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jeudi 5 novembre 2009

Novartis acquiert les vaccins chinois de Zhejiang Tianyuan pour 125 M$

Le groupe pharmaceutique suisse poursuit sa stratégie chinoise. Après avoir annoncé hier un investissement de 1 milliard de dollars dans le pays en matière de R&D, il rachète 85 % du fabricant privé de vaccins Zhejiang Tianyuan Bio-Pharmaceutical. Une transaction qui s’élève à 125 millions de dollars (en cash). Novartis facilite ainsi la pénétration de ses produits sur le troisième marché mondial des vaccins (plus de 1 milliard de dollars en 2008), qui devrait connaître prochainement une croissance à deux chiffres. En Chine, sa présence était jusqu’ici limitée aux vaccins contre la grippe et la rage.

Entré en 1994 sur le marché des vaccins, Zhejiang Tianyuan détient un portefeuille de produits contre les maladies virales et bactériennes. Le laboratoire chinois a notamment élaboré un vaccin contre la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (HFRS). Il a enregistré en 2008 un chiffre d’affaires de 25 millions de dollars (doublement par rapport à 2006).

Chine : la Banque mondiale attend 8,4% de croissance en 2009

[04/11/09 - AFP ]

La Banque mondiale a revu à la hausse mercredi ses prévisions de croissance 2009 pour la Chine, à +8,4%, contre +7,2% estimés en juin, tout en pressant Pékin de poursuivre sur la voie du rééquilibrage économique.

Dans ses perspectives trimestrielles, l'institution a souligné que la Chine était donc dans les clous pour atteindre son but de 8% de hausse de son produit intérieur brut, seuil jugé nécessaire pour le maintien du niveau d'emploi dans le géant asiatique.

Malgré l'impact de la chute de ses exportations "l'économie chinoise continue de croître robustement en raison des politiques monétaires et fiscales expansionnistes (de Pékin). (...) l'investissement dans les infrastructures a été un élément clef mais la consommation s'est aussi bien tenue. Plus récemment il y a également eu une reprise de l'immobilier", a constaté la BM dans son rapport.

Cependant, la Banque mondiale avertit qu'un "rééquilibrage réussi" de l'économie s'impose pour une reprise durable à moyen terme.

"Un rééquilibrage et l'obtention d'une plus forte croissance de l'économie nationale demandent plus d'emphase sur la consommation et les services et moins d'investissement et d'industrie", estime-t-elle.

La croissance chinoise a rebondi à 8,9% au troisième trimestre, après 7,9% au deuxième et 6,1% au premier -- son rythme le plus bas en plus d'une décennie.
L'an dernier, la Chine a connu une hausse de 9% de son PIB.

samedi 24 octobre 2009

Les appétits chinois sortent l’économie sud-africaine de la morosité

La crise financière internationale bénéficie à Pékin en Afrique du Sud. Les relations entre les deux pays se sont intensifiées durant le premier semestre de 2009. La Chine est désormais le premier client de la Nation arc-en-ciel. Une situation qui se confirme particulièrement dans le secteur minier.

Lorsque, fin 2008, les producteurs européens de fer ont commencé à réduire leur commande, la plupart des 4300 salariés de la mine de Sishen, qui exploite ce minerai dans la province sud-africaine du Northern Cape, se sont légitimement inquiétés pour leur emploi. Dix mois plus tard, cette anxiété n’est plus qu’un lointain souvenir.

Au cours de cette période, l’augmentation de 35% de la demande de l’insatiable industrie chinoise a permis de compenser le recul de 50% de celle de l’Europe, du Japon et de la Corée du Sud, victimes du choc de la récession. Les responsables de Kumba Iron Ore, filiale d’Anglo-American, propriétaire de la mine, envisagent à présent son développement.

Pour le syndicaliste Eddie Majadibodu, porte-parole des mineurs, cette nouvelle contraste singulièrement avec la situation d’un secteur, gagné depuis plusieurs mois par la morosité à l’image de l’industrie du platinium où des milliers d’emplois ont été détruits. « Nous avons été préoccupés, mais l'entreprise se porte bien à présent », explique-t-il.

Premier importateur de produits sud-africains

Kumba n’est pas la seule société à bénéficier du renforcement des relations entre l’Afrique du Sud et la Chine. Au cours du premier semestre de 2009, alors que les exportations sud-africaines vers l’Allemagne, le Royaume uni, le Japon et les Etats-Unis plongeaient, la Chine a également augmenté ses commandes de chrome et autres matières premières.

Dernier signe en date de l’intensification de ces échanges, Pékin est aujourd’hui la première destination pour les exportations sud-africaines. Il y encore un an, l’Empire du Milieu ne se situait qu’au cinquième rang. Ce nouveau statut de premier partenaire n’est d’ailleurs pas sans rapport avec l’intérêt croissant de la Chine pour l’Afrique. Des industries comme le textile ou les composants électroniques sont autant de débouchés pour la place sud-africaine. (…)

Forte présence

Selon les banquiers, les investisseurs chinois devraient prendre dans les prochains mois des participations dans des mines locales, particulièrement celles qui comme les juniors sous-capitalisées ont souffert de la chute brutale de leur commande l'an passé.

« Il y a de plus en plus de prospections. Nous recevons un à deux investisseurs potentiels par semaine », explique un banquier de Johannesburg. Plus généralement, les communications et les infrastructures de transport font de l’Afrique du Sud un pays attractif pour abriter les filiales des groupes chinois opérant dans la région. Un des plus importants groupes commercial a récemment ouvert une représentation dans la ville de Cape Town pour soutenir un projet de plusieurs millions de dollars en Angola.

Pour d’autres observateurs cependant, la relation entre les deux pays ne se développera pas aussi vite qu’on pourrait le croire. Certains banquiers pointent les problèmes logistiques et les difficultés des entreprises chinoises à se financer en dehors de leur pays.

En outre, la Chine s’est déjà heurtée à des résistances tant politiques que culturelles sur le continent. Et il y a de grandes chances pour que cela se reproduise. Il y a trois ans, l’ancien président Thabo Mbeki avait mis en garde contre le caractère "colonialiste" de cette relation tout en encourageant son gouvernement à imposer temporairement , en 2007 et 2008, des quotas sur les importations de textile chinois. « Ils ne sont pas toujours accueillis les bras ouverts », ironise un banquier.

A court terme, la position dominante de Pékin dans l’économie sud-africaine devrait s’affaiblir avec le redémarrage de l’économie européenne. Mais ces liens ne peuvebnt que se renforcer sur le long terme.

Source: Financial Times et jeuneafrique.com

jeudi 15 octobre 2009

La Chine sauvera-t-elle le capitalisme ?

Le 14 octobre 2009 par Christophe Bys

Aux Etats-Unis, on commence à parler de grande récession pour évoquer la contraction brutale de l’activité consécutive à l’effondrement boursier de l’automne dernier. Un seul chiffre pour en résumer l’ampleur : ce sont 7,6 millions d’emplois qui ont été détruits durant celle-ci. Si on en croît la majorité des économistes de l’association nationale des économistes d’entreprises des Etats-Unis, il faudra attendre 2012 pour que tous les chômeurs aient retrouvés un emploi (un tiers des économistes de la même association prévoient que ce n’est qu’en 2013 que l’effet de la grande récession sera effacée en matière d’emploi). De quoi inquiéter l’exécutif et le législatif américain, qui se présenteront devant leurs électeurs d’ici là.

PRUDENCE À MATIGNON

La récession est terminée, la croissance devrait repartir doucement, mais elle devrait repartir. A commencer par la production industrielle en France qui a confirmé en août le début de redressement de juillet. La tendance est confirmée par l’OCDE qui vient de publier ses indicateurs avancés. A noter : la France et l’Italie sont les deux pays qui pourraient connaître une phase de « croissance potentielle ».

Tout en prudence, le premier Ministre François Fillon évoque un taux de croissance de 1 % en 2010. Il est vrai qu’on peut se demander s’il fait de l’analyse économique ou de la politique en modérant le taux de croissance à venir. Le gouvernement n’a pas intérêt à annoncer trop vite que la situation s’améliore. S’il veut pouvoir mener à bien ses réformes – et notamment celles qui font grincer des dents comme la taxe professionnelle ou la taxe carbone – il a intérêt à présenter une prévision prudente. Si, dans les faits, la croissance en 2010 dépasse la prévision, ce sera double récompense : il pourra toujours expliquer que la reprise plus forte qu’anticipée est le fruit de l’action gouvernementale, et profiter du regain de l’activité.

Nous n’en sommes encore pas là. Et des indicateurs laissent douter de la solidité de la reprise à venir. Ainsi en est-il des défaillances d’entreprises : elles ont crû de 12 % entre juillet et septembre 2009 par rapport à la même période de l’année précédente. Certes le rythme se tasse, mais il reste quand même assez élevé. Parmi les raisons les plus fréquentes, on trouve des problèmes de trésorerie consécutifs à la défaillance d’un client ou une structure financière incertaine.

LES PRIX BAISSENT : MAUVAISE NOUVELLE ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la baisse des prix n’est pas une bonne nouvelle. Surtout si elle s’installe dans la durée. Pire qu’une spirale inflationniste ? Une spirale déflationniste, et inversement. De ce côté, les évolutions méritent d’être observées de prés. Certes, les marchés financiers ont connu une période de hausse l’été dernier. Pourtant, par rapport à l’avant-krach, le prix des actifs financiers est en retrait. Côté logement, les prix de l’ancien continuent de baisser. Le président de la FNAIM prévoit un recul de 7 à 8 % pour 2009. Et les prix à la consommation ? Il serait exagéré de dire qu’ils ont baissé. En un an, d’après l’Insee, ils reculent de 0,4 %, ce qui correspond à une forme de stabilité. Ce n’est pas la modération salariale à venir qui risque d’alimenter la future croissance des prix...

Les matières premières méritent davantage d’attention. (On ne saurait conseiller la lecture régulière de nos confrères d’Indices et cotations). Ainsi, dans son bulletin mensuel, l’Opep prévoit d’augmenter quelque peu sa production en en 2009 (84,2 millions de barils ) et 2010 (84,9 Moins de barils). La demande de brut serait alimentée par la Chine, le Moyen Orient, l’Inde ou l’Amérique latine.

Que l’un des derniers pays où le Parti Communiste est aux manettes, sauve l’économie mondiale de la déflation, ce doit être ça que le philosophe allemand, Hegel, appelait une « ruse de l’Histoire »…

vendredi 21 août 2009

Le développement des relations des pays africains avec l’Inde et la Chine marque le déclin de l’Europe

L’Afrique connaît une remarquable croissance de ses échanges avec des pays comme la Chine, le Brésil et l’Inde et d’autres “économies émergentes” ainsi qu’un essor des investissements de ces derniers sur le continent. Selon les analystes, les liens commerciaux avec les pays émergents aideront le continent à surmonter la crise économique actuelle. Ces changements entraînent le déclin rapide du poids de l’Union européenne dans l’influence qu’elle peut avoir sur les échanges commerciaux des pays africains. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles l’Union Européenne s’empresse de faire signer aux pays africains les APE (Accords de partenariat économique).

Sanjiv Dinama, Temoignages, vendredi 21 août 2009

L’Afrique connaît une remarquable croissance de ses échanges avec des pays comme la Chine, le Brésil et l’Inde et d’autres “économies émergentes” ainsi qu’un essor des investissements de ces derniers sur le continent. Les échanges avec la Chine ont doublé au cours des trois dernières années pour atteindre 106,7 milliards de dollars l’an dernier.

Ces chiffres traduisent la position de premier plan de la Chine dans la relation avec l’Afrique, mais le commerce et les investissements avec les autres marchés émergents se sont également considérablement développés au cours des années récentes. Ils permettent aux pays africains d’atténuer leur dépendance envers leurs partenaires traditionnels c’est-à-dire l’Europe et les États Unis.

L’Afrique fait un tiers du total de son commerce international avec les pays en développement

L’Afrique fait déjà un tiers du total de son commerce international avec les économies émergentes et d’autres pays en développement. La Chine à elle seule est le deuxième partenaire commercial de l’Afrique. La part de l’Union Européenne s’affaiblit rapidement (L’Afrique exporte vers l’Union pour près de 180 milliards de dollars). Cette brusque évolution défavorable aux intérêts européens est sans doute une des raisons pour lesquelles l’Union Européenne s’empresse de faire signer au pays africains les APE (Accords de partenariat économique). C’est une manière de continuer à exister sur ces territoires aux potentiels importants.

En effet, la mise en conformité du système de préférence généralisée aux normes de l’OMC n’explique pas tout. Les accords préférentiels servent les intérêts des Européens, sinon personne ne comprendrait qu’ils tentent de les renouveler sous une autre forme en créant les APE. Tout le monde est en effet conscient que le développement de l’Afrique n’est pas la principale priorité des dirigeants européens quand ils négocient les APE. En effet, l’ancien système n’a pas permis de placer l’Afrique sur le chemin du développement durable, et on voit difficilement comment la création d’une vaste zone de libre-échange intégrant des économies ayant de considérables écarts de développement puisse régler la question de la pauvreté en Afrique, bien au contraire.

L’arrivée de nouveaux acteurs change la donne. L’Europe doit renouveler sa relation avec l’Afrique sous peine d’être totalement absente de ce continent qui comptera plus d’un milliard d’habitants.

En effet, outre la Chine, l’Europe voit arriver en Afrique une autre superpuissance économique de demain : l’Inde.

Le commerce indien avec l’Afrique a cru de 967 millions de dollars en 1991 à 35 milliards de dollars en 2008 et New Delhi s’attend à voir tripler les transactions commerciales avec l’Afrique pour atteindre les 100 milliards dans les toutes prochaines années.

L’Inde prévoit, par ailleurs, de doubler la ligne de crédit jusqu’à 5,4 milliards dans les cinq ans à venir et a déjà fourni 500 millions de dollars, sortis de son budget « Aide à l’Afrique ». Il est également question d’investir dans des secteurs comme l’agriculture, les mines, les technologies de l’information et de la communication (ICT), les oléoducs, la chimie, la production d’électricité et son acheminement et dans les infrastructures.

L’Inde et la Chine offrent des produits et services bon marché et adapté au pouvoir d’achat du consommateur africain

L’Inde et la Chine offrent des produits et services bon marché. Le consommateur au budget limité est vu comme un marché pour des produits et services fait à la mesure de ses moyens. Il en ainsi par exemple dans le cas des services de santé que l’Inde offre actuellement, qui sont accrédités de haute qualité et relativement peu coûteux. De surcroît, l’Inde offre des consultations aux patients africains au travers son nouveau Pan African E-network, projet du gouvernement indien lancé le 26 février 2009 et faisant partie du programme « Aid to Africa ».

Des analystes espèrent que ces nouveaux liens commerciaux aideront l’Afrique à surmonter la récession internationale actuelle, mais une étude récente souligne également que les pays et les entreprises africaines devront jouer finement pour pouvoir tirer tout le bénéfice possible de ces échanges Sud-Sud.

samedi 8 août 2009

De profundis pour la Chine éternelle

05/08/2009 | Jeune Afrique | Par : Pascal Airault, envoyé spécial à Shanghai

À Shanghai, les enfants de Mao ne rêvent plus que de pizza-Coca et de musique techno. Moteur de la croissance économique, la plus grande ville du pays – 18 millions d’habitants – n’aura bientôt plus rien à envier à Hong Kong ou à Manhattan.

« Pour contempler mille ans d’Histoire, il faut aller à Pékin. Mais pour comprendre la Chine d’aujourd’hui, c’est Shanghai qu’il faut voir », affirment les jeunes Chinois. De fait, la plus grande ville du pays (18 millions d’habitants) a tourné le dos à son passé. Hormis une ancienne concession française devenue, après restauration, un quartier branché et quelques maisons basses de la vieille ville, il ne reste à peu près rien de la métropole mystérieuse qui, dans la première moitié du siècle dernier, enflammait les imaginations occidentales avec ses cercles de jeux et ses fumeries d’opium.

C’est Jiang Zemin, à l’époque où il était maire de la ville avant de devenir président, qui, à la fin des années 1980, donna le coup d’envoi des bouleversements. Les dirigeants du Parti communiste, qui, dans la foulée, se prononcèrent pour « l’économie socialiste de marché », favoriseront sans complexe l’appétit des promoteurs immobiliers et l’avancée inexorable du béton. Shanghai est aujourd’hui le moteur du capitalisme chinois. Depuis quinze ans, elle affiche une croissance à deux chiffres et un PIB de 110 milliards de dollars. Au passage, les autorités ne sont pas mécontentes de couper l’herbe sous le pied à Hong Kong, l’ancienne colonie britannique, qui, bien que revenue dans le giron de la République populaire, continue de cultiver une certaine idée de la liberté.

Construite sur le modèle de sa rivale, elle-même très inspirée des grandes métropoles américaines, Shanghai succombe à la folie des grandeurs. Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre à l’hôtel Hyatt, au 88e étage de la tour Jin Mao. En contrebas du Shanghai World Financial Center, la troisième plus haute tour du monde (492 m), qui a la forme d’un décapsuleur, et de l’Oriental Pearl TV Tower, aux allures de fusée, s’étend à perte de vue le nouveau quartier de Pudong, avec ses trois mille tours et gratte-ciel – plus deux mille autres en construction –, ses grandes banques, ses rues commerçantes et ses hôtels de luxe. On y croise des hommes d’affaires venus du monde entier. Et l’on y entend toutes les langues : anglais, français, allemand, russe, espagnol et même… chinois.

Pour faire fonctionner les usines, il faut du pétrole ? Qu’à cela ne tienne ! Au nord de la ville, les autorités ont construit le plus grand site industriel pétrochimique d’Asie, qui accueille les leaders de l’agrochimie mondiale. La ville est aussi la principale porte de sortie des produits fabriqués dans cette « plus grande usine du monde » qu’est devenue la Chine. Le trafic annuel de son port, qui a supplanté Rotterdam en 2003 et Singapour deux ans plus tard, avoisine 500 millions de tonnes. Pour faire face à l’essor des activités, les autorités ont construit dans les îles Yang shan, au large, un nouveau port en eau profonde relié au continent par un pont de 32,5 km de long.

Chez les tailleurs du marché couvert Nan Wai Tan, vous pouvez choisir le modèle et le tissu de votre choix, tandis qu’une employée prend vos mesures. Moins de vingt-quatre heures plus tard, votre costume sera prêt. Son prix ? Un peu plus de 40 euros. Une aubaine pour les touristes, mais une fortune pour le Shanghaien moyen. Seules en effet les grandes entreprises versent des salaires supérieurs à 2 000 yuans (environ 200 euros).

Les enfants de Mao délaissent de plus en plus le taï chi chuan, la « gymnastique » traditionnelle, qui est en réalité un sport de combat, au profit de la musique techno, des repas pizza-Coca, de la mode unisexe et de la consultation compulsive d’Internet. Et ils jouent des coudes pour décrocher un job dans une société occidentale, ce sésame donnant accès à la société de consommation. Mais les places sont chères ! Sous peine de rester en marge, mieux vaut disposer d’un solide bagage acquis dans l’une des vingt universités et grandes écoles de la ville.

Comme à Pékin, Guangzhou ou Shenzhen, la démographie explose. Shanghai est la plus grande ville chinoise et la plus densément peuplée : 2 588 habitants au km2. Ses industries attirent des nuées de ruraux fascinés, tels des insectes, par les « lumières de la ville ». Ce qui pose de délicats problèmes d’environnement et de gestion des espaces.

La crise économique a au moins eu pour conséquence bénéfique de ralentir cet exode rural. Les exportations ont baissé de 26,4 % en mai. Disposant de réserves de devises colossales (2 200 milliards de dollars), les autorités s’efforcent de limiter les dégâts en réduisant les taxes sur les exportations, en investissant massivement dans les chantiers intérieurs et en dopant la consommation des ménages, toujours très faible (37 %). Au début du mois de juin, elles ont même appelé à privilégier les entreprises nationales lors de l’attribution des contrats gouvernementaux.

L’investissement étant, à Shanghai comme ailleurs, appelé à soutenir la croissance, un plan de relance de plus de 60 milliards d’euros a été lancé. Les investissements dans le secteur des infrastructures publiques en vue de l’Exposition universelle de 2010 sont également susceptibles d’amortir les effets du ralentissement. Mais Han Zheng, le maire de la ville, mise aussi sur le développement du tourisme, par le biais notamment du futur parc Disney. Enfin, les autorités municipales devront s’efforcer de trouver une solution aux difficultés rencontrées par leurs concitoyens pour se loger dans le centre-ville en raison de la flambée des prix de l’immobilier. Très attractive pour les Occidentaux, Shanghai est en effet hors de prix pour 90 % de la population, qui touche moins de 200 euros par mois.

« Une ville meilleure pour une vie meilleure ». C’est le thème de l’exposition universelle. Mais c’est aussi le vœu de tous les Shanghaiens.

lundi 3 août 2009

La relance passe par la Chine

BARRY EICHENGREEN EST PROFESSEUR D'ECONOMIE À L'UNIVERSITE DE CALIFORNIE À BERKELEY.

Faut-il de nouveaux paquets fiscaux pour relancer la machine des pays développés ?

Aux Etats-Unis, ceux qui le réclament font remarquer que c'était irréaliste de penser qu'un plan de relance de 787 milliards de dollars pouvait compenser une baisse de 3.000 milliards de dépenses du secteur privé. Mais le contraire se défend.

Le déficit américain a atteint le chiffre alarmant de 12 % du PIB. De nouvelles dépenses creusant davantage encore le déficit ne feraient qu'alimenter les craintes concernant l'inflation et des hausses d'impôts futures. Les faibles résultats obtenus par la mise en oeuvre du plan TARP ont d'ores et déjà aliéné l'opinion publique - et le Congrès - à l'idée d'utiliser à nouveau les deniers publics pour recapitaliser les banques. Un second plan de relance n'est pas à l'ordre du jour.

Pour une hausse de la demande globale, il n'y a qu'un endroit où se tourner. Ce n'est pas vers l'Europe ou le Japon, plus endettés encore que les Etats-Unis et dont les conditions démographiques ne permettent pas d'espérer une résorption de la dette, mais plutôt vers les marchés émergents comme la Chine. Le problème est que la Chine a déjà beaucoup fait pour stimuler la demande intérieure, à la fois par le biais des dépenses gouvernementales et en donnant l'ordre aux banques d'accorder des prêts. Son marché boursier est en effervescence et le marché immobilier connaît une flambée inquiétante.

La manière pour la Chine de résoudre cette quadrature du cercle est de dépenser davantage pour les importations. Elle peut acheter plus de machines-outils ou d'équipement de transport, ses principaux achats aux Etats-Unis. Axer les dépenses sur l'importation d'équipements indispensables éviterait une surchauffe du marché chinois, encouragerait la productivité et les capacités de croissance future de l'économie, et la demande pour des produits américains, européens et japonais.

Cette stratégie comporte toutefois des risques. Permettre au renminbi de s'apprécier pour encourager les importations risque de décourager les exportations, principal moteur de la croissance chinoise. Et réduire les barrières administratives aux importations risque de canaliser plus de dépenses pour des produits étrangers que ne le souhaitent les autorités. Mais ces risques valent la peine d'être pris si la Chine veut vraiment jouer un rôle de premier plan sur la scène mondiale.

Quels bénéfices la Chine tirerait-elle d'une telle stratégie ? La réponse nous ramène à notre point de départ, la politique budgétaire américaine. La Chine s'inquiète du fait que les 1.000 milliards de dollars investis en bons du Trésor américains risquent de se dévaluer et souhaite avoir la garantie que les Etats-Unis honoreront leur dette. Elle souhaite donc voir adopter des mesures crédibles permettant d'équilibrer le budget américain une fois la récession finie.

L'administration Obama doit encore proposer une feuille de route crédible pour une consolidation du budget, une démarche qui rassurerait autant les contribuables américains que les dirigeants chinois. Nous vivons dans un monde multipolaire où ni la Chine ni les Etats-Unis ne peuvent seuls assumer un leadership économique.

Pour la Chine, le leadership signifie prendre davantage de risques. Mais pour que ces nouvelles responsabilités soient acceptables, il faut que les Etats-Unis délestent la Chine de certains risques existants. Ce n'est qu'en oeuvrant de concert que ces deux pays pourront sortir l'économie mondiale du marasme actuel.

mercredi 10 juin 2009

Les Chinois achètent de l'or – Le dollar en a-t-il encore pour bien longtemps?

Auteur: Martin Masse, directeur du Québécois Libre

Nb: les messages postés sur ce blog ne reflètent pas nécessairement l'opinion de l'auteur de ce blog. Ils sont des contributions à la réflexion.

Il y a quelques semaines, avant le sommet du G20, le gouverneur de la banque centrale chinoise a fait un discours remarqué laissant entendre qu'il fallait mettre fin au rôle actuel dominant du dollar américain comme monnaie internationale de réserve, pour se tourner vers une monnaie supranationale plus stable et moins facilement manipulable par un gouvernement.

Zhou Xiaochuan avait alors mentionné les Droits de tirage spéciaux (DTS), une monnaie artificielle inventée par le FMI en 1969 et basée sur un panier d'autres monnaies-papier nationales. Des commentateurs avaient perçu cette déclaration comme une mise en garde du gouvernement chinois envers les autorités américaines: Nous sommes votre principal créancier. Si vous cherchez à régler vos problèmes en créant trop d'argent, en dépréciant votre monnaie et en diluant ainsi la valeur de nos réserves, nous pourrions réagir en diversifiant nos actifs et en cessant de vous prêter toujours plus de milliards.

Les Chinois sont en effet les plus grands détenteurs de titres en dollars, leurs réserves s'élevant à environ 2 billions $. Si le dollar venait à être dévalué, ils perdraient beaucoup.

Ça fait des années qu'on voit venir ce crunch inévitable résultant des politiques inflationnistes de la Fed, des politiques mercantilistes des Chinois et d'autres pays émergents, et des déséquilibres monétaires qui découlent de ces politiques. La différence est que maintenant, ces déséquilibres atteignent peut-être un point critique et les Chinois pourraient être sur le point de faire autre chose que simplement lancer des messages plus ou moins subtils.

À la fin du mois d'avril, le gouvernement chinois a annoncé qu'il avait augmenté ses réserves d'or de 76% au cours des six derniers mois et a demandé au FMI de vendre ses réserves de façon à pouvoir en acheter davantage. On ne parle donc plus de morceaux de papier dont la valeur artificielle ne tient qu'à un sceau apposé par des bureaucrates, comme les DTS, mais d'un actif solide. Le signal envoyé non seulement aux gouvernements mais aux marchés est beaucoup plus clair. Comme le souligne un très intéressant article rapportant la nouvelle, « ...quite a few experts said the move solidifies gold's place as a monetary asset, and shows that it's destined for a brighter future ».

Voilà un pas dans la bonne direction, qui va probablement accélérer l'effondrement inévitable du dollar.

La Fed, qui alimente l'économie mondiale depuis des décennies avec du faux argent, encore plus depuis la rupture du dernier lien du dollar avec l'or sous Nixon en 1971, est la première source mondiale d'inflation monétaire et de distorsions économiques. Cette situation permet aux Américains de vivre au-dessus de leurs moyens. Le statut de monnaie internationale de réserve du dollar a en effet contribué à financer beaucoup plus facilement leurs guerres impérialistes, leur consommation irresponsable et leur endettement vertigineux. Les dollars additionnels créés qui se retrouvent dans des voûtes de banques étrangères ne suscitent en effet pas de hausses de prix aux États-Unis – tant que les étrangers veulent en accumuler toujours davantage – ce qui aurait rendu une telle politique inflationniste insoutenable. En utilisant le dollar comme principale devise pour les transactions internationales et l'accumulation de réserve, le reste du monde subventionne à toutes fins pratiques le pouvoir d'achat des Américains.

Pendant ce temps, les États-Unis sont toutefois devenus un pays socialiste avec une économie de moins en moins productive et compétitive, la banqueroute du secteur automobile n'étant que l'exemple actuel le plus patent. Leur économie n'est plus aussi dominante qu'au moment où le système de Bretton-Woods a été mis en place après la Seconde Guerre mondiale. Sur la base de ce qu'ils produisent et de la demande étrangère pour leurs biens et services, les Américains devraient, aujourd'hui, avoir un niveau de vie bien moins élevé. La crise actuelle met au jour de façon encore plus évidente toutes ces distorsions et tous ces déséquilibres.

À l'échelle internationale, les réserves d'or chinoises restent modestes. Mais la Chine est également le principal pays producteur d'or, et c'est la tendance qui est importante. Les Chinois n'ont certainement pas intérêt à ce que le dollar s'effondre à court terme, mais les politiques inflationnistes de la Fed et du gouvernement Obama menacent la valeur de leurs immenses réserves. La situation est intenable à moyen terme et les force à chercher des solutions alternatives.

Le président de Centennial Precious Metals, Michael Kosares, note dans l'article que « China, true to its reputation for patience and steady, long-term progress toward its goals, has taken the golden path and now they want the world to know about it ».

On doit en effet reconnaître que les Chinois manifestent des préférences temporelles plutôt basses. Depuis quatre décennies, leur pays s'ouvre toujours davantage à l'économie de marché et s'enrichit à vive allure. Ils ont une éthique du travail et un sens de l'entrepreneurship développés, et épargnent beaucoup. Le gouvernement chinois, non-démocratique, est moins sujet aux pressions de l'opinion publique et des groupes d'intérêt parasitaires qui tentent de monnayer leur appui politique en échange de transfert de fonds publics et de privilèges, comme c'est le cas dans nos pays occidentaux.

Un tyran étatique reste bien sûr un tyran étatique, mais il y en a qui ont des politiques moins pires que d'autres. Et la Chine aura contribué plus que n'importe quel pays au monde à la mondialisation et à l'avancement de l'économie de marché à la fin du 20e et au début du 21e siècle.

Cette contribution s'avérerait encore plus cruciale si les Chinois décidaient d'appuyer activement le retour de l'étalon-or comme base du système monétaire mondial, en remplacement du système actuel fondé sur les monnaies fiduciaires et la domination du dollar. Les monnaies fiduciaires sont la quintessence du court-termisme. Elles sont sujettes à toutes les manipulations et constituent un levier incontournable de toute politique d'inspiration keynésienne (ou friedmanienne) pour stimuler l'économie. Les États peuvent constamment déprécier leur monnaie pour atteindre des objectifs à court terme, en repoussant les conséquences néfastes à plus tard.

Sauf que le long terme finit toujours par nous rattraper. Et nous payons aujourd'hui pour les politiques désastreuses de la Fed et des autres banques centrales (y compris celles de la Chine, notons-le, qui sont loin d'être parfaites). Il aurait été impossible de mettre en oeuvre ces politiques, à tout le moins avec une telle ampleur, dans un régime d'étalon-or. C'est pourquoi toute indication d'un retour en force de l'or comme base monétaire ne peut qu'être une bonne nouvelle pour ceux qui croient dans la liberté et la rationalité économique.

lundi 27 avril 2009

China-Africa Development Fund opens SA office

The South African Department of Trade and Industry and the China-Africa Development Fund (CADF) signed a memorandum of understanding (MoU) in Johannesburg on Monday.

At the same time, the CADF opened its representative office in South Africa.

Speaking at the ceremony, deputy Trade and Industry Minister Elizabeth Thabethe stated that areas covered by the MoU included mining, energy, infrastructure and information and communications technology.

She pointed out that the creation of the CADF was one of the steps by China to develop a new relationship with Africa. She added that the opening of the CADF representative office in South Africa represented a new era in the relationship between Africa and China.

Also speaking at the ceremony, African National Congress secretary-general Dr Matthews Phosa affirmed that South Africa was quickly learning to look also to the East for economic partners.

He said that China has set an example by becoming one of the leading economic forces in the world and that China had also shown that it wanted to cooperate with Africa.

Phosa added that it was very clear that there was a Chinese focus on investing in South Africa and assured that such investments would be welcomed in the country, the region and the continent.

He expressed the view that the willingness of the China Development Bank (CDB) to invest in Africa at a time of global economic meltdown was hugely impressive.

The CDB is currently the sole shareholder in the CADF, which was launched in June 2007, with an initial tranche of $1-billion and a total capital investment which will ultimately reach $5-billion.

The chief governor of the CDB, Chen Yuan, reported that the CADF had made investments of nearly $400-million in projects in Africa. These investment were facilitating more than $2-billion of further investments in Africa by Chinese companies.

Yuan stated that the representative office in South Africa would provide means to accelerate investments and develop further cooperation between Chinese and African businesses.

Chinese ambassador to South Africa, Zhong Jianhua, reported that the Embassy was seeing more Chinese business coming to South Africa and the African continent.

samedi 4 avril 2009

Lula propose à la Chine un échange commercial sans passer par le dollar

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré vendredi à Londres avoir proposé à son homologue chinois Hu Jintao que les échanges commerciaux entre les deux pays se fassent en monnaie locale et non plus en dollars, dans des déclarations à la presse diffusées par la télévision brésilienne.

"J'ai proposé que l'on commence à discuter pour que les échanges commerciaux entre le Brésil et la Chine se fassent en monnaies brésilienne et chinoise", a dit M. Lula peu avant de quitter Londres pour Brasilia. Le chef de l'Etat brésilien a ajouté qu'il devait se rendre à Pékin le 19 mai prochain et qu'il espérait que cette proposition porterait ses fruits.

"Ils vont en discuter et, qui sait, nous aurons peut-être le 19 mai le début d'une bonne discussion entre les banques centrales et les ministres des Finances" des deux pays, a affirmé le président brésilien.

M. Lula s'est entretenu jeudi à huis clos avec M. Hu à l'issue du sommet du G20 auquel les deux chefs d'Etat ont participé.

Mais l'Association du commerce extérieur du Brésil (AEB) a estimé que cette proposition représentait une menace pour le marché brésilien.

Le directeur de l'AEB, José Augusto de Castro, a déclaré à l'AFP que ce système favoriserait les exportations chinoises vers le Brésil. "Pour le Brésil cela n'est pas avantageux car aujourd'hui il ne faut pas faciliter indirectement les importations mais renforcer nos exportations", a-t-il souligné.

Le flux commercial entre la Chine et le Brésil en 2008 s'est élevé à 36,4 milliards de dollars avec un excédent de 3,6 milliards de dollars pour la Chine. Cela représente une hausse de 122% par rapport à 2006 et de 55% par rapport à 2007, selon les chiffres officiels.

Chine : Robeco conclut un partenariat avec Teda International

Robeco (111 milliards d'euros d'encours) et Teda International (Holding) Corporation Ltd sont convenus lundi de créer une coentreprise sous le nom de Robeco Teda (Tianjin) Investment Management Company et de lancer leur premier produit commun, le Robeco Teda Sustainable Private Equity Fund. Teda International est une nouvelle société créée par Tianjin Investment Holding, qui est chargée de gérer tous les actifs financiers du gouvernement de Tianjin, Tianjin (Nord de la Chine) ayant été désigné par le gouvernement central chinois comme région test pour les réformes. 

Robeco Teda (Tianjin) IMC fonctionnera comme plate-forme pour le développement d'affaires en Chine focalisées sur Tianjin et le Robeco TEDA Sustainable Private Equity Fund sera le premier fonds de private equity transnational libellé en yuans. Il sera domicilié dans la Tianjin Binhai New Area et investira dans des entreprises qui développent des produits et technologies qui augmentent l'utilisation productive de l'énergie, de l'eau et d'autres ressources qui réduisent l'empreinte environnementale (déchets et émissions) et qui créent de la valeur économique en réduisant les coûts, en se focalisant sur les entreprises chinoises. Robeco, qui contrôle le gestionnaire ISR suisse SAM Group, a ouvert un bureau de représentation à Shanghai en 2007 et obtenu une licence QFII en 2008 pour 150 millions de dollars.

mercredi 18 mars 2009

Chine/investissements directs étrangers: -15,8% sur un an en février

PEKIN, 16 mars 2009 (AFP)

Les investissements directs étrangers en Chine ont baissé de 15,8% en glissement annuel en février, a annoncé lundi le ministère du Commerce.

Ces investissements, hors secteur financier, ont totalisé 5,83 milliards de dollars, a précisé le porte-parole du ministère Yao Jian, lors d'un point presse.

Au cours des deux premiers mois de l'année, ils ont représenté 13,37 milliards de dollars, en baisse de 26,23% par rapport à la même période de 2008.

Le nombre de compagnies étrangères s'implantant dans le pays a également fortement baissé, de 13% en glissement annuel, le mois dernier.

En 2008, les IDE avaient augmenté de 23,6% sur un an, une croissance de dix points plus forte qu'en 2007, mais qui avait décéléré dans les derniers mois de l'année, alors que la crise financière incitait les entreprises étrangères à la prudence et à garder des liquidités plutôt qu'à investir, selon des analystes.

samedi 7 mars 2009

Une délégation chinoise en Europe pour étudier des acquisitions

PEKIN (AFP) — Une délégation chinoise de haut niveau doit se rendre au cours du week-end en Europe pour y étudier les possibilités de prises de participation, a annoncé mercredi la presse, faisant état de la première mission de ce type jamais effectuée par la Chine.

La délégation doit notamment s'intéresser à des compagnies de l'industrie de transformation, de l'énergie propre et de la protection de l'environnement, mais pas aux sociétés de services financiers, croit savoir le quotidien China Daily.

"Nous allons explorer les possibilités de participation dans des compagnies européennes", a déclaré au journal le ministre du Commerce Chen Deming, qui conduisait une délégation rentrée récemment d'Europe après y avoir signé pour environ 13 milliards de dollars de contrats.

Contacté par l'AFP, le ministère du Commerce n'a pas souhaité s'exprimer.

La mission de 200 sociétés conduite par M. Chen s'est rendue en Suisse, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne. Elle a signé le gros des contrats --plus de 10 milliards-- en Allemagne, notamment dans l'automobile et les télécommunications.

Un journal de Shanghai, le Matin de l'Orient, a indiqué pour sa part que la délégation, qui doit partir ce week-end, serait composée des dirigeants de dix entreprises chinoises.

Le quotidien ajoute qu'elle se rendrait notamment en Grande-Bretagne, mais qu'elle éviterait de nouveau la France.

La rencontre en décembre entre le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, et le président français Nicolas Sarkozy, qui assumait alors la présidence tournante de l'UE, a provoqué la colère de Pékin.

L'appétit grandissant de la Chine pour les prises de participation ou acquisitions à l'étranger est logique, soulignent des économistes.

"La crise économique mondiale permet aux compagnies chinoises, avec leurs grandes réserves financières, (de sceller) des partenariats stratégiques hors de leurs frontières avec des compagnies étrangères en manque de fonds", a expliqué au quotidien Li Jian, chercheur à l'Académie chinoise du Commerce international et de la coopération économique.

La valeur des fusions et acquisitions en Chine même a fortement reculé au deuxième semestre 2008, selon PricewaterhouseCoopers.

Au total 543 accords d'une valeur totale de 26,7 milliards de dollars ont été signés de juillet à novembre, en baisse de 49% par rapport à la même période de 2007.

Les accords entre compagnies chinoises ont également reculé en raison du net reflux des exportations et des pertes en Bourse, a ajouté PricewaterhouseCoopers.

dimanche 1 mars 2009

Chine : début des travaux de la ligne à grande vitesse Shanghai-Hangzhou

La Chine a lancé les travaux de la ligne à grande vitesse entre Shanghai et Hangzhou, qui permettra de réduire le temps de voyage entre la métropole économique et l'un des lieux touristisques les plus visités du pays, ont indiqué vendredi les autorités.

Lors de sa mise en opération prévue l'année prochaine, ce tronçon de l'est du pays permettra d'effectuer ce voyage de 159 km en 38 mn, à une allure de 350 km/h, selon un communiqué de la municipalité de Shanghai.

Le budget d'un montant de 29,7 milliards de yuans (plus de 3 milliards d'euros) provient du ministère des Chemins de fer, de la municipalité de Shanghai, du gouvernement provincial du Zhejiang, dont Hangzhou est la capitale, et du groupe Baosteel, le premier aciériste de Chine, a précisé le texte.

La construction de deux autres lignes ferroviaires a été lancée l'année dernière dans cette région du delta du Yangtsé et devrait s'achever en 2011.

mardi 24 février 2009

Stuttering Asia holds SA's growth hostage

February 24, 2009 - By Ethel Hazelhurst [Business Report]

South Africa's growth outlook is increasingly dependent on trade with Asia and the failure of that region's emerging economies to decouple from the West is becoming more of a threat than an opportunity to the country.

"This is likely to cost South Africa billions of rands in lost export revenue," said Mike Schussler, an economist at T-Sec. "In dollar terms, exports to Asia fell 10.5 percent year on year in December and are likely to fall further in the year ahead," he predicted.

Nearly 30 percent of South Africa's exports go to Asia, according to Standard Bank's economics division. "The downside risks for South African exporters are becoming increasingly concerning," it said.

South Africa's trade relations with Asia have been rising since the late 1990s, and grew even stronger following China's entry into the World Trade Organisation in 2001. 

Martyn Davies, the chief executive of consultancy Frontier Advisory, said there was a close link between growth in China and in Africa. He noted that China was growing at 6.8 percent a year, compared with 12 percent to 13 percent a few years ago. "We should closely monitor the attempt by the Chinese government to pump prime its economy, which will determine whether there is a pick-up in demand for commodities later in the year." 

Base metals worth R46.4 billion were the biggest export to the region in the first 11 months of last year, according to the latest available SA Revenue Service figures. Total exports to the region were worth R179 billion. 

The next biggest export was mineral products, mostly coal, worth R44.1 billion, followed by R42.4 billion of precious stones and metals.

The fall in Asian demand is due to the region's own export performance, which UK-based think-tank Chatham House said was "jaw droppingly bad". It said last week: "While sizeable losses were expected, falls of 30 percent to 40 percent in exports, as reported by countries such as South Korea, Taiwan and Japan since November, [will lead] to further downgrades in economic forecasts."

Recent data show that many Asian economies are contracting more sharply than those of advanced economies as their own export markets collapse. 

"While emerging Asia is still expected to grow in 2009, a predicted rate of 2 percent to 3 percent is even lower than in 1998," Chatham House said. "This forecast is heavily reliant on relatively robust estimates for China and, to some extent, India - if these fail, Asia's average growth rate may be close to zero. Given the size of Asia and its imports, such a decline would create further negative impacts on the rest of the world, including commodity markets."

Reuters reported yesterday that Thailand's economy shrank 4.3 percent in the fourth quarter of last year, "its biggest contraction in memory after exports collapsed". This follows similar news elsewhere in Asia.

South Korea's gross domestic product fell by an annualised 5.6 percent in the fourth quarter. And the contraction could be continuing, as exports plunged by a record 32.8 percent year on year last month, while imports fell 32.1 percent.

Taiwan's economy contracted 8.36 percent in the fourth quarter. AFP reported: "Taiwanese exports are likely to fall 20.1 percent this year, while imports are likely to slump 26.2 percent." 

Japan's economy shrank an annualised 12.7 percent in the fourth quarter, official data show.

samedi 21 février 2009

China blocks SA’s subsidy challenge

Le Roux, Mathabo (Business Day, Johannesburg) 2009-02-17 

South Africa’s first legal bid to protect itself from unfair subsidies on Chinese imports has been upset in what appears to be excessive pressure from the Chinese government.

Local manufacturing firms already experience heavily subsidised imports from China, and the situation is set to worsen as the Chinese government increases payments to its manufacturers to keep exports competitive amidst the global economic downturn.

State support for industry has been increased so aggressively by China that the United States has challenged their subsidy programmes at the World Trade Organisation (WTO).

SA severely compromised its ability to investigate dumping measures by China when it granted the country market economy status two years ago.

It has now emerged that a South African producer of stainless steel sinks, Franke Kitchen Systems, has hastily withdrawn a countervailing measure application which was brought to counter unfair subsidisation, seemingly because the Chinese government threatened the future success of its operations in China if it moved forward.

This leaves local manufacturers vulnerable as China’s action undermines SA’s trade remedy tools, meaning that manufacturers have no alternative against unfair competition from Chinese imports.

The application, made by a subsidiary of the Swiss-based Franke group, was the first countervailing application to be brought against China by a developing nation.

A countervailing measure is politically sensitive as it scrutinises a country’s industrial policy, and could alert other countries to subsidisation which can potentially be attacked by law.

According to Chief Commissioner of the International Trade Administration Commission (ITAC) Siyabulela Tsengiwe, China told SA of its unease at the application.

China’s response raises concern about its adherence to fair trade obligations as a member of the WTO. However, the multilateral trading system cannot take action without a complaint.

WTO spokesman Keith Rockwell stated: “Only members can initiate a case against another member. The WTO, or the DG (director-general Pascal Lamy) has no power of self-initiation.”

“As to whether this case means that the Chinese are not in compliance with WTO rules, I don’t know, and neither does anyone else because the only way to know for sure is through the dispute-settlement process.”

Franke’s initial bid was to launch an anti-dumping application after an import surge saw China’s market share grow from zero to 60% within three years. However, fears that its dumping complaint would fail meant the company also applied for countervailing measures, alleging that the margin of subsidisation for Chinese kitchen sinks was as high as 47.7% of the value of the product.

The company has a strong case, according to Franke’s consultant Jan Heukelman. In its application, it listed 36 subsidies in 10 subsidy programmes from which Chinese manufacturers have benefitted, claiming that kitchen sinks from China have entered SA at below the cost of stainless steel, the raw material from which the sinks are made.

The application was suddenly withdrawn at the end of last year, after “enterprise to enterprise engagement, facilitated by the Chinese government”, Tsengiwe said.

But the Chinese government pressed Franke in Switzerland to withdraw the application to secure its wide business interests in China in the future.

When approached for comment, lawyer Andreas Hauswirth of the Franke holding company in Switzerland confirmed the high-level discussions between Franke and Chinese state officials. However, both parties had agreed to keep the content of the talks confidential.

Repeated attempts by Business Day to get comments from China’s trade attaché in Pretoria, Wang Jing Bo, were unsuccessful. He also refused to comment on the status of subsidy programmes in China.

jeudi 19 février 2009

COOPERATION CHINE- MAURICE Quatre projets d’infrastructure bientôt réalisés

Nico PANOU - L'Express [Maurice]

PLUSIEURS projets permettant de venir à bout des difficultés de transport sont sur le point de connaître un nouvel essor. La visite du président chinois Hu Jintao à Maurice accélére bien les choses.

En effet, lors des discussions entre le gouvernement mauricien et les autorités chinoises, notamment le président de l’Empire du Milieu, les représentants du China African Development Fund et le président d’ EXIM Bank , entre autres, un modéle économique innovant est en voie d’émerger entre la Chine et Maurice.

Il ressort qu’une compagnie toute particuliére au sein de laquelle les parties chinoise et mauricienne seront représentées se penchera sur quatre gros projets infrastructurels brûlants. La compagnie aura pour mission de les réaliser tous dans un délai maximal de 15 ans et d’en assurer la maintenance.

La route circulaire dénommée Ring Road assortie d’un tunnel, le mode alternatif de transport ( le projet de métro léger), le pont reliant Cassis à Roche- Bois appelé le Dream Bridge et enfin l’autoroute reliant l’est et l’ouest du pays ( Flacq à Flic- en- Flac) sont les quatre projets qui occuperont le comité conjoint sino- mauricien qui sera bientôt mis en place à cet effet. Il sera chargé de l’étude de tous les aspects techniques et économiques de ces ouvrages publics trés ambitieux.

Quant aux fonds nécessaires pour leur réalisation, le vice- Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a déclaré à l’ express qu’ « une partie des fonds sera apportée par le gouvernement mauricien, la deuxiéme partie sera financée par des investisseurs chinois en termes d’actions, de subventions et de prêts à taux d’intérêt bonifié. Les usagers des infrastructures en question contribueront à financer la troisiéme partie à travers un systéme de péage » . La réalisation de ces projets permettra de réduire de façon substantielle les problémes de congestion routiére qui plombent les activités économiques. Selon une étude récente menée par la Mauritius Employers Federation, les embouteillages coûtent environ Rs 2 milliards à l’économie mauricienne chaque année et pénalisent 97 % de l’ensemble des entreprises.

mercredi 18 février 2009

La Zambie sur le point de créer une nouvelle usine de téléphone portable [2009]

Nde: cette fois si, ce sera peut-être la bonne après l'échec précédent...en 2008

LUSAKA, 12 février (Xinhua) -- L'Association zambienne des fabricants (ZAM) a annoncé qu'une nouvelle usine de fabrication des combinés de télépone portable verra bientôt le jour dans le pays et devrait produire environ 70.000 combinés par mois. 

Le président de la ZAM, Dev Babbar, a annoncé que l'usine avait déjà acquis un nouvel équipement dernier cri qui a la capacité de fabriquer des combinés de haute qualité acceptables à la fois sur les marchés locaux et internationaux. 

Babbar a aussi laissé entendre que la ZAM avait déjà commencé à faire le marketing de l'usine dans d'autres pays de la région, ajoutant que cela rendrait facile l'exportation du produit fini, d'après ZANIS. 

Il a exprimé sa confiance que la nouvelle usine de fabrication des combinés avait la capacité de satisfaire la demande locale actuelle pour les combinés de téléphones portables dans le pays. 

En outre, il a souligné que le progrès des stratégies de marketing était important avant l'exportation du produit, parce qu'il permettait d'identifier l'audience. 

"Nous avons déjà commencé le marketing de cette usine dans d'autres pays et cela nous facilitera l'identification du public qui aimera nos téléphones locaux," a-t-il affirmé selon le reportage. 

Il a affirmé que l'usine produirait des combinés qui seraient vendus dans toute la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et dans les pays faisant partie du Marché commun pour l'Afrique de l'Est et australe (COMESA).

La Chine accorde un prêt de 260 millions de dollars à Maurice

Pana Press, 17/02/2009

La Chine va accorder à Maurice un prêt d'un montant de 260 millions de dollars américains destiné aux travaux d'extension d'un terminal passagers à l'aéroport de Port-Louis, a appris la PANA mardi de source officielle.

Deux autres accords ont été signés entre le gouvernement mauricien et la délégation chinoise, conduite par le président Hu Jintao depuis son arrivée lundi après-midi.

"Nous allons accueillir quatre millions de touristes dans un avenir proche", a déclaré le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, qui a expliqué que le terminal de l'aéroport doit être élargi, en raison de sa saturation.

M. Ramgoolam a ajouté que les deux parties avaient discuté de l'éventualité d'une aide chinoise accrue à la facilitation du transport et à la décongestion du trafic pour entrer et sortir de la capitale, Port-Louis.

Selon lui, les autres projets dans lesquels la Chine est impliquée à Maurice sont la construction d'une Zone économique spéciale d'un montant de 750 millions de dollars à Riche-Terre, près de Port-Louis, qui va créer environ 30.000 emplois directs et près de 6.000 emplois indirects.

La Chine offre également 20 bourses supplémentaires à Maurice, en plus du quota actuel fixé à 35 et va également envoyer des volontaires sur l'île pour enseigner le Mandarin et les TIC.

Pour sa part, le président Hu Jintao a déclaré que la Chine apprécie la "Politique de la Chine unique" appliquée par le gouvernement mauricien.

"Nous apprécions également le soutien précieux apporté par Maurice sur des questions importantes comme celles de Taïwan, du Tibet et des Jeux Olympiques de Beijing", a ajouté le président chinois.

Concernant la crise financière mondiale, M. Hu Jintao a indiqué que la Chine continuera à apporter une aide à l'Afrique, malgré ses propres difficultés.

"Nous sommes déterminés à accroître les échanges et l'investissement mutuel avec l'Afrique sur une base égalitaire et d'un intérêt commun", a-t-il souligné.

Le président Hu et sa délégation doivent quitter Maurice mardi soir dans la soirée.