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vendredi 4 septembre 2009

La Réunion absente de la signature de l’APE intermédiaire

mercredi 2 septembre 2009 - Manuel MARCHAL

Dans "Témoignages" d’hier, Maurice Cérisola, président de l’ADIR et acteur du monde économique, trouve « catastrophique » et « impensable » l’absence de La Réunion lors de la signature samedi dernier à Maurice de l’Accord de partenariat économique intérimaire entre plusieurs pays de notre région et Maurice. Comment en effet parler d’intégration dans l’environnement régional lorsqu’au moment où se prennent les décisions stratégiques, nous ne sommes pas conviés ? Cette signature sans La Réunion a lieu au moment où la synthèse locale des États généraux demande une représentativité accrue de notre île dans les négociation commerciales, alors que pour leurs part, Région et Département demandent une autre gouvernance dans ce domaine.

Maurice Cérisola juge bien plus qu’inquiétante l’absence de La Réunion de la cérémonie de signature de l’APE intermédiaire entre plusieurs pays de notre région et l’Union européenne. Pour cet acteur du monde économique réunionnais, cette situation est « catastrophique », « impensable ». Du côté du Centre de conférence des Pailles à Maurice, un pays dix fois moins peuplé que La Réunion, les Seychelles, était pour sa part bien présent. Et dans l’accord signé, nos amis seychellois ont pu préserver de la concurrence un secteur stratégique pour leur développement : la pêche.

Pour les Réunionnais, le seul secteur productif qui est exclu de l’accord est l’industrie sucrière. Mais de manière temporaire, et cela ne concerne donc, faut-il le rappeler, qu’un seul produit de la canne, le sucre roux. Il est possible d’importer de la mélasse du Pakistan, et on trouve déjà dans les rayons des grandes surfaces à Saint-Denis du sucre bio en provenance du Brésil.

Quel co-développement ?

Dans leur projet commun, le Conseil général et la Région pose la question de l’adaptation des politiques, notamment décidées à Bruxelles. « Quelle suite véritable pourraient avoir ces États généraux (…) si les APE ouvrent davantage le marché réunionnais à la concurrence des ACP voisins ? ».

Et de proposer « d’intégrer pleinement la vocation de La Réunion à être porteuse dans la zone d’une politique de co-développement durable en tant que région ultrapériphérique française de l’Union, notamment par la désignation de la Région comme chef de file en la matière ». Cela passe par une autre gouvernance, car « il n’est pas possible à la collectivité régionale de bâtir une stratégie de développement fondée sur l’insertion de La Réunion dans son environnement régional et géo-économique si elle n’est pas partie prenante des relations et des accords internationaux avec les pays de cet environnement. Ce qui n’est nullement contradictoire avec l’exercice de la souveraineté de l’État en dernière analyse ».

Pour sa part, la synthèse locale des États généraux souligne ceci : « un troisième niveau de décisions d’importance croissante relève des différentes organisations régionales (AfOA, Comesa, COI, etc.). Le rapprochement progressif de ces organisations en vue d’une intégration politique et économique régionale est un élément déterminant de l’avenir de l’environnement géographique de La Réunion, auquel elle doit prendre part activement pour que son projet de développement soit cohérent avec celui de ses voisins, au nom de la notion de co-développement qui a été identifiée ces dernières années ».

Séquelle de l’avant 19 mars ?

Et de préciser que « La Réunion doit aussi voir sa représentativité accrue dans les enceintes de négociation internationale, tant en matière de négociations commerciales (APE, AfOA, Comesa, SADC) que de négociations de pêche (CTOI) ou de coopération (COI) ; La Réunion pourra ainsi contribuer davantage à la gestion et à la valorisation de la ressource halieutique et de la biodiversité de l’océan Indien, comme à sa sécurité ».
On voit que se dessine clairement la volonté de prendre des responsabilités dans les décisions qui engagent l’avenir du pays pour ce qui concerne ses relations avec son environnement immédiat.

Mais La Réunion n’était pas invitée samedi, et donc elle n’a pas pu faire entendre son point de vue, noyée qu’est notre région parmi les plus de 200 que représentait la Commissaire européenne au Commerce. C’est l’illustration de ce côté condescendant évoqué hier par Maurice Cérisola dans nos colonnes. Notre île ne doit plus être absente de ces prises de décisions qui engagent notre avenir. Il en va non seulement du développement du pays, mais aussi des objectifs que souhaitent atteindre les États généraux de l’Outre-mer lancés par le président de la République.

samedi 4 avril 2009

COI: Madagascar, crise financière, APE - Le Comité des OPL à pied d’œuvre

Réunis à Moroni depuis deux jours, les Officiers Permanents de Liaison (OPL) ont planché dans la préparation des dossiers qui seront soumis à partir de ce matin à la réunion du Conseil des Ministres de la COI. La situation à Madagascar va constituer le principal sujet de discussion.

Le Comité des Officiers Permanents de Liaison a fini tard ses travaux hier. Ces hauts cadres sont chargés de faire le suivi des dossiers de la Commission de l’Océan Indien dans chacun des cinq pays membres. La conférence ayant lieu à Moroni, c’est l’ambassadeur Chamsidine Mhadjou qui a présidé la séance en présence de ses pairs et des responsables de la COI qui ont fait le déplacement. 

Pour sa part, Calixte d’Offay, Secrétaire général de la COI, n’a pas manqué de féliciter les OPL pour le travail qu’ils accomplissent au quotidien pour rapprocher davantage le Secrétariat général basé à Maurice des administrations nationales. Pour lui, cela facilite énormément la bonne exécution des activités de la COI. Il s’est également félicité de la bonne préparation des dossiers techniques sur les quatre grands axes stratégiques de l’organisation sous-régionale. 

Il est avéré en effet que la coopération politique et diplomatique va occuper une part importante de ces Assises de Moroni en raison de la situation qui prévaut dans l’île sœur de Madagascar. Toutefois, la Coopération économique et commerciale, le Développement régionale durable ainsi que le Renforcement de l’identité culturelle et le partenariat avec la société civile ne seront pas oubliés.

Le commerce et l’environnement ne sont pas oubliés

Concernant le premier point, le Comité s’est penché sur le rapport de la Mission de bons offices qui s’est rendue à Tananarive en février dernier. Le Comorien Sultan Chouzour et le Réunionnais Wilfrid Bertille ainsi que leurs homologues de Maurice et des Seychelles avaient pu s’entretenir aussi bien avec le Président Marc Ravalomanana qu’avec l’ancien Maire de Tananarive Andry Rajoelina ainsi que d’autres acteurs comme l’Église et les diplomates en poste. Comme entre temps, les choses ont beaucoup évolué, le Comité des OPL laissera au Conseil des Ministres le soin d’apprécier la situation aux regards des derniers développements sur le terrain et sur le plan diplomatique.

Sur le plan économique et commercial, les pays de l’océan Indien vont reparler des Accords de Partenariat Economique proposés par les pays de l’Union Européenne. La question de la crise financière internationale, même si elle n’a pas frappé directement la sous-région, fera l’objet de discutions. Cette crise financière va causer des dommages économiques, selon un haut fonctionnaire du ministère comorien des Relations extérieures, puisque les recettes touristiques vont diminuer ainsi que l’aide au développement. 

Enfin, la réunion a passé en revue le déroulement des activités des projets régionaux et en particulier ceux qui interviennent dans la préservation de l’environnement et des ressources marines. 

A la réunion ministérielle qui commence aujourd’hui et qui se poursuivra jusqu’à demain, Alain Joyandet va conduire la délégation française, accompagnée d’une dizaine de personnes dont les représentants du Conseil régional et du Conseil général de La Réunion. 

L’Union Européenne étant le principal partenaire de la COI, Mme Claudia Wiedey, Chef de Délégation de la Commission Européenne pour Maurice, Comores et Seychelles, participera également à ce Conseil des ministres.

dimanche 23 novembre 2008

Les lignes maritimes en pleine réorganisation dans l'ocean Indien

CLICANOO.COM | Publié le 23 novembre 2008

PORTS. Avec la décision du groupe CMA-CGM de réformer sa ligne en direction de l’Australie sans plus faire escale à La Réunion et celle de créer une nouvelle desserte des ports des Mascareignes, le transport maritime de la zone est en plein chamboulement.

CMA-CGM, géant maritime, modifie en profondeur sa desserte de l’océan Indien. En faisant de Djibouti son hub de transbordement à destination des ports des Mascareignes, sa filiale Delmas va réduire la voilure des navires arrivant à La Réunion. La nouvelle ligne Mascareignes Express, de courte distance, devrait être assurée d’ici la fin du mois par quatre navires d’une capacité d’entre 1 300 et 1 700 EVP (*). Les escales se feront chaque semaine aux Seychelles, Maurice, Madagascar, Mayotte et La Réunion. Désormais, il faudra compte une quarantaine de jours depuis Le Havre pour gagner le département au lieu de 21 jours. À cela s’ajoute la décision du groupe de refondre sa ligne Nemo (Nord Europe Méditerranée Océanie). Cette dernière relie désormais directement l’Europe à l’Australie en passant par le canal de Suez, sans faire escale ni à La Réunion, ni à Maurice. Or, c’est la décision de cette même compagnie en octobre 2007 d’utiliser nos quais comme port de transbordement dans l’océan Indien, qui avait fait nettement augmenter ce segment de l’activité. En 2007, le nombre de conteneurs en transit pour d’autres destinations avait presque doublé (6 497 EVP). La lancée s’est poursuivie en 2008.

Un trafic “versatile”

Du coup, Port-Réunion, en tout cas le concessionnaire la Chambre de commerce et d’industrie, qui comptait sur l’engorgement de Port-Louis et une productivité plus grande afin de croquer dans le marché du transbordement dans la zone, doit revoir ses prévisions à la baisse. Certes, le trafic de transbordement reste minoritaire, mais c’est un manque à gagner. Alain Gaudin, président de la commission port à la CCIR, concessionnaire de Port-Réunion, compte sur “un changement de stratégie de la compagnie maritime”. Il espère également que “les autres compagnies ne suivent pas le même chemin (2)”. Les investissements consentis pour améliorer le traitement des conteneurs (quatrième portique arrivé en 2007) et l’extension des zones de stockages, qui vont passer “de 12,7 hectares à 17 hectares d’ici quatre à cinq mois, il nous reste encore des aménagements à terminer (N.D.L.R. : pour un coût de plus de 3 millions d’euros)”, ne seront pourtant pas inutiles. Et pour cause, le trafic n’a pas vocation à se tarir. Les besoins d’une population toujours en augmentation devraient soutenir la croissance (plus de 5 % par an en moyenne depuis dix ans), mais ce secteur risque fortement de chuter. Pour Jean de La Perrière, président du syndicat des entrepreneurs de manutention portuaire, le marché du transbordement est “versatile”. Il poursuit : “Nous sommes plus compétitifs sur le plan technique et opérationnel que Port-Louis, mais plus cher. En revanche, nous pouvons espérer capter une partie du trafic lorsque Port Louis est embouteillée”. Pour Jean-Marie Coupu, le directeur des Affaires maritimes, cette décision est “une clarification, puisque la régularité du service reste un vrai enjeu pour le monde économique réunionnais”. Il poursuit : “Par ailleurs, La Réunion sera desservie avant Maurice, où les retards sont monnaie courante”. Quant à Mayotte, c’est “un vrai plus”. En l’espace de trois ans, CMA-CGM a modifié quatre fois sa desserte de l’île et de l’océan Indien. Preuve de l’aspect changeant des lignes commerciales maritimes.

(1) : Équivalent vingt pieds est une unité de mesure de conteneur. (2) : Maersk transborde à Salaalah et MSC a une liaison directe sur l’île.

jeudi 6 novembre 2008

Le cable sous-marin de l'Afrique de l'est sera prêt l'année prochaine

NAIROBI, 5 novembre (Xinhua)

La construction des 15 000 km de cable de fibre optique sous la mer de SEACOM, reliant l'Afrique du Sud, le Mozambique, Madagascar, la Tanzanie, le Kenya et l 'Ethiopie à l'Inde et l'Europe, sera prêt l'année prochaine à devenir le premier cable à relier l'Afrique de l'est au reste du monde.

Dans un communiqué, la compagnie a déclaré vendredi que la construction a débuté à Maputo, capitale du Mozambique, et l'installation de stations préfabriquées pour le cable a également commencé.

A Mombasa, ville côtière du Kenya, les fondations sont également en train d'être posées pour les stations préfabriquées, qui sont déjà dans le pays et prêtes à être installées en décembre.

Ces modules pour les stations de cable ont été envoyés du New Jersey vers l'Afrique en septembre. Les stations de cable restantes pour l'Afrique du Sud et la Tanzanie sont en chemin pour l'Afrique.

De plus, les premières équipes techniques pour les stations d'atterrissage en Afrique de l'est ont été sélectionnées et commenceront leur formation ce mois-ci. Le communiqué fait savoir également que près de 90% du cable SEACOM ont été fabriqués.

L'ensemble du réseau SEACOM connectera entre elles toutes les sections du cable au large de la Corne de l'Afrique au second trimestre 2009. Le test du système sera ensuite achevé avant son lancement commercial en juin 2009.

Les ports régionaux de l'ocean indien dressent leurs objectifs communs

CLICANOO.COM | Publié le 5 novembre 2008

L’association des ports de l’océan Indien (APOI), composée de Maurice, Les Seychelles, Madagascar, Maurice et La Réunion, vient de tenir son assemblée générale dans l’île sœur.

Au menu des discussions de cette structure, les challenges communs aux infrastructures portuaires de la zone. Alain Gaudin, président de la commission port à la CCIR, concessionnaire de Port Réunion, était des débats.

Parmi les dossiers évoqués lors de cette réunion, on compte notamment celui de la croisière avec l’enjeu que l’on connaît (positionnement de Costa dans la zone). Et les ports de la zone “travaillent de concert sur ce dossier”. Ils vont vendre la destination sud-ouest de l’océan Indien “au prochain salon international du secteur à Venise, l’un des plus importants avec Miami”.

Toujours dans le créneau de tourisme maritime, c’est la conquête “de la grande croisière (ndlr : yachts et autres bateaux de luxe) qui constitue une possible voie de développement, le secteur est d’ailleurs en plein essor aux Seychelles”. Alain Gaudin ajoute : “En créant une darse de Grande plaisance au Port-Ouest, d’ici trois ans, nous espérons capter une partie de ce marché, notamment pour les hivernages”.

Et dans le domaine, “Les Seychelles et les Maldives pourraient être de véritables locomotives”. D’ailleurs, au nombre des candidats à l’adhésion au sein de l’APOI, “on compte les Maldives justement, ainsi que le Sri Lanka”. Il poursuit : “On a choisi dans un premier temps de leur proposer une année d’observations, en 2009, avant leur intégration. C’est une façon d’asseoir une association encore jeune où le noyau dur doit être bien soudé”.

mardi 28 octobre 2008

COMORES 4e forum de l'UCCIOI : Pays arabes, espace francophone et SADC en point de mire

L'Union des Chambres de commerce et d'industrie de l'océan Indien (UCCIOI), qui vient d'organiser, aux Comores, son quatrième forum économique, veut s'ouvrir sur les pays arabes, les pays francophones et le bloc de la SADC (Southern African Development Community). C'est ce qu'a annoncé au Mauricien Marday Venkatasamy, qui a été élu à la présidence de l'organisation pour 2008/09, avec possibilité de renouvellement du mandat pour une nouvelle année, lors de l'assemblée générale.

Les opérateurs économiques des îles du sud-ouest de l'océan Indien, à travers l'UCCIOI, s'intéressent à des partenariats avec les pays arabes, a indiqué Marday Venkatasamy. D'où l'organisation d'un atelier sur ce thème spécifique lors du forum. L'UCCIOI pense qu'on peut utiliser les Comores, qui font partie de la Ligue arabe, comme tremplin pour tisser les liens avec cette dernière. Une réunion de travail Ligue Arabe-UCCIOI par l'intermédiaire des Comores est projetée pour l'année prochaine. M. Venkatasamy annonce également la signature d'une convention de partenariat entre l'UCCIOI et la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones. Elle aura lieu lors de l'assemblée générale du CPCCAF prévue le mois prochain au Maroc. L'UCCIOI sera également présente à l'assemblée générale de l'Association des Chambres de Commerce de la SADC, avec laquelle un accord de partenariat est envisagé.

" Nous allons travailler pour une présence plus marquante de notre organisation au plan international ", a déclaré le nouveau président et, dans cette optique, l'UCCIOI a décidé qu'elle sera représentée au sommet de l'Union africaine qui se tiendra à Madagascar en juin 2009. L'UCCIOI participera également, en mai 2009 au Qatar, à Futuralia, une plate-forme de rencontre entre des petites et moyennes entreprises.

Marday Venkatasamy est d'avis que le quatrième forum des îles de l'océan Indien a eu un " succès retentissant " tant du point de vue qualitatif que quantitatif. Le forum a réuni plus de 250 délégués dont 90 venant des autres îles. Outre des dirigeants des chambres de commerce et d'industrie de la sous-région, des chefs d'entreprise ainsi que des représentants d'institutions ou d'organisations connues (Union européenne, COMESA, Commission de l'océan Indien, Organisation des Nations unies pour le Développement industriel, Centre de Commerce International, entre autres) y ont participé. L'UCCIOI a relevé quelque 600 rencontres individuelles entre hommes d'affaires.

Outre la question d'ouverture sur les pays arabes, les autres thèmes inscrits à l'agenda ont suscité des discussions animées. Ils concernaient les négociations sur l'accord de partenariat économique entre l'Union européenne et divers blocs régionaux, la sécurité alimentaire, le fret maritime et le développement d'une ligne maritime régionale, les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Le portail Infocom, qui relie les différentes chambres de la région, a été officiellement inauguré. De plus, la COI a fait une présentation du projet Seganet, soit l'installation de câbles optiques reliant les îles de l'océan Indien, et pour lequel des bailleurs de fonds sont recherchés.

" Au vu des actions envisagées dans les court et moyen termes, je pense que mon mandat sera extrêmement chargé ", a laissé entendre Marday Venkatasamy.

samedi 25 octobre 2008

Moroni veut abriter le sommet 2009 de la COI

Le ministre comorien des Relations extérieures et de la Coopération vient d’effectuer un séjour de 48 heures à l’île Maurice où il a pu visiter le siège de la Commission de l’Océan Indien (COI), en sa qualité de président en exercice de l’organisation.

Ahmed Ben Said Jaffar a fait le déplacement à Port-Louis dans le cadre de la réunion des partenaires et bailleurs de la COI, mais ce fut surtout l’occasion de rendre visite au nouveau secrétaire général, le Seychellois Callixte d’Offay, et au personnel de l’organisation.

Avec Callixte d’Offay, qui a pris ses fonctions en juillet dernier, le chef de la diplomatie comorienne a eu "des entretiens très utiles" axés sur l’état d’avancement des activités de la COI, à la veille de la célébrat! ion du 25e anniversaire de l’organisation régionale le 10 janvier 2009, selon la chargée de mission, Fatoumia Bazi. Il a tenu à faire part de l’engagement du gouvernement comorien de célébrer cet événement "avec éclat et dans toute sa dimension régionale". Comme le veut la tradition, le ministre a planté un arbre dans le jardin du secrétariat général à Quatre-Bornes.

M. Jaffar a également rencontré les chefs de projets de la COI et a fait un point de presse. Dans son discours, il a insisté sur la visibilité des projets dans les pays membres de la COI et a souligné l’évolution positive de la COI depuis la signature de l’Accord de Victoria aux Seychelles.

Avant de quitter Maurice, il a informé la presse du souhait du gouvernement comorien d’abriter le prochain Sommet des Chefs d’État ou de Gouvernement de la COI dans le courant du premier semestre de 2009. Les Comore! s devront alors céder la présidence à la France pour le compt! e de l’île de la Réunion. La présidence est tournante entre les cinq États membres (Madagascar, Maurice, La Réunion, Seychelles et l’Union des Comores).

jeudi 18 septembre 2008

Callixte d’Offay, SECRETAIRE GENERAL DE LA COMMISSION DE L’OCEAN INDIEN (COI) : «Je veux restructurer la COI»

Il en est encore aux premiers mois de son mandat de quatre ans. Le Seychellois Callixte d’Offay a pris le relais de Monique Andreas Esoavelomandroso, d’origine malgache, à la tête du secrétariat général de la Commission de l’océan Indien. Il répond brièvement à quelques-unes de nos questions...

● M. le nouveau secrétaire général de la COI, présentez–vous aux lecteurs de «hors-cotes»... 

Je suis Callixte d’Offay, de nationalité seychelloise. J’ai pris mes fonctions au secrétariat général le 15 juillet 2008 pour une période de quatre ans. J’ai occupé les fonctions d’Ambassadeur de mon pays en France et auprès des Communautés Européennes durant de nombreuses années et mon expérience dans la diplomatie et les règles des négociations internationales sont et seront des atouts dans l’accomplissement de ma tâche au service des peuples de l’océan Indien. Avant de prendre mes fonctions au secrétariat général de la COI à Maurice, j’étais Secrétaire Général au Ministère des Affaires Etrangères des Seychelles. 


● Après un premier constat, quelles sont vos priorités en tant que nouveau Secrétaire général ? 

Ma priorité aujourd’hui est la restructuration de l’organisation qu’est la COI et ce, de par le renforcement, le professionnalisme et l’efficacité du secrétariat général pour faire face à l’évolution d’un portefeuille de projets qui a triplé au cours des cinq dernières années et qui croîtra davantage sous le 10ème FED. 

Comme priorité également, je souhaite accroître la visibilité de la COI aux plans régional et international. 


● Comment se positionne la COI par rapport aux négociations de l’OMC ? Est-ce que la région arrive à négocier comme entité solide et solidaire malgré les différences de base ? 

Dans le cadre des négociations de l’OMC, il n’y a pas une position commune car ni les Comores ni les Seychelles sont membres de l’OMC. Par contre, les pays membres de la COI sont solidaires au niveau du groupe CMMS (Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles) créé en 2007 aux Seychelles. Au niveau du CMMS les choses se passent bien et c’est peut-être là qu’on peut parler d’une valeur ajoutée de la COI. 


● Quels sont les projets futurs de la COI qui méritent d’être vulgarisés ? 

Tous les projets de la COI méritent d’être vulgarisés au niveau régional et international. 

La COI met en œuvre les projets en vue d’améliorer sans cesse la qualité de vie des populations de la région. Tous les projets s’inscrivent dans le cadre d’un développement durable et de lutte contre la pauvreté. Alors que je viens de prendre mes fonctions, je souhaite dire toute l’importance que j’attache à une meilleure connaissance de la COI. 


EQUIPE REPRESENTATIVE 

■ Le mandat du SG de la COI a fait l’objet de maintes tractations dans les coulisses de la coopération régionale. Maurice voulait prendre le leadership, mais le fait qu’elle abrite le siège de la Commission ne joue pas en sa faveur. L’absence d’un titulaire aux Affaires étrangères au moment de la transition n’a pas arrangé les choses, Et finalement après Madagascar, les Seychelles ont eu droit au fauteuil convoite de SG. 

Autour de Callixte d’OFFAY œuvre une équipe de cadres représentant la diversité des cinq membres de la COI. Les cinq chargés de mission sont Rajendranath Mohabeer, Denis Bossard, Fatoumia Abdoulkarim Bazi, Gina Bonne et Gilbert Andrianantoanina. Vicky Cushmajee se charge du Service Administratif et Financier et Sylvette Soveny est Attachée de Direction, alors que Jacquot Harisse Rasemboarimanana s’occupe des systèmes informatiques. Chamsidine Mhadjou (Comores), Joël Godeau (Réunion), Mizarinala Ralaimiaramanana (Madagascar), D. Dusoruth (Maurice) et Jeannette d’Offray agissent comme officiers permanents de liaison.