines années pour l'économie mauricienne avec un taux de croissance nettement inférieur aux 2,7% de la Banque de Maurice et du Central Statistical Office (CSO). Ce rapport du FMI a été publié officiellement hier après-midi. D'autre part, les statistiques compilées par le FMI indiquent une nette progression de la dette étrangère du PIB de Maurice d'ici à 2010, soit de 8,8% du Produit intérieure brute (PIB) en 2008 à 12,8% du PIB.

Les principaux indicateurs économiques élaborés par le FMI dans le sillage de la crise économique internationale représentent une véritable douche froide à l'hôtel du gouvernement où il était question de taux de croissance dans la fourchette de 5 à 6% l'année prochaine dans une tentative de doper la création d'emplois face au spectre du chômage. En pour 2009, le FMI prévoit une croissance économique de 2,1% contre 6,6% en 2008 avec des projections bien moins positives pour 2010 où le taux n'est que de 2%.

Le seul paramètre évoluant de manière positive pour le FMI au cours de ces deux ans demeure l'inflation avec des prévisions de 6,4% en 2009 contre 8,8% en 2008 et un taux de 4% en 2010. Du côté des investissements, le taux subira une baisse à 22,7% du PIB contre 29,8% en 2008 alors que le FMI constate un véritable écroulement du "Savings Rate" à Maurice, soit 8,6% en 2009 contre 16,1% en 2008. De son côté, la Banque de Maurice partage ces appréhensions quant à la tendance à la baisse de ce paramètres en faisant ressortir officiellement que "concern was also expressed about the low national saving rate forecast at 14,3 per cent of GDP for 2009 and which is expected to be revised further down".

Au chapitre de la dette extérieure, la situation établie pour Maurice dans l'IMF Outlook for Sub-Saharan Africa n'est guère brillante avec l'External Debt to Official Creditors, passant de 8,8% du PIB en 2008 à 12,8% en 2010 en transitant à 9,5% du PIB cette année. En ce qui concerne la dette locale, les dernières statistiques officielles publiées par la Banque de Maurice démontrent que du mois d'octobre de l'année dernière à août dernier, soit en dix mois, la "Central Government Debt" a augmenté d'au moins Rs 11 milliards pour atteindre Rs 119,1 milliards.

Au cours de ces dix derniers mois, les "Short-Term Obligations" (remboursables en moins de 12 mois) contractées par le gouvernement sur le plan local ont augmenté de Rs 8,5 milliards, soit Rs 54,9 milliards contre Rs 46,4 milliards en octobre 2008. La situation au niveau des "Medium-Term Obligations", (remboursables entre douze mois et cinq ans), représente un accroissement de l'ordre de Rs 2 milliards pour se retrouver à Rs 51,9 milliards. Par contre, l'on notera une baisse de Rs 1 milliard dans les "Long-Term Obligations" à Rs 12,2 milliard.

En guise de préambule aux prévisions du FMI, Antoinette Sayeh, directeur pour l'Afrique au FMI, trouve que "the global economic crisis has hit sub-Saharan Africa hard, reducing economic growth to just one percent in 2009 after a period of sustained high economic growth". Le FMI ajoute que "the crisis will likely slow, if not reverse, progress on poverty reduction. Unemployment and under-employment, already endemic, have likely risen across the region."

Dans ses perspectives, le FMI met en garde contre les "Downside Risks" aux économies d'Afrique sub-saharienne tout en faisant état de "Cautious Optimism". Cette institution recommande le maintien des politiques monétaires et budgétaires accommodantes. "Pourtant, les risques sont grands de voir la situation s'aggraver. Par conséquent, partout où cela est possible, les services du FMI recommandent de maintenir des politiques budgétaires et monétaires accommodantes jusqu'à ce que la reprise économique soit bien enclenchée. À mesure que la reprise montera en régime, il faudra que la politique budgétaire accorde moins d'importance aux objectifs de stabilisation au profit des considérations de moyen terme, notamment la viabilité de la dette", ajoute le rapport rendu public, hier.

De son côté, la Banque de Maurice souligne dans le "Monetary Policy Statement" émis mardi dernier que "the domestic economy continues to be constrained by weak demand in main export markets. Key export sectors are estimated to have contracted in the first semester while other economic sectors have slowed down significantly". A ce stade, la performance au cours du premier trimestre de 2009 indique que "the economy may have contracted by a full percentage point relative to the fourth quarter of 2008".

La Banque de Maurice, qui soutient que "the economy may have reached a trough in the first quarter of 2009 and may have begun to recover progressively thereafter", fait également état d'une"general decline in the growth rate of credit to the business and household sectors." Elle ajoute plus loin que "the low interest environment has not spurred strong demand for credit by the private sector. The expansion of credit to the private sector has continued to deline, attaining 9,6% in the year to July 2009, but still remains at a relatively comfortable level".

Justifiant l'éventualité d'un taux de croissance révisé légèrement à la hausse, soit 2,7% cette année, le communiqué de la Banque de Maurice note que "the Monetary Policy Committee anticipates a better performance of the economy in the second half of 2009. The Monetary Policy Committee is also of the view that the downside risks to the growth outlook have further diminished. It noted that fewer job losses than initially anticipated had been recorded. Although the labour makey may reflect trends in the borader economy with a lag, it is not expected to weaken much further".

Perspectives: Le sucre pour sauver la mise

A environ un mois de la présentation à l'assemblée nationale du budget 2010, les dernières prévisions sur l'économie formulées par le Central Statistical Office indiquent une révision nominale à la hausse du taux de croissance, soit de 2,5% à 2,7% en 2009. Cette révision se justifie par des possibilités d'exportation de sucre raffiné et de sucres spéciaux. Par contre, les "Export-Oriented Enterprises" et la filière du textile enregistreront une décélération de la croissance avec la confirmation de la régression d'au moins 95 000 touristes en 2009 par rapport à l'année dernière. Dans la conjoncture, les perspectives dans les principaux secteurs économiques sont les suivantes :

Sucre : Production d'au moins 490 000 tonnes et des perspectives positives pour le sucre raffiné et les sucres spéciaux avec une croissance de 18,2% contre 3,7% en 2008

Agriculture : Progression de 5% dans la production contre une régression de 0,4% en 2008, conséquence des efforts annoncés dans le cadre du "Food Security Programme"

Secteur manufacturier : Progression nominale de 0,9% contre 3,2% en 2008 avec une baisse de 4% dans la filière textile et de 0,8% pour l'ensemble des entreprises tournées vers l'exportation

Construction : Croissance à la baisse, soit 2,5% en 2009 contre 11,1% l'année dernière avec les projets d'infrastructures dans le public pesant de tout leur poids

Hôtels et restaurants : Baisse de 8,8% avec 835 000 touristes attendus, soit une baisse de 95 000 comparativement à l'année dernière. Les recettes brutes du tourisme devront être de Rs 36 milliards contre Rs 41,2 milliards l'année dernière

Transport et communications : Performance à la baisse, notamment 5,3% contre 6% l'année dernière

Secteur financier : Croissance réduite presque de moitié, 5,9% en 2009 contre 10,1% en 2008

Business Activities : Croissance de 8% prévue contre 10,8% en 2008

Consommation : Réduction dans la croissance de moitié à 3%.

Des milliers de planteurs menacés par la délocalisation industrielle

L’ouverture du marché européen sous les injonctions de l’OMC change la donne. Maurice délocalise sa production de sucre roux et se concentre sur le sucre blanc et les sucres spéciaux, l’actionnaire principal de Bois-Rouge investit au Mozambique et les usiniers réunionnais en Tanzanie. Est-ce le début de la délocalisation de la production de sucre roux à La Réunion, et donc le début d’une nouvelle concentration sur une seule usine ? Différents faits montrent en tout cas que l’échéance 2014 se précise.


Voici une vue partielle de la nouvelle carte de la production sucrière qui peut être exportée sur le marché européen. Manque le Zimbabwe, qui pense pouvoir exporter 150.000 tonnes en Europe d’ici deux ans.

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Avant que l’Organisation mondiale du commerce ne vienne remettre en cause l’organisation du marché du sucre en Europe, voilà quelle était la situation dans notre région.

Depuis que l’Organisation mondiale du commerce fixe le cap idéologique de la mondialisation, l’Union européenne a plusieurs fois été attaquée pour l’organisation de ces marchés, et a donc été mise en demeure de les adapter aux règles du marché unique mondial.

Cette adaptation se fait en plusieurs étapes.

Pour La Réunion et les autres régions de l’Union européenne, le règlement sucrier actuellement en vigueur est une première brèche dans le système des prix et quotas garantis. En effet, le prix garanti du sucre a diminué de plus de 30%. À titre compensatoire pour les DOM, l’Union européenne verse une subvention aux usiniers. Ce régime sera rediscuté d’ici 2014. À cette date entrera en vigueur un nouveau règlement sucrier européen sur lequel les incertitudes sont nombreuses, tout peut être remis en cause. Ce réglement devra en effet tenir compte des nouvelles règles fixées par l’OMC après la clôture du cycle dit de Doha. Dans ces discussions, la Commission européenne a mis dans la balance la suppression de la quasi-totalité des subventions versées aux agriculteurs. Quid des subventions versées aux usiniers et aux planteurs ?

Plus de quota ni prix garanti à Maurice

Pour les partenaires de l’Union européenne, les quotas et prix garantis, c’est déjà fini. En 2001, l’Union européenne lance l’initiative "Tout sauf les armes" qui ouvre le marché européen à tous les produits fabriqués sur les territoires des États du groupe des PMA, dont la Tanzanie, le Mozambique et Madagascar. Seules exceptions à part les armes : le riz, la banane et le sucre. Pour le sucre, l’exception prend fin progressivement pour une ouverture du marché européen cette année. Donc le sucre fabriqué au Soudan, en Ethiopie ou en Tanzanie peut être vendu en Europe.

L’an dernier, l’Union européenne a dénoncé le Protocole Sucre qui concernait les producteurs des pays ACP. Brutalement, des pays comme Maurice sont désormais en concurrence directe avec les producteurs des PMA sur le sucre. Mais depuis plusieurs années, Maurice avait anticipé cette échéance en créant les conditions pour ne plus produire à Maurice du sucre en vrac, mais uniquement du sucre à plus forte valeur ajoutée : sucre blanc et sucres spéciaux. Cette restructuration s’accompagne d’une concentration : plus que trois usines pour produire au moins 400.000 tonnes de sucre.

Les industriels s’adaptent

A mis parcours du règlement sucrier, force est de constater que bien qu’ils soient encore protégés par des règles dérogatoires à celle de l’OMC, les industriels sont pleinement engagés dans la construction de cette nouvelle carte de la production sucrière découlant des règles du "droit commun" de l’OMC.

On a tout d’abord vu l’arrivée à La Réunion d’un des plus gros producteurs mondiaux, Téréos. Cette coopérative de planteurs de betteraves a acheté la majorité des actions de Bois-Rouge. Et elle a également investi au Mozambique dans la modernisation d’une usine qui peut désormais vendre du sucre sans quota ni droit de douane en Europe.

On a également les industriels mauriciens qui anticipent. Ils continueront à produire du sucre roux, mais pas à Maurice. C’est le sens de l’alliance qu’ils ont noué avec Téréos au Mozambique et avec un usinier réunionnais en Tanzanie, dans Tanganiyka Plantation Company.

Ce dernier partenariat montre que désormais, un usinier réunionnais produisant du sucre à La Réunion fabrique aussi du sucre en Tanzanie. Outre le marché domestique, ce sucre tanzanien peut être vendu en Europe, comme le sucre réunionnais. Et les coûts de production sont bien plus faibles en Tanzanie.

Délocalisation en Tanzanie ?

Du fait de l’exemple mauricien, une question se pose : les industriels réunionnais envisagent-ils de délocaliser leur production de sucre roux en Tanzanie ?

Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité que depuis trois semaines, la filière s’est habituée à ne vivre qu’avec une seule usine. Or, une seule usine suffirait si une telle hypothèse se vérifiait.
Le hasard de l’Histoire, c’est que l’incendie qui est le responsable de cette situation a eu lieu le week-end où l’Union européenne et les pays de la région signaient l’accord de partenariat économique intermédiaire. Cet accord ouvre le marché réunionnais à tous les produits sauf à un produit de la canne, le sucre.

À la lumière de ce nouveau contexte, une nouvelle situation apparaît. Pour une durée limitée, l’usinier est assuré de ne pas avoir de concurrent pour la vente de sucre à La Réunion. Il a aussi développé depuis plusieurs années la fabrication de sucres spéciaux qui échappent pour le moment à la concurrence des pays à plus faible coût de main d’œuvre. Ce sont donc deux "niches" où il peut continuer à prospérer.

En conclusion, les nouvelles règles du commerce mondial et les décisions stratégiques prises ces dernières années amènent à se demander si l’hypothèse suivante pourrait se concrétiser : délocalisation partielle de l’industrie sucrière en Tanzanie pour produire du sucre en vrac, concentration de ce qui reste à La Réunion afin produire uniquement pour le marché domestique et les sucres spéciaux. Mais cette nouvelle concentration ne nécessiterait que le fonctionnement d’une seule usine. Car les sucres spéciaux, ce sont aujourd’hui moins de 100.000 tonnes.

Pour illustrer cette explication, voici deux cartes : avant la remise en cause de marché sucrier de l’Europe par l’OMC et aujourd’hui.

Manuel Marchal


mercredi 9 septembre 2009

TIC : Maurice sert d’exemple au géant américain IBM

By Debesh Beedasy, Le Matinal

Maurice et ses avancées dans les technologies de l’information et de la communication sont une source d’inspiration, même pour les géants de l’informatique.

La stabilité économique du pays, ainsi que sa résilience en cette période de crise, est en effet vue comme un exemple par la firme IBM, qui enverra sous peu à Maurice une délégation de neuf personnes chargées de réaliser un projet de Regional Management Office dans les Caraïbes. Cette délégation, qui arrive en août, prendra connaissance des progrès réalisés par le pays dans le domaine de l’informatique et de l’évolution de ce secteur. Le projet de mise sur pied de ce bureau régional dans les Caraïbes est piloté par un Mauricien, Roshan Kumar Seebaluck, ancien haut cadre d’un organisme mauricien chargé de la mise ne pratique de la politique informatique du gouvernement.

“Le Regional Management Office propose d’organiser une mission d’étude à Maurice du 10 au 14 août pour neuf délégués des trois îles, à savoir la Dominique, la Grenade et Saint-Vincent-et-les-Grenadines. En même temps, étant donné que tous les délégués devraient transiter par Londres, on propose également de programmer une visite à United Kingdom Business Incubation, un des principaux établissements en Europe engagés dans la promotion de bonnes pratiques pour ce qui est des pépinières d’entreprises (‘incubators’). Le développement des TIC et la pépinière d’entreprises sont des concepts émergents qui se développent graduellement dans ces trois îles, et en tant qu’élément de partage d’expérience et de la coordination régionale, on propose d’organiser cette mission à Maurice”, a confié Roshan Seebaluck au Matinal.

Ce dernier explique que Maurice est souvent cité en exemple pour les petits Etats insulaires en voie de développement. “Le pays a diversifié avec succès son économie, basée sur le sucre dans les années 70, avec une variété de services à valeur ajoutée. Maurice a également développé avec succès Infodev, un service de pépinière d’entreprises qui a été reconnu par la Banque mondiale”, explique Roshan Seebaluck. A cet effet, un ‘tool kit’ est actuellement développé par la Banque mondiale - ‘Case Studies on Business Incubation in Small Island Developing States’.

Pour le responsable du projet IBM dans les Caraïbes, la visite à Maurice devrait stimuler des réactions et éclairer davantage la délégation sur la mise en oeuvre et la performance des politiques liées aux TIC, notamment pour ce qui est des services de pépinière d’entreprises.

Le détour par Londres permettra aux délégués de mieux comprendre les enjeux entourant le concept de pépinière d’entreprises, notamment en leur fournissant des informations sur la manière d’offrir de tels services aux entrepreneurs.

La Banque de Développement de Maurice (DBM) construit des parcs pour les PME

By Le Matinal News Service

La Banque de Développement de Maurice (DBM) construit actuellement des petits parcs industriels pour les petites et moyennes entreprises (PME).

Ces parcs à l’intention des petites et moyennes entreprises seront dotés de toutes les infrastructures industrielles de base comprenant cinquante-cinq espaces variant entre 1 000 pieds carrés et 2 000 pieds carrés.

Parmi ces cinquante-cinq espaces, on compte vingt à La Tour Koenig, vingt à Terre Rouge et quinze à Vacoas. Les unités de La Tour Koenig sont déjà complétées tandis que les travaux routiers et d’autres travaux sont toujours en cours et les espaces seront opérationnels d’ici août.

Par contre, les espaces de Terre Rouge seront complétés vers la fin de ce mois de juillet alors que les travaux routiers s’achèveront vers la fin du mois d’août.

Les espaces seront alloués uniquement aux petites et moyennes entreprises qui sont engagées dans les domaines manufacturiers et artisanaux. Cependant, le montant de la location n’a toujours pas été fixé.

Mais la Banque de Développement propose de louer ces emplacements à des tarifs en deça des tarifs pratiqués actuellement dans le milieu commercial.

Par ailleurs, tous les immeubles dont la construction serait assurée par Business Park of Mauritius Limited sont déjà complétés.

A ce jour, quatre zones spécialisées ont été construites. La location par pieds carrés par mois pour les quatre zones varie entre Rs 3.30 et Rs4.59.

Maurice: Légère hausse de la production de la canne au mois d’août

Selon le dernier bulletin mensuel de la Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI), la production de canne à sucre dans notre pays a légèrement progressé au mois d’août par rapport à celle constatée au mois de juillet. Et, cette production a augmenté de 7,3% par rapport à août 2008.

Par ailleurs, pour la Mauritius Sugar Industry Research Institute, le taux d’extraction a augmenté en août 2009, ce taux a été similaire à celui du même mois en 2008. Ainsi l'Institut de recherches, fondé en 1953 avec le mandat “de promouvoir au moyen de la recherche et l'enquête le progrès technique de l'industrie de sucre”, a constaté qu’une pluviométrie très abondante est tombée sur toutes les régions du pays sous canne à sucre, sauf dans l’ouest, ce qui a affecté la maturation de la canne à sucre.

La productivité sucrière a été néanmoins supérieure par rapport à la période correspondante en 2008. Et, les progrès réalisés aujourd'hui par les technologies développées par les cent cinquante scientifiques et techniciens de l'Institut ont aidé l'industrie sucrière à atteindre une production annuelle moyenne d'environ 600 000 tonnes de sucre d'autour de 72 000 hectares de canne. Au 29 août, 13 102 hectares de terres sucrières, représentant 38 % des terres des planteurs usiniers, ont été récoltés, contre 13 222 hectares pendant la même période de l’année dernière.

La superficie récoltée dans la région nord a atteint 18 %, 38 % dans l’est, 44 % dans le sud, 50 % dans l’ouest et 37 % dans le centre de Maurice. La pluviosité moyenne constatée sur le pays pour le mois d’août a été de 146 millimètres sur les régions sous la canne à sucre, ces pluies ont augmenté de plus de cent pour cent, soit 114 % de la moyenne à long terme qui est de 128 millimètres. Et cette pluviosité a été bien supérieure à la moyenne constatée à long terme dans le nord avec 94 millimètres au lieu de 68 millimètres en moyenne et dans l’est du pays avec 215 millimètres contre 114 millimètres.

Dans les régions sud de Maurice, la pluviosité a été de 17 % en dessous de la moyenne à long terme, 8 % dans l’ouest et 14 % dans le centre. Un temps, principale ressource économique du pays, l’industrie sucrière a perdu de sa superbe au fil des années, notamment avec la baisse de 36 % du prix du sucre par l’Union européenne. Ce qui a poussé de nombreux opérateurs à se tourner vers d’autres filières.

Maurice a investi dans trois secteurs à l’étranger

Le Matinal

Les investissements mauriciens à l’étranger se sont élevés à Rs 220 millions pendant les trois premiers mois de 2009. Trois secteurs sont concernés : le secteur manufacturier, l’hôtellerie et la restauration et l’immobilier avec des montants de Rs 8 millions, Rs 146 millions et Rs 66 millions respectivement.

Des statistiques compilées par la Banque de Maurice indiquent que la plupart des principaux secteurs qui intéresseraient les investisseurs mauriciens n’ont pas réussi à attirer ces derniers.

Selon la Banque de Maurice, le plus gros montant d’investissement, soit Rs 134 millions, a été injecté dans les pays en voie de développement, dont les pays africains. Par ailleurs, les pays développés ont bénéficié de seulement Rs 86 millions des investissements mauriciens.

En 2002, les entreprises mauriciennes avaient investi seulement Rs 278 millions. En 2003, les montants investis ont commencé à dépasser le cap du milliard, pour atteindre Rs 1,2 milliard en cette année particulière. En 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008, les entreprises mauriciennes ont investi des montants de Rs 970 millions, Rs 1,9 milliard, Rs 1,1 milliard, Rs 1,8 milliard et Rs 1,6 milliard respectivement à l’étranger. On peut aussi noter que pendant ces cinq dernières années, c’est le secteur de l’hôtellerie et de la restauration qui a davantage intéressé les investisseurs mauriciens. Le montant d’investissement dans ce secteur en 2003 était de Rs 137 millions, de Rs 422 millions en 2004 tandis qu’en 2005, 2006, 2007 et 2008, le montant se chiffrait à Rs 967 millions, Rs 391 millions, Rs 1 milliard et Rs 920 millions respectivement.

Par ailleurs, pendant les trois premiers mois de cette année, Maurice n’a accueilli que Rs 1,3 milliard d’investissement. Cependant, selon le vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l’“Economic Empowerment”, Rama Sithanen, les investissements directs étrangers se sont accumulés à Rs 2,4 milliards jusqu’à fin juin. Ces chiffres seront rendus publics en septembre. L’année dernière, les investissements étrangers directs se sont chiffrés à Rs 11,4 milliards alors qu’en 2005, ils étaient de Rs 11,5 milliards. De janvier à mars de cette année, le secteur manufacturier a obtenu des investissements de Rs 12 millions alors qu’un montant de Rs 174 millions a été injecté dans le secteur de la construction.

Par ailleurs, le secteur de la grande distribution a obtenu une enveloppe de Rs 448 millions comme investissements tandis que le secteur financier a accueilli des investissements de Rs 239 millions. Des montants de Rs 416 millions et Rs 49 millions ont été investis dans le secteur de l’immobilier et de l’éducation respectivement.

Parmi les pays qui ont investi le plus à Maurice, on compte la France avec une enveloppe de Rs 325 millions et la Chine, elle, avec un montant de Rs 171 millions.

IndianOil consolide ses opérations à Maurice avec des bénéfices de Rs 129 millions

By Debesh Beedasy, Le Matinal

La compagnie de distribution d’hydrocarbures, IndianOil, a de quoi se réjouir de ses opérations mauriciennes. En l’espace de cinq ans, la compagnie a gravi les échelons pour occuper désormais la 16e place au classement des 100 entreprises les plus performantes du pays.

Selon le dernier rapport annuel d’IndianOil, la compagnie a enregistré un chiffre d’affaires de Rs 5 milliards (USD 158 millions), soit une hausse de 27 % sur sa performance durant la précédente année financière. Le bilan financier pour l’année financière 2008-2009 présente des bénéfices après impôts de Rs 129 millions, soit une hausse de 22,4 % sur les chiffres enregistrés l’année précédente.

Dans le dernier bilan financier du groupe, la compagnie a atteint sa meilleure performance depuis le début de ses opérations commerciales en 2004 et a atteint des revenus de Rs 5 milliards contre Rs 3,9 milliards, soit une hausse de 27 %.

Une combinaison des facteurs positifs, dont le volume additionnel obtenu par le biais d’un investissement stratégique au Mauritius Container Terminal et les recettes provenant de la location de ‘tanks’ à la State Trading Corporation (STC) ainsi que l’optimisation des opérations ont contribué significativement à l’augmentation du chiffre d’affaires d’IndianOil à Maurice.

Il est à noter aussi qu’IndianOil est aujourd’hui une ‘Debt Free Company’. Elle a en effet pu repayer ses prêts de Rs 135,7 millions, soit USD 4,2 millions, qui ont été utilisées pour générer des fonds dans la companie. Malgré le prix élevé des produits pétroliers et les problèmes de liquidité chez les consommateurs, IndianOil a enregistré des recettes nettes de Rs 997,6 millions durant la dernière année financière.

IndianOil s’est établie comme un acteur important dans le secteur de la distribution de carburants pour l’aviation à Maurice en obtenant des contrats avec plusieurs compagnies aériennes, dont Air Mauritius, Air Framce et Corsair. Elle est désormais la première compagnie sur le marché de carburants pour avion avec une part de marché de 35 %.

IndianOil marque également une importante présence dans les activités de ‘bunkering’. Cependant, de nouvelles possibilités sont actuellement en voie d’être explorées en vue d’améliorer les infrastructures pour répondre à la demande croissante due à une hausse des activités de pêche, des croisières et des industries en général. Le fait que des navires préfèrent se ravitailler à Maurice a également contribué à la bonne performance d’IndianOil.

Par ailleurs, le marketing de Mogas, de l’essence et d’autres produits pétroliers se fait à travers le réseau de stations-service. Il est à noter qu’IndianOil a augmenté le nombre de ses stations-service de 13 l’année dernière à 17 cette année.

“Alors que l’environnement des affaires devient de plus en plus empreint de défis, l’importance d’avoir des pratiques de bonne gouvernance se fait davantage ressentir. Cela assurera que des principes ne soient pas compromis sous des pressions opérationnelles”, indiquent les dirigeants dans le dernier rapport financier de la société.

IndianOil Corporation est une compagnie pétrolière nationale indienne. Il s’agit de la plus importante entreprise indienne en termes de chiffre d’affaires, apparaissant à la 105e position du classement Fortune Global 500.

Issue de l’IndianOil Company Ltd créée en 1959, IndianOil Corporation voit le jour en 1964 à l’issue de la fusion avec Indian Refineries Ltd.

IndianOil et ses filiales détiennent près de la moitié du marché indien des produits pétroliers. Elle détient 40 % des capacités de raffinage, 67 % des capacités de transport et est dotée d’un réseau de plus de 15 000 stations-service dans la Grande péninsule.

IndianOil fournit un large éventail des produit pétroliers incluant l’essence, le diesel, le GPL (gaz de pétrole liquéfié), les lubrifiants, le bitume et du kérosène.

IndianOil s’est récemment dotée d’un département pour la fourniture de GNL (gaz naturel liquéfié).

vendredi 4 septembre 2009

Accord UE-ESA: Sithanen veut plus de ressources

Rama Sithanen souhaite des ressources additionnelles de l’Union européenne suite à l’accord de partenariat économique entre celle ci et la région Eastern and Southern Africa (ESA).

Un forum a été organisé, le 27 août, à l’hôtel le Méridien pour évoquer l’accord de partenariat économique entre l’Union européenne et la région Eastern and Southern Africa (ESA-EC). Le ministre des Finances s’est exprimé sur la nécessité que les pays africains aient «des ressources additionnelles et nouvelles».

Plus de ressources de l’Union européenne est nécessaire car, selon Rama Sithanen, quand «ces pays de l’ESA enlèveront leurs barrières, ils auront à faire face à des coûts sociaux et économiques d’ajustement». Pour le ministre des Finances, «c’est bien d’ouvrir les marchés, mais il faut que ces pays puissent ensuite produire pour exporter».

L’importance du marché de l’Union européenne pour Maurice et les autres pays ACP a aussi été abordée par Rama Sithanen. «L’Union européenne est le partenaire le plus important pour l’Ile Maurice et pour les autres pays de l’ACP, que se soit pour le sucre, textile, la pêche, le tourisme ou pour le development». «Il ne faut pas oublier que c’est l’UE qui nous donne le plus de subventions», ajoute Rama Sithanen.

dimanche 30 août 2009

L’accord de partenariat économique UE-ESA plus avantageux que Cotonou pour Maurice

Stéphane saminaden, L'Express de Maurice, 08/29/09

C’est, aujourd’hui après-midi 29 août, que sera signé l’accord commercial entre l’Union européenne et la région Eastern and Southern Africa (ESA), qui comprend Maurice et cinq autres pays.

Cet accord, qui remplace la convention de Cotonou, est plus avantageux pour Maurice. D’abord, contrairement à l’accord de Cotonou, cet accord de partenariat économique (APE) sera compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

Sous l’accord de Cotonou, l’Europe accordait un traitement «duty free et quota free» aux produits des ACP mais ces derniers n’avaient aucune obligation d’ouvrir leurs marchés aux produits européens.

L’OMC a, à plusieurs reprises, dénoncé cet aspect de l’accord et l’Union européenne avec les ACP ont dû demander une dérogation pour le maintenir en vie. Avec cet APE, il n’y aura plus aucun risque de contestation à l’OMC. Maurice aura quinze ans pour ouvrir son marché aux produits européens mais le pays a déjà presque entièrement libéralisé l’importation notamment avec la politique de faire de Maurice un paradis «duty free». 5% de produits sensibles n’auront pas à être libéralisés.

Le nouvel accord est plus avantageux en termes de règles d’origine. Sous Cotonou, il fallait respecter la règle de la double transformation pour se qualifier à un accès hors-taxe en Europe. Par exemple, il fallait transformer le fil en tissu à Maurice, puis transformer le tissu en vêtement pour se qualifier. Maintenant, on pourra acheter directement du tissu et se contenter de le transformer en vêtement pour avoir droit au «duty free» sur le marchée européen.

Maurice a aussi obtenu un quota plus important pour l’exportation du thon. Auparavant, on se partageait un quota de 10 000 tonnes avec l’ensemble des pays ACP. Maintenant, on partage ce même volume à trois pays seulement, Maurice, les Seychelles et Madagascar.

Le groupe ESA comprend Maurice, les Comores, Madagascar, les Seychelles, la Zambie et le Zimbabwe.

vendredi 21 août 2009

Signature d’un APE intermédiaire dans 10 jours à Maurice

Manuel MARCHAL, Temoignages, mercredi 19 août 2009

Le bloc Eastern-Southern Africa (ESA) va signer un Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union européenne (UE) le 29 août au Centre de conférences de Grand-Baie, dans le Nord de Maurice. Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe vont signer avec la Commissaire européenne du Commerce un document qui fixera les nouvelles règles du commerce entre La Réunion et les pays de sa région.

Samedi 29 août se déroulera un événement qui fera date dans l’Histoire de notre région. C’est en effet ce jour là qu’aura lieu à Maurice la signature d’un Accord de partenariat économique intérimaire entre l’Union européenne et les pays de notre région membres du bloc ESA (Afrique australe et orientale c’est-à-dire Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe). Cette rencontre sera empreinte de toute la solennité nécessaire, puisque c’est la Commissaire européenne au Commerce en personne, Catherine Ashton, qui signera le document.

Le ministre zambien du Commerce, Felix Mutati et le Secrétaire général du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), Sindiso Ngwenya, seront également présents.

Cette signature marquera une étape importante dans des négociations commencées voici plus de 5 ans. Une réunion d’officiels des pays de l’ESA est prévue le 27 août alors que la rencontre interministérielle se tiendra le 28 août au même endroit, la veille de la signature de l’APE. « Maurice avait initié les pourparlers pour un APE intérimaire le 4 décembre 2007. Celui-ci concerne essentiellement la compatibilité avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les paramètres de l’accès au marché, l’accord sur la pêche et le thème du développement », a déclaré un responsable mauricien. Il a ajouté que la dérogation de l¹OMC pour les dispositions commerciales de l’accord de Cotonou signé le 23 juin 2000 par l’UE et 77 Etats ACP a expiré en décembre 2007. Selon lui, les APE mettent un accent particulier sur la relation "aide et développement", à travers principalement l’intégration régionale. « Les APE offrent un cadre pour une libéralisation commerciale progressive et maîtrisée et établissent ainsi entre l¹UE et les ACP un nouveau type de relation commerciale, fondée sur un partenariat pour le développement à long terme », a-t-il souligné.

L’Histoire s’accélère, et à La Réunion ?

Quelques mois après la visite officielle du président de la Chine, Hu Jintao, à Maurice ; quelques semaines après le séjour de Barack Obama, président des Etats-Unis, en Afrique de l’Ouest ; quelques jours après la tournée dans notre région de Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis ; voici une annonce fracassante : le secrétaire général du COMESA et la Commissaire européenne au Commerce se rencontrent dans dix jours à Maurice pour conclure par la signature d’un APE intermédiaire trois jours de rencontres au plus haut niveau.
L’Histoire s’accélère et elle n’attend pas. L’Europe a décidé de presser le pas, et ce sont donc les nouvelles règles des relations entre La Réunion et les pays de la région qui se dessinent.

Rappelons que l’APE est un accord asymétrique, dans le sens où 100% du marché réunionnais sera ouvert aux produits de nos voisins, et 80% du marché des pays de la région sera accessible aux produits estampillés UE, c’est-à-dire réunionnais. Cette ouverture totale de notre marché est la conséquence de notre statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne. Il est possible de faire jouer de manière temporaire une clause de sauvegarde pour protéger quelques produits, mais tôt ou tard, les APE commandent l’ouverture totale selon la règle de "la concurrence libre et non faussée". C’est ce qui se passe désormais dans les Antilles, depuis la signature de l’APE entre l’Union européenne et les pays du CARIFORUM. Toute la production de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane est désormais en concurrence avec celle de pays ACP distants de quelques centaines de kilomètres, et qui ont un coût de production beaucoup moins élevé.

Pour La Réunion, nul n’est besoin d’être un grand devineur pour imaginer ce que pourrait donner l’arrivée massive dans notre pays de produits identiques à ceux qui sont fabriqués ici, mais à un prix très inférieur. À cette accélération vers le libre-échange, il est urgent de mettre en œuvre l’alternative du co-développement, la seule capable d’empêcher une mise en concurrence destructrice pour tous les pays de la région.

Cette accélération de l’Histoire rappelle une nouvelle fois combien la politique politicienne n’a pas sa place dans notre pays. Car il n’est pas concevable que de telles diversions continuent. Chacun doit en effet avoir pleinement conscience qu’une grande partie de l’avenir du pays est liée aux conséquences de l’accord qui sera signé dans dix jours à Maurice.

samedi 6 juin 2009

Le déficit mauricien estimé à Rs 55 milliards en 2009

Le Mauricien

Le déficit commercial pour l'année 2009 est estimé à Rs 55 milliards, selon les derniers chiffres publiés par le Bureau central des Statistiques (BCS) hier.

En se basant sur la tendance actuelle, le BCS estime que les exportations tourneront autour de Rs 63 milliards et les importations autour de Rs 118 milliards cette année.

Durant le premier trimestre, le déficit commercial s'est élevé à Rs 11,1 milliards. Les exportations sont estimées à Rs 14,130 milliards et les importations à Rs 25,392 milliards.

Le commerce international pendant le premier trimestre s'est élevé à Rs 39,6 milliards, une baisse de 28,6 % par rapport à la même période l'année dernière.

L'Europe reste le principal marché mauricien et a absorbé 70,4 % de nos exportations durant le premier trimestre pour un montant de Rs 9,1 milliards. La Grande Bretagne a importé pour une valeur de Rs 4,5 milliards de produits mauriciens, soit un pourcentage de 34,8 %. La France a importé 12,2 % des exportations mauriciennes, les États-Unis 8 %, l'Italie 7,5 %, Madagascar 5,5 %.

Les importations mauriciennes durant le premier trimestre se sont élevées à Rs 25,392 milliards. Les produits importés sont originaires de l'Inde (19,7 %), de la Chine (11,2 %), de la France (9,3 %), d'Afrique du Sud (9,3 %), de la Malaisie (3,4 %), du Japon (32 %), de l'Australie (3 %), des États-Unis (2,8 %), de l'Espagne de (2,7 %), de la Thaïlande (2,4 %) et de l'Argentine (1,3 %).

La première place occupée par l'Inde parmi les fournisseurs de Maurice s'explique par le fait que depuis 2006, elle est le principal fournisseur de Maurice en produits pétroliers.

vendredi 5 juin 2009

Maurice: Téléphonie : l’Etat dit non à un quatriéme opérateur

Bernard SAMINADEN, L'Express, 5 juin 2009

Trois opérateurs de téléphonie suffisent, adécidé le gouvernement au grand dam d’Outremer Telecom, qui sollicitait une licence. L’Etat veut protéger les investissements des opérateurs existants.

L’ANNONCE de l’arrivée d’un quatriéme opérateur de téléphonie avait tout pour aiguiser l’enthousiasme des utilisateurs, avec des perspectives de nouveaux services et de prix cassés… Mais le gouvernement a mis hier un terme à leurs espoirs en annonçant qu’il n’accordera pas de quatriéme licence d’opérateur.

Il a par la même occasion mis un terme aux ambitions d’Outremer Telecom de se faire une place sur le marché de la téléphonie mauricienne.

Outremer Telecom, qui offre déjà des services de call centres et de téléphonie internationale depuis quelques années à Maurice, prévoyait d’investir Rs 1,8 milliard et de recruter environ 200 personnes pour opérer son propre réseau de téléphonie mobile de troisiéme génération. Spécialiste des télécoms dans les îles francophones, la compagnie comptait multiplier « les offres attractives et des prix compétitifs » , selon son directeur, Michel Rigot.

Mais le gouvernement en a décidé autrement. Une décision qui a été prise dans le but de « protéger les investissements actuels des trois opérateurs, en raison de la crise économique mondiale » . C’est ce que souligne une lettre émanant du ministére de la Technologie Informatique, signée Henry Jeanne, le secrétaire permanent, et adressée à la direction de l’ Information and Communication Technologies Authorities ( ICTA).

Protéger les opérateurs existants

Si une quatriéme licence était octroyée, précise le courrier, il y a des risques que les investissements actuels et futurs des opérateurs déjà sur le marché de la téléphonie soient menacés.

Une explication corroborée par le ministre de la Technologie informatique, Asraf Dulull, lors d’un point de presse tenu hier : « La décision de geler temporairement la licence pour un quatriéme opérateur a pour but de protéger les opérateurs existants » . Asraf Dulull insiste sur le fait que le gel est temporaire : « D’ailleurs, j’aurai une réunion avec mes techniciens aujourd’hui pour savoir dans combien de temps on pourra octroyer la licence à un quatriéme opérateur de téléphonie mobile. » Ce gel devrait réjouir les opérateurs déjà présents. En effet, Emtel et Orange avaient objecté officiellement auprés de l’ Information & Communication Technologies Authority à l’arrivée d’un quatriéme opérateur. Ils demandent que celui- ci ne puisse pas se lancer dans la téléphonie mobile, un secteur toujours en croissance qui compte environ 950 000 abonnés.

Chez MTML, le troisiéme opérateur, un responsable, Kshitij Srivastava affirme que sa compagnie n’est pas contre la compétition : « Il y a déjà Orange et Emtel. Cela ne change rien qu’il y ait un autre concurrent. » Et d’expliquer qu’ils sont prêts à « affronter le marché » . Outremer Telecom n’est pas la seule à se retrouver sur le banc de touche. En effet, il y avait aussi le consortium composé du Britannique Time Turns , de Russes et de Français qui leur faisaient craindre le pire et y voir une menace directe pour leur business.

Le géant britannique, présent en Europe, en Afrique et en Asie se proposait non seulement d’écraser les prix des appels, mais aussi d’investir dans le secteur de l’hôtellerie, des projets d’ Integrated Resorts Scheme ( IRS) et surtout l’internet.

Dans le volumineux dossier qu’avait soumis le Britannique Time Turns aux autorités concernées, ils indiquaient qu’ils comptaient investir Rs 10 milliards. Ce consortium a connu un succés retentissant en Afrique et dans des pays asiatiques grâce à sa méthode de marketing. Il a ainsi pu pénétrer le marché de la téléphonie mobile face à des concurrents tels qu’Orange, Vodaphone, Econet.

Un opérateur nigérien, Spirit Age , présent en Afrique était aussi en lice pour cette quatriéme licence.

mardi 2 juin 2009

La Bourse mauricienne remonte

Nico PANOU - L'Express

Les indices boursiers ont grimpé de façon inattendue vendredi. Alors que certains voient ainsi les premiers signes de la reprise, d’autres exhortent àla prudence.

TOUS les indices étaient en effervescence ce vendredi à la Bourse de Maurice. A la clôture du marché boursier, le Semdex, l’indice principal qui la veille était encore à 1 242,91, a gagné 52,90 points, terminant à 1 295,80. Cet indice, comme le Semtri ou le Sem 7, d’ailleurs, réussit à remonter la pente aprés la série de chutes qu’il a connue durant les deux premiers mois de l’année. Il retrouve presque sa valeur de la mi- novembre 2008, faisant dire à certains observateurs que la Bourse a définitivement repris le dessus sur les incidences de la crise économique.

Ainsi Raj Tapesar, Managing Director de MCB Stockbrokers estime que sur le marché boursier, la morosité fait petit à petit place aux sentiments positifs. Pour lui, une baisse du taux d’intérêt est à craindre et le maintien des taxes sur l’épargne n’est pas de nature à encourager l’épargne.

Alors, les investisseurs qui ont pour la plupart beaucoup de liquidités, jettent leur dévolu sur la Bourse.

« Le marché pourrait être encore volatile »

« C’est surtout les Mauriciens qui achétent des actions sur le marché boursier actuellement. D’abord ils estiment que le discours du budget est plus ou moins positif. Ensuite à l’extérieur, les bonnes nouvelles de reprise économique commencent à se faire entendre.

Les gros nuages semblent se dissiper. Le marché va commencer à monter, mais il faut s’attendre de temps à autre à ce que certains investisseurs vendent leurs actions pour réaliser des gains immédiats.

Mais pour les autres, ils considérent les fondamentaux économiques des entreprises cotées sur le long terme et non sur le court terme. » L’économiste Swadicq Nuthay, quant à lui, prodigue des conseils de prudence. « A voir la situation économique, l’on se doute que le marché sera encore volatile. Vendredi la Bourse a réagi de façon excessive aux informations relatives à la performance de certains indicateurs macroéconomiques qui viennent d’être publiés en Asie, et qui y ont fait grimper les cours des actions. Et de préciser qu’à Maurice, à l’exception de la MCB et de la SBM les deux banques cotées à la Bourse, « la plupart des entreprises ont montré des signes de ralentissement, qui m’aménent à croire que le marché va bientôt recommencer à baisser. Je conseille aux investisseurs d’être prudents et de ne pas se laisser aller à l’euphorie » . Le cours des actions de la Mauritius Commercial Bank a augmenté de 6,14 % gagnant Rs 7, passant de Rs 114 à Rs121, pour 153 125 actions échangées en tout. La State Bank of Mauritius avec 106 975 actions échangées, est quant à elle, passée de Rs 59,50 à Rs 62, soit une croissance de 4,20 %. Les trois hôtels, New Mauritius Hotel , Naïade Resorts et Sun Resorts ont gagné respectivement 3,28 %, 4,11 % et 13,98 %, pour de gros volumes échangés, montrant que l’intérêt des investisseurs locaux pour les actions des hôtels demeurent assez élevé.

Tendance à la vente

Dans le domaine des industries, United Basalt Products a gagné 6 % passant de Rs 50 à Rs 53, tandis que dans celui du commerce, Innodis, IBL et Rogers ont également augmenté.

Pour 135 500 actions achetées par des investisseurs étrangers totalisant environ Rs 12 millions, ils en ont vendus 375 450 pour Rs 35,4 millions. Ces chiffres montrent que la tendance chez les étrangers est beaucoup plus à la vente qu’à l’achat. Les chiffres de 65 400 actions de la MCB et de 63 100 de la SBM achetées par ceux- ci au cours de la séance de vendredi montrent que leur intérêt pour les actions des banques est toujours croissant, alors qu’ils ont tendance à délaisser celles des hôtels. Ainsi, 369 500 actions de NMH pour une valeur de plus de Rs 34 millions ont été vendues par les investisseurs étrangers vendredi à la Bourse. Concernant les autres indices boursiers, le Semtri, et le Sem 7, ils ont respectivement augmenté de 4,26 % et 5,25 %.

Investissements étangers mauriciens : l’Etat cible d’autres sources

Alain BARBÉ

MALGRÉ la tendance à la baisse du Foreign Direct Investment ( FDI) constatée pour les trois premiers mois de l’année, le gouvernement ne baisse pas les bras. Le ministére des Finances s’est fixé comme objectif d’attirer Rs 15 milliards de FDI d’ici 2012, avec l’exploration de nouveaux marchés. Cette année, en raison de la crise financiére internationale, le montant ne devrait pas dépasser les Rs 5 milliards, selon les prévisions.

Pour atteindre l’objectif fixé, le ministére des Finances, avec la collaboration du Board of Investment ( BOI), se propose d’améliorer davantage l’environnement pour l’investissement et d’augmenter le nombre d’investisseurs potentiels dans des secteurs non traditionnels, autres que l’immobilier et les hôtels. L’objectif est aussi d’explorer des marchés non- traditionnels, tels que la Chine, le Moyen- Orient et l’Amérique du Nord.

D’autres initiatives seront mises en oeuvre. L’investissement à travers le partenariat public privé ( PPP) sera encouragé, surtout au niveau des infrastructures.

Un cadre sera développé pour la préservation de la réputation de Maurice comme un centre de services financiers bien régulé.

Le régime de l’investissement sera amélioré à travers des accords bilatéraux, notamment les accords de non- double imposition et des traités de protection de l’investissement. Il est prévu que des discussions soient amorcées en juin sur ces questions.

Une alternative à l’achat de villas IRS

La diaspora mauricienne sera encouragée à investir à Maurice. Les possibilités offertes aux Mauriciens d’acheter des chambres d’hôtel, qui seront obligatoirement relouées à des opérateurs hôteliers, vont dans cette direction. Cette offre est proposée comme une alternative à l’achat d’une villa dans un projet d’ Integrated Resorts Scheme ( IRS) ou de Real Estate Development Scheme ( RES).

Car au cours des derniers mois un ralentissement a été enregistré dans la vente des villas d’IRS. S’il y a un certain nombre de projets IRS, déjà initiés, qui vont de l’avant, comme ceux de River Club à Le Goulet ou de La Balise Marina à Riviére- Noire, en revanche il y a aussi d’autres, comme ceux de Gamma Civic Ltd et Betonix Ltd, qui ont été mis en veilleuse en attendant que l’économie mondiale s’améliore.

Outre des projets IRS, l’on compte aussi des projets de construction d’immeubles pour des espaces bureaux et commerciaux ou mêmes d’usines textiles qui sont retardés, ou alors les promoteurs ont décidé de réduire l’envergure pour s’adapter à la conjoncture.

Ces problémes ont eu un impact sur le secteur du bâtiment et des entrées du FDI depuis le début de l’année.

Pour le premier trimestre le montant du FDI est estimé à Rs 1,3 milliard ( voir tableau), contre Rs 1,7 milliard pour la période correspondante en 2008. Environ Rs 709 millions sont venues d’Europe et Rs 87 millions des Etats- Unis.

Le reste du FDI est venu d’Afrique et d’Asie.

Prêts en roupies pour des étrangers

Pour l’Europe, c’est la France qui vient en tête avec Rs 325 millions du FDI, suivie de la Suisse avec Rs 123 millions.

Pour l’Asie, c’est la Chine avec Rs 171 millions, suivie des Emirats Arabes Unis avec Rs 153 millions.

Et pour faire face à ces problémes d’entrées du FDI, un certain nombre de facilités a été proposé dans le budget 2009 aux éventuels acquéreurs des villas IRS et RES. Par exemple, des étrangers sont désormais autorisés à contracter un prêt en roupies mauriciennes pour financer l’achat d’un bien résidentiel tombant sous les « schemes » IRS/ RES.

Maurice - PRODUCTION D’ENERGIE - Gamma Covanta et CT Power :c’est à Joël de Rosnay de trancher

Deepa BHOOKHUN - L'Express

Le conseiller du PM sur le projet MID devra rencontrer les promoteurs des deux projets contestés et décider si ceux- ci iront de l’avant. Il doit aussi se prononcer sur la pollution des centrales àcharbon.

LE gouvernement n’ira pas de l’avant avec les projets contestés que sont l’incinérateur de Gamma- Coventa et la centrale électrique CT Power si le conseiller du Premier ministre en développement durable, Joël de Rosnay, ne donne pas son accord. Ce dernier sera aussi chargé de se prononcer sur la pollution qu’émettent les centrales à charbon de l’industrie sucriére. C’est ce qui ressort de la réponse du ministre des Energies renouvelables, Rashid Beebeejaun, à la Private Notice Question ( PNQ) du leader de l’opposition, Paul Bérenger. Ce dernier a aussi laissé entendre que Maurice île durable ( MID) n’a probablement pas les moyens de ses ambitions.

C’est la premiére fois que le gouvernement s’exprime aussi clairement sur les contestations des deux projets. En effet, la derniére fois que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait dit sa pensée face à l’opposition des « anti- incinérateur » , il avait laissé comprendre qu’il n’allait pas se laisser dicter par toutes sortes de lobbies.

Quelque temps auparavant, à une cérémonie de lancement du site web Maurice île durable, Navin Ramgoolam avait dit qu’il était pour les projets « propres » mais qu’il avait à prendre des décisions en tenant compte « des moyens du pays » , laissant par la même comprendre que le projet de l’incinérateur irait de l’avant.

Quelques mois plus tôt, lors d’une conférence de presse à son bureau, le Premier ministre avait dit qu’il ne pensait pas que « le projet de l’incinérateur allait poser trop de problémes mais qu’il risque d’y avoir plus de probléme avec le projet CT power » qui propose de produire de l’électricité avec du charbon.

Faire comme le gouvernement

Il faut savoir que le Premier ministre s’était posé des questions sur « les réelles motivations » de ceux qui s’opposent à l’incinérateur de Gamma- Covanta. C’est ainsi qu’en demandant à Joël de Rosnay de rencontrer les promoteurs des deux projets et de se laisser convaincre, Ramgoolam dame le pion aux opposants de l’incinérateur.

Si leurs préoccupations environnementales sont sincéres, ils n’auront d’autre choix que de faire comme le gouvernement : s’en remettre à Joël de Rosnay.

Mais le piége que tend le gouvernement est aussi clair : en sus d’étudier les deux projets en suspens, le Professeur de Rosnay a été chargé de se prononcer sur la pollution qu’émettent les centrales à charbon existantes. Il y a une seule centrale qui utilise uniquement du charbon : celle d’Union St Aubin. Les autres - Belle Vue, FUEL, Savannah et Deep River Beau Champ - utilisent un mélange de bagasse et de charbon.

Malgré la décision de s’en remettre à Joël de Rosnay, la position du gouvernement par rapport aux centrales à charbon est claire : « Il n’y a aucun pays au monde qui peut dire qu’elle n’utilisera pas le charbon. Il y a plusieurs technologies pour produire l’électricité à base de charbon et nous avons opté pour la technologie la plus propre » , a affirmé Rashid Beebeejaun. Paul Bérenger estime cependant que les pays comme la Grande- Bretagne et la Chine ont pris la décision de ne plus construire des centrales à charbon.

« Une technologie pour le futur »

« Il ne faut pas nous comparer à ces pays, nous n’avons pas leurs moyens » , a répliqué Beebeejaun.

Le ministre des Energies renouvelables fait la déclaration suivante : « Les technologies visant à produire de l’énergie propre, ce n’est pas pour maintenant. Ce sera dans 20 ans. La décision politique a été prise mais c’est pour le futur. » Produire de l’électricité propre à base de charbon ne peut se faire que s’il y a ce qu’on appelle le carbon capture . Le ministre des Energies renouvelables dit avoir discuté avec des experts qui pensent que « c’est du blabla. C’est une technologie pour le futur, il n’y a rien pour le moment » . Le ministre pense – et c’est un argument qu’a utilisé le Premier ministre dans le passé – que Maurice n’a pas nécessairement les moyens d’être à 100 % propre. Le numéro deux du gouvernement n’a pas précisé ce que cela voulait dire pour le futur du projet Maurice île durable.

D’ailleurs, un exercice d’ expression of interest a été lancé récemment pour la construction d’une centrale thermique de 100 mégawatts. Des 25 propositions qu’a reçues le gouvernement, la plupart sont à base de charbon. « Produire de l’énergie en grande quantité à base d’énergies renouvelables demandera un trop grand investissement » , a précisé le ministre.

A un commentaire de Bérenger qui demande que l’on produise de l’électricité « as cheap as possible » , le DPM précise que l’option la moins chére est de produire de l’électricité à base d’huile lourde mais que c’est trop polluant.

A noter que l’incinérateur de Gamma- Covanta va aussi produire de l’électricité en brûlant les déchets. Rashid Beebeejaun a ajouté que le souci de Joel de Rosnay était les filtres et « Gamma- Covanta a pris l’engagement d’installer les filtres. » Le projet MID vient donc d’être modifié. MID oui, mais seulement si ce n’est pas cher.

vendredi 29 mai 2009

Un groupe réunionnais construit un hôtel d’affaires à Maurice

CLICANOO.COM | Publié le 29 mai 2009

Un groupe réunionnais fait fi de la crise internationale. Profitant de la baisse actuelle des taux d’intérêts destinée à favoriser les investissements notamment immobiliers, pronostiquant une reprise des activités économiques pour l’année prochaine, le groupe Sobefi investit près de 9 millions d’euros (400 millions de roupies) dans la construction d’un hôtel d’affaires près de l’aéroport de Plaisance, à l’île Maurice. Au moment où il finalise la mise en place d’un autre projet hôtelier cette fois dans le nord de l’île, à Balaclava, Sobefi s’apprête à inaugurer, en août prochain, ce chantier qui va durer un an. Il est situé à Plaine-Magnien, à 5 minutes de l’aéroport. Il s’agit d’un établissement 4 étoiles+ de 120 chambres sur deux étages, destiné à offrir des solutions adaptées à la demande d’une clientèle “exigeante, délicate, pressée”, des passagers en transit ou des personnes séjournant à l’île Maurice pour affaires. Pour Jean-Raoul Ismaël, promoteur de ce projet avec Christian Bègue, “Les chambres offriront un confort absolu et des équipements des plus modernes, rehaussés par un service personnalisé, qui permettra aux clients de se détendre dans un espace relaxation avec piscine, spa et gym” en attendant leur vol. Selon les promoteurs, cet hôtel aidera les compagnies aériennes à fluidifier leurs voyageurs, à faire face à leurs problèmes lorsque ces derniers sont en transit, victimes d’annulations ou de retards de vols. “Car l’hébergement est parfois problématique pour ceux qui recherchent un lieu de résidence à proximité de l’aéroport”. L’hôtel mise aussi sur l’hébergement des équipages de la quinzaine de compagnies aériennes desservant l’île Maurice. La gestion de l’hôtel de Plaisance sera confiée à un groupe de renom international, le nom de Constance est déjà avancé, un groupe gérant plusieurs hôtels de renom qui ont pour nom Prince Maurice et Belle Mare.