jeudi 5 novembre 2009
lundi 28 septembre 2009
Andry Rajoelina boycotté devant l'ONU
Intervenant au nom de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC - 15 pays), le ministre des affaires étrangères de République démocratique du Congo (RDC), Alexis Thambwe Mwamba, a soulevé une objection à l'intervention d'Andry Rajoelina, dont la légitimité est contestée par de nombreux pays d'Afrique.
Le président de l'Assemblée générale, Ali Triki, a alors mis une motion au vote, lequel a été favorable à la position de la SADC. La délégation malgache a alors quitté la salle.
Le vote portait sur le point de savoir si une décision antérieure d'autoriser Andry Rajoelina à s'exprimer était valide ou non. Le non l'a emporté par 23 voix contre 4, avec 6 abstentions. L'Assemblée générale de l'ONU compte 192 Etats membres.
On ignorait vendredi soir si ce vote serait définitif ou si la délégation malgache aurait une nouvelle chance de s'exprimer samedi ou lundi, dernier jour du débat annuel de l'Assemblée.
Lâché par l'armée et sous la pression de la rue, le président de Madagascar réélu en 2006, Marc Ravalomanana, avait été contraint le 17 mars dernier de remettre ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à son rival, M. Rajoelina.
De nombreux pays et organisations, dont la SADC, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), considèrent cette prise de pouvoir comme un coup d'Etat et réclament le retour à l'ordre constitutionnel dans ce pays de l'océan Indien.
samedi 26 septembre 2009
Six mois de transition malgache contre vents et marées !
Gouvernement unilatéral élargi
Le sommet de Maputo-1 (5-8 Août 2009) a accordé aux Présidents déchus Ratsiraka et Ravalomanana une promesse d'amnistie, au premier pour les évènements post-électoraux de 2002 et au second pour sa condamnation suite au conflit d'intérêts sanctionné en décembre 2008 par les bailleurs de fonds concernant l'achat du Boeing présidentiel "Air Force 2".
Déçu de n'avoir pu confirmer au sommet de Maputo-2 (25-28 Août 2009) sa reconnaissance de fait à la tête du pays, le "ticket" Rajoelina-Monja soutenu par les "Forces de Changement" a mis en place unilatéralement le 07 Septembre 2009 un gouvernement élargi - incluant des hautes personnalités du TIM de l'ex-président Ravalomanana non mandatées par leur mouvance d'origine, comme l'ex-président du Sénat Rajemison Rakotomaharo et le ptésident sortant de l'Assemblée Nationale Jacques Sylla - aussitôt qualifié de "contraire à l'esprit des accords de Maputo " par la SADC et l'Union Africaine.
Parlant au nom des "3 autres mouvances" (Ratsiraka-Zafy-Ravalomanana) co-signataires avec la mouvance Rajoelina de la Charte de Transition de Maputo-1, le Pr Zafy Albert a posé un ultimatum jusqu'au 20 Septembre 2009 à la mouvance Rajoelina, qui refuse de revenir à la table de discussion suite aux incidents violents à Antananarivo du 11 Septembre 2009. Le gouvernement-bis de Monja Roindefo recourt à l'emprisonnement des investigateurs présumés et des fauteurs de ces troubles attribués au camp adverse, tandis que la population de la Capitale s'attend à une montée de la violence et à de nouveaux affrontements entres factions politiques et forces de l'ordre...
Calculs politiques et mouvances
Au sein de la mouvance Rajoelina au pouvoir, les tensions politiques créées par la reconduction forcée du tandem Andry Rajoelina-Monja Roindefo à la tête de la transition accélère les clivages politiques, dans la perspective des échéances électorales de 2010. En effet, les autorités de transition mettent actuellement en route le processus électoral tracé par la feuille de route des premières Assises d'Ivato du 02-03 Avril 2009, avec l'élection des présidents de Fokontany (cellules administratives de base) en assemblées générales de quartier dans tout Madagascar.
Marquant d'une part la rupture avec la mise en place imposée des "Chefs de Fokontany" sous le régime Ravalomanana (mesure qui avait contribué à rendre impopulaire le parti TIM alors au pouvoir), cette première étape est cruciale pour encadrer la mise à jour des listes électorales dans les plus brefs délais - à défaut d'une refonte totale des listes, difficile à mettre en oeuvre sans appui logistique de la part de la communauté internationale. Pour l'association politique TGV (Tanora Gasy Vonona), cette étape constitue aussi un test à la base, avant de lancer la machine électorale jusqu'au triomphe escompté d'Andry Rajoelina à la présidentielle de 2010.
Cependant, la partie est encore loin d'être gagnée pour Andry TGV, qui doit d'abord faire avaliser en Conférence Nationale le principe d'abaissement de l'âge requis pour la présidentielle (les 3 mouvances opposeront certainement à cette occasion une farouche résistance comme ce fut le cas lors des Assises régionales) et ensuite faire plébisciter ce projet de Constitution "taillé sur mesure" par voie référendaire, si possible avant fin 2009 et avec ou sans aide extérieure aux opérations électorales !
Pour mener à terme son odyssée, Andry Rajoelina comptera sans doute sur ses alliés gouvernementaux, notamment l'AVI de Norbert Lala Ratsirahonana - le constitutionnaliste en chef de la Haute Autorité de la Transition -, l'AKFM de Ny Hasina Andriamanjato - vice-Premier Ministre des Affaires Etrangères -, le MONIMA du Premier Ministre Monja Roindefo et le LEADER FANILO de Manassé Esoavelomandroso (grand universitaire et porte-parole des Forces de Changement).
Enfin, certains dirigeants politiques commencent à se démarquer du "tandem indissociable" Rajoelina-Monja, à l'instar de Roland Ratsiraka, (actuellement co-vice-président de la HAT) fort de son score supérieur à 10% des voix et sa 3e place à la présidentielle du 03 Décembre 2006, remportée par Marc Ravalomanana au premier tour avec 54,79% des suffrages exprimés, suivi par Jean Lahiniriko - également co-vice président de la transition actuelle - avec 11,65% des voix.
En effet, faisant valoir son rôle moteur en 2009 dans l'animation du mouvement de masse en provinces, l'ex-Maire de Toamasina (premer port de l'Est malgache) et leader de l'association politique MTS (Malagasy Tonga Saina - absente notoire du gouvernement élargi de Monja Roindefo) ne se prive pas de critiquer la stratégie de la transition actuelle, notamment sur la conduite des négociations de Maputo et la méthodologie des médiateurs du Groupe International de Contact - accusés de parti-pris en faveurs des "ex-dictateurs" - et n'hésite pas à se présenter déjà comme "le nouveau rassembleur" au-delà des antagonismes des 4 mouvances actuellement sur le devant de la scène politique malgache...
Investissements directs étrangers
Commentant le bilan des 6 mois de gestion de crise du Ministre des Finances de la Transition Benja Razafimahaleo (évincé de la nouvelle équipe de Monja Roindefo, malgré ses résultats); le Representant Résident du FMI à Madagascar note que " les recettes ont permis de couvrir les dépenses de fonctionnement, l'inflation est sous contrôle (bonne récolte, surévaluation de l'Ariary), la politique monétaire a été prudente et les réserves en devises satisfaisantes, mais cette situation ne saurait durer à cause de la crise actuelle ".
Prévoyant sans doute l'échec de Maputo-2, la Haute Autorité de la Transition a récemment commandité les avis d'économistes malgaches pour conforter la position "isolationniste" de la transition actuelle, qu'on peut résumer comme suit: "Puisque les finances intérieures permettent de faire tourner (à vrai dire au ralenti) la machine administrative, pourquoi redouter un blocus international ?" et " Dans le contexte de crise internationale, les bailleurs de fonds auraient plus à perdre à "fermer le robinet de l'aide" que le peuple malgache habitué à se serrer la ceinture, avec ou sans financements extérieurs!". Dans ce contexte, Madagascar ne sera probablement pas invitée au prochain sommet d'Istanbul du FMI, d'après une déclaration de son DG Dominique Strauss-Kahn.
En matière de politique économique, les autorités de transition malgaches restent dans le flou sur les Investissements Directs Etrangers (IDE): on se rappelle à ce propos le projet de location de 1,3 million d'hectares à Daewoo Logistics, reproché à Marc Ravalomanana et thème mobilisateur au début du mouvement de masse en janvier 2009. Installé au pouvoir, le gouvernement de transition a mis de l'eau dans son vin en confirmant la législation foncière autorisant la location de terres aux opérateurs étrangers.
En attendant l'entrée en lice de Total (investisseur à hauteur de 5 milliards de US$ dans les grès bitumineux de Bemolanga dans l'Ouest malgache), deux autres méga-projets miniers sont à déjà pied d'oeuvre, à savoir Sheritt (à la tête d'un consortium d'investissement de 4 milliards de US$ pour l'exploitation de nickel et de cobalt dans l'Est malgache, "un des meilleurs projets au monde" d'après Ian Delaney de Sheritt -à lire sur
mardi 1 septembre 2009
Madagascar a signé les APE
vendredi 28 août 2009
A Maputo, les premières négociations sont "rudes" pour la présidence malgache
Les leaders malgaches, tombés d'accord il y a deux semaines sur un cadre de transition, se sont attaqués mardi à Maputo au mode de partage du pouvoir, qui s'annonce difficile, pour sortir Madagascar de la crise politique.
"Nous n'avons pas discuté de la distribution des postes entre les différentes parties mais de la méthode de travail pour aborder cette question", a déclaré à la presse le chef de l'équipe de médiation internationale, Joaquim Chissano, lors de la pause déjeuner.
L'ex-président mozambicain s'est dit "content" des progrès réalisés lors de cette première réunion de deux heures à laquelle participaient l'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, son rival Marc Ravalomanana, ancien président malgache évincé en mars, et deux anciens chefs d'Etat.
Plusieurs fonctions des institutions de transition, notamment celles de Premier ministre et de président, sont disputées par les mouvances politiques qui cherchent à se partager les postes du gouvernement, du Congrès de transition (chambre basse du Parlement) et des autres organes.
"Ce premier briefing était un peu rude mais positif. Rien qui ne soit irréversible", a déclaré l'ancien président malgache Didier Ratsiraka.
"Il n'est pas encore question de désigner une personne", a renchéri l'ex-chef d'Etat Albert Zafy. Andry Rajoelina et son rival Marc Ravalomanana n'ont pas souhaité s'exprimer.
Pression et surenchère
Les pourparlers devaient reprendre en fin d'après-midi. Les quatre hommes, représentant les principales mouvances politiques de la Grande Ile, s'étaient rencontrés pour la première fois à Maputo où ils avaient signé le 9 août un accord mettant en place une période de transition politique. Ils étaient tombés d'accord sur l'instauration d'un nouveau gouvernement de transition et sur l'organisation d'élections d'ici fin 2010 pour sortir Madagascar de la crise politique dans laquelle l'Ile s'enfonce depuis janvier.
Andry Rajoelina, à la tête d'une délégation renforcée avec le Premier ministre Monja Roindefo, s'est déjà posé comme le futur patron de la période de transition.
"On ne peut pas imaginer que ce soit quelqu'un d'autre", a prévenu mi-août l'ex-opposant porté au pouvoir par l'armée, qui a forcé Marc Ravalomanana à l'exil.
Chaque camp tente de faire pression et joue la surenchère, selon une source proche des médiateurs, rappelant que l'accord prévoit une période de trente jours après sa signature pour mettre en place les institutions.
"Comme toutes négociations, ça ne se présente pas facilement", reconnaît le médiateur de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), Edem Kodjo. Mais ce dernier estime, tout comme l'ex-président Albert Zafy, que "le plus difficile est déjà fait".
"Maputo va permettre [...] des progrès"
La question du retour de Marc Ravalomanana, un des principaux obstacles à la transition, avait été réglée lors du premier sommet. Le président évincé, qui vit en Afrique du Sud, avait accepté de ne retourner à Madagascar que lorsque la situation serait "favorable". Sa condamnation à quatre ans de prison pour l'achat controversé d'un avion présidentiel a été levée et plusieurs de ses partisans ont été libérés dont Manandafy Rakotonirina, assigné à résidence pendant quatre mois et relâché mardi.
"C'est un point très positif dans les dispositions de Maputo", s'est réjoui mardi dans la capitale mozambicaine ce candidat au poste de Premier ministre.
Des avancées qui font dire au médiateur des Nations unies, Tiébélé Dramé, que "Maputo va permettre de faire des progrès".
La France a demandé aux leaders des quatre principales mouvances d'agir "dans le même esprit constructif que celui ayant présidé à la première session, début août", selon un porte-parole du Quai d'Orsay.
jeudi 6 août 2009
Sommet de Maputo : Réunion à huis clos entre les anciens présidents et le chef de l’Etat
jeudi 11 juin 2009
Ravalomanana envisage une intervention militaire pour "restaurer l'état de droit"
Le président malgache évincé Marc Ravalomanana a estimé mercredi que "toutes les options, y compris une intervention militaire", doivent être envisagées pour "restaurer l'état de droit" à Madagascar.
"Davantage doit être fait pour restaurer l'état de droit et la démocratie, et cela inclut d'étudier toutes les options, y compris une intervention militaire", a déclaré M. Ravalomanana, dans un communiqué publié à Pretoria, la capitale administrative sud-africaine.
Le président évincé, qui vit actuellement en exil en Afrique du Sud, n'a pas précisé qui pourrait participer à cette intervention armée.
"De nombreux prisonniers politiques sont encore détenu"
"Je suis très inquiet des informations selon lesquelles les violations des droits de l'Homme à Madagascar se poursuivent. De nombreux prisonniers politiques sont encore détenus (. . . ). Je ne laisserai pas un régime illégal brutaliser le peuple malgache", a-t-il ajouté.
Lundi, le Marché commun d'Afrique du Sud et de l'Est (Comesa), qui rassemble 20 pays, avait évoqué la possibilité d'une "intervention militaire" pour rétablir la démocratie à Madagascar. Le Comesa ne dispose cependant pas de moyens militaires pour gérer des crises.
La France contre une intervention militaire
La France, ancienne puissance coloniale de Madagascar, a elle, estimé qu'une intervention militaire n'était pas une "bonne idée".
Lâché par l'armée, le président Marc Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors le principal opposant et qui se trouve aujourd'hui à la tête d'une haute autorité de transition.
mercredi 10 juin 2009
La crise politique à Madagascar évoquée lors du Sommet du COMESA
Le Djibouti, le Kenya, l’Ouganda, le Swaziland, le Soudan, la Zambie, les Seychelles et Madagascar ont été représentés par leurs Chefs d’État. Le Burundi et Malawi ont été représentés par leurs vice-Présidents. L’Éthiopie, la Libye, l’Érythrée, le Rwanda, Maurice, l’Égypte, la République Démocratique du Congo et la Tanzanie ont envoyé des Ministres. Étaient également présents, le Vice-président de la Commission de l’Union Africaine, le Secrétaire Exécutif de la SADC et le Président de la Banque Africaine de Développement.
Le thème du Sommet est « Consolidons l’intégration régionale à travers la valeur ajoutée, le commerce et la sécurité alimentaire ». L’ « Union douanière » du COMESA est aussi lancée officiellement à l’occasion du Sommet.
Le nouveau bureau du COMESA a été présenté au cours de la cérémonie d’ouverture du sommet le dimanche 07 juin, avec à la Présidence le Zimbabwe succédant au Kenya et à la Vice-présidence le Swaziland.
Au cours de l’après-midi, les Chefs d’État et de Gouvernement ont écouté les rapports des Conseils des Ministres sur les Affaires Administratives et Financières, ainsi que sur la Paix et la Sécurité dans la région.
C’est à cette occasion que la parole a été donnée au président Marc Ravalomanana pour présenter la situation sur la crise politique à Madagascar.
Des commentaires, des échanges d’informations et des propositions de résolutions à adopter ont suivi la présentation du président Marc Ravalomanana. Le cas de Madagascar a été traité pendant environ soixante-quinze minutes.
Les points forts lors de la séance de prise de parole ont été les suivants :
- condamnation ferme du changement anti-constitutionnel à Madagascar
- laisser la SADC conduire les actions devant rétablir l’ordre constitutionnel et soutenir cette organisation régionale
- ne plus se contenter de communiqués et de résolutions, mais prendre des mesures effectives
- parler d’une même voix et agir dans la même voie quand une position est prise officiellement lors d’un sommet
mardi 9 juin 2009
Marc Ravalomanana fait sa communication sur YouTube
Marc Ravalomanana trouve une nouvelle stratégie de communication : le président déchu de Madagascar a enregistré une vidéo diffusée sur le site Internet YouTube. En trois langues, il appelle les Malgaches et la communauté internationale à "mettre fin" au "régime putschiste" d'Andry Rajoelina.
Le président évincé de Madagascar, Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, a choisi le site internet YouTube pour appeler ses compatriotes et la communauté internationale à "mettre fin au régime putschiste" dans son pays.
"Je demande à la communauté internationale de redoubler d'efforts et de continuer à travailler avec le peuple malgache pour mettre fin à ce régime putschiste", déclare M. Ravalomanana, filmé en plan rapproché à côté d'un drapeau malgache.
Le discours du chef de l'Etat évincé a été mis en ligne par la "présidence de Madagascar" sur le site de partage de vidéos YouTube.
C'est la première fois que M. Ravalomanana enregistre une vidéo pour ce site très populaire dans le monde entier. Son discours, filmé dans un hôtel de Johannesburg et enregistré en trois langues (français, anglais et malgache), dure environ cinq minutes.
"On mettra rapidement fin à cette tyrannie"
"Avec l'aide de la communauté internationale, on mettra rapidement fin à cette tyrannie", affirme le président évincé, vêtu d'un costume sombre et d'une cravate rouge.
"Les investisseurs internationaux doivent éviter de collaborer avec le régime illégal. Nous devons tout faire pour accélérer la chute de ce régime putschiste qui s'accroche au pouvoir par la force", ajoute-t-il.
"J'ai l'intention de rentrer à Madagascar en tant que président afin de rétablir l'ordre constitutionnel", assure-t-il.
A la tête de Madagascar depuis 2002, M. Ravalomanana a été évincé du pouvoir en mars, sous la pression populaire. Il a remis ses pouvoirs à un directoire militaire qui les immédiatement transférés au chef de l'opposition, Andry Rajoelina.
Depuis son départ de Madagascar fin mars, ses partisans organisent des manifestations quasi quotidiennes dans la capitale Antananarivo.
Lundi, M. Ravalomanana s'est dit prêt, une fois rétabli dans ses fonctions, à organiser une élection présidentielle anticipée ou un référendum pour savoir s'il devrait terminer ou non son mandat, qui expire normalement en 2011.
Les nouvelles autorités malgaches ont fixé la date de la prochaine présidentielle en 2010.
lundi 8 juin 2009
Ravalomanana présent à titre personnel au sommet du COMESA au Zimbabwe
Madagascar n'est pas officiellement représenté à ce sommet après que la plupart des pays africains ont refusé de reconnaître la légitimité du président de transition Andry Rajoelina, qui a renversé le président démocratiquement élu Marc Ravalomanana, en mars dernier.
Marc Ravalomanana, le président déchu de la Grande Ile, participe toutefois à ce sommet en sa qualité personnelle et il doit attirer l'attention des dirigeants des pays de la région sur la crise politique qui secoue l'île de l'Océan Indien depuis plusieurs mois.
Toutefois, le temps fort de ce sommet sera le lancement demain lundi de l'union douanière du COMESA, en vertu de laquelle les Etats membres imposeront les mêmes tarifs douaniers sur les marchandises en provenance de l'extérieur de la région.
Il est proposé que les matières premières et les biens d'équipement destinés à l'exportation dans la zone seront exemptés de droits de douane tandis que les produits intermédiaires seront imposés à 10 pour cent et les produits finis à 25 pour cent.
Les dirigeants des 18 États membres du COMESA ou leurs représentants examineront aussi un large éventail de problèmes auxquels fait face le plus grand bloc commercial de l'Afrique qui abrite plus de 400 millions de personnes et se compose de 19 pays.
Les chefs d'Etat et de gouvernement devraient aussi discuter de la menace à la paix et à la stabilité régionales, posée par des pirates au large de la côte est-africaine.
Le résident zimbabwéen, Robert Mugabe, devrait assumer à partir de ce dimanche la présidence de l'organisation en remplacement de son homologue kenyan Mwai Kibaki.
Le sommet a pour thème «Consolidation de l'intégration économique régionale par le biais d'ajout de valeur, du commerce et de la sécurité alimentaire ». A cette occasion, le Président Ougandais Yoweri Museveni a appelé dimanche les communautés économiques régionales africaines (CER) à promouvoir la valorisation des produits, décrivant le continent comme le véritable « donneur » du fait qu’il livre ses matières premières aux pays occidentaux à des prix ‘’ridiculement’’ bas.
Museveni a donné l'exemple de l'Ouganda qui, selon lui, recevait un dollar américain par kilogramme de grains de café exporté vers le Royaume-Uni, contre 20 dollars par kilogramme de café pour le pays bénéficiaire.
« Les pays africains sont les vrais bailleurs de fonds parce que nous donnons nos matières premières à l'Occident qui utilise nos ressources pour ensuite transformer nos produits que nous allons nous-mêmes acheter à un prix plus élevé », s’est désolé Museveni.
La plupart des produits en provenance des pays du COMESA ont pendant longtemps éprouvé des difficultés à pénétrer le marché international en raison de leur exportation dans leur forme brute.
Museveni a exhorté les pays africains à accroître les échanges intra régionaux afin d'éviter les pertes à travers les exportations de produits non finis.
Source
samedi 23 mai 2009
Madagascar signe un protocole d'accord avec des investisseurs saoudiens
Madagascar a signé ce jeudi un protocole d'accord avec un groupe d'investisseurs saoudiens qui pourraient injecter jusqu'à deux milliards de dollars dans le pays, a constaté l'AFP.
Monja Roindefo, premier ministre malgache de la Haute Autorité de transition (HAT) et Sheikh Nasser bin Abdulaziz al-Mushaigheh, présenté comme président de l'Union des investisseurs saoudiens, ont signé un document instituant "une coopération et dans certains cas un partenariat pour le commerce et le développement économique de Madagascar".
Les secteurs visés sont l'agroalimentaire, l'énergie (pétrole et gaz), l'électricité, le tourisme, les infrastructures, le transport, l'éducation et la formation.
"Nous ne parlons pas encore de montant, mais ce sera gros", a déclaré à l'AFP Sheikh Nasser.
"Il y a une intention initiale d'investir deux milliards de dollars à Madagascar", a avancé à l'AFP M. Roindefo.
L'Union des investisseurs saoudiens s'est présentée comme une organisation privée qui cherche à investir en Afrique.
"Madagascar est proche des pays arabes, et ils ont besoin de beaucoup de choses ici", a expliqué le responsable, qui assure ne pas s'inquiéter de l'instabilité du pays, qui vit une crise politique depuis janvier.
Selon l'entourage de la délégation arabe, des cargaisons de farine, de sucre, de ciment et d'huile de 25.000 tonnes chacune devraient arriver dans l'île d'ici quelques semaines.
"C'est pour montrer notre bonne volonté, le Sheikh était vraiment ravi depuis qu'il est arrivé", a assuré à l'AFP Amady Salimo, l'un des conseiller de la délégation saoudienne.
Les Saoudiens assurent pouvoir vendre 40% moins cher que les tarifs locaux actuels. "Ce n'est pas un coup de baguette magique, c'est par rapport aux études que l'on a fait", a expliqué M. Salimo.
"Madagascar n'entend pas donner de faveurs spéciales (en terme de détaxation), (...) ils disent qu'ils ont une meilleure offre par rapport aux produits", a confirmé M. Roindefo.
"Si les projets s'insèrent dans un développement durable respectant toutes les normes, il n'y a pas d'ambition mal placée. Il y a une ambition mal placée si on veut simplement acheter Madagascar et qu'on laisse pour compte les Malgaches", a-t-il répondu face aux incertitudes entourant ces investissements.
Des accords concrets, sous forme de prêts à l'Etat malgache ou d'investissements directs, doivent être signé dans les quatre prochains par les deux parties.
Plusieurs organisations internationales ont suspendu Madagascar, où le président de la République Marc Ravalomanana a été évincé du pouvoir au profit du régime de transition dirigé par Andry Rajoelina.
samedi 4 avril 2009
L'Afrique australe au chevet de Madagascar et du Zimbabwe
Les partisans de Ravalomanana ne veulent pas de la Haute autorité de la transition
COI: Madagascar, crise financière, APE - Le Comité des OPL à pied d’œuvre
dimanche 29 mars 2009
Ravalomanana promet de revenir bientôt
Le président déchu de Madagascar Marc Ravalomanana a une nouvelle fois promis vendredi soir à ses partisans de les revoir "bientôt", dans un message daté de vendredi soir et relayé par son service de presse hier.
"N'ayez crainte, je reviendrai bientôt. Nous serons réunis pour travailler pour la réussite", assure M. Ravalomanana.
"Poursuivez et renforcez le mouvement que nous menons (jusqu') à ce que le monde entier l'entende parce que les Malagasy (Malgaches) feront tout jusqu'à ce que la légalité soit rétablie", appelle l'ex-président dans son deuxième message public depuis sa démission forcée le 17 mars.
Il a depuis quitté le pays pour le Swaziland [Afrique australe].
Ses partisans ont manifesté quotidiennement depuis lundi à Antananarivo pour dénoncer l'arrivée au pouvoir de l'ex-opposant Andry Rajoelina et réclamer le retour à la légalité.