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vendredi 28 août 2009

Rwanda: Nouvelle version de l'attentat contre l'avion présidentiel en 1994

25/08/2009 | AFP

Un témoin à charge dans l'enquête française sur l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994, qui désignait le FPR de Paul Kagame, a changé de version et évoqué une manipulation d'extrémistes hutus, dans un témoignage recueilli par un journaliste indépendant.

Richard Mugenzi, qui était opérateur radio de l'armée rwandaise de l'époque, avait déclaré aux enquêteurs français en 2001 avoir "personnellement intercepté" et "retranscrit" un message des rebelles tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) félicitant "l'escadron renforcé" auteur de l'attentat commis le 6 avril 1994 contre l'avion du président Juvénal Habyarimana.

Mais dans un entretien accordé le 31 mai à Kigali au journaliste et écrivain Jean-François Dupaquier, dont le quotidien Le Monde fait état dans son édition daté de mercredi, Richard Mugenzi affirme que ce message lui a en fait été dicté par ses supérieurs, des extrémistes hutus.

Interrogé par l'AFP, Jean-François Dupaquier a déclaré que Richard Mugenzi, 48 ans, lui avait fait part de sa conviction que "l'attentat contre l'avion n'a rien à voir avec le FPR".

Nouveaux éléments d'enquête

Le témoignage à charge de Mugenzi apparaissait dans l'ordonnance du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui avait émis des mandats d'arrêt en novembre 2006 contre neuf proches de Paul Kagame, à l'époque chef de la rébellion tutsie et aujourd'hui président rwandais.

Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'attentat contre Juvénal Habyarimana, considéré comme le signal déclencheur du génocide qui a fait, selon l'ONU, 800.000 morts principalement parmi la minorité tutsie.

Kigali avait, dans la foulée, rompu les relations diplomatiques avec Paris.

En novembre 2008, une proche de Paul Kagame visée par un des mandats d'arrêt, Rose Kabuye, avait été arrêtée à Francfort, et inculpée en France. Paul Kagame avait jugé à l'époque que son arrestation pourrait permettre de "crever l'abcès" qui bloque toute réconciliation entre les deux pays.

Quelques jours plus tard, un autre témoin, Josué Ruzibiza, ancien soldat du FPR en rupture de ban et exilé en Norvège, avait aussi changé de version et annoncé qu'il se "désolidarisait" de l'ancien juge Bruguière.

mardi 4 novembre 2008

Le pays adhère à la convention onusienne sur l'arbitrage commercial

RWANDA - 4 novembre 2008 - XINHUA

Le Rwanda est devenu le 143e pays à signer la convention onusienne sur l'arbitrage commercial, vieille de 50 ans, a annoncé la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (CNUDCI).

Le traité entrera en vigueur au Rwanda à partir du 29 janvier 2009.

Au début de l'année, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié la convention de "pierre angulaire de l'application de la loi dans le cadre des relations commerciales internationales".

La CNUDCI constitue la principale instance judiciaire de l'ONU dans le domaine du droit commercial international, avec pour mission d'éliminer les obstacles judiciaires aux échanges commerciaux internationaux.

lundi 3 novembre 2008

Guerre de l’Est : le Rwanda à découvert !

Kinshasa, 31/10/2008 / Digital Congo

Des tracts annonçaient la chute imminente de la ville de Goma. Les affrontements se sont déroulés autour de Kibumba, à 45 km du chef-lieu du Nord-Kivu.

Après avoir repris la base de Rumanga­bo, le dimanche 26 octo­bre 2008, les éléments du Cndp, appuyés par l’armée rwandaise, ont et se disent déterminés à conquérir les régions de l’Est de la Rdc. Pourtant, au cours de la rencontre des pays mem­bres de la SADC tenue der­nièrement au Swaziland, le président Joseph Kabila a démontré l’implication du Rwanda dans cette crise. En revanche, les chefs d’Etat membres de la SADC ont apporté leur appui à la RD Congo qui est victime des visées hégémoniques de son voisin rwandais.

L’am­pleur prise par les affronte­ments entre les troupes ré­gulières de la Rd Congo et les insurgés soutenus par le Rwanda trouve aujourd’hui une justification: bloquer le passage du matériel chinois pour la reconstruction du pays. C’est pourquoi, pensent d’aucuns, tout est mis en branle par les pays voi­sins de l’Est pour perturber le processus de paix et de réunification de la RD Con­go. Néanmoins, avec l’apport de la SADC, il se développe un réel effort de soli­darité contre toute forme de déstabilisation. Le président du comité politique et sé­curité de ce regroupement régional s’est engagé à soutenir d’autres structures intéressées par le maintien de la paix. Pour atteindre cet objectif, on sait que la SADC a décidé de renforcer les capacités de défense des Fardc, dont l’assistance prendra plusieurs formes.

Génocide déclaré

Le Kivu ploie, sous une catastrophe humani­taire: plus de 1.500.000 dé­placés internes vivent dans un état permanent d’erran­ce. De tout temps, on le sait aussi, le Rwanda a souvent entretenu une logique gé­nocidaire. Ainsi, le déplace­ment des populations per­met aux agresseurs d’oc­cuper des espaces. C’est dans cet esprit que même les champs des paysans sont détruits, provoquant la famine dans cette région.

Ce drame ressemble actuellement à un cancer, qui risque de produire une sorte de métastase, prédi­sent encore des analystes avertis, lesquels pensent que toute la région risque d’en être infectée. Et pour cause? Le Rwanda qui s’estime menacée brandit toujours la présence des FDLR sur le territoire congolais. Pourtant, les FDLR étaient dans le Kivu sous le régime du Rassemblement congolais pour la démocra­tie (RCD), allié du pouvoir rwandais. A ce jour, en effet, ce pays voisin est incapable de prouver qu’un coup de feu a atteint son territoire à partir de la Rdc.

La question de Braeckman...

De plus, il est dé­montré que les minerais de la RD Congo (cassitérite, coltan pillés par les Fdlr trouvent le marché au Rwanda et Colette Braec­kman, notre consœur belge du Soir d’insister: « Pourquoi l’Europe, qui a financé les élections, n’achève-t-­elle pas le travail de paci­fication en envoyant une force musclée et mandatée, comme n’a guère l’opération « Artemis » dans l’Ituri ? Le peuple du Kivu, chassé de ses terres, est à nouveau en danger de mort, ce qui fait quelque fois penser aux Palestiniens: serait-il sacri­fié, par qui et pourquoi? Qui ne dit mot consent.

La communauté internationale qui ne fait rien, ne serait-elle pas donc complice? Un jour, pense-­t-on; la communauté inter­nationale devra s’expliquer, en reconnaissant que la présence du Rwanda en RD Congo, est une réalité, tant qu’il aura été prouvé que Paul Kagame, le 28 août dernier, dans ses dé­clarations au « Soir », avait estimé que la Rdc campait toujours sur ses exigences. Mais pour les analystes sé­rieux, la communauté inter­nationale doit reconnaître la présence rwandaise en RD Congo, puisque des preuves ramassées sur le théâtre des combats, ont montré la présence des sol­dats rwandais sur le champ de bataille.

De plus, au mo­ment où certains seigneurs de guerre sont détenus par la Cour pénale internatio­nale pour avoir recruté des enfants soldats. Laurent Nkunda lui continue d’utili­ser encore des mineurs qui veulent pourtant s’enfuir. La Rdc, somme toute, conti­nue d’observer les principes contenus dans le Plan natio­nal que saborde le Rwanda. Ceci juste au moment où notre pays s’organise pour regrouper et rapatrier les ex-rebelles rwandais et que le pouvoir de Kigali dresse une liste d’environ 7.000 génocidaires à traquer. Mo­ralité : le dossier FDLR se présente comme un élé­ment de propagande et un fonds de commerce pour le Rwanda.