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dimanche 13 septembre 2009

Zimbabwe: l'UE veut rétablir les bases d'une "pleine coopération"

KLEINMOND — L'Union européenne espère trouver un "terrain d'entente" avec le gouvernement d'union au Zimbabwe pour parvenir à rétablir les bases d'une "pleine coopération", a déclaré vendredi le Commissaire européen au Développement Karel de Gucht.

"Il ne s'agit pas de blâmer qui que ce soit", a affirmé M. de Gucht devant la presse à l'issue d'un sommet UE-Afrique du Sud à Kleinmond, près du Cap (sud-ouest), en réponse aux médias officiels zimbabwéens qui exigent des "excuses" pour les sanctions européennes.

"Il s'agit d'essayer de trouver un terrain d'entente afin de progresser dans l'application de l'accord politique (de partage du pouvoir, ndlr) et de faire en sorte de rétablir une pleine coopération", a ajouté le Commissaire, qui devait partir dans la soirée pour Harare avec une délégation européenne.

Le gouvernement d'union nationale a été créé en février au Zimbabwe, sous la pression internationale, entre les partis du président Robert Mugabe et de l'ex-opposant Morgan Tsvangirai, aujourd'hui Premier ministre.

Mais les partisans de l'ex-opposition continuent de subir l'oppression policière et les deux camps s'affrontent toujours sur certains postes essentiels, notamment celui de gouverneur de la Banque centrale.

L'UE refuse de lever les sanctions prises en 2002, dont un gel de l'aide au développement et des restrictions ciblant M. Mugabe et ses proches, tant que le respect des droits de l'Homme n'aura pas été rétabli et l'accord de partage du pouvoir pleinement appliqué.

samedi 12 septembre 2009

Sommet Afrique du Sud-UE : une prise de contact à l'ombre du Zimbabwe

De Isabel PARENTHOEN (AFP)

JOHANNESBURG — L'appel de l'Afrique australe à lever les sanctions contre le Zimbabwe devrait faire de l'ombre au sommet Afrique du Sud-Union européenne vendredi, première prise de contact entre le nouveau gouvernement sud-africain et le plus gros partenaire économique du pays.

"Le président (sud-africain Jacob Zuma) soulèvera la question des sanctions" occidentales ciblant le chef de l'Etat zimbabwéen Robert Mugabe et ses proches, a déclaré à l'AFP le porte-parole présidentiel Vincent Magwenya.

"Il aura à l'esprit de convaincre les pays membres de l'UE de revoir leur position", a-t-il poursuivi.

Mais l'Union européenne, qui impose ces sanctions aux côtés des Etats-Unis notamment, n'est pas prête à bouger tant que la situation n'aura pas évolué au Zimbabwe.

"Nous ne pouvons ignorer les violations des droits de l'Homme. Nous ne l'avons pas fait en Afrique du Sud (pendant l'apartheid, ndlr) et ne le ferons pas au Zimbabwe", a souligné l'ambassadeur de l'UE à Pretoria, Lodewijk Briët.

Pretoria joue un rôle clé au Zimbabwe depuis qu'une crise politique sans précédent a éclaté en mars 2008 après la défaite électorale du président Mugabe, au pouvoir depuis 1980. Après des mois de paralysie politique, elle a débouché en février sur la formation d'un gouvernement d'union.

Reprenant le flambeau de son prédécesseur Thabo Mbeki, médiateur de l'Afrique australe, M. Zuma s'est rendu il y a deux semaines à Harare pour demander aux ennemis d'hier de surmonter les dissensions qui entravent ce gouvernement.

Il a également exhorté les bailleurs de fonds à fournir l'aide dont Harare a désespérément besoin pour reconstruire une économie en ruines, que les Occidentaux rechignent à apporter tant que le précaire arrangement politique reste instable.

L'ancienne opposition continue de subir le harassement de la police et aucun accord n'a été trouvé sur certains postes clés, dont celui de gouverneur de la Banque centrale.

Mardi, le président Mugabe a reçu l'appui du bloc régional, qui a appelé "la communauté internationale à lever toutes les formes de sanctions imposées" au Zimbabwe. M. Mugabe impute aux sanctions occidentales la responsabilité des déboires économiques du pays.

Le sommet de Keinmont, près du Cap (sud-ouest), permettra aux dirigeants européens de sonder une équipe gouvernementale sud-africaine entièrement renouvelée, issue d'élections générales en avril qui ont mis fin à une âpre lutte pour le pouvoir au sein du parti dominant.

La présidence suédoise de l'UE veut notamment s'assurer du maintien des engagements de Pretoria pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant une conférence internationale cruciale à Copenhague en décembre.

La première économie d'Afrique, dont les émissions per capita équivalent à celles de l'Allemagne, est handicapée par une récession qui rogne le budget de l'Etat et une crise énergétique qui la contraint à puiser dans ses immenses réserves de charbon aux dépens des énergies propres.

Les discussions devraient également porter sur les inquiétudes de l'Afrique du Sud vis-à-vis des accords de libre échange avec l'UE dits de "partenariat économique" (APE), qui prévoient une ouverture progressive des marchés aux produits européens.

Pretoria craint que ces APE, déjà signés en Afrique australe par quatre pays, n'entravent les efforts d'intégration régionale.

L'UE n'a pas l'intention de "gêner l'agenda régional de l'Afrique du Sud", a affirmé M. Briët. Le "partenariat stratégique" entre Bruxelles et Pretoria est "un partenariat entre égaux", a-t-il martelé.

Copyright © 2009 AFP

mardi 9 juin 2009

Le Zimbabwe lance un programme de promotion des exportations

HARARE, 21 avril (Xinhua) -- L'organe commercial zimbabwéen, Zimtrade, met au point un programme de promotion des exportations en prévision de la Foire commerciale internationale du Zimbabwe qui s'ouvrira la semaine prochaine, a rapporté mardi le journal The Herald.

La 50e édition de la Foire commerciale se déroulera cette année du 28 avril au 2 mai avec le thème : Une plateforme dorée pour un décollage dynamique.

Le programme s'applique à la fois aux nouveaux et anciens exportateurs, ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises commerciales dans le but de conférer des compétences commerciales aux sociétés locales.

Le directeur exécutif de Zimtrade, Herbert Chakanyuka, a déclaré qu'il s'intéresse à donner des connaissances de promotion des exportations aux nouveaux et anciens exportateurs pour le développement d'un commerce régional.

"Ce programme a pour objectif d'aider les exportateurs à créer des liens dans le marché local et régional en les encourageant à participer aux événements locaux comme la Foire commerciale internationale du Zimbabwe", a-t-il précisé.

Le programme comprend sept modules qui couvrent : la promotion des exportations, la planification, le financement, la documentation, la négociation, les accords de promotion et les recherches.

M. Chakanyuka a également demandé aux exportateurs de se préparer à une compétition rude des importations vu que le Marché commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA) lancera son union douanière vers la fin de l'année.

vendredi 5 juin 2009

Zimbabwean Vice President Joice Mujuru opens Foreign Ministers' meeting

05 Jun 2009

Vice President Joice Mujuru has stressed the need for the Comesa region to have an effective early warning system and to enhance the capacity to detect brewing conflicts in the region.

Vice President Joice Mujuru has stressed the need for the Comesa region to have an effective early warning system and to enhance the capacity to detect brewing conflicts in the region.

Speaking during the opening of the 9th Meeting of Comesa Ministers of Foreign Affairs in the resort town of Victoria Falls this Friday morning, Vice President Mujuru said timely interventions can be triggered before problems escalate into fully blown violent conflicts.

VP Mujuru told the ministers from the 19 Comesa states that there is also need to play an active mediation role in the event that conflicts break out in the region and hence the need to for diplomats to enable governments to make meaningful counsel to heads of state and government and advance mediation efforts in collaboration with the African Union and the United Nations.

The Vice President congratulated the Comesa regional body for the progress it has made since the launch of the Comesa Summit on Peace and Security Programme to improve peace and security in the Comesa area.

According to the current situation the security situation has improved significantly in recent years.

Cde Mujuru saluted Comesa states for their support and solidarity during the period when Zimbabwe was facing unwarranted hostility for taking back the land, saying through facilitation of regional institutions and the AU, Zimbabwe has formed an inclusive government in an effort to address economic challenges facing the country.

She said the inclusive government is a shining example of an African solution to an African problem.

The Ministers’ meeting will also look at the initiative by the region to put in place structures to undertake preventative diplomacy missions that include elders and parliamentarians in conflict prevention initiative.

Heads of State and Government invited for the summit are expected to start arriving in the resort town on Saturday.

jeudi 28 mai 2009

Le Zimbabwe obtient 400 millions USD de facilités de crédit de ses voisins

Harare, Zimbabwe (PANA) - 29 avril 2009

Le Zimbabwe a annoncé mardi avoir obtenu 400 millions de dollars US de lignes de crédit des pays voisins pour l’aider à relancer son économie en panne.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Welshman Ncube, a indiqué que la moitié de ce montant provenait de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et l’autre moitié du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA).

Le nouveau gouvernement de coalition du Zimbabwe avait dévoilé un programme de redressement économique de 8,5 milliards de dollars US pour lequel il sollicitait l’appui des donateurs.

Les Etats voisins, particulièrement les pays de la SADC, avaient promis d’aider Harare à lever des fonds et certains ont déjà donné un peu d’argent.

« Nous espérons commencer à accéder aux fonds dans les prochaines semaines mais je dois souligner que cet argent constitue un fonds de roulement pour les entreprises qui cherchent à s’approvisionner en matières premières afin d’améliorer leur capacité » a expliqué M. Ncube.

Rappelons que l’économie du Zimbabwe a été ruinée par plus d’une décennie de corruption et de mauvaise gestion.

Le chômage touche 90 pour cent de la population active, et l’inflation était estimée à un moment donnée en trillion pour cent.

samedi 23 mai 2009

Hillary Clinton souhaite le départ de Mugabe "dans l'intérêt de tous"

AFP - 21/05/2009

La secrétaire d'Etat américaine a déclaré mardi que le départ du président zimbabwéen Robert Mugabe serait "dans l'intérêt de tous". Hillary Clinton a salué le rôle historique qu'il a joué pour l'indépendance de son pays mais a laissé entendre qu'il était temps pour lui de quitter le pouvoir.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a estimé qu'un départ du président zimbabwéen Robert Mubage serait "dans l'intérêt de tous", dans une interview à la télévision publique sud-africaine publiée mercredi par le département d'Etat.

La chef de la diplomatie américaine, qui s'exprimait mardi, a expliqué que les Etats-Unis ne reprendraient pas leur aide économique au gouvernement zimbabwéen tant qu'ils ne seraient pas sûrs qu'elle aille directement aux personnes concernées.

"Nous sommes encouragés par le nouveau gouvernement d'union qui a été constitué", a-t-elle précisé. "Nous ne sommes pas prêts à modifier notre politique mais nous la réexaminons".

"Voudriez-vous que le président Mugabe s'en aille d'abord?", lui a alors demandé le journaliste de la télévision sud-africaine.

"Je pense que ce serait dans l'intérêt de tous", a répondu Mme Clinton, qui s'exprimait ainsi pour la première fois sur le sort du président zimbabwéen, dont l'ex-président américain George W. Bush avait réclamé le départ.

"L'Afrique du Sud a un grand rôle à jouer"

La secrétaire d'Etat américaine a appelé l'Afrique du Sud à faire davantage pression sur le régime zimbabwéen. "Je pense que c'est au peuple et au gouvernement du Zimbabwe d'en décider, mais aussi, pour être tout-à-fait franche, à ses voisins. L'Afrique du Sud a un grand rôle à jouer là-dedans".

Elle a reconnu que M. Mugabe avait joué un rôle positif pour le Zimbabwe dans le passé, laissant entendre que le chef de l'Etat, arrivé au pouvoir en 1980 à l'indépendance de l'ex-Rhodésie du Sud britannique, avait fait son temps.

"Personne ne remet en question son engagement de la première heure envers la liberté et la fin du colonialisme et de l'oppression. C'est une grande contribution historique", a-t-elle déclaré.

Robert Mugabe porte "préjudice à son peuple"

"Mais pour je ne sais quelles raisons, ces dernières années, sa présidence a porté préjudice à son peuple", a-t-elle poursuivi. "Ce n'est donc pas à nous de décider mais nous espérons que le gouvernement zimbabwéen, quels que soient ses dirigeants, se consacrera à la reconstruction de ce pays qui a un potentiel extraordinaire".

En février, un nouveau gouvernement d'union a été formé par le président Robert Mugabe et son ancien rival Morgan Tsvangirai, pour tenter de trouver une aide financière d'urgence pour redresser l'économie de ce pays en proie à une crise humanitaire sans précédent due à des mois de violences politiques après la défaite historique du régime aux élections générales.

samedi 4 avril 2009

L'Afrique australe au chevet de Madagascar et du Zimbabwe

AFP - 30/03/2009

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) se réunit ce lundi pour discuter de la crise politique à Madagascar et du marasme économique dans lequel est englué le Zimbabwe. La SADC pourrait décider de sanctions contre la Grande Ile: elle ne reconnaît pas son président de transition, Andry Rajoelina, arrivé au pouvoir après une démission forcée du chef de l'Etat Marc Ravalomanana.

Les dirigeants d'Afrique australe devaient discuter lundi, lors d'un sommet extraordinaire au Swaziland, d'éventuelles sanctions contre les autorités de transition malgaches et son président Andry Rajoelina, que le bloc régional refuse de reconnaître. 

Les leaders de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) réfléchiront aux moyens de "ramener la démocratie, l'Etat de Droit et la constitutionnalité" à Madagascar, a indiqué le gouvernement sud-africain, qui préside actuellement le bloc régional.

"Tous les pays-membres ont confirmé leur participation, sauf Madagascar", a précisé le ministère des Affaires étrangères swazi, sans préciser à quels responsables malgaches l'invitation avait été adressée.

La SADC refuse de reconnaître toute légitimité au président de transition, Andry Rajoelina. L'ancien opposant a été porté au pouvoir par l'armée après la démission forcée de l'ex-président Marc Ravalomanana, réfugié cette semaine au Swaziland.

Vers des "sanctions adaptées" ?

L'organe de sécurité de la SADC a même évoqué le 19 février la possibilité de "sanctions adaptées (…) pour rétablir l'ordre" à Madagascar, où la crise a fait une centaine de morts depuis janvier.

Les chefs d'Etat et de gouvernement devraient donc sanctionner les nouvelles autorités malgaches, selon l'analyste sud-africain Siphamandla Zondi, de l'Institut pour le dialogue global.

"A part ça, il n'y a pas grand chose qu'ils puissent faire pour marquer leur objection au coup d'Etat", a-t-il estimé.

Cette fermeté contrasterait avec le ton habituel de la SADC, qui a très rarement pris des mesures concrètes contre l'un de ses 15 pays-membres, même en cas de violations des droits de l'Homme, comme au Zimbabwe.

Dans ce pays, les élections générales - organisées il y a tout juste un an - avaient été suivies de nombreuses violences politiques, attribuées par l'ONU aux partisans du président Robert Mugabe.

Sauver le Zimbabwe de la crise économique

Mais depuis le scrutin, tous les sommets du bloc régional sur le Zimbabwe ont visé à favoriser le dialogue entre les parties plutôt qu'à condamner le régime en place.

Cette approche a poussé le président Mugabe et son rival historique, Morgan Tsvangirai, à former à la mi-février un gouvernement d'union nationale qui s'est depuis tourné vers ses voisins pour obtenir une aide économique indispensable au redressement du pays, englué dans une hyperinflation inouïe, un chômage de masse et des pénuries chroniques.

Fin février, les ministres des Finances de la SADC réunis au Cap avaient promis d'aider Harare à rassembler deux milliards de dollars (1,5 milliard d'euros), sans toutefois promettre d'aide directe. Lundi, les leaders du bloc régional "débattront de ce plan de reconstruction économique et des moyens d'avancer", selon le gouvernement sud-africain.

"La région a beaucoup investi en terme de ressources, d'image et d'intégrité" dans les négociations zimbabwéennes et ne pourra pas se passer d'une aide économique, estime pour sa part Siphamandla Zondi. "Elle va certainement offrir une assistance ciblée sur certains secteurs prioritaires, comme l'agriculture et certains services sociaux de base."

"Même si la région souhaite aider le Zimbabwe, il n'est pas évident qu'elle trouvera l'argent", souligne toutefois l'analyste indépendant Laurence Caromba, en notant que "les pays les plus riches, comme l'Afrique du Sud, sont aujourd'hui en déficit budgétaire à cause de la crise économique mondiale."

mercredi 18 mars 2009

Google propose de nouvelle cartes pour le Sénégal, le Zimbabwe, l'Ile Maurice et les Seychelles

Nous somme très heureux d'annoncer que nous proposons maintenant 4 nouveaux pays d'Afrique sur Google Maps : l'Ile Maurice, les Seychelles, le Sénégal et le Zimbabwe.

La cartographie inclue une quantité importante de contenu généré par nos utilisateurs - C'est en quelque sorte Google Maps par des Africains, pour les Africains ! Ces cartes ont été créées à l'aide de Map Maker qui est désormais ouvert à 45 pays d'Afrique (et plus de 160 pays à travers le monde). Avec Map Maker, n'importe quel utilisateur peut créer ou modifier les données visibles sur une carte en tracant et nommant des routes, ou ajouter des points d'intérêt tels que des écoles, bâtiments, sociétés, parcs nationaux, sentiers et parcours de safaris. Si vous connaissez bien les particularités d'un ou plusieurs pays d'Afrique, il est temps de participer. Nous avons désormais Map Maker en Français, Arabe et 25 autres langues.

Un rapide regard sur l'Afrique dans Map Maker vous fera découvrir qu'il existe déjà de nombreux contenus pour divers pays. Si vous êtes impatient d'avoir ces données visibles dans Google Maps, toutes les cartes Map Maker sont accessibles via l'API Google Maps. 

Avoir les bonnes cartes accompagnées des bonnes informations peut inciter à investir, faire fonctionner le commerce local, ou créer des projets. Nous sommes impatients de voir comment la communauté va utiliser ces cartes et avec quelle rapidité les premiers sites utilisant Google Maps API vont apparaître.

dimanche 8 février 2009

Only transparent, legitimate Zimbabwean investments will be respected – MDC

Zimbabwe has the second-largest platinum resource in the world, and a host of other metals and minerals, which makes South Africa’s troubled neighbour an attractive mining destination.

Some, like the world’s second-largest platinum company, Impala Platinum, of Johannesburg, and junior Aquarius Platinum, which is listed in Johannesburg and Australia, grasped the Zimbabwe nettle years ago and had been reaping rich rewards until recently, when the platinum price collapsed.

Others, like platinum and chrome explorer Kameni, are very recent entrants, and then there are still others, like South Africa’s black-owned African Rainbow Minerals, that make no bones about being attracted by Zimbabwe’s prospectivity, have still not made any investment announcements and are presumably awaiting a globally acceptable political settlement, which several politicians, analysts and corporations believe may be only a stone’s throw away.

Zimbabwe’s Movement for Democratic Change (MDC) led by Morgan Tsvangirai, which is the frontrunning political entity that holds a key to a possible acceptable political outcome, has been vocal about mining companies investing in Zimbabwe.

The Johannesburg-based MDC treasurer-general, Roy Bennett, suggests that any new Zimbabwe government would need to scrutinise the mining investments that have been made to ensure that they are all able to withstand the full glare of the most rigorous of modern-day corporate-governance scrutiny.

Bennett says, in an exclusive interview with Mining Weekly, that there will be a “day of reckoning”.

He says that, should the MDC come into power, a committee will be formed to review all mining investments in Zimbabwe.

“Anything that has been done transparently, accountably and according to the legitimate laws of Zimbabwe will be respected,” Bennett says, but there will be a low tolerance level for anything untoward.

Many in the mining industry, who have studied the risk-and-reward ratios, believe that there is a growing weighting towards reward.

Kameni CEO Stephen Gorven late last year told Mining Weekly that the company sensed a “near-term” political settlement in Zimbabwe.

In a more recent interview, Gorven reiterated his contention even more stridently.

“I think Zimbabweans increasingly realise that there has to be some kind of settlement. It’s hard to see how they can go backwards from here,” Gorven expounded further to Mining Weekly.

As there is a risk of losing dormant Zimbabwean assets on the basis of the ‘use or lose’ principle, Anglo American CEO Cynthia Carroll revealed that her iconic company had given the go-ahead for infrastructural development to start at Anglo Platinum’s Unki prospect, which happens to be not that far from where Kameni is undertaking exploration drilling in the hope of creating a dual chrome- and platinum-mining operation.

However, Anglo American, with its corporate office in London, has not escaped criti- cism, in the light of the overwhelming low regard that the world has for President Robert Mugabe and Zanu-PF.

Anglo American had been mining in Zimbabwe for more than 50 years, and started drilling in the area in the 1970s. Carroll made the point that Anglo Platinum was, at that stage, not producing any platinum in Zimbabwe, nor was it paying taxes to the government, but was developing the prospect into a future mine.

African Rainbow Minerals chairperson Patrice Motsepe did not hide his attraction to Zimbabwe as an exciting mining destination when questioned at a recent results presen- tation, describing Zimbabwe as “a very, very important country”, but his company has still to make any firm announcements of Zimbabwean intentions.

His CEO, André Wilkens, said last year that the company was considering “a number of platinum opportunities”.

But it is Impala Platinum that has been the most communicative about its Zimbabwean mining activities, over the longest period of time.

Impala Platinum CEO David Brown is invariably open to media questioning at results presentations and has engaged in transparent transactions and ‘indigenisation’, the Zimbabwe equivalent of South Africa’s black economic-empowerment policy.

Brown has expressed parti- cular concern about the obli- gation that Impala Platinum has in Zimbabwe to continue to provide the employment that its activities at its 87%-owned Zimplats and Mimosa offer to the suffering people of Zimbabwe.

Brown is on record as praising the diligence and can-do approach of the employees of Zimplats and Mimosa, a view often also expressed by Aquarius Platinum CEO Stuart Murray.

Aquarius is also a shareholding in the Mimosa mine and there have been occasions where quarterly results have shown the high productivity levels that the Zimbabwe workforce is able to achieve.

Carroll says that Anglo American is still developing the infrastructure, roads and water supply at Unki, and, if the poli- tical environment improves, expects to break ground and start producing platinum in 2010.

“It’s a very big orebody. We have to keep investing to hold onto it. We have responded to some of the media by saying that we are absolutely not propping up the Mugabe regime. There are no taxes being paid into that government today and we are bringing capital equipment in from outside the country. That’s the state of affairs and we continue to watch it very closely,” Carroll was quoted as saying last year, when questioned by jour- nalists on the company’s acti- vities in Zimbabwe.

But the troubled global econo- my and financial meltdown are resulting in pain.

In December last year, Impala’s Zimplats discontinued its opencast mining owing to low metal prices. The company also ran up a $16-million loss in the September quarter, despite its platinum price averaging a relatively high $1 551/oz.

Transactional Concerns

There have been instances in which companies have signed over a portion of their mineral resour- ces to the government in return for indigenisation or empower- ment credits, and Bennett questions some of these, especially in instances where there are allegations that the mineral resources have allegedly been passed on to Zanu-PF functionaries who have, in turn, allegedly sold these resources to companies whose corporate-governance records have been challenged by some.

Bennett’s reading between the lines is that certain of these transactions need to be thoroughly scrutinised, particularly those that may have involved businesspeople whose reputations were already known to be dubious.

Shining Light

Cadiz Corporate Solutions mining analyst Peter Major believes that, risk aside, Zimbabwe’s platinum prospects are “fabulous”.

“The price to obtain mineral rights in Zimbabwe is so low now that everyone is jumping to get in. Virtually every mine there has closed down, accept platinum, and, currently, these mines are not operating at the capacity they could be. Fifty per cent of the Chinese are saying that there is a better future in Zimbabwean mining than in South Africa.

“If you invest in Zimbabwe now, in five or seven years, there will be good money to be made,” Major adds.

He disagrees that Zimbabwe is hardest hit when it comes to corruption. “Zimbabwe’s corruption isn’t worse than ours in South Africa,” and he rallies behind those who are investing in the country, commenting that “companies should hold on to their mines – everyone knows it cannot get worse”.

“It’s similar to the apartheid era in the late 1980s – investors knew that the African National Congress would come into power and that apartheid would not last, and they took the ‘pain’ and hung onto their assets, and the upside was so much better. However, the worry is how strong the companies investing in Zimbabwe’s permits are, and whether they will survive a regime change.”

Major does concede, however, that investing in Zimbabwe does involve “walking a fine line”, noting that companies should consider how much they are, in the process, assisting ‘Bob’.

Letting Go

Because of the difficulty in remaining apolitical in Zimbabwe, Bennett advises companies to play it safe and withdraw now.

He says they should not fear the ‘use or lose’ aspect, as he believes that withdrawing concerns are unlikely to lose their assets, “because Zanu-PF does not have the technology or the money to continue operating those assets”.

Bennett urges companies to “remain on the moral high-ground”.

Major says, however, that companies must try to be trans- parent in their dealings in Zimbabwe.

He comments that the current Zimbabwe government cannot just throw established players out of the country if they refuse to do what it says – “it’s too risky” – and newcomers have nothing to lose as the Zimbabwe government will not have much “collateral” on them.

Shipping Out

But some are leaving. Aim-listed Central African Gold (CAG) ceased all its operations in Zimbabwe in December, saying that the closure was “due to the adverse political and economic climate”.

CAG says that it will continue to maintain its Zimbabwean assets “pending resolution to such turbulence”.

CAG operates the Dalny mine, the Rix tailings treatment operation, the Golden Quarry underground mine, the Camperdown quarry and the Old Nic underground mine in Zimbabwe.

Other gold producers have also shut down owing to the Reserve Bank of Zimbabwe’s (RBZ’s) failure to pay millions it owes the industry. While the RBZ holds the sole gold dealing licence in the country, it does not have the same hold on platinum-miners.

The RBZ is said to owe gold-miners US$30-million for gold deliveries.

The African Institute of South Africa’s chief research specialist, Dr Norman Mlambo, says, however, companies that leave Zimbabwe create room for companies that are willing to risk investing there. “It’s better to go into Zimbabwe now while there is still a crisis, because it’s possible to negotiate cheaply.”

Mlambo adds that most compa- nies entering the country in a moderate way are hoping that they will be able to go into full opera- tion when things turn around.

“When Zimbabwe stabilises politically, there will most likely be a flood of investors and not all of them will be accommodated. To go in now is basically about avoiding the scramble,” he says.


“Zimbabwe is not as volatile as other regions where there is actual war, such as Angola and Nigeria, where people are actually being killed while mining,” he says.

But Bennett laments that the world just stands by and watches, while the people of Zimbabwe continue to suffer.

SOURCE

lundi 2 février 2009

Les évêques d’Afrique australe réclament la démission de Robert Mugabe

ROME, Dimanche 1er février 2009 (ZENIT.org)

Les évêques catholiques d'Afrique Australe ont de nouveau pris la parole pour condamner les responsables de la grave situation de crise dans laquelle se trouve le Zimbabwe.

Une situation qui ne cesse d'empirer et qui a jusqu'ici poussé trois millions de personnes (presqu'un quart de la population) à aller chercher refuge au-delà des frontières du pays, alors que plus de la moitié des Zimbabwéens souffrent de pénurie alimentaire.

Ces faits sont rapportés à ZENIT par Anna Bonno, professeur d'histoire et des Institutions africaines à l'université de Turin et directrice du Département Développement humain du CESPAS, le Centre européen d'études sur la population, l'environnement et le développement, dans un compte-rendu de la situation actuelle au Zimbabwe.

Cette crise, économique et humanitaire, doublée d'une crise politique depuis la défaite du régime aux élections de mars et la réélection contestée de Robert Mugabe à la présidence en juin, menace de dégénérer ultérieurement, sous l'œil indifférent des responsables politiques qui, depuis 9 mois, se disputent le pouvoir.

L'inquiétude monte d'autant plus, explique Anna Bonno, que le Zimbabwe fait face à une épidémie de choléra qui, selon un dernier communiqué de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a déjà fait plus de 3000 morts et « reste hors contrôle ».

Après avoir passé en revue les raisons politiques qui sont à l'origine de la crise actuelle, et déplorant toutes les violences que celles-ci avaient occasionnées, Anna Bonno souligne que les évêques d'Afrique australe, par la voix de l'archevêque de Johannesburg, Mgr Buti Tlhagale, « ont formellement déclaré que la permanence au pouvoir du président Mugabe est ‘un acte illégitime' qui est en train de ‘provoquer un génocide' ».

« Les évêques, unanimes, commente Anna Bonno en citant les paroles de Mgr Tlhagale, demandent à Robert Mugabe de quitter le pouvoir immédiatement, et aux gouvernements de couper les ponts avec le président zimbabwéen ».

« S'ils ne le font pas, ces derniers seront complices d'une situation qui est en train de conduire le pays à la famine, à la maladie, à l'effritement de la société et à la mort des citoyens », a mis en garde l'évêque sud-africain, conclut Anna Bonno.

Isabelle Cousturié

dimanche 1 février 2009

Face à l'inflation, le Zimbabwe renonce à sa devise

Selon le journal "The Herald", le 29 janvier 2009, le gouvernement a présenté un budget libellé en dollars américains, officialisant ainsi l'utilisation de monnaies parallèles au Zimbabwe. Du jamais-vu depuis l'indépendance", écrit le journal officiel de Harare. Le pouvoir a dévoilé un budget de 1,9 milliard de dollars, soit 66,5 milliards de milliards de dollars zimbabwéens. Confronté à une inflation galopante, il cède à son tour devant la dollarisation de l'économie. Le rand sud-africain, l'euro ou la livre sterling ont également cours dans le pays.

jeudi 29 janvier 2009

Zimbabwe: 7 millions d'affamés, 94% de chômeurs et 3.000 morts du choléra

HARARE, 29 jan 2009 (AFP) La crise humanitaire ne cesse d'empirer au Zimbabwe, où sept millions de personnes - plus de la moitié de la population - dépendent d'une aide alimentaire pour survivre alors que le taux de chômage a atteint un nouveau pic à 94%, ont indiqué jeudi des agences des Nations unies.

"Au total, environ sept millions de personnes auront besoin d'une assistance" pour tenir jusqu'à la prochaine récolte en avril, a déclaré le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) en Afrique australe, Richard Lee.

Ce chiffre représente plus de la moitié de la population zimbabwéenne, estimée à 12 millions d'habitants lors du dernier recensement en 2002 mais qui pourrait être inférieure en raison de l'exode massif des Zimbabwéens.

Le PAM avait prévu en juin que cinq millions de personnes auraient besoin d'une aide en début 2009, mais a été dépassé par l'ampleur de l'effondrement économique du pays, a expliqué M. Lee.

Il prévoit désormais de distribuer une aide alimentaire à 5,1 millions de personnes, tandis que d'autres organisations porteront assistance à 1,8 million d'habitants jusqu'en avril.

Mais, faute de ressources suffisantes, le PAM sera forcé de réduire les rations pour pouvoir venir en aide à tous les Zimbabwéens affamés. Les portions de céréales passeront ainsi à 5 kilogrammes par personne et par mois, contre 12 kg l'an dernier et 10 kg actuellement.

Les bénéficiaires de ces programmes d'aide reçoivent également des haricots et de l'huile de cuisine.

Cette situation s'explique en partie par une réforme agraire menée dans la précipitation et la violence en 2000, qui a poussé plus de 4.000 fermiers blancs au départ.

Leurs terres ont été redistribuées à des proches du régime ou à de petits paysans sans matériel ni qualification qui n'ont pas pu maintenir la production dans cet ancien grenier à céréales de la région.

Cette disette n'est qu'une facette de la crise économique et humanitaire qui affecte le Zimbabwe, où l'ensemble du secteur productif est au point mort, si bien que le chômage a atteint le niveau record de 94%, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Seulement 480.000 personnes disposaient fin 2008 d'un emploi formel contre 3,6 millions en 2003, et le produit intérieur brut (PIB) du pays a chuté de 45% au cours des cinq dernières années, selon un rapport de l'Ocha publié jeudi à Harare.

Plus de la moitié de la population dépend désormais de l'aide de la diaspora, relève le rapport en estimant à environ trois millions le nombre de Zimbabwéens ayant fui le pays.

Les infrastructures de santé et d'assainissement sont également en ruines et une épidémie de choléra, qui a fait près de 3.100 morts et 57.000 malades depuis août, continue de se propager, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il s'agit de l'épidémie la plus importante dans le monde depuis 1994 et le bilan des victimes représente déjà l'équivalent de trois quarts des morts du choléra enregistrés en 2007 (4.031) dans le monde entier, selon l'OMS.

Autre fléau: l'hyperinflation, qui se chiffre en milliards pour cent, selon les analystes et a fait perdre toute valeur à la monnaie locale.

Depuis quelques mois, les commerçants n'acceptent plus que les devises étrangères et l'Etat pourrait également adopter jeudi après-midi un budget établi en dollars américains.

Cette crise se greffe sur une paralysie des institutions politiques du pays depuis la défaite du président Robert Mugabe aux élections générales de mars 2008.

samedi 13 décembre 2008

Washington accentue ses pressions pour le départ de Mugabe

(AFP) 

Les Etats-Unis accentuent leurs pressions pour chasser Robert Mugabe du pouvoir au Zimbabwe: ils appellent l'ONU à se substituer à l'Etat "défaillant" pour lutter contre le choléra et tentent de convaincre l'Afrique du Sud de fermer sa frontière avec son voisin.

"La situation est vraiment grave. Un seul homme entouré de sa bande tient le pays en otage et le Zimbabwe est en train de tomber rapidement au niveau d'un Etat défaillant", a déclaré jeudi l'ambassadeur des Etats-Unis à Harare, James McGee.
"Il est temps que Mugabe s'en aille. Il n'est plus utile au Zimbabwe", a-t-il noté, réitérant les appels à la démission du président zimbabwéen, âgé de 84 ans dont 28 au pouvoir, lancés ces derniers jours par la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le président George W. Bush.

La directrice de l'Agence américaine d'aide au développement internationale (USAID), Henrietta Fore, a pour sa part annoncé une aide supplémentaire de 6,2 millions de dollars pour faire face à l'épidémie de choléra qui a déjà fait 783 morts depuis août.
Elle a précisé que les Etats-Unis soutiendraient une mission d'urgence que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est en train de mettre sur pied pour le Zimbabwe.

"Les Etats-Unis vont soutenir les efforts de coordination internationale en finançant le centre de commande de l'OMS et le poste de coordinateur sanitaire de la structure de coordination des Nations Unies", a indiqué Mme Fore. "Nous remplaçons des services gouvernementaux".

Mme Rice doit participer la semaine prochaine à New York à une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Zimbabwe, a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

"Nous avons exprimé notre position très clairement", a-t-il ajouté. "Nous pensons que tous les pays qui ont ce que nous appelons une influence sous-utilisée, doivent l'utiliser".

Washington accuse le régime de M. Mugabe d'avoir créé cette crise humanitaire de toutes pièces en refusant de partager le pouvoir avec l'opposition après sa défaite aux élections de mars dernier et compte sur la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour qu'elle convainque le président zimbabwéen de quitter le pouvoir sans effusion de sang.

Publiquement, les responsables américains s'abstiennent de critiquer l'Afrique du Sud, pays le plus influent de la région, qui s'est refusée jusqu'à présent à appeler M. Mugabe à démissionner.

"Nous attendons de l'Afrique du Sud qu'elle joue un rôle actif dans tout ce qui se passe dans le sud de l'Afrique. Nous continuons à travailler discrètement et en coulisses avec l'Afrique du Sud pour que cela se produise", a ainsi déclaré M. McGee.

Mais sous le couvert de l'anonymat, un haut responsable du département d'Etat a appelé les pays voisins du Zimbabwe, et notamment l'Afrique du Sud, à fermer leurs frontières avec le Zimbabwe.

"Cela pourrait être quelque chose d'aussi simple que de fermer la frontière", a déclaré ce haut responsable, soulignant que le Zimbabwe est un pays enclavé, dont l'économie dépend totalement des échanges avec ses voisins.

"L'économie formelle et l'économie parallèle en souffriraient", a-t-il ajouté. "Il suffirait d'une semaine pour que l'économie du pays soit à genoux".

Depuis huit ans, cet ancien grenier à céréales de la région s'enfonce dans un marasme sans précédent qui se caractérise aujourd'hui par une hyperinflation délirante, 80% de chômage, des ruptures chroniques d'approvisionnement en devises et en produits alimentaires.

Cette crise se double d'une paralysie politique depuis la réélection contestée fin juin de M. Mugabe. Le régime et l'opposition n'arrivent toujours pas à s'entendre sur un partage du pouvoir, malgré un accord conclu en septembre.

lundi 3 novembre 2008

L'accord de libre echange Sadc est signé, mais où est l'application?

HARARE, 16 sep (IPS) - Une commerçante transfrontalière, Florence Tjani, est sceptique par rapport à l'accord de libre-échange (FTA) récemment signé par les Etats d'Afrique australe.

''Le problème est que nos dirigeants signent juste ces accords et cela s'arrête-là. Les seuls pays qui semblent être en train de mettre en œuvre des accords de libre-échange sont la Zambie et le Mozambique. Ils permettent au moins aux gens de faire le commerce librement.

''Au Zimbabwe et en Afrique du Sud, vous avez besoin de beaucoup de documents simplement pour faire le commerce. Pourquoi ne pouvons-nous pas être comme la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) qui permet aux citoyens de faire le commerce sans aucun tracas?'', a demandé Tjani, qui est originaire du Ghana, en Afrique de l'ouest. Elle est propriétaire d'une boutique de vêtements et de soins personnels à Harare, la capitale du Zimbabwe.

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a signé le FTA le mois dernier. Bien que cet accord ait pris un long moment, les signataires ont semblé ne pas avoir encore mis en place les mécanismes nécessaires pour faire du FTA une réalité.

Plusieurs commerçants informels, dont la plupart sont des femmes, ne sont pas informés de ce développement. Tjani a lu l'information de la signature du FTA dans le journal, mais elle attend de connaître les bénéfices d'un tel accord, a-t-elle déclaré à IPS.

''Ce FTA est un accord de nom seulement parce que nous continuons de faire face aux mêmes problèmes lorsque nous voyageons à travers les frontières de la région pour nous approvisionner en produits pour revendre chez nous. Les dirigeants de la SADC devraient s'assurer qu'ils feront quelque chose pour que le FTA marche parce que, tel que les choses se présentent actuellement, rien n'a changé''.

Elle a dit que les gouvernements ne devraient pas juste signer des accords pour le plaisir de signer, mais devraient le faire avec la volonté de mettre en œuvre ces accords.

Le lancement du FTA pourrait donner des maux de tête à l'Association zimbabwéenne des hommes et femmes d'affaires. Une base industrielle limitée a laissé plusieurs supermarchés locaux vides. Il y a une pénurie importante de devises et une interdiction générale sur l'exportation de biens particuliers. Le taux d'inflation, qui ne cesse d'augmenter, a fait de la planification un cauchemar.

La Confédération des industries du Zimbabwe (CZI), un organe représentant le monde des affaires, a publié récemment un sondage sur les industries zimbabwéennes, montrant que le rendement des usines du pays a baissé de 27 pour cent en 2007. La capacité moyenne utilisée pour ce secteur était de 18,9 pour cent comparée à 33,8 pour cent en 2006.

Le sondage a également indiqué que le nombre de sociétés, qui opèrent au-dessous de la capacité de 50 pour cent, a accru de 49 pour cent en 2006 à 75 pour cent en 2007.

Des exportateurs zimbabwéens n'auraient pas aimé que la signature du FTA intervienne à ce moment particulier, étant donné leur bataille pour survivre. Une tentative pour répondre à la signature du FTA et tracer le chemin à suivre pour les industries moribondes du Zimbabwe, est arrivée sous forme d'une conférence des exportateurs tenue il y a deux semaines à Harare.

Cette conférence, organisée par l'organe gouvernemental 'Zimbabwe Trade' (ZimTrade), était censée discuter des moyens par lesquels le secteur d'exportation du pays pourrait être relancé en vue de devenir compétitif et répondre au FTA.

Tenue sous le thème ''Faire baisser les barrières -- se préparer pour le succès de l'exportation'', la conférence a rassemblé la Banque centrale du Zimbabwe, des ministères de l'Industrie, du Commerce international et de l'Agriculture, la 'Eastern and Southern African Trade and Development Bank' (Banque commerciale et de développement d'Afrique orientale et australe), le Marché commun pour l'Afrique orientale et australe (COMESA) et la SADC.

Bien qu'il y ait eu de consensus à la conférence que les entreprises locales devraient rassembler leurs forces pour la concurrence étrangère, le président directeur général de ZimTrade, Herbert Chakanyuka, a cherché à minimiser les craintes, affirmant que le pays ne devait se soucier de rien.

''Nous sommes en train d'agir conformément aux arrangements du libre-échange avec certains pays dans la région. La clé pour mettre le pays dans une meilleure position est de maximiser la production'', a indiqué Chakanyuka.

Le directeur de la Banque centrale du Zimbabwe, Gideon Gono, a déclaré aux délégués : ''Tout environnement politique d'un pays prépare la scène pour des opportunités d'affaires qui, en retour, trouvent l'expression dans les décisions des investisseurs. Il est impératif que toutes les formations politiques du pays jouent leur partition dans l'instauration d'une tendance favorable au commerce et à l'investissement''.

Il a lancé un défi au secteur de l'exportation du Zimbabwe de travailler très dur, soulignant qu'un secteur d'exportation dynamique était nécessaire à la relance économique du pays.

Zimbabwe – A Failed State

Rajiv ROY - Mauritius Times

Ce qui se passe au Zimbabwe ne peut pas nous laisser indifférents car nous sommes un membre à part entière de l'Union africaine. La démocratie semble être hélas ! un vain mot pour les dirigeants de ce pays. La population n'a pas voix au chapitre depuis de longues années alors que l'opposition est muselée et ses membres soumis à des brimades systématiques. Les gens vivent dans une misère abjecte contrairement à ceux au pouvoir.

D'un pays prospère avec des minerais dans ses sous-sols, le Zimbabwe est devenu aujourd'hui l'ombre de lui-même. Le dynamisme de jadis s'est étiolé alors que l'inflation bat tous les records avec peu ou pas de perspective d'avenir. L'immobilisme des dirigeants a conduit ce pays vers la faillite et il est de plus en plus isolé. C'est pourquoi les élections récentes avaient apporté une lueur d'espoir. La communauté internationale pensait qu'il y aurait un revirement de la situation mais elle a vite déchanté car l'appareil d'Etat a repris les choses en main pour faire perdurer les exactions du régime en place. Quel gâchis ! Dans ces circonstances, les droits de l'homme sont mis à rude épreuve ou bafoués sans hésitation. Le retrait de Morgan Tsvangirai des elections fait suite aux supplices subis par ses partisans et son geste est perçu par les observateurs étrangers comme le seul moyen de mettre fin à la frénésie de tuerie du régime en place. Parmi les actes ignobles qui ont marqué les esprits, il y a l'immolation du gamin de six ans d'un politicien de l'opposition ou le meurtre sauvage de la femme du nouveau maire de l'opposition de la capitale.

Mugabe qui s'accroche au pouvoir tient l'Ouest pour responsable de toutes les misères de son pays. En vérité, il veut occulter le fait que les mesures prises par lui n'ont pas donné les résultats escomptés, à commencer par l'expropriation des agriculteurs, surtout d'origine européenne, de leur terre. Même si une meilleure répartition des terres était souhaitable en raison de la ségrégation raciale qu'a connue le pays, cette politique a très vite tourné court car axée sur un racisme à rebours. Malheureusement certains commettent les mêmes erreurs du passé à l'instar de l'Ouganda de Idi Amin Dada qui avait dépossédé les Indo-pakistanais avec les conséquences que l'on connaît.

Au niveau international, la pression ne cesse de croître. Beaucoup de pays sont montés au créneau pour condamner l'attitude de Mugabe. Ainsi, après les USA, l'Union européenne a désavoué les élections au Zimbabwe. Mais la clé de voûte demeure l'attitude de l'Union africaine. La décision du Président de l'Afrique du sud, qui est actuellement un des 15 membres du Conseil de Sécurité de l'ONU de bloquer toute discussion sur le Zimbabwe, a provoqué l'ire et la déception de beaucoup de ses membres. Même s'il fut obligé, par la suite, de signer une déclaration avec tous les membres déplorant la violence exercée par le gouvernement zimbabwéen. Mais la position de Mbeki continue d'être intenable. Jacob Zuma, le probable prochain président de l'Afrique du sud est exaspéré par cette attitude alors que l'emblématique Nelson Mandela condamne le « tragic failure of leadership in our neighbouring Zimbabwe ». Cet épisode a démontré pour l’énième fois que l'ONU est devenue malheureusement une structure vétuste avec le système de veto. Et son impuissance est de plus en plus apparente lorsque des membres bloquent les décisions. D'où l'urgence de revoir son mode de fonctionnement.

Il est clair que le seul moyen de faire pression sur Mugabe, c'est de refuser de le reconnaître. L'Afrique à travers ses structures politiques peut faire la démonstration qu'elle est en mesure de résoudre ses conflits soit par le biais du groupe influent des 14 pays constituant le SADC qui fonctionne plus par consensus, soit par le truchement de l'Union africaine qui regroupe tous les 53 pays de l'Afrique et qui requiert deux tiers des votes pour sanctionner un de ses membres. Sinon elle donnera l'impression que ses rouages sont inopérants. Ce qui crée des obstacles par moments est sans doute le fait que beaucoup de dirigeants de ce continent ne sont pas élus démocratiquement et ils se gardent donc de faire la leçon aux autres. L'initiative du Parlement panafricain doit être saluée car il a qualifié ces élections comme « ni libres ni équitables ».

Souhaitons que les images filmées en secret par Shepherd Yuda, un officier des services des prisons Zimbabwéen depuis de longues années, pour le compte du journal britannique « The Guardian » fassent activer les choses car elles apportent des preuves de fraude lors des récentes élections. Et étant donné les conditions dans lesquelles ces consultations populaires se sont déroulées, de nouvelles élections, sous contrôle international, s'imposent. Mais pour cela, il faudrait que tout le monde joue le jeu. Sinon on risque de se retrouver à la case départ.

Pour faire avancer le débat démocratique dans le monde, l'Ouest doit aussi faire son examen de conscience. Car le veto systématique des Etats-Unis pour protéger ses alliés à l'ONU, même ceux qui bafouent allègrement les droits les plus élémentaires comme Pinochet au Chili ou l'état hébreu par rapport à la création d'un Etat palestinien souverain et viable, n’est pas favorable à la cause démocratique. Dans ces circonstances, des états du continent africain et ailleurs doivent se dire pourquoi ils doivent se comporter en bons élèves alors que d'autres utilisent leur position de force pour piper les dés. En sus, la décision d'un consortium de l'Ouest d'exploiter des mines au Zimbabwe par ces temps troubles apporte l'eau au moulin des contradicteurs de l'Occident. L'attrait des gains pousse les entreprises à délaisser les principes qui fondent nos civilisations.

Maurice, quant à elle semble jouer aux équilibristes. D'une part, elle ne veut pas froisser ses acolytes au niveau des instances africaines pour ne pas se retrouver en porte à faux. D'autre part, elle ne peut se permettre de se mettre à dos ses partenaires traditionnels en Europe et ailleurs. Il n'en demeure pas moins qu'elle ne peut pas non plus indéfiniment pratiquer l'attentisme car il y va de notre image, de notre crédibilité et des valeurs démocratiques auxquelles nous sommes attachées.

lundi 15 septembre 2008

Business must prepare to reinvest in Zimbabwe, ANC heavyweight asserts

South African and international business should be prepared to reinvest in South Africa’s neighbour Zimbabwe should “peace” return to the troubled country, African National Congress (ANC) treasurer-general Mathews Phosa said on Thursday.

Speaking at a business breakfast organised by the French and Nordic chambers of commerce, Phosa asserted that the “fundamentals are very strong in Zimbabwe – they have just been unlucky”.

He indicated that the country’s misfortune was a direct consequence of the “delinquent” behaviour of its President, Robert Mugabe, who, he said, appeared to believe that he could violate human rights because of his credentials as a freedom fighter.

“We take the view that, being a liberation fighter, does not qualify us to violate human rights. On the contrary, it calls on us to be the first defenders of human rights, because it is in the name of human rights that we fought our struggles,” he added.

Phosa’s statement came as a power-sharing deal – brokered by President Thabo Mbeki between Mugabe and his rival, Movement for Democratic Change (MDC) leader Morgan Tsvangira – appeared increasingly likely.

Mbeki, who was ousted as ANC president in December by political rival Jacob Zuma, whose supporters, including Phosa, were seen as more sympathetic towards the MDC, was in Zimbabwe on Thursday and announced that evening the a deal had been struck and would be signed soon.

“We hope that this discussion will come to an end,” Phosa said, referring to the “positive noises” from the negotiations table.

Phosa, who is one of the so-called ‘top six’ in the party’s post-Polokwane leadership structures, also indicated that the new ANC leadership would be willing to play a far more strident role in tackling the continent’s challenges and economic development.

“We do see ourselves playing an important role in Africa . . . and there is a lot of expectation from African leaders that South Africa should play that role, together with Nigeria, and not be afraid to play that positive role,” Phosa said.

Such an approach would mark a deviation from Mbeki’s ‘softly, softly’ style on the continent, which was arguably epitomised by his heavily-criticised preference for “quiet diplomacy” in dealing with the deepening Zimbabwe crisis.

Phosa was also critical of the New Partnership for Africa’s Development, or Nepad, in whose conceptualisation and development Mbeki had played a leading role.

He derided the programme as “nice and romantic”, but said that its implementation had not been felt at “grass roots”, with many of the so-called Nepad projects lacking strategic national and/or regional gravitas.

“It is a good idea, but it needs to be reconceptualised,” he concluded.

mercredi 13 août 2008

L’Afrique du Sud devient le principal débouché des exportations du Zimbabwe

L’Afrique du Sud a supplanté la Zambie comme destination principale de productions industrielles zimbabwéennes, estimés à 27% des exportations totales du pays en 2007.

Selon une étude du secteur manufacturier, menée par la Confédération des Industries zimbabwéennes, les exportations vers l’Afrique du Sud s’étaient accrues de 19,6% en 2006 à 26,8% l’an dernier.

Viennent ensuite des pays de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) tels que le Botswana, le Malawi et le Mozambique avec respectivement 12,5, 10,7 et 7,1% des exportations du pays.

mardi 12 août 2008

COSATU to protest if Mugabe attends SADC summit

Zimbabwe and Swaziland cannot continue to be islands of dictatorship surrounded by a sea of democracy in our region. We demand freedom and democracy for citizens of both countries. We want democracy for the citizens of our neighbouring countries today and not tomorrow.

For the freedom of workers in those countries we will fight until the last drop of blood in our bodies is dried up. We shall, with the same determination as we fought against the apartheid monster, continue to wage a struggle until all of us in the region can proclaim that we succeeded to free human kind from not only the bondages of oppression and repression but from the clutches of poverty.

As I said to the preparatory meeting for this conference, to us international solidarity is the lifeblood of trade unionism. To us there are no borders when it comes to practicing the universal slogan of the working class - an injury to one is an injury to all.

The need for this conference is underlined by deepening crises in both countries. The human rights abuses in Zimbabwe have scaled new heights. The beatings of ordinary people, the burning down of their property, the killings and torture continue as though the current negotiations means nothing to the illegal Mugabe regime.

Let us again state that we support the ongoing efforts to negotiate a political settlement to the Zimbabwe crises. We accordingly wish President Thabo Mbeki and the other facilitators of these negotiations together with all parties involved good luck and success as they try to find lasting solutions to the Zimbabwe crises. We must however hurry to say we will not give these negotiations unconditional support. To us the following issues are not negotiable.

Any settlement that does not recognise the will of the people as expressed in the 29 March elections will not be acceptable. It will represent an elite accord that can never enjoy legitimacy in the eyes of the ordinary people of Zimbabwe.

The June elections were illegitimate and therefore the outcomes must not be recognised.

The government to be formed should be an interim government whose main task should be mainly limited to preparing for a fresh round of elections that will strictly adhere to the SADC elections protocols.

Violence, intimidation and use of state of institutions in a factional and partisan fashion must come to an end.

Whilst all these negotiations proceed and whilst we wish these talks success, we know that we cannot let up the pressure on the Mugabe government.

There is no contradiction between negotiations to find a peaceful settlement and the mass struggles and pressure. There is no settlement. There are rumours to the fact that the settlement is near. We shall accordingly continue to pile pressure until a settlement is reached that is based on our demands.

In the meantime we do not recognise Mugabe as the President of Zimbabwe. We insist that he should not be invited in the SADC heads of state summit that takes place in South Africa on 15-17 August 2008. We shall accordingly protest his presence here. We call on COSATU members in Gauteng, as well as all progressive civil society formations and other freedom lovers to join us to register our disgust at his presence through a march we are organising for 16 August 2008.

In this summit we shall present the draft programme we developed in the preparations meeting for discussion and adoption. We want a total isolation of Mugabe and his cronies.

This is an edited extract of the opening address by COSATU General Secretary, Zwelinzima Vavi, to the Zimbabwe and Swaziland Solidarity Conference, August 10 2008

lundi 7 juillet 2008

South African peace plan for Zimbabwe given qualified welcome by opposition MDC

Chris McGreal in Harare - The Guardian, Monday July 7, 2008

South Africa's president, Thabo Mbeki, has presented a plan to Zimbabwe's political leaders that would allow Robert Mugabe to remain as a titular head of state but surrender real power to the opposition leader, Morgan Tsvangirai, who would serve as prime minister until a new constitution was negotiated and fresh elections held.

A senior opposition Movement for Democratic Change source, who has read the document, told the Guardian that Mbeki had sent the plan to Mugabe and Tsvangirai and that it was generally welcomed by the MDC.

The opposition believes the proposal appears to represent a recognition by Mbeki - whom Tsvangirai had previously accused of "colluding with Mugabe to play down the deepening political crisis" - that the Zimbabwean president's power is crumbling. But the MDC remains suspicious of Mbeki and is demanding that the African Union be a party to any deal to ensure it is adhered to.

The proposal nonetheless adds to growing international pressure on Mugabe, who has said that while he is prepared to talk to the opposition, it must first recognise that he is the legitimately elected president and will remain so.

Mbeki's spokesman, Mukoni Ratshitanga, said he could neither confirm nor deny that such a document exists.

Nigeria is the latest African government to condemn last month's presidential election, in which Mugabe claimed 90% of the valid votes after a military-led campaign of violence against the opposition.

Leaders of the Group of Eight industrialised countries are expected to consider taking "measures" against Zimbabwe, according to the host of this week's summit, the Japanese prime minister, Yasuo Fukuda. A US official said Washington expected the G8 to "strongly question the legitimacy of [Mugabe's] government".

The British foreign secretary, David Miliband, speaking after meeting Zimbabwean refugees in Johannesburg yesterday, said the crisis in their country was "infecting the whole of southern Africa".

"No one who meets the people here could do anything other than redouble their efforts to secure international consensus that the Mugabe regime is not a legitimate representation of the will of the people of Zimbabwe," he said. He called for international backing for a US proposal at the UN security council for sanctions against Zimbabwe's leaders.

The MDC source said the party leadership found itself in surprising agreement with much of what Mbeki was proposing, describing it as an important shift from what the opposition described as his previous positions aimed at propping up Mugabe.

The source said "all the basic ideas of the MDC are there", including a recognition of the results of the first round of elections in March won by Tsvangirai. That would be met by making the MDC leader an executive prime minister.

"The important thing is that it recognises the outcome of the March 29 election, and that any government will be transitional on the way to new elections," the source said.

He said the opposition recognised it would have to make concessions, and that allowing Mugabe to remain as a titular president was acceptable if it laid the ground for a new constitution and a fresh vote. But there are important areas of difference with Mbeki, particularly an MDC demand for an African Union mediator to work with the South African leader, and for the AU to act as a guarantor of any agreement. There have yet to be formal negotiations on the proposal.

Mbeki flew to Harare on Saturday for a meeting requested by Tsvangirai. But the MDC leader pulled out when, according to the opposition, he was called at short notice by the South Africans to a meeting with Mbeki and Mugabe at the presidential offices in Harare.

Tsvangirai was concerned that going to the state house would be seen as conferring recognition on Mugabe as the legitimately elected president. The MDC also feared that such a meeting would be used by Mbeki to persuade AU and G8 leaders that he was on top of the crisis and there was no need for further international pressure or intervention.

Some of the opposition's fears proved founded when the leader of a breakaway MDC faction, Arthur Mutambara, was invited to the meeting and pictured on the front of the state-controlled press yesterday smiling and shaking hands with Mugabe. Mutambara holds the balance of power in the newly elected parliament. He had previously said his MPs would back Tsvangirai, but there is clearly a concerted effort by the government to get him to side with the ruling Zanu-PF.

jeudi 3 juillet 2008

Hardier Africa investors undeterred by Zimbabwe

Reuters, Jun 30, 2008

Zimbabwe's much-criticized election may put some cautious investors off Africa in general, but those already in the region are unlikely to be deterred.

The handful who piled into Zimbabwe itself ahead of and immediately after the first round of elections in March betting on an eventual end to President Robert Mugabe's rule and economic recovery are still hanging on, saying they are in it for the long haul.

Mugabe himself was in Egypt on Monday to being pressured by an African Union summit into negotiate with opposition leader Morgan Tsvangarai, who withdrew from Friday's ballot because of attacks on his supporters.

Having long remained quiet over economic collapse in what was once a prosperous country, African leaders and states including South Africa are now keen to express distance from Zimbabwe, some -- particularly in the region -- expressing worries trouble there might harm them.

"It has effects, particularly in terms of (foreign direct investment), because people are now classifying the region as unstable," Swaziland central bank governor Martin Dlamini told Reuters at a separate meeting in Switzerland.

"We actually lose out on any sort of possible investment... I want to emphasize that what is happening in Zimbabwe is nothing to do with the rest of southern Africa." he said.

Investors and analysts worry any further meltdown in the country could send even more refugees pouring into neighbors South Africa, Mozambique, Zambia and Botswana, raising already worrying social tensions and potentially draining coffers.

South Africa saw widespread xenophobic violence against migrants including Zimbabweans earlier in the year, and analysts say they could expect more of the same.

But ultimately, they say it will not make enough difference to change investment patterns in countries that have so far shown no signs of being dragged into Zimbabwe's hyperinflation -- officially 164,900 percent in February but with an estimated actual rate of 2 million percent.

In contrast, neighbor Zambia's inflation is 12 percent.

NO CONTAGION

"It simply will not have enough effect," said Veronica Kalema, director of sovereigns for ratings agency Fitch. "It will have some negative effect on the budgets of neighboring countries but not enough. It won't affect investment."

She said there was little chance events in Zimbabwe would affect South African, Namibian, Botswana or Mozambique and ratings. Other African economies further afield such as emerging favorites Nigeria, Kenya and Ghana would be completely unaffected, she said.

Investec Asset Management, which manages some $1 billion across Africa outside South Africa, said it would not be making any portfolio changes on the back of events in Zimbabwe.

"Economic contagion from Zimbabwe has so far been almost nil," said Investec portfolio manager Werner Gey van Pittius.

But he said that while the economic impact of chaos in Zimbabwe on neighbors was low -- and the impact on more distant African countries non-existent -- events there might color some investor perceptions towards the entire continent.

STAYING IN ZIMBABWE

"In reality, Africa is more democratic and more stable than ever before," said van Pittius. "But there is still a lot of Afro-pessimism out there and Zimbabwe does that no favors. People look at it and say Africa has always been a basket case and always will be."

Some analysts say the sight of African leaders criticizing Mugabe more openly -- even if they take no concrete action -- may help reverse that. Kenya's recovery from post-election violence earlier this year is also seen helping.

High global commodity prices, perceived greater political stability, few wars, better communications infrastructure particularly mobile phone networks and economic growth of around 6.5 percent have helped prompt new fund flows into Africa.

Zimbabwe itself has also seen something of an investment boom this year, with an estimated $150-250 million coming into the country from investors keen to buy cheap assets and position themselves for an eventual recovery.

Enthusiasm has since altered but those who have gone in say they are staying put and probably the largest investment fund, London listed LonZim says it still intends to raise another up to $100 million to fund new purchase.

"I've had no nervous phone calls from investors," said LonZim executive chairman David Lenigas. "Quite the contrary. There is a loss of enthusiasm for what LonZim is doing in Zimbabwe. But it is a very long-term exercise."