jeudi 5 novembre 2009
mercredi 14 octobre 2009
La tension monte entre la RDC et l'Angola
samedi 4 avril 2009
RDCongo: Vital Kamerhe a fini par jeter l'éponge
samedi 28 mars 2009
Visite de Sarkozy en RDC: accords dans les mines et la francophonie
Plusieurs accords ont été signés jeudi entre la France et la République démocratique du Congo à l'occasion de la visite du président Nicolas Sarkozy, notamment dans les mines, les transports et la francophonie, selon un communiqué de l'ambassade de France à Kinshasa.
Un aide-mémoire sur le renforcement des relations économiques et bilatérales a été signé par le Premier ministre congolais, Adolphe Muzito, et Christine Lagarde, ministre française de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.
Dans le domaine des mines, un "accord de coopération entre le ministère des Mines et le groupe nucléaire français Areva" prévoyant un partenariat entre la Gécamines (société nationale minière congolaise) et Areva pour "l'exploration uranifère sur l'ensemble du territoire congolais" a été signé par Mme Lauvergeon, présidente d'Areva et le ministre des Mines, Martin Kabwelulu Labilo.
Plusieurs autres projets d'entreprises françaises ont été présentés,
Le gouvernement congolais s'engage à créer les conditions favorables pour l'implantation de France Telecom.
La ministre du Portefeuille, Jeanine Mabunda Lioko, a annoncé que Vinci avait gagné l'appel d'offre pour la réhabilitation de la piste de l'aéroport international de Ndjili à Kinshasa (37 millions d'euros).
L'ouverture à plusieurs autres opérateurs français a été mise en avant : Lafarge (ciment), Alstom pour la réhabilitation des turbines de la centrale hydro-électrique d'Inga II, Suez et Veolia pour l'eau et l'électricité.
Enfin, pour la Francophonie et le secteur éducatif, une convention de financement de 5 millions d'euros a été signée par le ministre de la coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda, et le secrétaire d'Etat à la Coopération et la Francophonie, Alain Joyandet, pour développer le réseau des alliances françaises.
Il a aussi été annoncé le lancement prochain de projets de l'Agence française de Développement (AFD) en RDC dans l'enseignement primaire et la formation professionnelle.
jeudi 12 mars 2009
RD Congo: le Katanga réduit ses taxes
Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, vient de décider de réduire la taxe de l’exploitation minière de 28 à 1%.
M. Chapwe explique sa décision par la nécessité d’empêcher la fermeture des quelques entreprises minières encore en activité au Katanga et, ensuite, promouvoir les investissements dans cette province riche en minerais.
Le Fonds monétaire international qui s’est rendu dans la région a averti que la situation pourrait ne pas s’améliorer de sitôt, en raison de la réduction sensible des investissements directs étrangers, principalement dans les sociétés minières affectées par la baisse des prix des matières premières consécutive à la crise financière internationale qui a réduit la demande dans les pays développés.
Le cobalt et le cuivre, s’agissant de la RD Congo, sont concernés par cette tendance baissière.
mardi 4 novembre 2008
La rébellion accuse Kinshasa de "lancer la guerre"
La rébellion en République démocratique du Congo (RDC) a accusé le gouvernement de "lancer la guerre" en refusant des négociations directes avec son chef Laurent Nkunda, tandis que les appels se multiplient pour un renforcement des opérations de la mission de l'ONU.
Sur le terrain, la première aide d'urgence depuis le 27 octobre est arrivée à Rutshuru, ville de l'Est de la RDC en zone rebelle, alors qu'au total les combats de la semaine dernière ont provoqué dans la région le déplacement de près de 100.000 personnes, dont 60% d'enfants, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
Les humanitaires à la tête de ce convoi ont découvert des camps de déplacés, récemment peuplés de milliers de personnes, vides et rasés. Les ONG ont aussi rapporté plusieurs cas de choléra dans le territoire de Rutshuru, à 75 km au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu.
Dans ce contexte humanitaire difficile, la rébellion a accusé le gouvernement "de lancer la guerre contre son peuple", en refusant de négocier directement avec le Congrès national pour la défense du peuple de la rébellion (CNDP) du général tutsi congolais Nkunda.
"En rejetant l'offre de dialogue direct avec le CNDP, comme recommandé par le Parlement, le gouvernement vient de confirmer sa position militariste", a estimé Bertrand Bisimwa, porte-parole de la rébellion. Le Parlement avait demandé jeudi au gouvernement de dialoguer.
Les hommes de Nkunda sont positionnés à une quinzaine de km de Goma, depuis mercredi dernier, date à laquelle ils ont décrété unilatéralement un cessez-le-feu, respecté.
Lundi, le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a prévenu que les Casques bleus avaient mandat "d'interdire à des forces armées d'entrer" dans cette ville.
Il a aussi indiqué travailler "sur un renforcement" des quelque 5.500 soldats de l'ONU actuellement déployés dans le Nord-Kivu.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence de l'UE, a pour sa part estimé que la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) devait avoir "des soldats différents, des règles d'engagement et une volonté de commandement différents".
Dans le même sens, le ministre des Affaires étrangères congolais, Alexis Tambwe Muamba, a appelé le Conseil de sécurité à "redéfinir" le mandat de la Monuc pour lui permettre de "mener des opérations plus musclées" contre la rébellion.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé lundi l'ex-président nigérian Olusegun Obansajo émissaire spécial pour tenter de résoudre la crise.
Et la Monuc, qui compte 17.000 hommes, a retrouvé à sa tête le général sénégalais Babacar Gaye, qui avait déjà commandé la force onusienne de 2005 à 2008.
A Bruxelles, le chef de l'état-major de l'UE a souligné qu'une éventuelle opération militaire européenne en RDC serait difficile à monter et que peu de pays étaient volontaires - les Français et les Belges avaient proposé l'envoi d'une force militaire européenne à vocation humanitaire en appui à la Monuc.
Plus d'un million de personnes sont déplacées au Nord-Kivu.
Dès dimanche, Laurent Nkunda avait menacé de chasser le gouvernement s'il refusait d'entamer des négociations directes. Kinshasa a rejeté cette demande lundi, affirmant vouloir dialoguer avec tous les groupes armés opérant dans les Kivu et pas seulement avec le CNDP.
"Il n'y a pas de petits et de grands groupes armés. Le fait de créer un désastre humanitaire ne donne pas de droits spéciaux", a réagi le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
Le CNDP avait signé en janvier à Goma, avec d'autres groupes congolais opérant dans l'est de la RDC, frontalière du Rwanda et très riche en minerais, un accord de cessez-le-feu, mais les combats ont repris fin août entre les hommes de Laurent Nkunda et l'armée.
La communauté internationale, qui a dépêché plusieurs émissaires dans la région, insiste sur la nécessité d'appliquer l'accord de janvier, ainsi qu'un autre conclu en 2007 entre Kigali et Kinshasa.
L'Union africaine (UA) prépare un sommet régional sur la crise qui pourrait se tenir cette semaine au Kenya. L'UA a aussi nommé un émissaire pour la région des Grands Lacs, l'ex-ministre sénégalais des Affaires étrangères, Ibrahima Fall, qui devrait se rendre à Kinshasa ce mercredi, avant de visiter le Rwanda.
Clés pour comprendre ce qui se passe au Kivu
Colette Braeckman - Mardi 4 novembre 2008
La rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP, du leader tutsi congolais Laurent Nkunda) en République démocratique du Congo (RDC) a accusé lundi le gouvernement de «lancer la guerre» en refusant de négocier directement avec son chef, dont les hommes sont aux portes de la ville de Goma.
Pourquoi Bernard Kouchner, a-t-il été accompagné à Kinshasa, Kigali et Goma par son homologue britannique David Miliband?
Alors que les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda sont rompues (même si Kouchner a gardé de bons contacts personnels à Kigali), la Grande-Bretagne est le principal soutien du Rwanda: 790 millions de dollars d'aide pour cinq ans. Le cabinet de l'ancien premier ministre Tony Blair (devenu un ami personnel du président Paul Kagame, comme Bill Clinton) a envoyé des conseillers à la présidence rwandaise. Les Britanniques sont aussi en tête des pays contributeurs d'aide au Congo. Leur influence dans la région a crû considérablement, au détriment des Français et des Belges.
Que fait l'Union européenne?
Devant les ministres des Affaires étrangères réunis lundi à Marseille, Bernard Kouchner et David Miliband préconisent désormais de renforcer la Monuc au lieu d'envoyer une force européenne au Kivu (pour le Rwanda, le déploiement de troupes françaises à Goma, même sous bannière européenne, était inacceptable et les Allemands y étaient opposés). L'UE prépare un sommet sur la crise congolaise, auquel participeraient les présidents Kabila et Kagame. Selon David Miliband, l'envoi d'une force militaire européenne n'est cependant pas exclue, afin de «sécuriser» l'aide.
Quels sont les conseils prodigués à Kabila et Kagame?
Le chef de la diplomatie belge Karel De Gucht a remercié le président Kagame pour «son influence modératrice» exercée sur Nkunda. Les émissaires européens insistent sur la nécessité d'appliquer les accords de Nairobi, qui prévoient le désarmement et le rapatriement des combattants hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ils soutiennent aussi le programme Amani, adopté après la conférence de Goma de janvier 2008, qui répond aux revendications des Tutsis et prévoit le désarmement de tous les groupes armés. Auprès du président Kabila, tous les émissaires européens insistent sur la nécessité d'une négociation politique avec Laurent Nkunda, portant sur la sécurisation des Tutsis congolais, le désarmement des combattants hutus, la normalisation des relations avec le Rwanda.
Que veut Laurent Nkunda?
Il se présente comme le défenseur des Tutsis congolais, demande le retour des réfugiés vivant dans les pays voisins (accepté par la conférence de Goma à condition que le Haut-Commissariat aux réfugiés procède à leur identification), exige le désarmement des FDLR qui combattent souvent aux côtés des forces gouvernementales. Mais cette fois il va plus loin: il veut discuter d'égal à égal avec Kabila, prône le séparatisme, lance un «rassemblement pour l'indépendance du Kivu», et rejette désormais le programme Amani qu'il avait accepté en janvier.
Que dit le gouvernement de Kinshasa?
Le président Kabila est prêt à rencontrer Kagame; l'Assemblée nationale, sous la houlette de Vital Kamerhe, a élaboré un «plan de sortie de crise» qui prévoit un «dialogue politique et militaire» avec le mouvement de Nkunda, la normalisation des relations avec le Rwanda et une véritable réforme de l'armée. Le gouvernement, qui vient d'être mis sur pied par le Premier ministre Muzito, refuse de négocier directement avec Nkunda: «Le fait de créer un désastre humanitaire ne donne pas de droits spéciaux», a déclaré le nouveau ministre de l'Information, Lambert Mende.
Quelle est réellement la situation à Goma?
Un cessez-le-feu vient d'entrer en vigueur et la police congolaise patrouille aux côtés des Casques bleus. La Monuc répète son intention «d'interdire à des forces armées rebelles d'entrer dans la ville», mais l'ONU ne dispose que de 6000 hommes à Goma sur un total de 17000. La ville se remet difficilement des pillages et tueries qui ont eu lieu dans la nuit du 30octobre, attribués à des éléments des forces gouvernementales qui avaient échappé à leur commandement. La brigade qui avait dévasté Goma a voulu se replier sur Bukavu, mais a été stoppée en cours de route par d'autres militaires. L'organisation des droits de l'homme PDH a recensé 18 morts.
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La débandade de l'armée sonne comme un échec pour les Vingt-Sept
La volonté européenne de mettre un terme au conflit dans le Kivu bute sur l'état des forces congolaises.
Richard Werly, Bruxelles
Les 4 millions d'euros d'aide humanitaire débloqués le 30 octobre par la Commission européenne pour palier à l'urgence humanitaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) masquent un débat houleux à Bruxelles. Alors que les ministres des Affaires étrangères français, britannique et belge se sont succédé le week-end passé chez le président rwandais Paul Kagame, des experts pointent du doigt l'échec de la mission européenne de réforme des forces de sécurité congolaises (Eusec Congo) en place depuis juin 2005. La débandade de l'armée gouvernementale face aux rebelles du général Laurent Nkunda - homme lige du pouvoir de Kigali - a confirmé combien restait fragile l'assise militaire du président Joseph Kabila, élu le 29 octobre 2006.
«L'un des principaux problèmes de la réforme du secteur de la sécurité au Congo réside dans son label de produit d'importation, affirme Sébastien Melmot, de l'Institut français de recherche internationale (IFRI), auteur d'un rapport sur le sujet. Depuis ses débuts, cette restructuration de l'armée congolaise est plus induite par l'offre que par la demande.»
La question est douloureuse pour Bruxelles. Après le succès de l'opération Artémis de juin-septembre 2003, conduite par l'armée française autour de la ville de Bunia ravagée par les milices, l'Eusec Congo, accompagnée d'une opération d'appui à la police congolaise (Eupol), était considérée comme un pilier d'une transition réussie à Kinshasa. L'idée de base consistait, à partir du «brassage» des unités diverses présentes sur le territoire (ex-armée zaïroise, forces pro-Kabila, troupes favorables à son rival Jean-Pierre Bemba aujourd'hui incarcéré à la Cour pénale internationale de La Haye) à mettre sur pied une armée réduite dotée d'un état-major professionnel, au lieu des 150000 à175000 combattants épars, commandés par des officiers transformés en seigneurs de la guerre locaux par les longues années de conflit.
«Criminalité en kaki»
Quelque 8,5 millions d'euros ont été alloués à cette opération de 46personnes pour 2008-2009. Mais la réforme d'une armée composée sur le papier de 63% d'officiers, dont le commandement est soupçonné de détourner plusieurs millions de dollars par mois, s'est avérée impossible. En août 2006, les affrontements à l'arme lourde à Kinshasa entre pro-Bemba et pro-Kabila, avaient illustré la dégradation du climat sécuritaire. Or comme le démontre ces derniers jours l'aggravation subite de la situation dans le Kivu et l'afflux chaotique de réfugiés vers Goma, tout est lié dans l'immense Congo où l'ONU apparaît impuissante malgré ses 17000casques bleus. Les abus commis par les soldats gouvernementaux sont restés légion: «Dans certaines zones gouvernementales, les violences sexuelles sont évaluées à environ 600 cas par mois, complète Sébastien Melmot. Et la «criminalité en kaki» a proliféré à Goma.»
Un ancien haut responsable de l'Eusec confirme: «A force de vouloir intégrer à tout prix tous les chefs de milices, nous avons tué dans l'œuf l'idée même de réforme. En plus, nos relations avec les ministres congolais de la Défense ont souvent été très difficiles.»
Plus grave pour l'UE, son empressement diplomatique et humanitaire au Congo n'a pas été au rendez-vous dans le domaine militaire et policier. Au début 2008, la succession à la tête de l'Eusec du général français Michel Joanna a donné lieu à une passe d'armes entre la Belgique et l'UE. L'ancienne puissance coloniale voulait imposer son candidat. Paris a obtenu, in fine, le poste pour un des siens, le général Jean-Paul Michel. Preuve des rivalités ambiantes entre Européens, et aussi entre l'UE et l'ONU: «La multiplication des «cavaliers solitaires» est recherchée par le gouvernement congolais», juge le rapport de l'IFRI.
Lequel conclut: «L'absence de coordination qui règne au sein du pouvoir à Kinshasa contraste à peine avec le semblant de coordination internationale. Une réalité qui pourrait conduire le président Joseph Kabila à s'orienter sur le plan militaire, comme il l'a fait pour la construction des infrastructures, vers un autre partenaire: la Chine, avec laquelle l'UE tente, non sans difficulté, de coopérer davantage en Afrique.
La régionalisation du conflit en RDC
Le Temps livre quelques clés pour comprendre le conflit au Kivu, tandis que Le Potentiel évoque un acteur régional, dont le rôle est méconnu : l'Angola.
Angola : nouvelle donne dans la crise en RDC
Par Le Potentiel
Les affrontements entre le CNDP de Laurent Nkunda et les forces loyalistes (FARDC) tendent à prendre une tournure explosive. Si jamais les négociations annoncées n’aboutissaient pas, il y a lieu de craindre une régionalisation du conflit armé avec l’entrée dans la danse de l’Angola, à la fois sollicité et qui s’invite lui-même pour des raisons géostratégiques.
L’avancée des troupes de la rébellion du CNDP vers Goma a causé une catastrophe humanitaire sans précédent à l’Est de la RDC. Près de deux millions de personnes ont quitté leurs lieux naturels de vie, pour fuir des combats opposant le CNDP aux troupes gouvernementales.
Ce conflit armé qui perdure dans cette partie considérée comme le ventre mou de la RDC, a interpellé les décideurs du monde. Présentement, ils rivalisent d’initiatives pour conduire à une paix durable Un élan de sympathie accompagne cette marée humaine afin d’éviter une catastrophe plus étendue.
Toutefois, l’implication des uns et des autres dans la résolution de la crise congolaise tend à une régionalisation du conflit. Laquelle ne se fera pas sans ébranler des rapports entre Etats mais également entre grandes puissances. De plus en plus, il est fait état de la présence des éléments en uniforme angolais à Goma. Des sources indiquent qu’il s’agirait des instructeurs et des officiers de renseignements. Leur présence au front consisterait à apporter une assistance au commandement opérationnel congolais.
Mais à Kitchanga, fief du CNDP et dans une certaine mesure à Kigali et Kampala, les experts angolais seraient considérés comme des équipes militaires de reconnaissance sur le terrain, en prévision d’une expédition d’envergure.
Ces supputations font l’objet de moult interrogations sur des raisons qui pourraient justifier l’implication de l’Angola dans un conflit armé qui se déroule à plus de 2.000 km de ses frontières.
Le lundi 03 novembre, sur RFI, un général français a exprimé le point de vue de son pays sur la crise de la RDC. Dans la foulée, il a appelé à l’implication de l’Angola dans la recherche de solution, à la guerre qui sévit à l’Est de la RDC. Il voyait mal que le pays de Dos Santos soit ignoré dans le processus de pacification durable de la RDC.
Il faut aussi rappeler que des sources proches des chancelleries occidentales dans la capitale congolaise, Kinshasa aurait déjà sollicité la contribution diplomatique, voire militaire dans le cadre de la SADC. C‘était à l’occasion du sommet de cette organisation sous-régionale de l’Afrique australe tenue fin octobre dernier au Swaziland, a confirmé une source gouvernementale.
LES ENJEUX GEOSTRATEGIQUES
Le fait n’est pas nouveau. En 1998, Luanda a sauvé le régime de Laurent-Désiré Kabila. Une expédition rwandaise conduite par James Kabarebe sur Kitona a été stoppée net grâce à l’intervention in extremis des troupes angolaises. L’ouverture d’un couloir humanitaire avait permis le retour, at home, des militaires rwandais membres de l’expédition.
Le contexte a changé. En 1998, la menace du conflit armé était pressentie à quelques km du territoire angolais. On est en 2008. Les enjeux pourraient –ils rester les mêmes ? D’autant plus que, cette fois-ci, le théâtre des opérations se situe à 2.000 km des frontières entre Kinshasa et Luanda.
Les seuls enjeux militaires suffisent-ils pour expliquer la mise en branle actuelle de Luanda ? Les avis sont partagés. Toutefois, l’éventualité d’une nouvelle intervention militaire de l’Angola sur le territoire congolais est comprise par certains analystes comme une nouvelle donne régionale.
Autant l’Angola est invité autant il s’invite dans la crise congolaise. Cela procéderait, dans un premier temps, de l’adage selon lequel lorsque la case du voisin brûle, il faut participer aux efforts d’extinction du feu. Ce qui éviterait l’extension de l’incendie. Il faut stopper l’effet de contagion.
Dans un deuxième temps, Luanda n’aurait aucun intérêt à se complaire dans un changement de régime à Kinshasa d’un régime qui ne lui serait pas favorable.
Les raisons sont à trouver dans l’histoire commune de deux voisins. Le régime Mobutu avait régulièrement déstabilisé l’Angola à travers la rébellion de Savimbi et son Unita. Le régime en place à Luanda n’est pas disposé à revivre les affres de l’époque.
Par ailleurs, l’intervention militaire angolaise donnerait de la superbe à Kinshasa quand il s’agira d’aller aux négociations. En ayant en main des cartes qui pèsent.
Un autre enjeu géostratégique de taille pour Luanda est économique. D’ici 2015-2020, le volume des importations pétrolières américaines connaîtra un boom. Une région, comme le Golfe de Guinée qui regorge 15 à 25 % des réserves pétrolières, ne peut échapper à l’emprise des USA. Ainsi qu’on peut s’en douter, les relations d’affaires entre les deux pays, USA et Angola, n’ont pas réussi à dompter les dirigeants de ce pays blanchi sous le harnais de la lutte de libération et de la lutte contre le néo-colonialisme.
Le soutien américain au mouvement rebelle de l’Unita n’a pas totalement disparu de la mémoire du régime en place à Luanda. Celui-ci craindrait tout changement intempestif de régime à Kinshasa qui mettrait en place des dirigeants hostiles à Luanda. Dans ces conditions, le régime à Luanda serait la prochaine cible dans un élan de déstabilisation destiné à s’assurer un contrôle total des matières premières après l’effondrement du système financier spéculatif.
L’IMPLICATION OFFICIELLE DU RWANDA
Une intervention militaire directe de l’Angola à l’Est ne ferait que précipiter les événements. La prise de Goma et le renforcement des positions du CNDP pourraient en être le détonateur. Des diplomates à Kinshasa redoutent cette éventualité malgré l’existence d’un pacte de non-agression signé entre Kigali et Luanda.
Il s’ensuit qu’une présence militaire massive angolaise à Goma constituerait un motif plausible pour l’entrée en scène au grand jour du Rwanda dans le conflit armé. D’ailleurs, il est fait état des mouvements des troupes aux frontières communes entre la RDC et le Rwanda. Une pareille déflagration à l’Est donnera au conflit une dimension sous-régionale, voire continentale.
lundi 3 novembre 2008
Vingt mille vaches et trente mille chèvres importées du Rwanda et de l’Ouganda pour Bukavu
Dans l’entre temps, le maïs congolais cultivé dans la plaine de Ruzizi, est traité à Bugarama au Rwanda, avant d’être revendu à Bukavu. Il en est de même des fretins frais du lac Kivu, en RDC, qui subissent le même traitement. 20.000 vaches, 30.000 chèvres, 168 tonnes de haricots et 7.800 tonnes de farine de maïs ont été importées du Rwanda et de l’Ouganda entre janvier 2007 et juin 2008, pour la ville de Bukavu, confrontée à une crise alimentaire, selon la « Quarantaine », un service spécialisé oeuvrant aux frontières de la RDC dans la partie-Est.
En outre, Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a consommé pendant la même période du sucre en provenance de la Zambie et du riz asiatique.
Pendant ce temps, le maïs congolais cultivé dans la plaine de Ruzizi, est traité à Bugarama (Rwanda), avant d’être revendu à Bukavu.
Les fretins frais du lac Kivu, en RDC, subissent le même traitement, indique la source qui précise que le gouvernement provincial du Sud-Kivu est préoccupé par renforcement de la sécurité dans les milieux ruraux et la renaissance des activités agropastorales en vue de refaire de la province le grenier de la République démocratique du Congo.
Quid de la crise financière internationale et ses répercussions sur l’économie congolaise ?
La crise financière qui pointe à l’horizon en Rdc ne laisse pas indifférent certaines organisations lucides du pays. Tel est le cas de l’Institut des stratégies pour le développement durable (Isdd), qui a organisé avec l’appui de la Fondation Hanns Seidel, une journée de réflexion pour définir quelques repères indispensables à la compréhension de cette crise qui si l’on y prend garde, risquerait d’enfreindre l’élan de la reconstruction nationale. Dans le cadre de ses missions d’impulser, d’organiser et de vulgariser les politiques économiques et sociales, l’Institut des stratégies pour le développement durable (Isdd), lequel se trouve être un bureau conseil d’analyses et d’étude pour l’élaboration des stratégies politiques et des projets de développement, a organisé le vendredi 24 octobre 2008, une journée d’échange sous le thème : « La crise financière internationale et ses répercussions sur le programme de reconstruction de la République démocratique du Congo ».
Cette importante réunion destinée aux chevaliers de la plume et autres acteurs de la société civile, s’est tenue dans la salle de formation de la Fondation allemande Hanns Seidel, localisée au numéro 57 de l’avenue des Sénégalais, dans la commune de la Gombe.
Ainsi donc, trois orateurs de renom ont animé cette journée d’échange à savoir : les Professeurs Tshunza, Buyoya et Funga Funga.
Parlant de l’origine de cette crise partie des Etats-Unis et que d’aucuns taxent de la crise de sub-prime, l’économiste Tshunza a laissé entendre qu’elle prend sa source dans le secteur immobilier et qu’elle touche, au-delà des crédits hypothécaires à risques accordés aux ménages américains, l’essentiel du système financier et bancaire.
Elle pose, a-t-il dit, au regard de l’importance des banques engluées dans la nasse, une foule de questions liées aussi bien à la traçabilité des risques, aux procédures de titrisation, au contrôle interne des risques, à l’organisation des systèmes de contrôle prudentiel et de supervision bancaire qu’au dispositif de régulation bancaire et financière.
A en croire l’orateur, face à l’étendue du désastre, l’Amérique, d’où est partie cette crise, a décidé d’y répondre par un plan colossal de 700 milliards de dollars auxquels il faut ajouter plus de cent milliards supplémentaires de garantie pour les épargnants. L’objectif du plan -appelé Plan Paulson, du nom du secrétaire d’Etat américain au Trésor qui en eu l’initiative –est de purger le système financier mondial des prêts hypothécaires pourris qui ont contaminer le marché international avec la diffusion dans le système financier des actifs à tous égards toxiques et dont les banques cherchent aujourd’hui à se débarrasser.
En guise de conclusion, le Prof Tshunza est d’avis qu’avec cette crise, les marchés abandonnés à eux-mêmes ne seront pas viables.
Le deuxième intervenant a fait la lecture de la crise financière actuelle. Le professeur Buyoya, puisque c’est de lui qu’il s’est agi, a déclaré que ladite crise n’est pas une surprise, allusion faite aux anciennes publications des économistes internationaux. Pour pallier à cette crise, ce professeur estime qu’il va de soi que le régime des investissements soit revisité en Rdc.
Il a, auparavant, expliqué les trois régimes existant dans le domaine des investissements : les régimes de dissuasion, de contrôle et d’incitation. Cette dernière est celui adopté par le Congo alors qu’en Algérie par exemple, il est utilisé le régime de dissuasion où les investissements dans certains domaines ne reviennent qu’à l’Etat. C’est ainsi qu’en Algérie, les investissements dans le secteur de l’énergie par exemple, est le seul apanage de l’Etat.
Cet éminent orateur a préconisé par ailleurs l’utilisation d’une monnaie mondiale pour mettre fin à des spéculations.
Intervenant à son tour, le Prof Funga Funga a souligné que les causes de la crise financière actuelle sont accentuées au Congo par la recrudescence des guerres avec son corollaire de dilapidation du Trésor public. A titre illustratif, l’orateur a cité la conférence de Goma « Amani », dont les dépenses y relatifs n’avaient pas été prévues dans le budget de l’Etat.
Le prof pense que pour faire face à la crise financière internationale, il importe pour le gouvernement de la RDC d’anticiper des solutions. « Cette crise, on ne la sent pas encore, il faut qu’on puisse agir à temps », a-t-il souligné. Agir à temps, d’après le professeur, c’est résorber au plus vite la question du réseau routier national, celle des infrastructures sanitaires et du salaire des fonctionnaires qu’il faut payer aux ayants droits, etc.
Pour terminer, le Professeur Funga Funga a émis une série des recommandations parmi lesquelles : un soutien efficace à la main d’œuvre productrice des biens et services, protection des ressources naturelles, humanisation des relations entre des Congolais pour barrer la route aux suspicions de tout bord et de tout genre, inventions etc.
Eu égard à ce qui précède, il résulte que, du fait de la crise financière internationale, très peu de richesses seront créées en République Démocratiques du Congo, faute d’investissements. Ce qui entraînera plus de pauvreté dans ce pays. Le gouvernement congolais est ainsi invité à une gestion rationnelle de la chose publique.
En plus, le même expert estime qu’il faut en même temps lutter contre le code minier et le code forestier actuels. « Ce sont des codes ultra-libéraux, il n’y a aucun pays au monde, en ce 21e siècle, où l’on peut proposer des codes qui ne tiennent compte que d’un type de personne, à savoir, l’entrepreneur, et pas suffisamment des autres partenaires sociaux que sont, notamment, les travailleurs et les consommateurs », a-t-il expliqué.
Notons enfin qu’en organisant cette importante réunion, l’Isdd, par le biais de son directeur, le Professeur Kibanda Matungila, a été tout simplement habité par le souci d’inventorier les paramètres susceptibles de permettre à l’Etat d‘engager un processus de reconfiguration de l’économie face aux conséquences de la fameuse crise financière qui bat son plein dans le monde.
Comme l’on peut s’en rendre compte, l’Isdd tient à contribuer à la définition de la politique de lutte contre la pauvreté, tout en diagnostiquant les causes de ladite crise et définir les principes de base des stratégies de politiques publiques appropriées à la situation.
"L’enjeu essentiel de la guerre au Congo, c’est l’accès aux ressources minières"
La Communauté de développement de l’Afrique australe a exprimé dernièrement son intention d’intervenir au Congo. Cette perspective semble s’éloigner avec la présence des hommes de Nkunda aux portes de Goma. L’Europe propose par ailleurs d’envoyer des troupes au Congo. Est-ce un pur hasard ou une volonté délibérée de garde l’initiative dans la crise à l’est de ce pays?
La guerre avance à grands pas au Congo. Les troupes de Laurent Nkunda sont aux portes de Goma, le chef lieu de la province du Nord-Kivu. Il faut donc agir… L’Europe propose la mise sur pieds d’une opération genre « Artémis » laquelle a protégé, en 2003, la ville de Bunia, chef lieu du territoire d’Ituri, la province Orientale. Entre-temps, Louis Michel, commissaire européen au Développement, et Karel De Guchlt, ministre belge des Affaires, ont entamé leurs chassées croisées diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.
Avant son voyage pour Kigali, le chef de la diplomatie belge a déclaré devant un groupe des parlementaires [belges] que seul le Président rwandais, Paul Kagame, peut stopper l’avancée des troupes commandées par Laurent Nkunda.
Rarement la diplomatie internationale n’a été autant au impliquée dans la recherche de la paix au Congo. Faudra-t-il y voir un signe de changement dans le chef de la communauté internationale ? Cela fait de mois que les humanitaires ne cessent d’interpeller cette communauté sur l’ampleur de la catastrophe au Kivu.
Fallait-il attendre que Goma soit à portée des fusils de la « rébellion » du CNDP ou que la province du Nord-Kivu soit submergée de ses déplacés internes [plus ou moins deux millions dont beaucoup laisseront leurs peaux dans l’aventure, au vu des conditions de vie] pour que la fameuse communauté internationale se bouge enfin ?
L’explication ne semble pas être aussi simple. 5,4 millions de Congolais sont déjà morts de suite de cette guerre, sans que la chose émeuve outre mesure les dirigeants occidentaux. Il importe toutefois de signaler que la semaine dernière, la communauté de développement de l’Afrique australe avait tenu un sommet au Swaziland. Il a été décidé à l’issue de cette rencontre que la SADC envoie des troupes en RDC pour renforcer les capacités militaires de l’armée nationale congolaise, les FARDC, qui affrontent les hommes de Nkunda à l’est du pays. Simple coïncidence ou volonté délibérée de mentors de Nkunda, la guerre s’est approchée un peu plus de Goma comme s’ils voulaient prendre de court et mettre devant un fait accompli les troupes de la SADC.
Bob Kabamba souligne : « L’enjeu essentiel [de cette guerre], c’est l’accès aux ressources minières », a déclaré cet enseignant de sciences Po à l’université de Liège au micro de la RTBF, jeudi matin. La guerre au Congo apporte, à coups sûrs, de substantiels bénéfices au régime de Kigali et au système qui le soutient.
La rébellion rwandaise du FDLR, mais aussi les propres troupes du général Nkunda se sont toujours livrées à l’exploitation de minerais du Congo qui sont sous-traité par Kigali avant d’être emporté dans le circuit du commerce international. Cet aspect du problème ne doit pas échapper à a communauté internationale.
"Pourquoi Kabila ne demande-t-il pas l’aide de la Chine?"
La présence de la SADC dans un tel contexte, avec des armées aussi redoutables que disciplinées que sont celles de l’Angola ou du Zimbabwe, n’est pas sans déranger certains intérêts du vieux continent.
Dans l’interview qu’il a accordée jeudi à RFI, Laurent Nkunda n’hésite pas à s’en prendre à la Chine. Il ironise sur le rôle de cette dernière au Congo : Pourquoi Kabila ne demande-t-il pas l’aide de son alliée, la Chine? Ce message est un signal vers l’Occident à qui le chef rebelle tutsi veut brandir sa fidélité.
L’intérêt subit de l’Europe, la France en tête, d’envoyer des troupes au Congo, participe [au vu d’un certain nombre d’analystes politiques de la région] d’une volonté occidentale d’empêcher l’Afrique de conquérir un peu plus son indépendance, par le biais de la SADC.
« La mise sur pieds d’un état de droit [au Congo] va permettre de juguler le trafic de minerais qui se passe dans toute cette région. Et s’il y a un état congolais fort, ces trafics vont diminuer.
En ayant un état congolais faible, ces trafics vont continuer et l’accès aux ressources va être d’autant plus facilité », souligne pour sa part le professeur Kabamba.
L’enjeu véritable de cette guerre demeure à coup sûr le contrôle des matières premières du Congo, dans un contexte de crise internationale. La révisitation de contrats miniers imposée par le gouvernement sortant ainsi que les contrats d’une dizaine de milliards de dollars Us signés par le même gouvernement avec la Chine, n’ont jamais suscité un grand enthousiasme de capitaux occidentaux qui continuent à exiger Kinshasa de renoncer à ses contrats avec Pékin. Il faudra que le gouvernement congolais fasse preuve de beaucoup de détermination pour ne pas se laisser embobiner une fois de place par ses éternels maîtres. Le rôle du Congo dans l’échiquier africain est tel que ce continue ne pourra jamais démarrer tant que ce pays traînera les pieds.
Guerre de l’Est : le Rwanda à découvert !
Des tracts annonçaient la chute imminente de la ville de Goma. Les affrontements se sont déroulés autour de Kibumba, à 45 km du chef-lieu du Nord-Kivu.
Après avoir repris la base de Rumangabo, le dimanche 26 octobre 2008, les éléments du Cndp, appuyés par l’armée rwandaise, ont et se disent déterminés à conquérir les régions de l’Est de la Rdc. Pourtant, au cours de la rencontre des pays membres de la SADC tenue dernièrement au Swaziland, le président Joseph Kabila a démontré l’implication du Rwanda dans cette crise. En revanche, les chefs d’Etat membres de la SADC ont apporté leur appui à la RD Congo qui est victime des visées hégémoniques de son voisin rwandais.
L’ampleur prise par les affrontements entre les troupes régulières de la Rd Congo et les insurgés soutenus par le Rwanda trouve aujourd’hui une justification: bloquer le passage du matériel chinois pour la reconstruction du pays. C’est pourquoi, pensent d’aucuns, tout est mis en branle par les pays voisins de l’Est pour perturber le processus de paix et de réunification de la RD Congo. Néanmoins, avec l’apport de la SADC, il se développe un réel effort de solidarité contre toute forme de déstabilisation. Le président du comité politique et sécurité de ce regroupement régional s’est engagé à soutenir d’autres structures intéressées par le maintien de la paix. Pour atteindre cet objectif, on sait que la SADC a décidé de renforcer les capacités de défense des Fardc, dont l’assistance prendra plusieurs formes.
Génocide déclaré
Le Kivu ploie, sous une catastrophe humanitaire: plus de 1.500.000 déplacés internes vivent dans un état permanent d’errance. De tout temps, on le sait aussi, le Rwanda a souvent entretenu une logique génocidaire. Ainsi, le déplacement des populations permet aux agresseurs d’occuper des espaces. C’est dans cet esprit que même les champs des paysans sont détruits, provoquant la famine dans cette région.
Ce drame ressemble actuellement à un cancer, qui risque de produire une sorte de métastase, prédisent encore des analystes avertis, lesquels pensent que toute la région risque d’en être infectée. Et pour cause? Le Rwanda qui s’estime menacée brandit toujours la présence des FDLR sur le territoire congolais. Pourtant, les FDLR étaient dans le Kivu sous le régime du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), allié du pouvoir rwandais. A ce jour, en effet, ce pays voisin est incapable de prouver qu’un coup de feu a atteint son territoire à partir de la Rdc.
La question de Braeckman...
De plus, il est démontré que les minerais de la RD Congo (cassitérite, coltan pillés par les Fdlr trouvent le marché au Rwanda et Colette Braeckman, notre consœur belge du Soir d’insister: « Pourquoi l’Europe, qui a financé les élections, n’achève-t-elle pas le travail de pacification en envoyant une force musclée et mandatée, comme n’a guère l’opération « Artemis » dans l’Ituri ? Le peuple du Kivu, chassé de ses terres, est à nouveau en danger de mort, ce qui fait quelque fois penser aux Palestiniens: serait-il sacrifié, par qui et pourquoi? Qui ne dit mot consent.
La communauté internationale qui ne fait rien, ne serait-elle pas donc complice? Un jour, pense-t-on; la communauté internationale devra s’expliquer, en reconnaissant que la présence du Rwanda en RD Congo, est une réalité, tant qu’il aura été prouvé que Paul Kagame, le 28 août dernier, dans ses déclarations au « Soir », avait estimé que la Rdc campait toujours sur ses exigences. Mais pour les analystes sérieux, la communauté internationale doit reconnaître la présence rwandaise en RD Congo, puisque des preuves ramassées sur le théâtre des combats, ont montré la présence des soldats rwandais sur le champ de bataille.
De plus, au moment où certains seigneurs de guerre sont détenus par la Cour pénale internationale pour avoir recruté des enfants soldats. Laurent Nkunda lui continue d’utiliser encore des mineurs qui veulent pourtant s’enfuir. La Rdc, somme toute, continue d’observer les principes contenus dans le Plan national que saborde le Rwanda. Ceci juste au moment où notre pays s’organise pour regrouper et rapatrier les ex-rebelles rwandais et que le pouvoir de Kigali dresse une liste d’environ 7.000 génocidaires à traquer. Moralité : le dossier FDLR se présente comme un élément de propagande et un fonds de commerce pour le Rwanda.
La SADC à la recherche d'une solution à la crise en RDC
La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) veut trouver une solution rapide à la situation de guerre en République démocratique (RDC), a déclaré vendredi à Kinshasa le président sud-africain, Kgalema Motlanthe, en faisant état de son "optimisme.
"Nous examinons la possibilité de convoquer une réunion (de la SADC) d'ici le 8 novembre pour parler de cette question", a précisé le président sud-africain lors d'une conférence de presse avec son homologue congolais, Joseph Kabila.
"Notre effort principal est de faire en sorte que les combats cessent dans l'est du Congo et nous sommes optimistes pour trouver une solution adéquate à ce problème", a encore indiqué le chef de l'Etat sud-africain dont c'est la première visite en RDC.
Le président sud-africain a également noté des avancées sur le plan politique et diplomatique, rappelant l'échange de messages entre le Rwanda et la RDC.
"Le président Kabila a envoyé son émissaire à Kigali et le président rwandais en a fait autant. Je crois qu'il y a des avancées", a affirmé M. Motlanthe.
La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Rosemary Museminali, a apporté jeudi à Kinshasa un message du président Paul Kagame à M. Kabila, 48 heures après la visite à Kigali du chef de la diplomatie congolaise, Alexis Tambwe Muamba.
Kinshasa accuse Kigali de soutenir le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de l'ex-général tutsi congolais Nkunda dont les troupes sont, depuis mercredi, aux portes de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. Ce que le Rwanda dément.
Le président congolais a pourt sa part Kabila souligné que "des efforts politiques et diplomatiques sont menés" pour sauver le processus de paix engagé en janvier 2008 à Goma.
"Nous faisons tout pour préserver la vie de nos concitoyens qui vivent dans l'errance afin qu'ils soient assistés et regagnent leurs milieux", a-t-il ajouté.
Kinshasa a déjà bénéficié en 1998, sous Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel chef de l'Etat, de l'appui militaire de trois des 14 pays de la SADC -- l'Angola, le Zimbabwe et la Namibie -- lors de la rébellion soutenue par des pays voisins de la RDC dont l'Ouganda et le Rwanda entre 1998 et 2003.
mardi 28 octobre 2008
RDCongo: un nouveau gouvernement, les rebelles continuent d'avancer vers Goma
Attendu depuis près d'un mois, à la suite de la démission du Premier ministre Antoine Gizenga, ce nouveau gouvernement "de combat et de reconstruction" dirigé par Adolphe Muzito, compte 54 membres avec trois vice-Premiers ministres, 37 ministres et 13 vice-ministres.
Les ministres de la Défense, Chikez Diemu, et de l'Intérieur, Denis Kalume, qui n'ont pu réduire dans la province du Nord-Kivu (est) la rébellion de Laurent Nkunda, sont sanctionnés. Ils sont respectivement remplacés par Charles Mwando et Célestin Mbuyu.
La formation de ce troisième gouvernement depuis l'élection en 2006 du président Kabila intervient au moment où des membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda enlève positions sur positions à l'armée régulière (FARDC).
Sur le terrain, les forces rebelles continent leur progression vers Goma, la capitale du Nord-Kivu, province frontalière du Rwanda.
Ainsi lundi matin, des membres du CNDP se sont emparés de Kibumba, localité située à seulement 35 km au nord de Goma, où la situation restait dans l'après-midi instable et tendue. La rébellion congolaise avait déjà pris dimanche un important camp militaire situé à environ 50 km de la ville.
Près de 20.000 civils, dont de nombreuses femmes et enfants, ont fui lundi les combats, selon une estimation d'un journaliste de l'AFP.
Par ailleurs, l'ONU a annoncé lundi la démission du général espagnol qui commande les 17.000 Casques bleus déployés dans le pays, deux mois après son entrée en fonction.
Officiellement, le retrait du chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), est dû à des "raisons personnelles". De source diplomatique, on indique cependant que le général Diaz estime que la Monuc n'a pas les moyens de remplir sa tâche, notamment face à la détérioration de la situation dans l'est.
A Kinshasa, l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement vise en premier lieu à rassurer la population.
"C'est une équipe de combat à laquelle ont été assignées des missions essentielles de sécurité et de reconstruction", a indiqué l'ordonnance du président Kabila, lue à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).
Mais le principal parti d'opposition, le Mouvement de libération du Congo (MLC), a aussitôt estimé que ce gouvernement "ne saura faire face aux défis à court terme comme la guerre dans l'est du pays".
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président Kabila - majoritaire dans l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) - se taille la part du lion dans cette équipe, en s'attribuant tous les postes liés à la sécurité, à la reconstruction et à l'économie.
Le fils de l'ancien dictateur Mobutu Sese Seko, renversé en 1997, Nzanga Mobutu, reste numéro deux de cette équipe. Il devient l'un des trois vice-Premiers ministres.
Les Affaires étrangères reviennent à Alexis Tambwe Muamba (indépendant et allié à l'AMP). Le Parti lumumbiste unifié (Palu) de l'ancien Premier ministre Antoine Gizenga continue de gérer les ministères des Mines et du Budget.
Publié le 28-10-2008 Source : AFP
jeudi 17 avril 2008
SA and DRC to review bilateral agreements
South Africa and the Democratic Republic of the Congo (DRC) have agreed to improve coordination to assure agreements between the two countries are implemented.
Both President Thabo Mbeki and his Congolese counterpart Joseph Kabila, who co-chaired the binational commission between the two countries on Thursday, said there were "challenges" hampering the implementation of bilateral agreements.
The two countries have over the past few years signed 27 bilateral trade, economic and social agreements, but both presidentss said there were problems in the implementation thereof.
"We'll pay particular attention of the implementation of agreements, we'll make sure that in both countries there are strong focal points that pay full time attention to do the implementation of the agreements," Mbeki said following the meeting at the Presidential Guesthouse in Pretoria.
A review of the agreements and their implementation would be done within three months by the various ministers in each country who are overseeing the agreements.
"It is very important because we have a whole range of agreements and commissions (working on those) and a very wide scope of work," Mbeki said.
There would be "strong focal points" in both countries, which would pay full time attention to the implementation of the agreements.
"(We can) fortunately also confirm the common commitment on both sides to respond to those challenges," Mbeki said earlier.
The success of the DRC was not only important for relations between the two countries but also to the rest of the continent, he said.
Earlier, in his opening remarks, Kabila also highlighted the problems of implementation, saying the meeting between himself and Mbeki was aimed at achieving "results-orientated" programmes.
“The way that is paved will help identify a very realistic timetable for concrete project implementation and also help for better control," Kabila said through a translator.
Kabila said the focus would be on energy and electricity, water projects and basic infrastructure development.
The issues of defence, security, public administration, taxation and customs and business investment also received attention, he said.
dimanche 6 avril 2008
Samroc to buy DRC oil firm for R516,9m as its ditches mining focus
JSE-listed Samroc, which is ditching mining for Democratic Republic of Congo (DRC) oil concessions, said on Wednesday that it had agreed to buy South Africa Congo Oil Company (SacOil) in a R516,9-million cash and share reverse takeover.
It said in February that it was planning to buy SacOil, also taking up its name.
Samroc would now conduct a due diligence on the DRC firm's assets, and put the takeover to shareholders, it said in a note to the JSE.
"The objective of the transaction is to reverse SacOil into a listed vehicle, so as to enable SacOil and its partners to effectively fund an exploration and development programme in the Albertine Graben area," the firm stated.
The company would sell its mineral assets into a dormant subsidiary Bushveld Pioneer, which it would list separately on the Johannesburg bourse. It said that it was in advanced talks to this end.
In terms of further agreements, Samroc advanced a total amount of some $3,5-million, payable direct to the DRC government "in lieu of signature bonus obligations for the oil concessions".
"The loans advanced are secured by pledges and sureties normal for a transaction of this nature. On the conclusion of the acquisition, the amounts advanced will be extinguished," Samroc said.
The agreement to buy SacOil was dependent on a list of conditions being fulfilled by the end of May, including the due diligence, approvals for listing new shares on the JSE, and the assignment to SacOil of all rights in respect of the oil concessions.
"The current initiative is intended to pursue a strategy that will translate Samroc into a pan African controlled oil and gas focused company with exploration and, in time, oil and gas producing assets in Africa," said the company.
Samroc said previously that it had applied to the JSE that its listing be shifted to the bourse's Oil & Gas sector, where it would join Oando and Sasol.
jeudi 13 mars 2008
DRC: L'électricité d'Inga sera exportée aux membres de la SADC
Le courant électrique de la République démocratique du Congo (RDC) sera exporté aux pays membres de la Communauté des Etats de l'Afrique australe (SADC), a révélé mercredi le ministre congolais des Affaires foncières, Edouard Kabukapwa Bitangila.
Selon le ministre, qui rentre d'une mission officielle à Lubumbashi, au Katanga, le courant du barrage d'Inga sera soutiré d'une centrale qui partira de Fungurume, dans le Lualaba, au nord de la province du Katanga.
mardi 19 février 2008
SA: construction of 4 300 MW hydropower project to start in next 18 to 24 months
The pre-feasibility study for the 4 300 MW baseload capacity station, was completed by the end of 2007, and it was expected that construction would start in about 18 months to 24 months.
Westcor has called for the expression of interest for the appointment of legal advisors, as well as planning for the recruitment of advisors, consultants and front line office operation staff to be involved in what would be the largest single power station in Africa.
The organisation was also calling for the expression of interest for the appointment of power system economic advisors, financial advisors, engineering consultants, environmental impact assessment contractors, risk management advisors, project managers and quantity surveyors, as well as full time employment, to be taken up in Gabarone in Botswana;
dimanche 18 novembre 2007
SA, DRC sign infrastructure cooperation pact
The Minister of Public Works Thoko Didiza and her Democratic of Congo counterpart Minister Pierre Lumbi Okongo signed a memorandum of understanding (MoU), on Thursday, between the two countries, on public works and infrastructure.
The MoU flows from a Binational Commission meeting held between the DRC and South Africa in Kinshasa in August this year, that was led by President Thabo Mbeki.
The MoU covers some critical issues for the successful development of the infrastructure of the DRC, the Department of Public Works said in a statement.
Some of the issues covered include an asset register whereby all government assets are identified, registered, maintained and rehabilitated, the employment of labour intensive methods in infrastructure development so as to create jobs, reduce poverty and train artisans, and the development of rural areas.
The MoU also included issues such as the facilitation of capacity building and the registration of all professionals in the built environment, the construction of Kinshasa Airport and the improvement and certification of construction materials.
The Department of Public Works noted that it is the coordinating department in the Binational Commission on all aspects related to infrastructure and public works.
lundi 12 novembre 2007
La SADC au secours de la RDC pour la stabilisation de l'est du pays
La Troïka de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), dont la République démocratique du Congo (RDC) est membre, a décidé de porter secours à celle-ci dans la stabilisation de la situation à l'est du pays.
L'ambassadeur de l'Angola en RDC, Joâo Baptista Mawete, dont le pays préside la Commission de paix et de sécurité de la SADC, l'a annoncé lundi à Kinshasa, précisant qu'une délégation de la Troïka est attendue samedi prochain dans la capitale congolaise.
Cette délégation aura pour mission de contribuer au retour de la paix et de la stabilité à l'est de la RDC, en proie aux affrontements armés.
Le diplomate angolais, qui a déclarées "excellentes" les relations de coopération entre son pays et la RDC, a évoqué avec le ministre d'Etat congolais chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale, Antipas Mbusa Nyamwisi, la situation humanitaire préoccupante au Nord-Kivu, où plus de 700. 000 personnes sont déplacées par ces affrontements.
La délégation de la Troïka se rendra à Goma, chef-lieu du Nord- Kivu pour l'accomplissement de sa mission.