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jeudi 5 novembre 2009

L'UA appelle les leaders malgaches à prendre leurs responsabilités

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches, les appelant à prendre leurs responsabilités, lors de l'ouverture d'une réunion pour sortir la grande île de la crise politique.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars Marc Ravalomanana et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à cette réunion au siège de l'UA à Addis Abeba qui vise à mettre en oeuvre un partage du pouvoir pendant une période de transition fixée à 15 mois par les accords de Maputo signés le 9 août.

"La situation actuelle à Madagascar est caractérisée par une lassitude quasi-générale ressentie légitimement au niveau de la population", a rappelé M. Ping aux quatre chefs de file.

"La responsabilité des uns et des autres, devant l'Histoire, est pleinement engagée, et aucune considération particulière, aussi légitime fût-elle, ne saurait valoir devant la primauté indiscutable de l'intérêt général", a-t-il estimé.

"Est-ce que Madagascar sortira de la crise?"

En tant que "doyen d'âge des chefs de file des mouvances politiques malgaches", l'ancien président Zafy a prononcé un discours inaugural résumant l'enjeu de cette rencontre.

"Le peuple malgache souffre depuis plus de sept mois, oscillant entre espoir et désespoir", a-t-il dit avant de s'interroger: "Est-ce que Madagascar sortira de la crise? Si c'est oui, alors c'est la fête. Si c'est non, alors c'est un avenir sombre qui s'annonce dont on ne connaît pas la suite".

M. Ping a insisté sur la nécessité pour les chefs de file d'accélérer la mise en oeuvre de ces accords et de la Charte de transition "qui constituent bien l'instrument convenu pour une sortie de crise pacifique, consensuelle et inclusive à Madagascar".

Les accords de Maputo ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Selon des sources proches de la médiation, le principal obstacle à l'application des accords est constitué par la position de M. Ravalomanana qui "cherche à reprendre le processus de négociations et d'attribution des postes depuis le début" et à "préserver ses intérêts économiques" dans l'île.

Ravalomanana freine des quatre fers

M. Ravalomanana conteste l'attribution des postes de président, vice-président et Premier ministre de transition, annoncés le 6 octobre à Antananarivo après une réunion entre les quatre mouvances politiques.

Il a récemment martelé qu'il n'accepterait "jamais la nomination d'un auteur de coup d'Etat (Andry Rajoelina) à la tête de la transition".

Lâché par l'armée, M. Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, l'ex-maire d'Antananarivo, devenu en quelques mois son principal opposant au terme d'un mouvement populaire.

Outre la désignation à la tête de la transition, un Premier ministre de consensus avait été trouvé en la personne d'Eugène Mangalaza, de la mouvance de M. Ratsiraka, en remplacement de Monja Roindefo.

M. Rajoelina a confirmé cette nomination par décret, mais M. Roindefo, le Premier ministre écarté, refuse de quitter la Primature malgré la défection de ses ministres.

Climat : l'Afrique menace de se retirer des négociations

L'Afrique a accepté mardi, après 24 heures de tractations, de reprendre les négociations sur l'avenir du Protocole de Kyoto, mais reste inquiète du manque d'avancées à un mois de la conférence de Copenhague et menace toujours de claquer la porte.

Les délégués africains aux négociations de Barcelone, les dernières avant le rendez-vous de décembre (7-18), avaient suspendu lundi soir leur participation aux discussions, tant que les pays industrialisés n'annonceraient pas des engagements chiffrés de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, "d'au moins 40%" en 2020 par rapport à 1990.

L'Afrique a accepté de revenir à la table de négociation, tout en prévenant "qu'un échec demain à considérer les résultats souhaités nous conduirait à suspendre les discussions" à nouveau, a souligné Ousman Jarju, délégué de la Gambie, au nom du Groupe Afrique.

"Le niveau d'ambition des pays développés est inacceptable (. . . ) Nous devons envisager des objectifs et des chiffres ambitieux qui, du point de vue africain, devraient représenter une réduction de 40% au moins", a-t-il également insisté.

L'Afrique très vulnérable

Le continent, responsable de 4% à peine des émissions mondiales de gaz à effet de serre, compte parmi les régions du monde les plus vulnérables au changement climatique qui se traduira pour lui par une extension de la désertification, des sécheresses et de graves pénuries d'eau et de récoltes.

Après l'intervention mardi de la présidence suédoise de l'Union européenne et du pilote des négociations sur le Protocole de Kyoto, John Ashe, un compromis a pu être trouvé sur la suite des discussions qui s'achèvent vendredi à Barcelone.

Ainsi, "60% au moins du temps de négociations restant sera consacré aux discussions sur les chiffres" d'engagements des pays industrialisés au titre de Kyoto, a assuré M. Ashe à la reprise de la conférence plénière.

A un mois de la conférence de Copenhague et de la conclusion d'un nouvel accord climatique, Barcelone offrait cinq derniers jours de négociation, dont deux viennent déjà de s'écouler.

"On tourne en rond"

Les négociations se déroulent parallèlement sur deux rails: l'un pour les pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto et sont appelés à renouveler leurs engagements au-delà de 2012. L'autre est ouvert aux 192 pays signataires de la Convention et intègre notamment les Etats-Unis, seul pays industrialisé à ne pas appliquer Kyoto.

"Nous n'avons jamais voulu bloquer les négociations", confiait à l'AFP Ibila Djibril, délégué du Bénin. "Mais on tourne en rond: il reste trois jours de négociations d'ici Copenhague et on ne connait toujours pas les intentions des pays industrialisés. Seule l'UE tient un langage cohérent".

L'Europe vise une réduction de ses émissions polluantes de 20% en 2020, voire 30% dans le cadre d'un accord international contraignant. Elle est la seule à avoir publiquement annoncé ses intentions dans le cadre d'un accord multilatéral.

Pour de nombreux observateurs à Barcelone, "l'Afrique a voulu montrer ses muscles à l'approche de Copenhague".

"C'était un coup de poing sur la table pour que les pays industrialisés mettent leurs engagements sur la table. C'est venu de l'Afrique mais ça aurait pu venir d'ailleurs: il fallait un peu de dramatisation", estime l'un d'eux.

samedi 17 octobre 2009

Afrique-Inde : Bill Gates offre 120 millions de dollars pour le développement agricole

15/10/2009 | AFP

Bill Gates doit annoncer ce jeudi un don de 120 millions de dollars à destination de l'Afrique et de l'Inde. Les fonds seront affectés à des projets de développement de la sécurité alimentaire.

Le fondateur de Microsoft et philanthrope américain Bill Gates doit annoncer jeudi un don de 120 millions de dollars destiné au développement de la sécurité alimentaire en Afrique et en Inde, selon une organisation de développement bénéficiaire.

Bill Gates doit faire l'annonce de cette initiative en personne jeudi lors d'un Symposium pour le Prix Mondial de l'Alimentation à Des Moines (Iowa, centre).

Plusieurs projets de développement agricole, atteignant un montant de 120 millions de dollars financés par la fondation Bill Gates, visent à s'attaquer au problème de la sécurité alimentaire à long terme, selon l'organisation de développement Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), l'une des organisations bénéficiaires.

15 millions pour l'AGRA

L'AGRA a annoncé recevoir une bourse de 15 millions de dollars pour soutenir des politiques agricoles dans cinq pays africains: l'Ethiopie, le Ghana, le Mali, le Mozambique et la Tanzanie.

Selon les Nations unies, un milliard d'habitants souffrent de la faim dans le monde. La Fondation de Bill Gates, l'homme le plus riche du monde, a un budget de 3,8 milliards de dollars pour la seule année 2009.

"A la différence des fermiers du reste du monde, les fermiers africains, dont la majorité sont des femmes, ne reçoivent littéralement aucun soutien de leurs gouvernements", a rappelé Kofi Annan, président du Conseil de l'AGRA et ancien secrétaire général des Nations Unies.

Projets très diversifiés

Les autres projets financés par la Fondation Gates, selon les informations du directeur adjoint du développement de la fondation, Roy Steiner, concernent le Kenya, le Malawi, la Zambie, l'Ouganda et l'Inde.

Ils concernent des secteurs aussi divers que la recherche dans les cultures maraîchères (19 millions de dollars), la promotion de la patate douce, la diversification des céréales, le développement d'un réseau radio pour fermiers ou l'encouragement de liens entre marchés et écoles. En Inde, la Fondation Gates financera un projet de gestion des eaux à l'intention de la population féminine.

jeudi 15 octobre 2009

Exploitation : Comment les entreprises françaises pillent l’Afrique

Mercredi 14 octobre 2009 | Le Messager

La colonisation de l’Afrique avait notamment pour objectif l’exploitation des matières premières du continent qui, transformées en métropole (NB. Africamaat a l’habitude d’éviter ce mot « métropole » et lui préfère « France hexagonale »), permettaient la satisfaction des besoins de celle-ci et l’enrichissement de ses entreprises, tout en procurant à ces dernières d’importants débouchés. Si nombre de leaders indépendantistes ont remis en cause ce « pacte colonial », l’Etat français a tout fait pour torpiller ces revendications et progressivement créer les conditions institutionnelles du maintien de la tutelle économique sur les Etats nouvellement indépendants et ainsi préserver les sources d’approvisionnement des entreprises françaises. « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvrirons » e Gaulle, le 5 septembre 1961. Hier comme aujourd’hui, il y a une association étroite entre la haute administration française et l’oligarchie financière : l’homme politique et l’homme d’affaires.

La perpétuation du « pacte colonial » repose depuis 1960 sur : la mise à la tête des pays africains de dirigeants fidèles à la France et qui partagent avec elle la rente liée à l’aide au développement et au pillage des ressources naturelles, des accords de coopération économique, financière et monétaire qui lient la France avec ses anciennes colonies (en plus d’accords politiques, militaires et de défense), des accords sur les matières premières stratégiques (pétrole, uranium, phasphate…) assurant un accès exclusif aux entreprises françaises, des prix des matières premières fixés par la France, en dessous des cours mondiaux, une aide dite « liée » : la France finançant des projets d’aménagement à condition que leur mise en œuvre échoit aux entreprises françaises, le Franc Cfa qui permet de contrôler les politiques monétaires des pays de la zone franc, des interventions plus ou moins directes lorsque les intérêts français sont menacés : assassinat d’Olympio au Togo en 1963 qui voulait sortir de la zone Franc. Coup d’Etat contre Amani Diori au Niger en 1974 qui voulait revaloriser le prix de l’uranium. Financement de la guerre au Congo-Brazzaville en 1997 et renversement de Lissouba qui voulait renégocier le prix du pétrole, des économies africaines spécialisées dans l’exportation de matières premières avec absence de transformation sur place, la captation des marchés africains grâce aux Plans d’ajustement structurels du Fmi qui poussent à la libération des économies, la signature d’Accords de partenariat économique (Ape) avec l’Ue qui favorisent l’ouverture des frontières aux produits européens bénéficiant parfois de subventions de l’Ue (concurrence déloyale).

La spirale de la dette qui est gérée par le « Club de Paris » (NB. Il est clair pour Africamaat que c’est l’Europe et en particulier la France qui est débitrice. La «dette » n’est pas africaine mais européenne, et surtout française : esclavage, razzias négrières, colonialisme, néo-colonialisme, françafrique, mafiafrique)
« Economiquement, la France n’a pas besoin de l’Afrique » ?

Contrairement à la déclaration de Nicolas Sarkozy, l’Afrique représente une part non négligeable dans le commerce extérieur français. Les chiffres, Afrique = 5,5% des exportations et 4,5% des importations françaises, ne permettent pas d’avoir une vision globale pour mesurer l’importance de l’Afrique pour les entreprises françaises. Le volume des échanges ne rend pas, par exemple, compte de leur rentabilité. Ainsi en 2000, les entreprises françaises ont réalisé presque autant de bénéfices sur les exportations à destination de l’Afrique (40 milliards de francs) que sur les exportations vers les Usa (50 milliards de francs) pour un volume d’exportation quatre fois inférieur (150 milliards de francs contre 600). La rentabilité serait de 5% seulement dans l’eau potable, autrefois très profitable, mais de 13 à 15% dans l’électricité et de 20 à 25% dans les télécommunications.
L’équipe de Sarkozy à l’assaut des marchés africains.

La vente, chapeautée par Nicolas Sarkozy, d’un réacteur nucléaire au dictateur libyen Mouammar Kadhafi, l’inauguration d’une nouvelle plate-forme pétrolière Total au Congo par Alain Joyandet, ou encore la visite de Nicolas Sarkozy en Angola (mai 2008) ont rythmé la « diplomatie business ». Premier producteur de pétrole brut africain, cinquième producteur mondial de diamants, l’Angola avec plus de 24% de croissance en 2007, représente sans aucun doute pour Nicolas Sarkozy, un partenaire de choix pour la France. Autour du président en visite officielle, une délégation « diplomatique » composée d’une kyrielle de grands patrons venus signer des contrats pour une prédation à la française, très diversifiée : Total pour le pétrole, Thalès pour les télécommunications, Castel et ses brasseries. Egalement du voyage : la Société générale, Air France et bien sûr le groupe Bolloré.

Les poids lourds du Cac 40 ou les plus grandes fortunes de France sont présents en Afrique : B. Arnault (Lvmh), Bouygues, Bolloré, Pinault (Cfao), Seillière (Bureau Véritas), J. Saadé (Cma-Cgm), R. Zaleski (Eramet), Lafarge, Total, Technip, Vinci, Véolia, Bnp Paribas, Natexis, Crédit agricole, Alcatel, Gaz de France, Michelin, Alstom, Air-France-Klm, … liste non exhaustive à laquelle il faudrait rajouter les marchands d’armes par exemple.

dimanche 11 octobre 2009

«L’Afrique peut jouer un rôle déterminant dans toute l’industrie de demain»

08-10-2009 | Les Afriques

L’Afrique détient au moins dix matières premières hautement stratégiques pour le développement des industries de demain. Des matières premières dont ses gouvernants ignorent l’essentiel, mais dont ses concurrents savent tout.

Notre bureau exploite une banque de données d’intelligence économique dotée d’un logiciel qui se connecte en back-office à des bases de données thématiques. Cette banque de données contient des informations structurées sur les 53 Etats d’Afrique. Elle inventorie douze familles de gisements, soit 10 000 types de matières premières et de produits dérivés.

Quand la carte africaine des gisements des matières premières hautement stratégiques est superposée avec la carte politique de ce continent, apparaît une parfaite concordance entre la localisation des conflits les plus meurtriers et ces gisements.

Ces produits sont géolocalisés, avec la précision du GPS, dans 10 millions de gisements offshore et onshore répartis sur 1000 provinces, 2000 départements, 6000 communes et plus de 40 000 villages africains. Sur ces 10 millions de gisements de matières premières, 100 000 sont titrés, ce qui signifie que seulement 1% des gisements prouvés par la télédétection satellitale sont développés à ce jour. 99% des gisements prouvés par la télédétection restent encore à développer. Chiffres auxquels il faut ajouter des millions de gisements offshore et onshore probables et possibles, qui ne sont pas encore explorés, ni prospectés, ni développés sur le continent à ce jour !

Dix matières premières hautement stratégiques

Dans notre banque de données, nous identifions dix matières premières qui joueront un rôle stratégique dans les vingt prochaines années et qui feront de l’Afrique un fournisseur incontournable ! Il s’agit des métaux de terres rares suivants : le niobium, communément appelé columbium, le tantale, le tungstène, le titane, l’uranium, le thorium, le cérium, l’yttrium, le lithium et le lanthane.

Pourquoi ces dix matières premières sont-elles hautement stratégiques ? Parce qu’elles jouent un rôle déterminant dans toute l’industrie de demain : l’armement, l’environnement, la nanotechnologie, l’aéronautique, les technologies de l’information et de la communication, la biologie, la médecine, la chimie judiciaire, la biométrie, la chimie agricole, pharmaceutique et alimentaire…

Juste un petit exemple, l’industrie des voitures électriques ne se développera pas si les gisements de lithium africain ne l’approvisionnent pas. Ceci est aussi valable pour la production de l’électricité dans les centrales nucléaires en Europe, qui dépendent à plus de 60% des gisements africains d’uranium. Pendant ce temps, des millions d’Africains vivent dans l’obscurité sans que cela ne choque personne.

Le concept des « produits stratégiques » fut utilisé pour la première fois par le Pentagone, aux Etats-Unis, suite aux pénuries enregistrées dans la chaîne d’approvisionnement de l’armée américaine durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). Depuis lors, le Pentagone, la NASA et le bureau de l’United State of Geology, qui dépend du Ministère de l’intérieur des USA, gèrent une nomenclature des produits désignés comme « hautement stratégiques » pour la défense des Etats-Unis d’Amérique.

Etant donné que les pays d’Afrique sont dépourvus des laboratoires spécialisés dans différentes branches des sciences de la nature, ces matières premières ne présentent aucun intérêt particulier pour nos gouvernants. Et tout concoure à ce que cette ignorance perdure. Les partenaires occidentaux de l’Afrique participent à la pérennisation du sous-développement des économies africaines, en sous-valorisant la valeur marchande de ces matières premières hautement stratégiques et en supportant une classe politique plus soucieuse de son propre avenir que de celui des siens.

Une stratégie discriminatoire

Ce n’est pas pour rien si les acteurs qui opèrent dans la chaîne des valeurs des matières premières d’Afrique achètent depuis des années des produits hautement valorisables à vil prix, sans que cela ne choque personne. Une simple analyse d’intelligence économique décode facilement la stratégie discriminatoire qui lèse les intérêts africains :

Les Accords de partenariat économique (APE), en négociation entre les pays africains et l’Union européenne, contiennent des germes de conflits d’intérêts qui hypothèquent sérieusement l’avenir économique de l’Afrique, de part l’asymétrie d’informations entre les deux parties. Comment nos gouvernants peuvent-ils négocier des intérêts africains dont ils ignorent l’essentiel, mais que leurs concurrents connaissent, eux, parfaitement ?

Un autre volet des scénarios qui hypothèquent l’avenir économique de ce continent se joue à Washington, au sein des institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et FMI). L’organisation américaine Government Accountability Project (www.whistleblower.org) dénonce un think tank proche des néoconservateurs les plus extrémistes, très introduit dans les institutions de Bretton Woods, qui légitime une stratégie permettant, depuis de nombreuses années, de dévaloriser les matières premières et les produits dérivés de notre continent sur les marchés internationaux, en considérant les 53 Etats d’Afrique comme des Pays pauvres très endettés (PPTE). Notre tracker d’intelligence d’économique à tracé le discours de ce think tank dont l’analyse sémantique rapproche son idéologie des écrits afrikaners de l’extrême droite raciste sud africaine.

Comment est-ce que des Etats qui regorgent de plus de 10 millions de gisements de matières premières hautement stratégiques peuvent-ils être considérés par des fonctionnaires zélés comme des pays pauvres ? Que vient faire une sémantique raciste dans la périphérie immédiate d’organisations comme la Banque Mondiale et le FMI ?

Si l’Afrique veut que ses entreprises profitent sereinement de ses matières premières stratégiques dans les vingt prochaines années, elle va devoir faire face, aussi unie que possible, à cette réalité tenace, servie par des intérêts cyniques et puissants.

Proposer des scénarios plausibles

Une simulation de l’avenir du commerce des matières premières stratégiques de l’Afrique que nous avons faite nous permet de proposer des scénarios plausibles, qui pourront être utiles aux décideurs africains qui élaboreront les politiques de demain. Ces scénarios esquissés donnent beaucoup à réfléchir, parce qu’ils cherchent à identifier les logiques profondes qui gouvernent les choix politiques et économiques des partenaires extérieurs actuels des 53 Etats d’Afrique. Nous constatons que ceux-ci appréhendent l’Afrique comme un enjeu de la compétition et non comme un espace où vivent des êtres humains qui ont plein droit à une vie décente et un avenir harmonieux sur leur propre sol. En témoigne le cynisme qui entoure les crimes commis dans l’est de la RDC, où se joue l’approvisionnement de l’industrie de l’informatique et de la téléphonie en terres rares, tungstène, niobium, tantale, titane, uranium…

Selon cette simulation, que notre bureau d’ingénieur-conseil Africommodities à réalisée en laboratoire, quand la carte africaine des gisements des matières premières hautement stratégiques est superposée avec la carte politique de ce continent, apparaît une parfaite concordance entre la localisation de conflits les plus meurtriers et ces gisements : c’est le cas de l’est de la République Démocratique du Congo, du Darfour, du Tchad, du Sud Soudan, du Sahara, de la Somalie, du golfe de Guinée, du golfe d’Aden, etc.

Il faut se battre

L’avenir de l’Afrique ne doit pas non plus être considéré comme déjà écrit à l’avance. Les scénarios que nous avons modélisés en laboratoire, en combinant des calculs mathématiques à la stratégie, nous suggèrent que les leaders africains doivent prendre conscience des pièges qui se dessinent sur leur route. Toutefois, il n’y a pas de forces surnaturelles qui condamnent ce continent à l’échec. Ce qui adviendra de l’Afrique au cours des vingt prochaines années dépend de ce que les Africains du continent et de la diaspora font ou ne font pas maintenant, feront ou ne feront pas demain. Quoi qu’il en soit, l’information aujourd’hui est à la portée de tous. Les stratèges africains ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas avertis pour se préparer à affronter le futur.

lundi 28 septembre 2009

Le mythe de l'ordinateur low cost

Le projet américain One Laptop per Child (OLPC) a ouvert la voie des ordinateurs bon marché. Mais à l’heure de la rentrée scolaire, les offres dépassent le prix initial de 100 dollars l’unité.

L’idée avait fortement séduit à son annonce en 2005 et lors de son lancement fin 2007 : commercialiser des ordinateurs à 100 dollars destinés à l’éducation des écoliers des pays en développement. Elle avait été lancée par l’informaticien américain Nicholas Negroponte, cofondateur de Media Lab, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis.

Quatre ans plus tard, qu’est devenu cet ambitieux projet ? « Une réalité », assure Lionel Laské, le président de l’antenne française du projet One Laptop per Child, « un ordinateur pour chaque enfant ». « En Afrique, une quinzaine de projets sont en cours », assure-t-il. Le Rwanda, déjà acquéreur de 10 000 unités, envisagerait une commande de 100 000 ordinateurs, et le Cameroun de 5 000. Des pays comme le Mali et le Ghana figurent également sur cette liste…

Seulement, l’ordinateur à 100 dollars se vend pour l’heure 188 dollars. « Ce prix, explique Lionel Laské, ne dépasse que de 1 dollar le coût de production unitaire (187 dollars). Il devrait baisser très rapidement pour se situer au tarif initialement annoncé. » Mais, pour cela, le projet OLPC devrait réaliser des économies d’échelles en en vendant plusieurs millions d’unités. Un pari loin d’être gagné. Au total, le XO, puisque c’est son nom, n’a été livré qu’à près de 1 million d’unités depuis novembre 2007. Un chiffre largement en dessous de l’objectif de départ, qui visait la barre du million de machines vendues dès la première année de commercialisation. « Nous n’avons pas de circuit de distribution. Nos ordinateurs sont directement vendus aux autorités locales et, lorsque celles-ci changent, les projets tombent à l’eau ou tardent à être relancés », justifie Lionel Laské.

Une très vive concurrence

Mais ce n’est pas tout. Le programme OLPC a suscité des projets concurrents, purement économiques. À commencer par celui d’Intel. Le fabricant américain de microprocesseurs a annoncé, presque à la même époque que Nicholas Negroponte, son ambition de produire des ordinateurs à bas prix destinés à l’éducation des élèves. Cette annonce avait même provoqué une tension entre les deux organisations, OLPC reprochant à Intel de vouloir l’éliminer du marché. Dénommé Classmate, l’ordinateur de la firme américaine fait l’objet de projets-pilotes au Nigeria, en Égypte et en Libye. Mais l’approche d’Intel diffère. OLPC affirme viser uniquement les écoliers et dit assister les gouvernements pour trouver les financements. Tandis qu’Intel cible, « au-delà des salles de classe, les entreprises, les particuliers… et envisage de créer des réseaux de distribution », affirme Stanislas Odinot, le porte-parole de sa filiale française. Des versions du Class­mate sont d’ailleurs déjà vendues en Europe à des prix compris entre 300 et 350 euros.

À la conquête de clients dans les marchés émergents, des fabricants tels Asus, Lenovo, Dell… se sont eux aussi engouffrés dans la brèche. En Algérie, le chinois China Great Wall Computer Shenzhen a conclu avec l’Eepad un accord de coentreprise pour la fabrication d’ordinateurs qui seront vendus à 18 000 dinars (environ 180 euros). Face à l’engouement des constructeurs, les analystes sont réservés. Le cabinet IDC table sur 9 millions d’ordinateurs low cost vendus en 2012, soit 5 % du marché des portables. Celui de l’éducation devrait en représenter le tiers.

jeudi 17 septembre 2009

La Cour d'Arbitrage de La Haye réduit la taille de la région pétrolifère d'Abyei

Mettant fin au conflit soudanais sur la région pétrolifère d'Abyei, la Cour d'arbitrage de la Haye a décidé de réduire la taille de cette zone. Une décision acceptée par les deux parties.

L'ex-rébellion sudiste et le gouvernement de Khartoum ont déclaré mercredi accepter la décision de la Cour d'arbitrage de La Haye réduisant la taille de la région pétrolifère soudanaise d'Abyei, l'ONU jugeant pour sa part le différend réglé.

"Cette décision est définitive et contraignante pour les deux parties", a déclaré Mutrif Siddiq, sous-secrétaire aux Affaires étrangères et membre de haut rang du gouvernement soudanais.

Il s'agit d'un "bon compromis", a renchéri Abdelbagi Gailaini, ministre d'Etat pour les Affaires humanitaires, déclarant ne pas s'attendre à des violences.

"Si toutefois des violences se produisent, elles seront limitées à une zone restreinte et nous sommes prêts à les contenir", a-t-il ajouté.

"La décision de la cour permanente d'arbitrage est contraignante pour les deux parties: (l'ex-rébellion sudiste) du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM) et le peuple de la région respecteront cette décision", a assuré le ministre soudanais des Affaires étrangères Deng Alor, qui est également un haut responsable du SPLM.

"De manière générale, la décision de la cour est acceptable et nous allons la mettre en oeuvre", a-t-il poursuivi.

Solution pacifique de compromis

Le représentant de l'ONU au Soudan Ashraf Qazi a déclaré que "les deux parties" étaient "convenues que cette question est désormais réglée".

"Cette décision démontre clairement que, y compris sur les questions (...) les plus difficiles, les parties peuvent trouver une solution pacifique", a-t-il dit. "J'appelle tous ceux qui sont concernés à coopérer pour mettre en oeuvre la décision conformément au plan que les différentes parties ont adopté lors de pourparlers récents", a-t-il ajouté.

La Cour permanente d'arbitrage de La Haye a réduit mercredi la taille de la région pétrolifère d'Abyei, convoitée par le gouvernement et l'ex-rébellion sudiste, en modifiant notamment les frontières la délimitant au nord et à l'est. Le gouvernement central aura, grâce à cette décision, le contrôle direct des régions nordiques, riches en pétrole, qui faisaient jusqu'ici partie de la zone d'Abyei.

Originaire de la région d'Abyei, M. Alor a déclaré que la tribu des Ngok Dinka, alliée des sudistes, avait certes perdu un peu de territoire mais qu'elle allait accepter le jugement.

De son côté, la tribu arabe des Messeria, qui avait espéré obtenir davantage de terres, a également déclaré qu'elle l'acceptait. "Nous espérions obtenir plus que ce qui nous a été donné", a commenté l'un de ses chefs, Bashtana Mohammed Salim. "Mais la décision a des aspects positifs et comme il s'agit d'une décision de justice, nous sommes tenus" de la respecter.

Fin de la menace contre la paix

Pour préserver le calme après la décision des juges de La Haye, des soldats de la paix supplémentaires avaient été déployés dans ce secteur à la limite entre le Nord musulman et le Sud majoritairement chrétien ou animiste.

En mai 2008, Abyei avait été rasée lors de heurts qui avaient fait une centaine de morts et obligé des milliers de personnes à fuir.

Ces violences avaient été considérées comme la menace la plus grave à l'accord de paix global (CPA) de 2005 entre le gouvernement soudanais et les anciens rebelles sudistes du SPLM, qui avait mis fin à une guerre civile de 20 ans, la plus longue d'Afrique.

dimanche 13 septembre 2009

Zimbabwe: l'UE veut rétablir les bases d'une "pleine coopération"

KLEINMOND — L'Union européenne espère trouver un "terrain d'entente" avec le gouvernement d'union au Zimbabwe pour parvenir à rétablir les bases d'une "pleine coopération", a déclaré vendredi le Commissaire européen au Développement Karel de Gucht.

"Il ne s'agit pas de blâmer qui que ce soit", a affirmé M. de Gucht devant la presse à l'issue d'un sommet UE-Afrique du Sud à Kleinmond, près du Cap (sud-ouest), en réponse aux médias officiels zimbabwéens qui exigent des "excuses" pour les sanctions européennes.

"Il s'agit d'essayer de trouver un terrain d'entente afin de progresser dans l'application de l'accord politique (de partage du pouvoir, ndlr) et de faire en sorte de rétablir une pleine coopération", a ajouté le Commissaire, qui devait partir dans la soirée pour Harare avec une délégation européenne.

Le gouvernement d'union nationale a été créé en février au Zimbabwe, sous la pression internationale, entre les partis du président Robert Mugabe et de l'ex-opposant Morgan Tsvangirai, aujourd'hui Premier ministre.

Mais les partisans de l'ex-opposition continuent de subir l'oppression policière et les deux camps s'affrontent toujours sur certains postes essentiels, notamment celui de gouverneur de la Banque centrale.

L'UE refuse de lever les sanctions prises en 2002, dont un gel de l'aide au développement et des restrictions ciblant M. Mugabe et ses proches, tant que le respect des droits de l'Homme n'aura pas été rétabli et l'accord de partage du pouvoir pleinement appliqué.

samedi 12 septembre 2009

AccessKenya et Tata Communications signent un accord de partenariat

MUMBAI, Inde, September 9 /PRNewswire/ --

- Le point d'accès IP du Kenya reliera les Africains de l'Est à l'Europe et à l'Afrique du Sud ainsi qu'à l'Asie et à l'Inde via le système de câblage SEACOM

Tata Communications, fournisseur leader d'un nouveau monde de communications, et le Groupe AccessKenya, premier fournisseur Internet coté du Kenya grâce à sa compagnie de technologies de l'information et de communication reconnue publiquement, ont annoncé aujourd'hui qu'ils avaient signé un accord de partenariat pour établir un point d'accès Internet pour Tata Communications à Nairobi, au Kenya.

En tant que fournisseur mondial IP avec un réseau maillé de 1,5Tbps construit sur des réseaux fédérateurs de 10G, Tata Communications est l'un des principaux transporteurs mondiaux du trafic Internet. Tata Communications est également le fournisseur numéro un en dehors du Kenya de la connectivité mondiale sur Internet pour les transporteurs locaux, les fournisseurs de services et les opérateurs téléphonie mobile *. En créant un point d'accès au Kenya, Tata Communications pourra proposer aux fournisseurs d'Internet et d'autres services l'accès à l'un des réseaux IP mondiaux comportant les itinéraires les plus dynamiques et les plus performants dans l'offre de services.

Le point d'accès IP est configuré pour proposer automatiquement des chemins d'accès redondants pour le trafic Internet allant vers le nord en Europe ou vers le sud en Afrique du Sud ainsi qu'en Asie et en Inde grâce au système de câblage SEACOM. Par exemple, si une fibre venait à être coupée sur la route de Londres, le trafic serait dévié vers l'Afrique du Sud afin de s'assurer que les services clients ne sont pas interrompus.

En plus de la faculté de récupération, les prestataires de service achetant de la largeur de bande à partir du point d'accès au Kenya profiteront d'une plus grande rapidité et de liens directs grâce à la nouvelle connexion. Auparavant, afin que les prestataires de service kenyans puissent proposer à l'Asie ou à l'Afrique du Sud des liens Internet, ils devaient acheter de la fibre internationale grâce à un réseau câblé se trouvant à Londres, ce qui signifiait que tout le trafic passait par Londres au lieu d'emprunter un itinéraire plus direct.

<<>> a déclaré Jonathan Somen, directeur du Groupe AccessKenya. <<>>

Claude Sassoulas, directeur des solutions mondiales de données chez Tata Communications, a déclaré: <<>>

* Renesys Market Intelligence - à partir du 2 septembre 2009

À propos de Tata Communications

Tata Communications est un fournisseur leader mondial du nouveau monde des communications. Assumant un rôle de leader sur les marchés émergents, Tata Communications mise sur ses capacités de solutions avancées et son expertise en la matière à travers l'ensemble de son réseau mondial et panindien pour offrir des solutions gérées à des multinationales, à des fournisseurs de services et à des clients indiens.

Le Réseau global Tata est l'un des réseaux de câbles sous-marins les plus étendus et les plus sophistiqués au monde et comprend un réseau IP Tier-1 de première catégorie, des connexions avec plus de 200 pays hébergeant 400 points d'accès et des centres de données ainsi que des installations de colocalisation déployés sur près de 92 000 mètres carrés dans le monde entier.

La profondeur et l'ampleur de la portée de Tata Communications sur les marchés émergents témoignent de son esprit d'initiative dans le domaine des services de données d'entreprise en Inde et des communications vocales internationales, et reposent sur des investissements stratégiques dans des opérateurs en Afrique du Sud (Neotel), au Sri Lanka (Tata Communications Lanka Limited), au Népal (United Telecom Limited) et, sous réserve de l'approbation du gouvernement chinois, en Chine (China Entreprise Communications).

Tata Communications Limited est cotée à la Bourse de Bombay et à la Bourse nationale indienne. Ses ADR (certificats représentatifs d'actions étrangères) sont cotés à la Bourse de New York (NYSE : TCL).

http://www.tatacommunications.com

À propos de AccessKenya

Le groupe AccessKenya Group est la première compagnie de technologies de l'information et de communication cotée reconnue publiquement au Kenya. Le groupe AccessKenya comprend AccessKenya, le premier fournisseur de services Internet au Kenya, Broadband Access (BLUE), l'un des plus grands réseaux de transmission de données du Kenya, et maintenant Openview Business Systems, l'un des principaux prestataires de services de TI du Kenya. Le Groupe détient pour le moment plus de 2800 lignes louées à travers le Kenya, plus de 1800 clients particuliers, emploie plus de 300 personnes et possède des bureaux à Nairobi et à Mombasa tout en étant représentée à Kisumu, Eldoret, Nakuru et Nyeri.

Le Groupe a également progressé de 75 % par an, au cours de ces quatre dernières années.

AccessKenya a de nombreux partenariats avec notamment Oracle, Cisco (Premier partenaire), Motorola, IBM (Premier partenaire commercial) et Net App Gold.

En 2008, AccessKenya a été élu meilleur fournisseur de services du Kenya tandis qu'Openview s'est vu octroyé par la Computer Society of Kenya le titre de meilleur fournisseur de solutions de l'année. AccessKenya a également reçu trois autres récompenses du COYA dont celle de la Compagnie finaliste de l'année dans la catégorie des petites et moyennes entreprises, ainsi que deux autres prix COYA en 2007. Openview est certifiée ISO et a gagné le prix CSK de fournisseur de solutions TI de l'année en 2005, 2006 et 2007.

Les principaux produits du Groupe comprennent Access@Home, @Home in Kenya Portal, Yello, GO, Broadband Max 2 et Bundu ainsi que de nombreux services à valeur ajoutée comprenant l'hébergement, la colocalisation, la reprise sur sinistre, les antivirus, les antispams, les services gérés, la mise en réseau, les logiciels et les services de solutions TI.

Le Groupe AccessKenya possède le plus grand réseau sans fil Motorola Canopy en Afrique, le plus grand réseau Wi Max au Kenya et a construit l'un des deux plus grands réseaux de fibre du Kenya - englobant plus de 250 bâtiments à Nairobi.

Les compagnies au sein du Groupe AccessKenya détiennent pour le moment quatre licences de modulation par codes complémentaires comprenant les opérateurs de réseaux de transport de données, les fournisseurs de services Internet, les PDNO, et les licences des opérateurs locaux.

Énoncés prospectifs et précautions

Certains termes et certaines déclarations figurant dans ce communiqué à propos de Tata Communications et de ses perspectives, ainsi que d'autres déclarations, dont celles relatives à la situation financière prévisionnelle de Tata Communications, sa stratégie commerciale, le futur développement des opérations de Tata Communications, ainsi que l'économie générale en Inde, ne sont que des prévisions. Les énoncés prospectifs de ce type impliquent des risques, incertitudes et d'autres facteurs connus et inconnus notamment financiers, réglementaires et environnementaux, ainsi que des projections de tendances et de croissance industrielle, ce qui peut affecter les résultats, les performances ou réalisations réels sensiblement différents de tous résultats futurs, de prédiction, projection, prévision, performance ou réalisations exprimés ou suggérés par les énoncés prospectifs. Parmi les facteurs importants pouvant se traduire par des écarts sensibles entre les résultats, les performances ou des réalisations réels et ces énoncés prospectifs figurent, entre autres, l'impossibilité d'augmenter le volume du trafic sur le réseau de Tata Communications ; l'impossibilité de développer de nouveaux produits et services qui puissent satisfaire les exigences de la clientèle et générer d'acceptables marges bénéficiaires ; l'impossibilité de réaliser avec succès les tests commerciaux de nouvelles technologies et de systèmes d'information en soutien des nouveaux produits et services, y compris les services de transmission vocale ; l'impossibilité de stabiliser ou de réduire le taux de compression des prix sur certains des services de communication de la société ; l'impossibilité d'intégrer des acquisitions et des modifications stratégiques dans les politiques ou les réglementations du gouvernement indien et, en particulier, des modifications relatives à l'administration de l'industrie de Tata Communications ; enfin, d'une manière générale, les conditions économiques, commerciales et bancaires en Inde. Parmi les autres facteurs qui pourraient entraîner des écarts sensibles entre les résultats, performances ou réalisations réels décrits dans ces énoncés prospectifs, dont la plupart échappent au contrôle de Tata Communications, figurent, mais sans s'y limiter, les facteurs de risque examinés dans les divers documents déposés par Tata Communications auprès de la Commission américaine des opérations boursières. Ces documents sont accessibles sur le site http://www.sec.gov. Tata Communications ne se considère nullement tenue, et décline expressément toute obligation, d'actualiser ou de modifier ces énoncés prospectifs.

Contacts avec les médias : Nancy Imunde Janice Goveas AccessKenya Group Tata Communications +254-755456 +91-92233-94575 nancyi@accesskenya.com Janice.Goveas@tatacommunications.com David Chin Hill & Knowlton +65-96945589 david.chin@hillandknowlton.com.sg

Contacts avec les médias : Nancy Imunde, AccessKenya Group, +254-755456, nancyi@accesskenya.com ; Janice Goveas, Tata Communications, +91-92233-94575, Janice.Goveas@tatacommunications.com ; David Chin, Hill & Knowlton, +65-96945589, david.chin@hillandknowlton.com.sg

mardi 1 septembre 2009

Madagascar a signé les APE

La signature des accords de partenariat économique (APE) intérimaire entre les deux parties a été effectuée le 29 août à Maurice. Maurice, Seychelles, Zimbabwe et Madagascar sont les quatre pays signataires. Les Comores et la Zambie ont décidé par ailleurs de signer à une date ultérieure. Cette situation s'avère très importante pour Madagascar, car sa participation a fait l'objet d'une grande discussion compte tenu de la situation politique qui prévaut dans le pays. Selon une source proche du sujet, la participation de Madagascar n'a été acceptée qu'au dernier moment. Jusqu'à vendredi, une réponse précise auprès de la commission européenne à Madagascar n'a pas été obtenue.

L'accord présente de nombreux avantages pour les pays signataires. Ces derniers ont immédiatement accès et sans restriction aux pays de l'AfOA ainsi qu'à des règles d'origine améliorées.

Par ailleurs, les pays de l'AfOA ouvriront progressivement leurs marchés au cours des quinze prochaines années, éliminant progressivement les droits de douane, selon le pays, entre 80% et 98% de leurs importations en provenance de l’UE. « Nous disposons maintenant d’une base pour construire un partenariat commercial plus complet qui soutiendra les efforts déployés par les pays de l’AfOA, pour bâtir des économies diversifiées et durables », avance Catherine Ashton, commissaire européenne chargée du commerce.

Faute de délégation ministérielle en raison de la crise post Maputo II, c’est l’ambassadeur Bruno Ranarivelo qui a défendu la cause de Madagascar auprès de l’Union européenne (UE) et signé l’accord intérimaire de l’Accord de partenariat économique (APE).

vendredi 28 août 2009

L'Agoa montre ses limites


18/08/2009 | Jeune Afrique | Par : Philippe Perdrix avec Stéphane Ballong

Au Kenya, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a lancé un appel en faveur des échanges commerciaux avec le continent. Mais le dispositif mis en place par Washington, il y a neuf ans, a surtout profité aux pétroliers.

Une délégation pléthorique et de haut rang emmenée par la secrétaire d’État, Hillary Clinton, le représentant au Commerce extérieur, Ron Kirk, et le ministre de l’Agriculture, Tom Vilsack. Washington a vu les choses en grand pour le 8e Forum de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), qui s’est tenu à Nairobi, au Kenya, du 5 au 6 août. Depuis sa mise en place en 2000 par l’administration Clinton, ce système d’accords destiné à ouvrir le marché américain aux exportations africaines se veut la vitrine de la première puissance mondiale en Afrique subsaharienne. De fait, les échanges ont plus que triplé (104,6 milliards de dollars en 2008 ; 29,3 milliards en 2000), plaçant les États-Unis dans le trio de tête des partenaires du continent en compagnie de l’Union européenne et du nouveau venu, la Chine.

Mais, derrière cette progression linéaire, rapide, voire impressionnante, cette loi sur le commerce et le développement a bien du mal à masquer les ratés de cette mécanique « préférentielle » qui accorde des franchises de douane. Instaurée au moment où les États-Unis commençaient à diversifier leurs sources d’approvisionnement en hydrocarbures pour s’affranchir d’une dangereuse dépendance vis-à-vis du Moyen-Orient, l’Agoa est de ce point de vue une belle réussite. Les livraisons de brut (71,2 milliards de dollars en 2008 contre 16,2 milliards en 2000) représentent près de 80 % des importations américaines en provenance d’Afrique subsaharienne. Et si on ne prend en compte que les échanges dans le cadre de l’Agoa (66,3 milliards de dollars), la part du pétrole monte à 92 %. Pas étonnant donc de voir le Nigeria et l’Angola se hisser au rang de premiers partenaires. Pas étonnant non plus de constater qu’en 2008 les importations de produits agricoles ont baissé de 7,9 % par rapport à l’année précédente, et celles de textiles et de vêtements, de 10,4 %.

Frilosité pour le « made in Africa »

Nous sommes bien loin des intentions affichées d’une Agoa levier du développement et créateur de revenus et d’emplois dans des secteurs d’activités considérés, à juste titre, comme déterminants pour faire décoller les économies africaines (textile, agro-industrie, artisanat…). Certes, il y a des exceptions et de beaux exemples que l’on peut assez facilement trouver sur le site Internet du département d’État. La Tanzanie produit du coton pour la marque de tenues de tennis Venus Williams, fabriquées dans une usine de Dar es-Salaam. La marque américaine GAP se fournit pour une large part en Afrique australe. Le groupe de grande distribution Wal-Mart se procure des tee-shirts dans la même région. La Kenana Knitters au Kenya a triplé ses effectifs pour assurer ses livraisons de tricots. L’entreprise Gahaya Links au Rwanda a créé 3 000 emplois pour fournir des paniers à la chaîne Macy’s. Les magasins Food Emporium de New York proposent « un coin de spécialités africaines », où l’on peut trouver des sauces, des confitures, des épices… mais pas de miel congolais ! « Profitant de ce programme, Brazzaville a voulu exporter du miel, il est resté bloqué à l’aéroport », tempête un entrepreneur français opérant en zone Cemac et qui a bien du mal à masquer son agacement devant le protectionnisme américain. Ou, tout du moins, devant la frilosité vis-à-vis du « made in Africa ». L’Afrique fournit moins de 2 % des importations de vêtements aux États-Unis (1,1 milliard en 2008, contre 748 millions en 2000). Pour le seul Bangladesh, les volumes sont cinq fois supérieurs.

« Pour nous, le blocage ne concerne pas les formalités administratives, mais il se trouve au niveau des débouchés. Nous peinons à trouver des clients aux États-Unis. Pour remédier à cela, nous travaillons avec le West Africa Trade Hub [Wath], une structure de l’Agence des États-Unis pour le développement international [Usaid] pour conquérir des clients à travers des salons et des foires », explique Hamadou Dianda, le directeur financier du Village artisanal de Ouagadougou, qui réalise outre-Atlantique 4 % de son chiffre d’affaires (523 millions de F CFA). « Il existe un vrai problème d’adaptation de nos produits aux normes américaines. À cela s’ajoute le manque d’appui, de formation et d’assistance aux PME. Dans la maroquinerie, au Sénégal, les entreprises ne sont pas capables de livrer de grosses commandes », ajoute Cherna Sylla, président de l’Association nationale de la filière cuir et peau au Sénégal.

Des remarques parfaitement admises à Washington. « L’Agoa n’accorde pas de traitement préférentiel à certains produits pour lesquels l’Afrique pourrait être plus compétitive, notamment le sucre, le tabac et l’arachide. Deuxièmement, les produits alimentaires dépendent des infrastructures pour leur transport », explique Anthony Carroll, spécialiste des questions commerciales et vice-président de la société de conseil Manchester Trade Ltd.

À ces handicaps structurels, l’Agoa ajoute également quelques incongruités. La Côte d’Ivoire – avec ses ananas, ses groupes agro-industriels et son cacao – n’est toujours pas éligible. Le président de l’Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire (Apex-CI), Guy M’Bengue, a fait le déplacement à Nairobi en espérant obtenir gain de cause. Et puis, il y a toutes les filiales des groupes internationaux qui ne peuvent profiter du dispositif. « Les États-Unis représentaient 5 % de notre chiffre d’affaires avant la crise et 1,5 % aujourd’hui. Mais comme nous facturons depuis Paris, nous n’avons pas droit aux exonérations douanières », explique Francis Rougier, le président du groupe forestier français présent au Congo-Brazza­ville, au Cameroun et au Gabon.

Pétrole et aide

« Finalement, avec notre système préférentiel qui profite aux pays les plus pauvres en leur offrant un libre accès au marché européen et notre volonté d’aboutir aux Accords de partenariats économiques (APE), nous ne sommes pas si nuls », glisse perfidement un diplomate européen en charge de ces questions. De fait, ces APE – qui prévoient une ouverture à 100 % du marché européen et à 80 % de la zone Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) – semblent à présent sur la bonne voie, après de longues et périlleuses négociations. Et, en attendant, lorsque l’on étudie avec attention les importations européennes en provenance des pays ACP, elles sont beaucoup plus équilibrées entre les différents secteurs d’activités.

« Les Américains ont toujours eu une politique d’aide plus active dans les pays producteurs de pétrole. Sans l’Agoa, je pense que les exportations africaines d’hydrocarbures vers les États-Unis auraient connu la même progression. Cela paraît normal au regard de la hiérarchie de leurs priorités : la sécurité du pays, la sécurisation des sources d’approvisionnement énergétique, et enfin la promotion de la démocratie et de l’ouverture des marchés via l’Agoa », analyse Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

Pas sûr que le Forum de Nairobi permette, à terme, de corriger le tir. Et ce malgré le volontarisme affiché de Barack Obama. « Le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle pour les gens qui survivent péniblement, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur », a déclaré le président américain dans son discours d’Accra, le 11 juillet dernier. Avant d’ajouter : « Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l’Afrique de manière significative. » En raison de la crise économique, les importations américaines dans le cadre de l’Agoa ont chuté de 61 % sur les cinq premiers mois de cette année.


vendredi 21 août 2009

Signature d’un APE intermédiaire dans 10 jours à Maurice

Manuel MARCHAL, Temoignages, mercredi 19 août 2009

Le bloc Eastern-Southern Africa (ESA) va signer un Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union européenne (UE) le 29 août au Centre de conférences de Grand-Baie, dans le Nord de Maurice. Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe vont signer avec la Commissaire européenne du Commerce un document qui fixera les nouvelles règles du commerce entre La Réunion et les pays de sa région.

Samedi 29 août se déroulera un événement qui fera date dans l’Histoire de notre région. C’est en effet ce jour là qu’aura lieu à Maurice la signature d’un Accord de partenariat économique intérimaire entre l’Union européenne et les pays de notre région membres du bloc ESA (Afrique australe et orientale c’est-à-dire Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe). Cette rencontre sera empreinte de toute la solennité nécessaire, puisque c’est la Commissaire européenne au Commerce en personne, Catherine Ashton, qui signera le document.

Le ministre zambien du Commerce, Felix Mutati et le Secrétaire général du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), Sindiso Ngwenya, seront également présents.

Cette signature marquera une étape importante dans des négociations commencées voici plus de 5 ans. Une réunion d’officiels des pays de l’ESA est prévue le 27 août alors que la rencontre interministérielle se tiendra le 28 août au même endroit, la veille de la signature de l’APE. « Maurice avait initié les pourparlers pour un APE intérimaire le 4 décembre 2007. Celui-ci concerne essentiellement la compatibilité avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les paramètres de l’accès au marché, l’accord sur la pêche et le thème du développement », a déclaré un responsable mauricien. Il a ajouté que la dérogation de l¹OMC pour les dispositions commerciales de l’accord de Cotonou signé le 23 juin 2000 par l’UE et 77 Etats ACP a expiré en décembre 2007. Selon lui, les APE mettent un accent particulier sur la relation "aide et développement", à travers principalement l’intégration régionale. « Les APE offrent un cadre pour une libéralisation commerciale progressive et maîtrisée et établissent ainsi entre l¹UE et les ACP un nouveau type de relation commerciale, fondée sur un partenariat pour le développement à long terme », a-t-il souligné.

L’Histoire s’accélère, et à La Réunion ?

Quelques mois après la visite officielle du président de la Chine, Hu Jintao, à Maurice ; quelques semaines après le séjour de Barack Obama, président des Etats-Unis, en Afrique de l’Ouest ; quelques jours après la tournée dans notre région de Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis ; voici une annonce fracassante : le secrétaire général du COMESA et la Commissaire européenne au Commerce se rencontrent dans dix jours à Maurice pour conclure par la signature d’un APE intermédiaire trois jours de rencontres au plus haut niveau.
L’Histoire s’accélère et elle n’attend pas. L’Europe a décidé de presser le pas, et ce sont donc les nouvelles règles des relations entre La Réunion et les pays de la région qui se dessinent.

Rappelons que l’APE est un accord asymétrique, dans le sens où 100% du marché réunionnais sera ouvert aux produits de nos voisins, et 80% du marché des pays de la région sera accessible aux produits estampillés UE, c’est-à-dire réunionnais. Cette ouverture totale de notre marché est la conséquence de notre statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne. Il est possible de faire jouer de manière temporaire une clause de sauvegarde pour protéger quelques produits, mais tôt ou tard, les APE commandent l’ouverture totale selon la règle de "la concurrence libre et non faussée". C’est ce qui se passe désormais dans les Antilles, depuis la signature de l’APE entre l’Union européenne et les pays du CARIFORUM. Toute la production de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane est désormais en concurrence avec celle de pays ACP distants de quelques centaines de kilomètres, et qui ont un coût de production beaucoup moins élevé.

Pour La Réunion, nul n’est besoin d’être un grand devineur pour imaginer ce que pourrait donner l’arrivée massive dans notre pays de produits identiques à ceux qui sont fabriqués ici, mais à un prix très inférieur. À cette accélération vers le libre-échange, il est urgent de mettre en œuvre l’alternative du co-développement, la seule capable d’empêcher une mise en concurrence destructrice pour tous les pays de la région.

Cette accélération de l’Histoire rappelle une nouvelle fois combien la politique politicienne n’a pas sa place dans notre pays. Car il n’est pas concevable que de telles diversions continuent. Chacun doit en effet avoir pleinement conscience qu’une grande partie de l’avenir du pays est liée aux conséquences de l’accord qui sera signé dans dix jours à Maurice.

Le développement des relations des pays africains avec l’Inde et la Chine marque le déclin de l’Europe

L’Afrique connaît une remarquable croissance de ses échanges avec des pays comme la Chine, le Brésil et l’Inde et d’autres “économies émergentes” ainsi qu’un essor des investissements de ces derniers sur le continent. Selon les analystes, les liens commerciaux avec les pays émergents aideront le continent à surmonter la crise économique actuelle. Ces changements entraînent le déclin rapide du poids de l’Union européenne dans l’influence qu’elle peut avoir sur les échanges commerciaux des pays africains. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles l’Union Européenne s’empresse de faire signer aux pays africains les APE (Accords de partenariat économique).

Sanjiv Dinama, Temoignages, vendredi 21 août 2009

L’Afrique connaît une remarquable croissance de ses échanges avec des pays comme la Chine, le Brésil et l’Inde et d’autres “économies émergentes” ainsi qu’un essor des investissements de ces derniers sur le continent. Les échanges avec la Chine ont doublé au cours des trois dernières années pour atteindre 106,7 milliards de dollars l’an dernier.

Ces chiffres traduisent la position de premier plan de la Chine dans la relation avec l’Afrique, mais le commerce et les investissements avec les autres marchés émergents se sont également considérablement développés au cours des années récentes. Ils permettent aux pays africains d’atténuer leur dépendance envers leurs partenaires traditionnels c’est-à-dire l’Europe et les États Unis.

L’Afrique fait un tiers du total de son commerce international avec les pays en développement

L’Afrique fait déjà un tiers du total de son commerce international avec les économies émergentes et d’autres pays en développement. La Chine à elle seule est le deuxième partenaire commercial de l’Afrique. La part de l’Union Européenne s’affaiblit rapidement (L’Afrique exporte vers l’Union pour près de 180 milliards de dollars). Cette brusque évolution défavorable aux intérêts européens est sans doute une des raisons pour lesquelles l’Union Européenne s’empresse de faire signer au pays africains les APE (Accords de partenariat économique). C’est une manière de continuer à exister sur ces territoires aux potentiels importants.

En effet, la mise en conformité du système de préférence généralisée aux normes de l’OMC n’explique pas tout. Les accords préférentiels servent les intérêts des Européens, sinon personne ne comprendrait qu’ils tentent de les renouveler sous une autre forme en créant les APE. Tout le monde est en effet conscient que le développement de l’Afrique n’est pas la principale priorité des dirigeants européens quand ils négocient les APE. En effet, l’ancien système n’a pas permis de placer l’Afrique sur le chemin du développement durable, et on voit difficilement comment la création d’une vaste zone de libre-échange intégrant des économies ayant de considérables écarts de développement puisse régler la question de la pauvreté en Afrique, bien au contraire.

L’arrivée de nouveaux acteurs change la donne. L’Europe doit renouveler sa relation avec l’Afrique sous peine d’être totalement absente de ce continent qui comptera plus d’un milliard d’habitants.

En effet, outre la Chine, l’Europe voit arriver en Afrique une autre superpuissance économique de demain : l’Inde.

Le commerce indien avec l’Afrique a cru de 967 millions de dollars en 1991 à 35 milliards de dollars en 2008 et New Delhi s’attend à voir tripler les transactions commerciales avec l’Afrique pour atteindre les 100 milliards dans les toutes prochaines années.

L’Inde prévoit, par ailleurs, de doubler la ligne de crédit jusqu’à 5,4 milliards dans les cinq ans à venir et a déjà fourni 500 millions de dollars, sortis de son budget « Aide à l’Afrique ». Il est également question d’investir dans des secteurs comme l’agriculture, les mines, les technologies de l’information et de la communication (ICT), les oléoducs, la chimie, la production d’électricité et son acheminement et dans les infrastructures.

L’Inde et la Chine offrent des produits et services bon marché et adapté au pouvoir d’achat du consommateur africain

L’Inde et la Chine offrent des produits et services bon marché. Le consommateur au budget limité est vu comme un marché pour des produits et services fait à la mesure de ses moyens. Il en ainsi par exemple dans le cas des services de santé que l’Inde offre actuellement, qui sont accrédités de haute qualité et relativement peu coûteux. De surcroît, l’Inde offre des consultations aux patients africains au travers son nouveau Pan African E-network, projet du gouvernement indien lancé le 26 février 2009 et faisant partie du programme « Aid to Africa ».

Des analystes espèrent que ces nouveaux liens commerciaux aideront l’Afrique à surmonter la récession internationale actuelle, mais une étude récente souligne également que les pays et les entreprises africaines devront jouer finement pour pouvoir tirer tout le bénéfice possible de ces échanges Sud-Sud.

samedi 8 août 2009

L’éolienne qui produit de l’eau potable

Une éolienne qui produit de l’eau potable grâce à l’humidité de l’air ? Il fallait y penser.

Marc Parent, climaticien à la tête d’Eole Water, a mis au point un système simple : l’éolienne aspire l’air du vent, dont l’énergie est utilisée faire fonctionner un système frigorifique nécessaire à la condensation de l’humidité de l’air. Les vapeurs d’eau qu’il contient se transforment ensuite en eau, qui est traitée par des filtres puis récupérée dans une cuve incorporée à l’éolienne. Le tout sans aucun rejet de CO2, contrairement à d’autres mécanismes de retraitement des eaux, comme le dessalement de l’eau de mer.

Le projet de Marc Parent est d’héliporter les éoliennes de 15 mètres de haut, à installer en une heure dans les pays nécessiteux, avec un objectif de production de 800 litres d’eau par jour. "le côté ethique est pour moi très important", précise Marc Parent.

Pour l’heure, Eole Water souhaite développer ce produit dans les pays les plus riches pur l’industrialiser et en faire ensuite bénéficier les populations qui en ont le plus besoin. Il propose trois prototypes, de 10 à 14 mètres de hauteur pour des capacités de 53 litres /24 h à 514 litres /24h. Question tarif, les prix devraient s'étaler de 9 000 euros à 25 000 euros pour la plus grande capacité.

Une solution nouvelle pour résoudre le problème d’accès à l’eau potable pour tous.

Pour en savoir plus: Site d'Eole Water

lundi 3 août 2009

Signature d'un accord-cadre de coopération entre la Libye et l'UE

Le secrétaire à la Coopération au comité populaire général libyen des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Mohamed Tahar Siala, a affirmé que les négociations entre la Libye et l'Union européenne (UE) pour la conclusion d'un accord-cadre de coopération et de partenariat ont abouti à l'élaboration d'un texte d'accord.

Il faudra encore deux sessions supplémentaires de négociations prévues en octobre et décembre prochains pour finaliser l'accord entre les deux parties, a-t-il précisé.

S'exprimant, mardi à Tripoli lors d'une conférence de presse conjointe avec le directeur général des Relations extérieures à la Commission de l'UE, Hugues Mangarelli, à l'issue du 4ème round des négociations entre Tripoli et Bruxelles, pour la signature d'un accord-cadre de coopération qui a débuté lundi soir dans la capitale libyenne, M. Siala s'est félicité de l'esprit qui a prévalu pendant les séances de travail.

Pour sa part, le directeur des Relations extérieures de la Commission de l'UE, qui s'est réjoui des résultats de ce round, a souligné l'existence de divergences entre les deux parties, notamment en ce qui concerne la formulation de certaines questions relatives aux droits des réfugiés, à la coopération sur l'impunité des crimes de guerre ainsi que la réadmission des immigrés clandestins ou sur le Tribunal pénal international (TPI), affirmant que les experts se pencheront sur la manière de trouver une formule acceptable par la partie libyenne.

Mais le responsable libyen a réitéré, au sujet de la question de l'émigration clandestine, que son pays n'était pas disponible à jouer les policiers aux frontières de l'Europe en assumant seul les charges matérielles et financières qui en découlent et indiqué que la Libye, qui est un pays de transit et destination pour l'émigration, souffre autant que l'Europe de ce phénomène.

Les deux responsables ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité de conclure, à l'issue des deux prochains rounds de négociations, un accord-cadre de coopération entre les deux parties pour l'établissement d'un partenariat solide entre Tripoli et Bruxelles.

L'accord-cadre de coopération libyo-européen doit englober les aspects politiques qui comprennent les principes généraux, le phénomène de l'émigration clandestine, la facilitation de l'octroi de visas entre l'UE et la Libye et la coopération économique et commerciale, notamment le commerce, l'économie, la coopération sectorielle dont l'enseignement, la santé, l'agriculture, les ressources maritimes, le pétrole, les douanes, le développement rural, le tourisme, la formation et le renforcement des capacités du personnel.

Les négociations entre la Libye et l'UE, qui ont été établies, rappelle-t-on, en vertu du mémorandum d'entente signé entre les deux parties le 23 juillet 2007 à Tripoli, ont débuté en novembre 2008 au siège de la Commission à Bruxelles.

Le second round s'est tenu en février 2009 dans la capitale libyenne, alors que la 3ème session de ces négociations a eu lieu en mai dernier au siège de la Commission européenne.

Source