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vendredi 21 août 2009

Favoriser les échanges économiques entre Comores et Tanzanie

Une soixantaine de tanzaniens participent depuis hier à Moroni au premier forum économique et commercial entre les opérateurs comoriens et tanzaniens. Il s’agit d’améliorer un axe qui représente déjà cinq cent mille tonnes de marchandises en provenance du continent.

Temoignages, mardi 18 août 2009

C’est sous le haut patronage du Président Sambi et en présence de plusieurs ministres et opérateurs tanzaniens que s’est ouvert hier le plus grand rendez-vous commercial entre ces deux pays frères. La tenue du TANZACOM est l’aboutissement de près de 4 ans de travail à la fois au niveau officiel que technique.

C’est sous la houlette du Président Azali qu’un premier accord commercial a été signé en 2006 entre les deux pays. Ensuite, un accord de partenariat a été conclu en 2007 entre l’Organisation patronale des Comores (Opaco) et le Bureau de contrôle du commerce extérieur tanzanien (Bord of external trade). L’Union des Chambres de commerce et d’industrie des Comores a alors pris le relais en ouvrant un bureau de représentation, le 29 décembre dernier à Dar Es Salam.

Le but d’un tel rapprochement est selon Ahmed Koudra Directeur exécutif de l’Opaco de « renforcer et structurer les relations d’échanges entre les communautés d’affaires des deux pays ». D’ores et déjà, les importations en provenance de Tanzanie sont évaluées à près de cinq cent tonnes de marchandises par an principalement, des produits manufacturés, et des zébus sur pattes. Anchoura Mzé Mohamed, commerçante depuis 20 ans dit avoir renoncé à Dubaï depuis 4 ans : « je fais trois jours à Dar-es-salam, et trois jours après ma marchandise est au port de Moroni ; j’ai oublié le stress des pirates somaliens et des délais de livraison non maîtrisés ».

Il faut reconnaître que la gamme de choix n’est pas la même entre Dubaï et Dar, mais il y a effectivement de nombreux avantages à commencer par la langue Swahili.

Encourager les circuits formels de transfert d’argent

L’intervention décisive de l’armée tanzanienne dans le débarquement militaire sur Anjouan en mars 2008 a ravivé une fraternité de longue date qui a ensuite été renforcée par la récente visite de Jakaya Kikwete à Moroni.

Durant ces deux jours d’échange du TANZACOM, les participants des deux parties vont initier des partenariats sectoriels et individuels à travers les rencontres Business to Business. Ils pourront également prendre part à des ateliers à thèmes qui visent à identifier les difficultés qui affectent les échanges et proposer des solutions.

Monsieur Koudra parle déjà d’assainir l’environnement des affaires ce qui passe selon lui par l’amélioration des conditions d’entrée des bateaux comoriens dans les eaux tanzaniennes, la réduction de façon conséquente du coût du visa de séjour des citoyens dans les deux pays.

Il propose également d’améliorer le commerce des biens et des services en régulant les aspects douaniers et de transit.

La réglementation du transfert de l’argent va nécessairement occuper une place de choix dans les discussions en cours. Il apparaît de plus en plus incohérent que les opérateurs comoriens continuent à se déplacer avec des millions en espèces alors que les organismes financiers et les mécanismes de mise à disposition de fonds ne manquent pas. Exim Bank, qui est une banque tanzanienne a un grand travail de sensibilisation à faire pour encourager l’usage des circuits formel afin de quantifier les flux et sécuriser les personnes.

jeudi 26 février 2009

Comores : Le président iranien à Moroni

SOURCE: TEMOIGNAGES

Visite surprise ou secret bien gardé, toujours est-il que très peu de gens s’attendaient à recevoir une telle personnalité. Au-delà de la controverse liée aux relations internationales, les Comoriens se sentent honorés de cette visite au lendemain de celle du prince Cheikh Jaber Al-Moubarak.

Venant du Kenya où il venait d’effectuer une visite d’Etat de 48 heures, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a foulé le tarmac de l’aéroport Prince Said Ibrahim de Moroni-Hahaya hier à 14 heures. 

Après un tête-à-tête avec son homologue comorien au palais de Beit-salam, le président iranien a pu se rendre compte de sa popularité tout le long du parcours jusqu’au Palais du peuple où il devait s’exprimer devant un millier de personnes. 
Dès son arrivée au pouvoir en mai 2006, Sambi a établi des relations privilégiées avec la République islamique d’Iran. Il y a deux ans, une délégation composée 5 ministres iraniens avait fait le déplacement à Moroni pour signer des accords dans le domaine de la pêche, de l’agriculture, de l’enseignement supérieur ainsi que dans la sécurité et la défense. Sambi lui-même a déjà effectué une visite officielle à Téhéran où il a été reçu avec tous les honneurs. 

Ces relations ont apporté sur le plan économique des bateaux de pêche, des structures de formations techniques et professionnelles et surtout une importante convention pétrolière qui devrait permettre aux Comores d’acheter du Brut et le revendre. 
Une trentaine d’experts iraniens avaient pris part au Forum international sur l’habitat aux Comores qui a clôturé ses travaux avant-hier. 

Visite surprise ou secret bien gardé, on le saura plus tard. Toujours est-il que dans un communiqué, le gouvernement avait annoncé la création d’un comité spécial chargé de veiller au bon déroulement du séjour d’une importante délégation iranienne composée de quatre ministres. Lundi, Sambi en personne a invité les Comoriens à recevoir dignement des hôtes importants dans les prochains jours.

L’avenir des Comores est entre les mains des pays arabo-musulmans

Dès la diffusion de l’information, c’est tout le pays qui s’est mis en effervescence. Les autorités qui veulent tout organiser à la va vite, en particulier le dispositif protocolaire et sécuritaire, et les centaines de personnes qui convergeaient vers Moroni. Un groupe d’une vingtaine de jeunes rencontrés dans la descente du village de Salimani vers Moroni exprimait haut et fort son enthousiasme en scandant des slogans à la gloire de l’hôte du gouvernement : « nous sommes très honorés de recevoir un homme aussi important. C’est lui qui a osé braver les Américains et qui défend la cause des Palestiniens ».

Un haut fonctionnaire du ministère des Relations extérieures, débordé par les événements, dit avec émotion : « vous savez, c’est la première fois depuis Mitterrand en 1992 et Yasser Arafat en 1987 que nous recevons un chef d’Etat étranger. Et en plus, nous avons à gérer une délégation d’une dizaine de ministres et d’une centaine de haut fonctionnaires et d’opérateurs économiques ». 

Lundi dernier, lors de l’inauguration de la Banque Fédérale du Commerce et l’hôtel Itsandra devenu un quatre étoiles grâce aux investissements du prince Cheikh Jaber Al-Moubarak à travers le puissant groupe “Comoro Gulf Holding”, le Président Sambi a dit que l’avenir des Comores est entre les mains des pays arabo-musulmans. 

Il est avéré que les Comores sont membres de l’organisation de la conférence islamique et de la Ligue des Etats arabes depuis des décennies, mais c’est avec Sambi que cette proximité se fait sentir, même si elle n’est pas du goût de tout le monde.
Mahamoud Said, enseignant à l’Université, trouve que le contexte est mal choisi pour renforcer les liens avec des pays qui n’ont pas une bonne réputation sur le plan international : « les amitiés de Sambi risquent de nous isoler de nos partenaires alors que nous n’avons pas de vision claire sur l’avenir de ces nouvelles relations ».

mercredi 4 février 2009

Comores: la tentation des petrodollars

Posté le 23.01.2009 par Inoussa pour Mayotte Hebdo

Les investisseurs du Golfe et du monde arabe se sont subitement pris de passion pour l'Union des Comores. L'afflux de pétrodollars et de capitaux issus des places les plus opaques de la finance internationale bouscule un pays qui se cherche, dans la précipitation et la confusion la plus totale, des dispositions législatives garantissant un échange gagnant/gagnant. Décryptage.

Donner à l'économie une impulsion, notamment grâce au programme "habitat" qui permettrait au pays d'entrer durablement dans une phase pérenne de croissance, c'était l'une des promesses de campagne d'Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, l'actuel président de l'Union des Comores. Force est de constater l'échec cuisant de la politique économique du Foundi. Aux dires de beaucoup de Comoriens, la situation est pire aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été. Les salaires de la fonction publique ne sont plus versés depuis février, la cherté des produits s'est accrue, les pénuries de carburant s'enchaînent, les nombreuses coupures d'électricité cassent le dynamisme des activités humaines et économiques, et le contexte international n'arrange rien. La révolution annoncée du mode de gouvernance n'a finalement pas eu lieu - la masse salariale des fonctionnaires représente 1,5 milliard de francs comoriens, soit 70% du budget de l'État - et la corruption continue de gangrener un pays qui souffre d'une gestion chaotique de ses maigres ressources.

Les nombreux défenseurs d'Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, élu en 2006, nuancent cependant ce constat. "Le président a fait le choix de relayer l'économie au second plan", avance un partisan de celui que beaucoup surnomment l'Ayatollah. L'homme a en effet monopolisé tous les efforts de la première moitié de son mandat vers un seul et unique objectif : ramener l'île d'Anjouan dans le giron de l'Union et casser définitivement les velléités séparatistes. Un combat politique, il est vrai compliqué au vu de l'Histoire et du contexte politique interne, que le président de l'Union a gagné, qui plus est de manière quasi pacifique, ramenant du même coup un élan de cohésion et d'unité entre les trois îles. Une victoire qui contribue encore aujourd'hui à donner au président Sambi une légitimité aux yeux du peuple comorien, malgré une atonie généralisée de son gouvernement et une absence inquiétante de perspective.

Pourtant, dans l'ombre de l'inertie de la politique économique, un groupe d'investisseurs étrangers n'a eu de cesse d'oeuvrer, à tel point que les premières réalisations de leurs nombreux et faramineux projets interpellent désormais le visiteur, comme l'habitant. Un aéroport flambant neuf, ici une banque fédérale, là un hôtel de luxe… A Moroni, tout le monde ne parle que d'eux. "Ils sont partout, ils rachètent des hôtels, des sites touristiques, amènent des hélicoptères et des avions, construisent des banques et impriment même un journal", livre avec perplexité un chauffeur de taxi.
"Ils", ce sont les membres du consortium Comoro Gulf Holding (CGH), une dizaine d'investisseurs koweïtiens, saoudiens et libanais. Présidé par Bachar Kiwan, consul des Comores au Koweït et influent homme d'affaires franco-libanais, le CGH est amené par le fils du ministre de la Défense du Koweït, le Cheick Sabah Jaber Mubarak Al-Sabah, qui détient 30% du capital de la holding.

12 millions de dollars pour un premier hôtel de luxe

La discrétion du groupe n'a d'égal que sa redoutable efficacité. D'ici la fin de l'année, Comoro Gulf Holding inaugurera la première phase de l'Itsandra Beach Hotel, anciennement le Touristique hôtel, situé au nord de Moroni. Un luxueux complexe d'une capacité de 23 chambres, une trentaine de bungalows, doté d'une marina, d'un bar et d'une salle de conférences. Dans un an, la deuxième phase gréera au complexe 50 chambres supplémentaires, deux piscines, une boite de nuit, un casino, un centre de plongée, une salle de sport, et deux cafés-bars. Coût total de l'opération : 12 millions de dollars.
Bachar Kiwan, grand magnat de la presse du monde arabe, souhaitait également "combler le déficit de communication et d'information au niveau local", selon Ahmad Jaroudi, directeur général de la holding. Un souhait aussitôt exaucé, puisqu'il y a deux mois sortaient dans les kiosques comoriens les 30 premières pages de l'hebdomadaire d'information général Albalad. Écrit en français et en arabe, imprimé au Liban, le support changera de périodicité pour devenir un quotidien dès le mois de janvier, lorsque la nouvelle imprimerie basée à Moroni, elle aussi propriété de la holding, sera opérationnelle, et de nouveaux magazines devraient fleurir les kiosques. "Ils ont débauché cinq de mes meilleurs journalistes", regrette le rédacteur en chef d'Al Watwan, l'organe de presse du pouvoir.

De plus, le gouvernement comorien vient de leur octroyer une licence complète pour tous les services de télécommunication. "D'ici trois mois, nous serons le deuxième opérateur sur le marché, avec une offre téléphonie mobile et internet", conclut le directeur général.
Ahmad Jaroudi est Libanais. L’homme a déjà une grande expérience de la finance internationale. Ancien membre de Gimco, une holding présente en France et au Liban, il a ensuite créé une des plus grandes sociétés immobilières du pays du Cèdre. "En 2005, j'ai quitté mon pays à cause des troubles politiques. C'est à ce moment qu'on m'a proposé de devenir directeur général de CGH".

"Faire de Moroni un hub aéroportuaire régional"

Conscient que les multiples activités du groupe suscitent la curiosité, il tient à prévenir : "Nous sommes des investisseurs, pas des politiciens. Nous ne représentons personne à part nous-mêmes. Ni la Ligue Arabe, ni le Koweït, tout le monde peut rejoindre notre capital. D'ailleurs, beaucoup d'Européens s'intéressent à nos activités. Il y a un potentiel vierge ici, avec une contrepartie, l'absence d'infrastructures, et donc un risque. Notre rôle est double. D'une part, nous essayons d'aménager des structures et un cadre qui soient propices aux investissements, et d'autre part nous proposons des partenariats de capital à tout investisseur qui se manifeste. De plus, nous faisons intervenir des opérateurs spécialisés pour chacun de nos projets. Enfin, nous n'agissons pas en envahisseurs puisque nous intervenons dans le cadre d'un accord signé en 2006 avec l'ancien chef de l'État, Azali, autour de cinq projets majeurs : la création d'une banque, le projet touristique du lac Salé, le port en eau profonde de Moroni, une activité de télécommunication et la création d'une compagnie aérienne".

Ainsi, la Banque fédérale des Comores devrait être livrée dans quelques mois. Avec un capital de 10 millions d'euros, elle proposera "toutes les activités et les services bancaires que l'on retrouve à travers le monde". "C'est un outil indispensable pour faire venir des investisseurs, car il va considérablement raccourcir les délais de transaction et favoriser la dynamique des projets locaux", commente M. Jaroudi. CGH aurait déjà recruté une vingtaine d'employés pour faire tourner son établissement bancaire, situé au coeur de la capitale, place de France.
"Faire de Moroni un hub régional". Si la déclaration peut prêter à sourire, les moyens consacrés par le consortium pour que la Grande Comore attire les majors de l'aviation commerciale mondiale imposent le sérieux. "Nous devrions être opérationnels d'ici trois mois. Il reste quelques points à éclaircir concernant les droits de trafic, mais nous avons déjà le premier des trois avions qui composera notre flotte de départ."
Et la stratégie est implacable. Deux avions pour une desserte régionale quotidienne entre Madagascar, Mayotte, la Réunion et Maurice qui captent et rabattent un flux de voyageurs vers Moroni, et un long courrier pour décoller vers Paris, Marseille ou Dubaï. L'Etat sera également de la partie, avec 25% des parts d'Air Comores International.


Un projet touristique pharaonique au lac Salé

Et si toutes ces ambitions et les sommes abyssales qu'elles nécessitent pour être réalisées peuvent donner le tournis au commun des mortels, elles ne sont rien en mesure du module phare de CHG : le projet touristique du lac Salé. Sept années seront nécessaires à la holding financière pour aménager, sur plus de 1.250 hectares, l'un des plus grands complexes touristiques de l'océan Indien. L'ambition est affichée, et les moyens prêts à y être consacrés. Rien que pour doter le site des infrastructures de base (eau, électricité, réseau routier…), CGH estime devoir débourser 200 millions de dollars.
Le module s'articule autour de quatre phases distinctes de réalisation. La première sera purement touristique, avec la création d'hôtels et de résidences locatives en bord de mer, comprenant l'aménagement d'une marina, de restaurants et de bars. La deuxième sera consacrée à la construction de résidences, la troisième à leur commercialisation. La quatrième est à la hauteur de la démesure des îlots artificiels de Dubaï : créer toutes les infrastructures nécessaires et superflues au développement de l'activité humaine. Des centres commerciaux, des hôpitaux, des commerces, des services… Au final, c'est une ville nouvelle qui devrait voir le jour au nord de Ngazidja. Les travaux devraient débuter d'ici six mois.

La holding donne apparemment des idées à ses concurrents. Le géant Dubaï World – dont la filiale Dubai Ports World est le troisième opérateur portuaire mondial - vient de racheter deux hôtels, le Galawa et le Maloudja pour 5 millions de dollars à l'Etat comorien. Une bouchée de pain. Les deux anciens édifices ont été rasés, et Dubaï World attend que l'assemblée de l'Union vote son agrément d'exploitation, accordé arbitrairement par le président Sambi, pour commencer les travaux. Enfin, des capitaux indiens sont à l'origine de la création de la toute nouvelle Exim banque, elle aussi située place de France.

L'afflux massif de ces capitaux étrangers oblige l'Etat comorien à définir le cadre juridique dans lequel il veut inscrire ces investissements étrangers, et nombreux sont ceux qui donnent de la voix pour prendre garde à ce que ces dispositions législatives garantissent un échange gagnant-gagnant.

La citoyenneté économique, une contrepartie politique exigée par ces généreux investisseurs ?

Tous les pays émergents ou en voie de développement, à plus forte raison insulaires, ont fait ou font l'objet des convoitises des capitaux étrangers. Cependant, ouvrir sans condition un pays aux investissements extérieurs comporte son lot de risques. La faiblesse de la structure étatique et juridique des pays en voie de développement est souvent favorable aux investisseurs cavaliers, qui profitent allégrement du manque de réglementation pour imposer leurs propres règles du jeu, au grand dam des populations locales. Blanchiment d'argent, plaque tournante de l'argent des trafics internationaux, multiplication des sociétés offshore au financement opaque, trop de pays insulaires (Bahamas, îles Caïmans, Jersey…) ont monnayé leur développement à ce prix.
En ce sens, l'Union des Comores se trouve aujourd'hui à l'aube d'un rendez-vous important avec sa propre histoire. Cette semaine, les parlementaires détermineront, par les paraphes qu'ils apposeront sur le texte de loi sur la citoyenneté économique, ce qu'est un investissement et dans quelle mesure il donne droit à cette fameuse citoyenneté. Au delà d'édicter les critères et d'infléchir les conditions qui définissent un "partenaire économique", cette loi va indirectement modeler le paysage économique des Comores de demain, car elle contiendra, selon les recommandations d'un rapport préliminaire, "une législation attractive et sécurisante propice aux affaires".

Une confusion totale entre citoyenneté économique et encadrement juridique des investissements

Pour certains, cette loi n'est qu'un outil que le gouvernement peut utiliser afin de lever des fonds pour réaliser des investissements structurels qui constitueront d'une part des avancées bénéfiques au confort de la population, mais aussi un gage de sécurité pour nombre d'investisseurs internationaux encore trop frileux. Monnayer, sous certaines conditions, la nationalité ou la citoyenneté est une technique qui a cours dans nombre de pays. Au Belize par exemple, pour obtenir cet avantage il suffit de consacrer 25% de son investissement dans un programme d'infrastructure nationale. Dans d'autres comme au Venezuela, il est demandé aux investisseurs de contribuer à des secteurs de l'économie locale, comme la pêche ou l'agriculture. Dans certains pays occidentaux, le versement d'une belle somme sur un compte longue durée peut aussi faire l'affaire. Dans le cas de l'Union des Comores, le projet dans sa forme originelle reste basique : vendre la nationalité. Une formule qui pourrait rapporter à l'Etat, selon des estimations du gouvernement, entre 100 et 300 millions de dollars.

La controverse autour de ce projet de loi, qui fait couler autant d'encre que de salive dans les trois îles de l'Union, est née de la proposition du président Sambi de vendre la citoyenneté économique à 4000 familles Bidounes, des apatrides koweïtiens (voir encadré), ce qui a suscité autant d'interrogations que d'inquiétudes. Interrogations d'abord, car pour beaucoup il s'agit de la contrepartie politique à la générosité de ces puissants acteurs économiques venus des pays du Golfe.

A CGH, on se défend de cette position : "Nous n'avons rien à voir avec cela. Ce projet de loi est arrivé deux ans après notre installation. Les gens font l'amalgame à cause d'une mauvaise communication politique sur ce dossier, ce qui nuit à notre image". Des affirmations relayées le 28 juillet dernier par l'ambassadeur du Koweït en Égypte, accrédité auprès de l'Union des Comores, qui a déclaré "qu'aucun officiel koweïtien n'a discuté avec des responsables comoriens sur le statut des Bidounes. Cette question n'a pas été soulevée ni par le ministre des Affaires étrangères koweïtien cheikh Mohammed Sabah Al-Sabah lors de sa visite en février, ni par l'ambassadeur".

Pourtant, les liens entre la holding et ces apatrides du Golfe seraient plus étroits qu'il n'y paraît. Selon un journaliste indépendant basé à Moroni, la délégation composée de 11 parlementaires qui se sont rendus au Koweït et à Dubaï du 10 au 14 octobre dernier pour une mission d'information aurait été totalement prise en charge par la CGH, qui aurait offert les billets d'avion et quelques cadeaux aux députés, comme des ordinateurs portables et des imprimantes.

D'après d'autres sources c'est effectivement le président Sambi qui, de sa propre initiative et ce au fil des rencontres qu'il a pu faire au cours de ses nombreux déplacements dans les pays arabes, aurait eu vent de la possibilité de vendre la nationalité, notamment aux apatrides du Koweït (voir encadré), pour renflouer les caisses de l'État.

L'affaire des Bidounes du Koweït sème la confusion

Inquiétudes enfin, car l'intégration de 4000 familles pourrait mettre en jeu l'équilibre démographique, sociétal et religieux de Ngazidja. En effet, personne ne sait de qui il s'agit, et d'aucuns craignent que cette communauté, si d'aventure elle devait s'installer dans les trois îles de l'Union, ne vive en autarcie. Plus grave, certains redoutent une montée du prosélytisme car le chaféïsme, courant modéré de l'islam et pilier de la société comorienne, est considéré comme trop "laxiste" par ces populations arabes.

Pour mettre fin à ces appréhensions, le président Sambi a récemment annoncé qu'une clause de non-résidence serait greffée à l'obtention de la citoyenneté économique. Une proposition d'autant plus incohérente qu'elle contribue à attiser la confusion. Toujours est-il qu'a Moroni, aussi bien la classe politique que les milieux d’affaires émettent de sérieuses réserves, pour ne pas dire une réprobation, quant à la gestion pour le moins controversée de ce dossier par le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

Il reste que c'est une commission parlementaire qui est chargée de vérifier les conditions d'accès à la citoyenneté économique. Ces conditions seront normalement évolutives dans le temps selon les besoins de l'Etat. Pour l'heure, trois conditions seulement sont arrêtées et doivent être requises pour voir votre demande aboutir : avoir un casier judiciaire vierge, justifier d'un emploi sur les dix dernières années, et ne pas faire ou avoir fait partie d'un groupe terroriste. Plus étonnant encore, le dernier amendement en date du texte stipule qu'un investisseur étranger ne peut détenir de foncier… La confusion entre citoyenneté économique et encadrement juridique des investissements semble désormais totale.

En attendant, le vice-président de la Comoro Gulf Holding, Ali Kazma, vient d'annoncer l'acquisition par le groupe de deux hélicoptères et le lancement de la phase d'étude d'un projet d'aménagement de la corniche de Moroni pour en faire un espace de commerces et de loisirs, et des intentions de venir prospecter… à Mayotte.

mardi 28 octobre 2008

COMORES 4e forum de l'UCCIOI : Pays arabes, espace francophone et SADC en point de mire

L'Union des Chambres de commerce et d'industrie de l'océan Indien (UCCIOI), qui vient d'organiser, aux Comores, son quatrième forum économique, veut s'ouvrir sur les pays arabes, les pays francophones et le bloc de la SADC (Southern African Development Community). C'est ce qu'a annoncé au Mauricien Marday Venkatasamy, qui a été élu à la présidence de l'organisation pour 2008/09, avec possibilité de renouvellement du mandat pour une nouvelle année, lors de l'assemblée générale.

Les opérateurs économiques des îles du sud-ouest de l'océan Indien, à travers l'UCCIOI, s'intéressent à des partenariats avec les pays arabes, a indiqué Marday Venkatasamy. D'où l'organisation d'un atelier sur ce thème spécifique lors du forum. L'UCCIOI pense qu'on peut utiliser les Comores, qui font partie de la Ligue arabe, comme tremplin pour tisser les liens avec cette dernière. Une réunion de travail Ligue Arabe-UCCIOI par l'intermédiaire des Comores est projetée pour l'année prochaine. M. Venkatasamy annonce également la signature d'une convention de partenariat entre l'UCCIOI et la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones. Elle aura lieu lors de l'assemblée générale du CPCCAF prévue le mois prochain au Maroc. L'UCCIOI sera également présente à l'assemblée générale de l'Association des Chambres de Commerce de la SADC, avec laquelle un accord de partenariat est envisagé.

" Nous allons travailler pour une présence plus marquante de notre organisation au plan international ", a déclaré le nouveau président et, dans cette optique, l'UCCIOI a décidé qu'elle sera représentée au sommet de l'Union africaine qui se tiendra à Madagascar en juin 2009. L'UCCIOI participera également, en mai 2009 au Qatar, à Futuralia, une plate-forme de rencontre entre des petites et moyennes entreprises.

Marday Venkatasamy est d'avis que le quatrième forum des îles de l'océan Indien a eu un " succès retentissant " tant du point de vue qualitatif que quantitatif. Le forum a réuni plus de 250 délégués dont 90 venant des autres îles. Outre des dirigeants des chambres de commerce et d'industrie de la sous-région, des chefs d'entreprise ainsi que des représentants d'institutions ou d'organisations connues (Union européenne, COMESA, Commission de l'océan Indien, Organisation des Nations unies pour le Développement industriel, Centre de Commerce International, entre autres) y ont participé. L'UCCIOI a relevé quelque 600 rencontres individuelles entre hommes d'affaires.

Outre la question d'ouverture sur les pays arabes, les autres thèmes inscrits à l'agenda ont suscité des discussions animées. Ils concernaient les négociations sur l'accord de partenariat économique entre l'Union européenne et divers blocs régionaux, la sécurité alimentaire, le fret maritime et le développement d'une ligne maritime régionale, les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Le portail Infocom, qui relie les différentes chambres de la région, a été officiellement inauguré. De plus, la COI a fait une présentation du projet Seganet, soit l'installation de câbles optiques reliant les îles de l'océan Indien, et pour lequel des bailleurs de fonds sont recherchés.

" Au vu des actions envisagées dans les court et moyen termes, je pense que mon mandat sera extrêmement chargé ", a laissé entendre Marday Venkatasamy.

samedi 25 octobre 2008

Moroni veut abriter le sommet 2009 de la COI

Le ministre comorien des Relations extérieures et de la Coopération vient d’effectuer un séjour de 48 heures à l’île Maurice où il a pu visiter le siège de la Commission de l’Océan Indien (COI), en sa qualité de président en exercice de l’organisation.

Ahmed Ben Said Jaffar a fait le déplacement à Port-Louis dans le cadre de la réunion des partenaires et bailleurs de la COI, mais ce fut surtout l’occasion de rendre visite au nouveau secrétaire général, le Seychellois Callixte d’Offay, et au personnel de l’organisation.

Avec Callixte d’Offay, qui a pris ses fonctions en juillet dernier, le chef de la diplomatie comorienne a eu "des entretiens très utiles" axés sur l’état d’avancement des activités de la COI, à la veille de la célébrat! ion du 25e anniversaire de l’organisation régionale le 10 janvier 2009, selon la chargée de mission, Fatoumia Bazi. Il a tenu à faire part de l’engagement du gouvernement comorien de célébrer cet événement "avec éclat et dans toute sa dimension régionale". Comme le veut la tradition, le ministre a planté un arbre dans le jardin du secrétariat général à Quatre-Bornes.

M. Jaffar a également rencontré les chefs de projets de la COI et a fait un point de presse. Dans son discours, il a insisté sur la visibilité des projets dans les pays membres de la COI et a souligné l’évolution positive de la COI depuis la signature de l’Accord de Victoria aux Seychelles.

Avant de quitter Maurice, il a informé la presse du souhait du gouvernement comorien d’abriter le prochain Sommet des Chefs d’État ou de Gouvernement de la COI dans le courant du premier semestre de 2009. Les Comore! s devront alors céder la présidence à la France pour le compt! e de l’île de la Réunion. La présidence est tournante entre les cinq États membres (Madagascar, Maurice, La Réunion, Seychelles et l’Union des Comores).

dimanche 19 octobre 2008

Comores : le président du Parlement contre une révision constitutionnelle

Mardi 14 Octobre 2008

Le projet de révision de la Constitution comorienne cher au président Sambi a essuyé lundi 13 octobre les vives critiques du président du Parlement, Dhoiffir Bounou, qui s’est demandé si le moment était opportun pour une telle décision.

Dans un discours prononcé à l’ouverture de la seconde session parlementaire de l’année 2008, Dhoiffir Bounou reproche au Chef de l’Etat de n’avoir pas respecté les procédures légales de révision constitutionnelle. Le président Ahmed Abdallah Sambi avait fait part, dans un message à l’occasion de la fin du Ramadan, le 1er octobre dernier, de son désir d’alléger l’architecture institutionnelle de l’Etat, invoquant pour cela des raisons budgétaires.

Le projet de Sambi prévoit de réduire l’attelage institutionnel, qui comporte actuellement quatre présidents (un pour l’Union, et trois pour les Iles), quatre parlements et quatre gouvernements. "Un petit pays comme le nôtre ne peut pas se payer le luxe d’avoir toutes ces institutions", avait-il affirmé. Le président comorien voudrait en outre regrouper les élections législatives et présidentielle, estimant que l’économie comorienne ne peu supporter le rythme actuel des consultations.

Selon le Président du Parlement, tout cela semble avoir été décidé "à la grande surprise des Comoriens", Sambi n’ayant "pas consulté les institutions" de l'Etat. Est-ce bien "le moment de changer [la constitution] sans provoquer d’autres problèmes insoupçonnés jusqu’ici ?", s'est interrogé M. Bounou, balayant d’un revers de main l’argument selon lequel la constitution actuelle serait budgétivore.

"La comparaison des chiffres révèle que la seule présidence de l’Union, sans les départements ministériels, équivaut à presque 9 assemb! lées nationales de 33 députés chacune. On se rend compte que ! le budget de la présidence représente trois fois le budget de l’île de Moili, équivaut presque à celui de l’île de Ndzuwani, et représente 94% de celui de l’Ile de Ngazidja", affirme-t-il.

Pour lui, il y a une seule "leçon à retenir" : de toutes les institutions de l’Etat, "la plus largement budgétivore c’est l’Exécutif de l’Union, qui dispose de l’essentiel des recettes du pays et qui les dépense sans modération et à sa guise (…)".

Ce discours au vitriol du président du Parlement contre l’Exécutif rejoint le point de vue d’une vingtaine de partis politiques, qui s’opposent au projet de réforme constitutionnelle, dont un des aspects est que le Chef de l’Etat comorien veut accorder au président de la République de l’Union la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale.

Comores declared AGOA eligible

1. Pursuant to section 503(c)(2)(A) of the Trade Act of 1974, as amended (the "1974 Act") (19 U.S.C. 2463(c)(2)(A)), beneficiary developing countries, except those designated as least-developed beneficiary developing countries or beneficiary sub-Saharan African countries as provided in section 503(c)(2)(D) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(c)(2)(D)), are subject to competitive need limitations on the preferential treatment afforded under the Generalized System of Preferences (GSP) to eligible articles.

2. Pursuant to sections 501 and 503(a)(1)(A) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2461 and 2463(a)(1)(A)), the President may designate articles as eligible for preferential tariff treatment under the GSP.

3. Section 503(c)(2)(F)(i) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(c)(2)(F)(i)) provides that the President may disregard the competitive need limitation provided in section 503(c)(2)(A) (i)(II) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(c)(2)(A)(i)(II)) with respect to any eligible article from any beneficiary developing country if the aggregate appraised value of the imports of such article into the United States during the preceding calendar year does not exceed an amount set forth in section 503(c)(2)(F)(ii) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(c)(2)(F)(ii)).

4. Pursuant to section 503(d)(1) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(d)(1)), the President may waive the application of the competitive need limitations in section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act with respect to any eligible article from any beneficiary developing country if certain conditions are met.

5. Pursuant to section 503(d)(5) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(d)(5)), any waiver granted under section 503(d) shall remain in effect until the President determines that such waiver is no longer warranted due to changed circumstances.

6. Section 502(e) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2462(e)) provides that the President shall terminate the designation of a country as a beneficiary developing country for purposes of the GSP if the President determines that such country has become a "high income" country as defined by the official statistics of the International Bank for Reconstruction and Development. Termination is effective on January 1 of the second year following the year in which such determination is made.

7. Pursuant to section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act, I have determined that in 2007 certain beneficiary developing countries have exported certain eligible articles in quantities exceeding the applicable competitive need limitations, and I therefore terminate the duty-free treatment for such articles from such beneficiary developing countries.

8. Pursuant to section 503(c)(2)(F) of the 1974 Act, I have determined that the competitive need limitation provided in section 503(c)(2)(A)(i)(II) of the 1974 Act should be disregarded with respect to certain eligible articles from certain beneficiary developing countries.

9. Pursuant to section 503(d)(1) of the 1974 Act, I have received the advice of the United States International Trade Commission on whether any industries in the United States are likely to be adversely affected by such waivers, and I have determined, based on that advice and on the considerations described in sections 501 and 502(c) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2462(c)), and after giving great weight to the considerations in section 503(d)(2) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2463(d)(2)), that such waivers are in the national economic interest of the United States. Accordingly, I have determined that the competitive need limitations of section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act should be waived with respect to certain eligible articles from certain beneficiary developing countries.

10. Pursuant to section 503(d)(5) of the 1974 Act, I have determined that certain previously granted waivers of the competitive need limitations of section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act are no longer warranted due to changed circumstances.

11. Pursuant to section 502(e) of the 1974 Act, I have determined that Trinidad and Tobago has become a "high income" country, and I am terminating the designation of that country as a beneficiary developing country for purposes of the GSP, effective January 1, 2010.

12. Section 502(a)(1) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2462(a)(1)) authorizes the President to designate countries as beneficiary developing countries for purposes of the GSP. In Proclamation 7912 of June 29, 2005, I designated Serbia and Montenegro as a beneficiary developing country for purposes of the GSP. On June 3, 2006, upon Montenegro's declaration of independence from Serbia and Montenegro, the country separated into two independent republics: the Republic of Serbia and the Republic of Montenegro. Pursuant to section 502 of the 1974 Act, and taking into account the factors set forth in section 502(c) of that Act, I have determined that, in light of the separation of Serbia and Montenegro into two countries, the Republic of Serbia and the Republic of Montenegro should each be designated as a beneficiary developing country for purposes of the GSP.

13. Section 506A(a)(1) of the 1974 Act (19 U.S.C. 2466a(a)(1)), as added by section 111(a) of the African Growth and Opportunity Act (title I of Public Law 106-200, 114 Stat. 254)(AGOA), authorizes the President to designate a country listed in section 107 of the AGOA (19 U.S.C. 3706) as a beneficiary sub-Saharan African country if the President determines that the country meets the eligibility requirements set forth in section 104 of the AGOA (19 U.S.C. 3703) and the eligibility criteria set forth in section 502 of the 1974 Act (19 U.S.C. 2462).

14. Section 104 of the AGOA authorizes the President to designate a country listed in section 107 of the AGOA as an eligible sub-Saharan African country if the President determines that the country meets certain eligibility requirements.

15. Section 112(c) of the AGOA (19 U.S.C. 3721(c)), as added by section 6002(a) of the Africa Investment Incentive Act of 2006 (division D of title VI of Public Law 109-432, 120 Stat. 2922), provides special rules for certain apparel articles imported from lesser developed beneficiary sub-Saharan African countries.

16. Pursuant to section 104 of the AGOA and section 506A(a)(1) of the 1974 Act, I have determined that the Union of the Comoros (Comoros) meets the eligibility requirements set forth or referenced therein, and I have decided to designate Comoros as an eligible sub-Saharan African country and beneficiary sub-Saharan African country.

17. I have further determined that Comoros satisfies the criterion for treatment as a lesser developed beneficiary sub-Saharan African country under section 112(c)(5)(D)(i) of the AGOA.

18. On August 5, 2004, the United States entered into the Dominican Republic-Central America-United States Free Trade Agreement (the "Agreement") with Costa Rica, the Dominican Republic, El Salvador, Guatemala, Honduras, and Nicaragua. The Congress approved the Agreement in section 101(a) of the Dominican Republic-Central America-United States Free Trade Agreement Implementation Act (the "CAFTA-DR Act") (19 U.S.C. 4011).

19. Pursuant to section 403(a) of the CAFTA-DR Act (19 U.S.C. 4111(a)), the President is to report biennially to the Congress on the matters described in that section and, as the President deems appropriate, in section 403(b)(2) of the CAFTA-DR Act (19 U.S.C. 4111(b)(2)).

20. Pursuant to section 403(a)(4) of the CAFTA-DR Act (19 U.S.C. 4111(a)(4)), the President is to establish a mechanism to solicit public comments on the matters described in section 403(a)(3)(D) of the CAFTA-DR Act (19 U.S.C. 4111(a)(3)(D)).

21. In Presidential Proclamation 8213 of December 20, 2007, I modified the Harmonized Tariff Schedule of the United States (HTS) pursuant to section 1634 of the Pension Protection Act of 2006 (Public Law 109-280, 120 Stat. 780) to carry out the understandings described in that section. Technical rectifications to the HTS are required to provide the intended tariff treatment.

22. In Presidential Proclamation 8240 of April 17, 2008, pursuant to section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act, I modified the HTS to withdraw duty-free treatment for certain articles from Jamaica. A technical rectification to the HTS is required to provide the intended tariff treatment.

23. Section 604 of the 1974 Act (19 U.S.C. 2483) authorizes the President to embody in the HTS the substance of the relevant provisions of that Act, and of other Acts affecting import treatment, and actions thereunder, including the removal, modification, continuance, or imposition of any rate of duty or other import restriction.

NOW, THEREFORE, I, GEORGE W. BUSH, President of the United States of America, acting under the authority vested in me by the Constitution and the laws of the United States, including but not limited to title V and section 604 of the 1974 Act, section 104 of the AGOA, section 301 of title 3, United States Code (3 U.S.C. 301), and section 403 of the CAFTA-DR Act, do proclaim that:

(1) In order to provide that one or more countries should no longer be treated as beneficiary developing countries with respect to one or more eligible articles for purposes of the GSP, general note 4(d) to the HTS is modified as set forth in section A of Annex I to this proclamation.

(2) In order to provide that one or more countries should not be treated as beneficiary developing countries with respect to certain eligible articles for purposes of the GSP, the Rates of Duty 1-Special subcolumn for such HTS subheadings is modified as set forth in section B of Annex I to this proclamation.

(3) In order to designate certain articles as eligible articles for purposes of the GSP, the Rates of Duty 1-Special subcolumn for such HTS subheadings is modified as set forth in section C of Annex I to this proclamation.

(4) The competitive need limitation provided in section 503(c)(2)(A)(i)(II) of the 1974 Act is disregarded with respect to the eligible articles in the HTS subheadings and to the beneficiary developing countries listed in Annex II to this proclamation.

(5) A waiver of the application of section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act shall apply to the eligible articles in the HTS subheadings and to the beneficiary developing countries set forth in Annex III to this proclamation.

(6) The waivers of the application of section 503(c)(2)(A) of the 1974 Act to the articles in the HTS subheadings and to the beneficiary developing countries listed in Annex IV to this proclamation are revoked.

(7) The designation of Trinidad and Tobago as a beneficiary developing country for purposes of the GSP is terminated, effective on January 1, 2010.

(8) In order to reflect this termination in the HTS, general note 4(a) to the HTS is modified by deleting "Trinidad and Tobago" from the list of independent countries, effective with respect to articles entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after January 1, 2010.

(9) The Republic of Serbia is designated as a beneficiary developing country for purposes of the GSP.

(10) In order to reflect this designation in the HTS, general note 4(a) is modified by deleting "Serbia and Montenegro" and adding in alphabetical order "Serbia" to the list of independent countries, effective with respect to articles entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after the thirtieth day after the date of this proclamation.

(11) The Republic of Montenegro is designated as a beneficiary developing country for purposes of the GSP.

(12) In order to reflect this designation in the HTS, general note 4(a) is modified by adding in alphabetical order "Montenegro" to the list of independent countries, effective with respect to articles entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after the thirtieth day after the date of this proclamation.

(13) Comoros is designated as an eligible sub-Saharan African country and as a beneficiary sub-Saharan African country for purposes of the AGOA.

(14) In order to reflect this designation in the HTS, general note 16(a) to the HTS is modified by inserting in alphabetical sequence in the list of beneficiary sub-Saharan African countries "Union of the Comoros," effective with respect to articles entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after July 1, 2008.

(15) For purposes of section 112(c) of the AGOA, Comoros is a lesser developed beneficiary sub-Saharan African country.

(16) The modifications to the HTS set forth in Annexes I and IV to this proclamation shall be effective with respect to articles entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after the dates set forth in the respective annex.

(17) The Secretary of Labor, in consultation with the United States Trade Representative, shall carry out the reporting function under sections 403(a) and 403(b)(2) of the CAFTA-DR Act.

(18) The Secretary of Labor, in consultation with the United States Trade Representative, shall solicit public comments under section 403(a)(4) of the CAFTA-DR Act.

(19) In order to provide the intended tariff treatment to certain articles of Jamaica, the HTS is modified as set forth in Annex V to this proclamation.

(20) The modifications to the HTS set forth in Annex V to this proclamation shall be effective with respect to articles entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after the date set forth in Annex V.

(21) In order to provide the intended tariff treatment to goods subject to the understandings carried out in Proclamation 8213, the HTS is modified as set forth in Annex VI to this proclamation.

(22) The modifications to the HTS set forth in Annex VI to this proclamation shall enter into effect on the date that the modifications to the HTS set out in section C or D of the Annex to Proclamation 8213, as appropriate, enter into force, and shall be effective with respect to goods entered, or withdrawn from warehouse for consumption, on or after that date.

(23) Any provisions of previous proclamations and Executive Orders that are inconsistent with the actions taken in this proclamation are superseded to the extent of such inconsistency.

IN WITNESS WHEREOF, I have hereunto set my hand this thirtieth day of June in the year of our Lord two thousand eight, and of the Independence of the United States of America the two hundred and thirty-second.

jeudi 9 octobre 2008

Naissance d’une compagnie aérienne comorienne

Comoro Islands Airline a été créée récemment.

C’est le résultat d’un partenariat entre le gouvernement de l’Union des Comores et un groupe d’investissement du Koweït : AREF Investissement Group.

UNE compagnie aérienne privée de droit comorien a vu le jour samedi à Moroni, au terme d’un accord de partenariat signé le même jour par le vice-président des Comores en charge des Transports, Idi Nadhoim, et Ian Patrick, le directeur des projets d’AREF Investissement Group, une compagnie koweïtienne. A l’issue de la signature du protocole d’accord, le ministre comorien a exprimé sa satisfaction de voir les Comores se diriger vers la sortie d’un enclavement « qui les a longtemps desservies ». « Nous sommes en droit d’espérer qu’avec notre nouveau partenaire, nous pourrons relier facilement nos îles et nous rapprocher davantage des pays de la région », a déclaré le vice-président comorien, remerciant chaleureusement ses hôtes koweïtiens. 

Deux appareils DASH8 de fabrication canadienne entreront en service avant la fin de l’année, a assuré Ian Patrick, précisant qu’outre des vols intérieurs, la nouvelle compagnie, Comoro Islands Airline, se propose de relier l’archipel à la Tanzanie, au Kenya, à Madagascar et à d’autres pays de la région dans un premier temps. 

Notons que le groupe d’investissement koweïtien AREF, qui intervient dans plusieurs secteurs d’activités, dont celui du transport aérien et de la banque, entre autres, est considéré comme l’une des principales institutions financières de la région du Golfe et bénéficie du soutien de la Banque centrale du Koweït.

samedi 6 septembre 2008

La Chine soutient Moroni sur la question de Mayotte

Mardi 20 Mai 2008

"La Chine soutient le gouvernement comorien dans ses efforts de réunification du pays", a déclaré Tao Weiguang, ambassadeur de la République populaire de Chine aux Comores, au cours d'une conférence de presse, lundi 19 mai à Moroni, à la fin de la visite de 72 heures à Moroni du vice-ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng.

Le diplomate chinois a rappelé que son pays fut le premier à reconnaître l’indépendance des Comores en 1975, le premier également à nouer des relations diplomatiques et à ouvrir une ambassade à Moroni. "Beijing soutient les Comores pour le règlement de la question de Mayotte", a dit M. Weiguang. "Réciproquement", a-t-il souligné, "Moroni soutient l’appartenance de Taïw! an et du Tibet à la Chine. Ce sont des problèmes identiques ; nous en avons la même position".

De son côté, le ministre Gao Hucheng s’est dit sensible à la sympathie du gouvernement comorien à la suite de la catastrophe naturelle qui a endeuillé son pays, frappé par un tremblement de terre dans le Sichuan (sud-ouest) ayant fait près de 50.000 morts.

Rappelant l’excellence des relations entre les deux pays, le ministre chinois a révélé que "le nombre de boursiers comoriens à des études universitaires en Chine a doublé par rapport à ce qu’il était il y a trois ans", précisant l’aide de son pays au renforcement des compétences des cadres comoriens de l'administration. "Soixante fonctionnaires comoriens ont bénéficié de formation de perfectionnement et dix officiers de l’armée ont été formés en Chine", a jouté M. Hucheng.

"Nous continuerons à apporter notre soutien aux Comores dans le développement socio-économique", a assuré l'officiel chinois, annonçant la mise en place d’une école d’agriculture et l'exécution d'un programme pour mettre fin aux difficultés en eau de la capitale. "Dès la fin du mois", a-t-il indiqué, "le matériel de réhabilitation du réseau d’eau de Moroni sera expédié".

dimanche 13 juillet 2008

Sambi invente la naturalisation économique

CLICANOO.COM | Publié le 13 juillet 2008
Comores. Les députés de l’Assemblée de l’Union des Comores étudient depuis vendredi un projet de loi très décrié, qui permettrait la naturalisation de 4 000 familles originaires des Emirats arabes unis.


Ce projet (portant sur la modification de “certaines dispositions relatives à la nationalité comorienne” a pour ambition de permettre à des étrangers non résidents aux Comores de bénéficier de la naturalisation) entre dans le cadre du “programme de citoyenneté économique” porté par le gouvernement Sambi, destiné selon le ministère comorien des Investissements à attirer “des investissements étrangers dans le domaine immobilier”.

Dans un premier temps 4 000 familles sont concernées.

Une procédure qui, selon un document officiel, devrait rapporter à l’Etat 100 millions de dollars, versés selon Sambi au rythme de “4 millions de dollars par mois pour une période de deux ans”.

Un projet qui fait grincer des dents et qui suscite déjà de nombreux commentaires à Moroni. Les opposants parlent d’une mise en vente des Comores aux Arabes, tandis que d’autres y voient une “porte ouverte à l’intrusion des Iraniens dans le tissu économique du pays”.

Au total, 25 000 familles – pour la plupart koweïtiennes et emirati - attendraient d’obtenir la nationalité comorienne.

Le projet de loi précise que les personnes susceptibles d’obtenir la naturalisation doivent être porteuses d’un projet d’investissement d’un montant minimum et être membre d’un des pays ayant signé un programme de citoyenneté économique avec les Comores. Il vise en outre à exempter ces investisseurs “de toutes charges fiscales sauf si elles établissent leur résidence aux Comores”.

mercredi 9 juillet 2008

Comores : Sambi pour des arrangements institutionnels

Mardi 8 Juillet 2008

L'Union des Comores a célébré, dimanche 6 juillet, ses 33 ans d'indépendance en renouant avec la fête tournante instaurée par le président Ahmed Abdallah Sambi à son arrivée au pouvoir en 2006.

A l'occasion d'un nouveau cérémonial qui consiste en des festivités officielles auxquelles M. Sambi tient à assister dans les trois îles de l'archipel - après le traditionnel défilé du matin, place de l'Indépendance à Moroni, le président Sambi et son gouvernement se sont rendus à Mohéli en compagnie d'un détachement de l'armée, puis à Anjouan, l'après-midi, où a eu lieu un défilé militaire, place Moroni, à Mutsamudu-, le président de l'Union des Comores a confirmé son intention de convoquer des assises pour des arrangements constitutionnels. "Je ne crois pas que notre pays a beso! in de quatre gouvernements, quatre parlements, quatre constitutions" comme c'est le cas actuellement, a-t-il dit, en mettant en exergue le coût financier trop élevé d'un système institutionnel très complexe et très cher. Le président comorien n'a pas exclu de recourir au référendum si des assises inter-comoriennes ne parviennent pas à un consensus sur des arrangements constitutionnels nécessaires selon lui "pour le bien de la nation comorienne".

Un peu plus de trois mois après la restauration de la légalité à Anjouan, le président comorien a en outre réitéré sa revendication sur l'île de Mayotte, précisant cependant que le retour de l'île dans l'ensemble comorien ne saurait se faire comme cela s'est passé à Anjouan en mars dernier. "Nous ne pouvons envisager la réintégration de Mayotte que par le dialogue", a déclaré Ahmed Abdallah Sambi, ajoutant qu'un! retour de la quatrième île "dépend de la volonté des Mahorais d'abord".

Evoquant la crise énergétique qui frappe l'archipel, le président Sambi a déclaré que l'Iran a consenti à vendre à son pays autant de pétrole qu'il souhaite, indiquant avoir donné des instructions pour réduire d'un tiers la dotation en carburant des fonctionnaires, le coût de ce tiers devant être affecté au financement de projets de développement.

mardi 1 juillet 2008

Moussa Toybou élu président de l’île comorienne d’Anjouan

Lundi 30 juin 2008, par Panapress
Les résultats provisoires du deuxième tour du scrutin présidentiel de dimanche à Anjouan fournis par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) classent Moussa Toybou en tête avec 52,37% des suffrages contre 47,63% à son adversaire, Mohamed Djaanfari, a-t-on appris lundi à Moroni.


Seul un bureau de vote n’a pas été pris en compte par ces résultats privisoires sur les 250 répartis dans l’île d’Anjouan, selon le président de la CENI, M. Ali Said, qui a toutefois ajouté que le nombre des électeurs inscrits dans ce bureau ne saurait modifier fondamentalement la victoire de M. Toybou.

Protégé du président Abdallah Sambi, Moussa Toybou, arrivé en deuxième position avec 40,12% des voix à l’issue du scrutin du 15 juin, avait obtenu pour le scrutin du 29 juin, le soutien de deux de ses adversaires, Bastoine Soulaimana et Bacari Abdou, tandis que son challenger, Mohamed Djaanfari, 44,18% au premier tour, avait eu l’appui de Soundi Abdoulatuf Soilihi (troisième position au premier tour).

"Dans l’ensemble, le second tour s’est déroulé de manière satisfaisante", a conclu un membre de la mission internationale d’observation formée de l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de la Commission de l’Océan indien et l’ambassade des Etats-unis.

A la veille du scrutin, des soldats avaient tiré en l’air, dans la nuit, pour disperser une foule qui avait encerclé, à Sima (fief de Mohamed Djaanfari) le domicile d’une femme soupçonnée de distribuer du riz pour acheter des voix.

L’information a été confirmée par le ministre de l’Information chargé des élections, précisant qu’il n’y a eu aucun incident suite aux tirs de l’armée.

jeudi 15 mai 2008

RAPPORT DU PRESIDENT DE LA COMMISSION SUR LA SITUATION AUX COMORES

CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

124EME REUNION - 30 AVRIL 2008

ADDIS ABEBA, ETHIOPIE

RAPPORT DU PRESIDENT DE LA COMMISSION SUR LA SITUATION AUX COMORES DEPUIS LA 10EME SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DE L’UNION TENUE A ADDIS ABEBA DU 31 JANVIER AU 2 FEVRIER 2008

I. INTRODUCTION

1. Lors de sa 117ème réunion tenue le 28 mars 2008, le Conseil, après s’être réjoui de la restauration de l’autorité de l’Union des Comores dans l’Ile d’Anjouan, mettant ainsi un terme au régime illégal du Colonel Mohamed Bacar, a convenu de se réunir prochainement pour examiner les modalités selon lesquelles l’UA continuera à appuyer les efforts des autorités de l’Union et de celles des Iles autonomes, en vue de la consolidation de la paix et de la stabilité aux Comores et de la recherche de solutions adéquates aux problèmes institutionnels du Nouvel Ensemble comorien.

2. Le présent rapport, qui est soumis pour faciliter les délibérations du Conseil, rend compte de l’évolution de la situation aux Comores depuis la 10ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, tenue à Addis Abéba du 31 janvier au 2 février 2008. Il contient des recommandations sur les modalités de l’appui de l’UA aux efforts visant à promouvoir la stabilité aux Comores.

II. SUIVI DE LA DECISION DE LA CONFERENCE SUR LA SITUATION AUX COMORES

3. La 10ème session ordinaire de la Conférence de l’Union a eu lieu dans un contexte marqué par le rejet par le Colonel Bacar de toutes les propositions de sortie de crise soumises par l’UA, et ce malgré les sanctions imposées par le Conseil depuis le 10 octobre 2007. Dans son intervention devant la Conférence, le chef de l’Etat comorien a sollicité le soutien des Etats membres aux efforts de son pays visant à restaurer, de manière durable, l’autorité de l’Etat comorien dans l’Ile d’Anjouan, et annoncé la détermination de son Gouvernement à user, à cet effet, de tous les moyens à sa disposition, y compris la force, à la suite de l’échec de toutes les tentatives de règlement pacifique de la crise anjouanaise.

4. Dans sa décision Assembly/Dec.186(X) sur la situation aux Comores, la Conférence a notamment:

- regretté que tous les efforts déployés jusqu’alors pour résoudre la crise aux Comores n’aient pas reçu la réponse positive attendue des autorités illégales d’Anjouan, et souligné que la persistance de cette situation constituait une grave menace pour le processus de réconciliation aux Comores ;

- exprimé sa compréhension de la frustration de la population comorienne et des autorités de l’Union face à l’absence de progrès tangibles s’agissant du rétablissement de l’autorité de l’Etat à Anjouan et de l’organisation d’élections libres, régulières et transparentes, dans les conditions énoncées dans les communiqués pertinents du Comité ministériel des pays de la région ; et

- demandé à tous les Etats membres en mesure de le faire d’apporter tout l’appui nécessaire au Gouvernement comorien dans ses efforts visant à rétablir au plus vite l’autorité de l’Union à Anjouan et à mettre un terme à la crise née du refus persistant des autorités illégales d’Anjouan de respecter les textes pertinents régissant le fonctionnement de l’Union des Comores. A cet égard, la Conférence a demandé au Conseil et à la Commission de mobiliser l’assistance des Etats membres pour l’Union des Comores.

5. Dans le prolongement de la décision de la Conférence, le Président du Conseil exécutif, l’Honorable Bernard K. Membe, Ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, a pris l’initiative de réunir à Addis Abéba, le 20 février 2008, les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense ainsi que d’autres hauts responsables des pays ayant exprimé leur disposition à répondre positivement à la demande d’assistance formulée par le Président de l’Union des Comores. Il s’agit, outre la Tanzanie, de la Libye, du Sénégal et du Soudan. Le Gouvernement de l’Union des Comores était également représenté à cette réunion. Conformément à la décision de la Conférence, la Commission a apporté l’assistance nécessaire à la tenue de cette réunion et a contribué à ses délibérations.

6. Cette réunion se situait également dans le contexte des décisions pertinentes du Conseil, en particulier la décision adoptée lors de sa 95ème réunion tenue le 25 octobre 2007, qui a mandaté la Mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’Union africaine (MAES) aux Comores de « se déployer à Anjouan afin d’entreprendre ce qui suit :

i) faciliter l’organisation, à Anjouan, du premier tour de l’élection du Président de l’Ile, conformément à la Constitution et aux textes législatifs électoraux pertinents, et créer les conditions de sécurité requises en vue de la tenue d’élections libres, régulières et transparentes ;

ii) superviser le cantonnement des éléments de la Gendarmerie anjouanaise, laquelle ne sera, en aucune façon, impliquée dans la supervision du processus électoral, ainsi que leur désarmement et leur intégration au sein de l’Armée nationale de comorienne ;

iii) aider à la mise en place, à Anjouan, d’une force de sécurité intérieure conformément à la Constitution de l’Union ; et

iv) faciliter la restauration de l’autorité de l’Union à Anjouan ».

7. La réunion d’Addis Abéba a réitéré l’attachement de l’UA à l’unité, à l’intégrité territoriale et à la souveraineté des Comores, ainsi que sa compréhension de la frustration de la population et des autorités comoriennes face à l’absence de progrès tangibles s’agissant du rétablissement de l’autorité de l’Etat à Anjouan et de l’organisation d’élections libres, régulières et transparentes. La réunion a été informée des derniers développements à Anjouan, alors caractérisés par de nombreuses violations des droits de l’homme commises par les autorités illégales de l’Ile et la répression à l’encontre de tous ceux qui sont soupçonnés d’être en faveur du retour à la normalité dans l’Ile.

8. La réunion a examiné les modalités de mise en oeuvre de la décision de la Conférence, et a convenu de mesures pratiques, militaires et sécuritaires, visant à appuyer la décision prise par le Gouvernement de l’Union des Comores de restaurer son autorité à Anjouan. A cet égard, la réunion a convenu de dépêcher immédiatement une équipe d’experts militaires et de sécurité pour finaliser le processus de planification. Enfin, la réunion s’est félicitée de la disposition exprimée par certains partenaires de l’UA à appuyer les pays africains disposés à assister le Gouvernement des Comores à restaurer son autorité à Anjouan.

9. Conformément à ce qui a été convenu lors de la réunion, une équipe de planification, composée d’experts tanzaniens, soudanais, sénégalais et libyens, s’est rendue aux Comores du 25 février au 5 mars 2008, en vue de mettre la dernière main au plan d’intervention militaire à Anjouan, en consultation avec les autorités comoriennes compétentes. Sur place, cette équipe a tenu plusieurs réunions de travail avec les responsables du Ministère comorien de la Défense nationale et de l’Armée nationale de développement (AND). Par la suite, l’équipe de planification s’est rendue à Dar-es-Salaam pour parachever son travail.

10. Le 8 mars 2008, les Ministres et autres représentants des quatre pays mentionnés plus haut, ainsi que des Comores, se sont réunis à Dar-es-Salaam, sous la présidence du Ministre tanzanien des Affaires étrangères. La réunion a approuvé le rapport de l’équipe d’experts militaires et de sécurité, y compris les recommandations qu’elle a soumises au sujet des mesures pratiques à prendre pour aider le Gouvernement comorien à restaurer son autorité à Anjouan. Dans le même temps, la réunion a souligné que toute tentative de la part des autorités illégales d’Anjouan de s’opposer à l’intervention militaire dans l’Ile serait considérée comme un acte criminel et traitée comme telle.

11. Le lendemain, 9 mars 2008, les Ministres et autres représentants de la coalition africaine se sont rendus à Moroni, en vue d’informer le Président comorien des résultats de la réunion tenue à Dar-es-Salaam. La délégation a saisi l’occasion de la visite pour réitérer son appui total aux efforts du Gouvernement de l’Union des Comores visant à restaurer l’autorité de l’Etat à Anjouan et à préserver l’unité et l’intégrité territoriale des Comores, et a lancé un appel au Colonel Bacar à se rendre inconditionnellement et à ne pas s’opposer aux forces comoriennes appuyées par la coalition.

12. Lors de la réunion du Comité ministériel des pays de la région sur les Comores, tenue à Addis Abéba le 28 janvier et le 1er février 2008, en marge de la 12ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA le principe d’une mission internationale de haut niveau à Anjouan, dirigée par l’UA et comprenant des représentants des Etats Unis d’Amérique et de la France, avait été convenu. Il s’agissait alors de convaincre les autorités illégales d’Anjouan de se conformer au cadre de règlement de la crise anjouanaise tel qu’arrêté par les décisions pertinentes du Conseil.

13. C’est dans cet esprit qu’une mission internationale « dite de la dernière chance », composée du chef du Bureau de Liaison de l’UA à Moroni, de l’Ambassadeur de France aux Comores, du Chargé d’Affaires de l’Ambassade américaine à Madagascar et d’un représentant de la Ligue des Etats arabes, s’est rendue à Anjouan, le 27 février 2008, pour rencontrer le Colonel Bacar en vue de trouver une issue pacifique à la crise et éviter le recours à la force. La mission s’est heurtée à l’intransigeance du Colonel Bacar, qui a rejeté en bloc les propositions faites par l’UA et les représentants de la communauté internationale, notamment la tenue d’élections libres, régulières et transparentes pour désigner le nouveau Président de l’Ile, dans les conditions déterminées par l’UA, étant entendu que le Colonel Bacar pourrait se présenter à un tel scrutin ou choisir l’exil. A son retour à Moroni, le même jour, la délégation a été immédiatement reçue par le chef de l’Etat comorien, à qui elle a rendu compte des résultats de sa mission à Anjouan.

14. Dans l’intervalle, la 111ème réunion du Conseil tenue le 18 février 2008 a décidé de proroger, pour une période additionnelle de deux (2) mois, les mesures imposées à l’encontre des autorités illégales d’Anjouan, telles que stipulées au paragraphe 5 du communiqué PSC/PR/Comm(XCV) adopté lors de sa 95ème réunion tenue le 10 octobre 2007, ainsi que le mandat de la MAES. Il convient de rappeler ici que, dans sa décision précitée, la 10ème session ordinaire de la Conférence a exprimé son appréciation du travail accompli par la MAES, et a lancé un appel aux Etats membres pour qu’ils apportent l’appui nécessaire au renforcement de la Mission afin de lui permettre d’accomplir efficacement son mandat.

III. « OPERATION DEMOCRATIE AUX COMORES » ET DEVELOPPEMENTS SUBSEQUENTS

15. Conformément au plan d’intervention arrêté lors de la réunion de Dar-es-Salaam, les troupes tanzaniennes devant participer à l’opération de débarquement à Anjouan ont commencé à arriver à partir du 11 mars 2008. Elles furent rejointes peu après par des troupes soudanaises. Il convient de relever que la France a apporté un appui logistique à l’opération, assurant le transport des troupes tanzaniennes et de leuréquipement. La Libye a assuré le transport des troupes soudanaises ; elle a, en outre, apporté une assistance en équipement à l’AND. Dans la perspective de l’intervention à Anjouan, les troupes de la coalition, dont l’effectif total s’élevait à un peu plus de 1,500 éléments, ont été regroupées dans l’Ile de Mohéli, plus proche d’Anjouan, à partir du début février pour les troupes comoriennes et, à compter du 13 mars.2008, pour les troupes tanzaniennes et soudanaises

16. Avant le débarquement proprement dit, les forces comoriennes ont effectué, avec succès, deux incursions à Anjouan. Celles-ci leur ont permis de recueillir des informations utiles à la conduite du débarquement, alors imminent. En outre, plusieurs éléments de la gendarmerie anjouanaise furent faits prisonniers.

17. Pour sa part, dans une allocution prononcée à la veille du débarquement à Anjouan, le Président comorien a annoncé qu’il avait donné l’ordre à l’AND, assistée par des troupes tanzaniennes et soudanaises, de débarquer à Anjouan pour mettre un terme à de la rébellion. Le Président comorien s’est également engagé, une fois la rébellion réduite, à tout faire, avec l’aide de la communauté internationale, pour que la période transitoire qui suivra à Anjouan soit menée à bien dans le strict respect de la Constitution du pays et permette aux Anjouanais d’élire le chef de l’exécutif de leur Ile à travers des élections libres et démocratiques. Le Président comorien a, enfin, rendu hommage à l’UA, à la Tanzanie, à la Libye, au Soudan et au Sénégal, pour leur appui militaire, logistique et financier. Il a aussi tenu à associer, dans ses remerciements, les Etats Unis et la France, pour leur engagement dans cette entreprise de rétablissement de l’autorité de l’Etat à Anjouan.

18. Le débarquement à Anjouan a eu lieu tôt dans la matinée du 25 mars. En quelques heures, l’AND, appuyée par les troupes alliées de la Tanzanie et du Soudan, a pris le contrôle des principaux points stratégiques de l’Ile. Les forces comoriennes ont pris le contrôle de l’aéroport, les forces tanzaniennes celui du port et de Mutsmudu, la capitale de l’Ile, alors que les forces soudanaises débarquaient à Domoni, à l’Ouest de l’Ile. Par la suite, les forces de la coalition ont étendu leur contrôle. Le lendemain, l’Ile était sous le contrôle total de la coalition, qui n’a subi aucune perte. Cette intervention a été accueillie avec liesse tant à Anjouan, où la population a fraternisé avec les forces de la coalition, que dans le reste de l’Archipel.

19. Il convient toutefois de noter que l’absence d’une couverture adéquate du littoral anjouanais a rendu possible la fuite du Colonel Bacar, au bord d’une embarcation traditionnelle « Kwassa-Kwassa », vers Mayotte, en compagnie de 22 de ses plus proches collaborateurs. Dans la soirée du 27 mars 2008, ces fugitifs ont été transférés à l’ile de la Réunion, pour des raisons d’ordre public et de sécurité. Ils ont introduit des demandes d’asile, ce qui, conformément aux obligations internationales de la France, leur donne le droit de rester sur le territoire français jusqu’à ce que les structures françaises compétentes statuent sur leurs demandes.

20. Lors de sa réunion du 28 mars 2008, le Conseil s’est réjoui de ce que les forces comoriennes, avec l’appui de la coalition, ont réussi à restaurer l’autorité de l’Union des Comores dans l’Ile d’Anjouan, mettant ainsi un terme au régime illégal du colonel Bacar qui a constamment rejeté toutes les propositions de sortie de crise. Pour ma part, j’ai écrit aux Présidents tanzanien, soudanais et sénégalais, ainsi qu’au dirigeant libyen, pour leur exprimer la gratitude de l’UA pour avoir répondu à l’appel à l’assistance du Gouvernement comorien, conformément à la décision de la Conférence. Dans un communiqué publié le 27 mars 2008, le Gouvernement américain a vivement loué l’appui de l’Union africaine qui a permis de restaurer l’autorité du Gouvernement de l’Union des Comores dans l’Ile d’Anjouan.

21. Le 31 mars 2008, les autorités de l’Union des Comores ont procédé à l’installation officielle du chef de l’exécutif intérimaire de l’Ile, en la personne de M. Laiiizamane Abdou Cheikh, chargé de la gestion des questions courantes et de l’organisation de l’élection du nouveau Président de l’Ile autonome d’Anjouan, prévue en mai 2008. Les autorités comoriennes se sont engagées à se conformer aux textes électoraux qui régissent leur organisation et leur déroulement. La classe politique comorienne reste, toutefois, divisée quant aux modalités de déroulement du scrutin présidentiel à Anjouan. Certains estiment que le processus électoral à Anjouan, qui fut vicié dès le départ en raison des actes d’intimidation perpétrés par Mohamed Bacar et sa gendarmerie, doit être repris dans sa totalité pour permettre à tous ceux qui le veulent de faire acte de candidature. D’autres, arguant de la nécessité d’un retour rapide à la légalité, jugent nécessaire de reprendre le processus électoral au stade où il a été interrompu.

22. Le 5 avril, le chef de l’Etat comorien a effectué une visite de plusieurs jours à Anjouan. A cette occasion, le Président comorien a notamment appelé les Anjouanais et, d’une façon général, les Comoriens à enterrer définitivement le séparatisme prôné par le Colonel Bacar, et a demandé son extradition, sans délai, aux Comores afin qu’il y soit jugé.

IV. OBSERVATIONS

23. Après plus de dix ans d’efforts soutenus, l’autorité de l’Union est, enfin, rétablie à Anjouan. Il s’agit là d’un tournant décisif dans l’histoire des Comores, dont il convient de se féliciter. Je voudrais saisir cette occasion pour tout à la fois louer la détermination du Président Sambi et exprimer ma très sincère gratitude à la Tanzanie, au Soudan et à la Libye, ainsi qu’au Sénégal, pour avoir apporté l’assistance requise au Gouvernement de l’Union des Comores, conformément à la décision de la Conférence. Je voudrais également exprimer, à nouveau, ma gratitude aux pays de la région qui, sous la direction de l’Afrique du Sud, n’ont, tout au long des années écoulées, ménagé aucun effort pour venir en aide aux Comores et y appuyer les efforts de réconciliation.

24. Après le renversement du régime illégal du Colonel Bacar, il importe maintenant d’apporter une assistance au Gouvernement comorien dans l’organisation du scrutin devant permettre d’élire un nouveau Président pour Anjouan. Au delà de l’élection, il convient également de s’attaquer au règlement du problème du partage des compétences constitutionnelles, au renforcement de la bonne gouvernance et des arrangements institutionnels actuels, afin de faciliter le bon fonctionnement de l’Ensemble comorien. Une attention égale doit être accordée au relèvement socioéconomique de l’archipel et à la lutte contre la pauvreté, qui a fourni un terreau favorable au séparatisme.

25. Dans une lettre qu’il m’a adressée, le 7 avril dernier, le Président Sambi, après avoir réitéré ses remerciements et sa gratitude à l’UA pour la détermination avec laquelle elle a accompagné les Comores dans la lutte contre le séparatisme, a souligné que l’espoir né du rétablissement de l’autorité de l’Etat à Anjouan « ne peut se pérenniser sans un examen et une solution aux multiples problèmes auxquels se trouve confronté cette Ile », dont la population reste statistiquement la plus pauvre de l’Archipel. Il a indiqué que son Gouvernement envisage de lancer un grand chantier visant à assurer la relance socio-économique de l’Ile. Il a lancé un appel solennel à la communauté internationale dans son ensemble pour qu’elle appuie, avec la même détermination, l’oeuvre de reconstruction qui doit être entreprise à Anjouan, pour aider la population de l’Ile à sortir de la misère et de la précarité.

26. A la lumière de ce qui précède, je recommande au Conseil de proroger le
mandat de la MAES pour une durée supplémentaire de 6 mois. Au cours de cette
période, la Mission assistera les forces comoriennes dans la sécurisation des élections
prévues à Anjouan. Elle s’emploiera également à consolider la sécurité à Anjouan,
notamment à travers le parachèvement de l’opération de ramassage des armes et
l’intégration d’éléments de la gendarmerie anjouanaise au sein de l’AND. Les
contingents tanzaniens et soudanais constitueront la composante principale de la
Mission. Toutefois, il sera nécessaire de déployer quelques policiers pour aider la
Mission à remplir au mieux son mandat. Aussi, dès approbation par le Conseil de mes
propositions, la Commission approchera les Etats membres pour générer les forces de police requises.

27. Au-delà des aspects sécuritaires, il importe également d’apporter une assistance aux Comores dans le domaine de la gouvernance et du relèvement socio-économique.
A cet effet, il est prévu de doter la MAES d’une importante composante civile qui coordonnera l’appui au Gouvernement comorien dans les domaines précités. De même, il est prévu de dépêcher aux Comores, le plus rapidement possible, une mission de la Commission, à laquelle seraient associées les institutions compétentes partenaires de l’UA, notamment la Ligue des Etats arabes, l’Union européenne, les Nations unies et la Francophonie, pour une évaluation conjointe plus précise des besoins et pour une meilleure coordination de l’action des uns et des autres.

28. Comme convenu lorsque le Conseil a initialement autorisé le déploiement de la
MAES, les pays contributeurs de troupes doivent prendre en charge les dépenses liées
au déploiement de l’opération. Toutefois, dans le même temps, la Commission s’emploiera à mobiliser des ressources, notamment dans le cadre de la Facilité pour la paix en Afrique ; des consultations ont déjà été initiées avec l’Union européenne à cet effet.

29. Je me réjouis de l’engagement pris par les autorités comoriennes de tout faire pour que de nouvelles élections soient organisées à Anjouan dans les plus brefs délais possibles, ainsi que de leur engagement à oeuvrer dans le respect scrupuleux des textes régissant le fonctionnement de l’Union. J’exhorte vivement tous les Comoriens à consolider l’unité nationale et l’intégrité territoriale des Comores, et de s’employer à relever le défi du développement économique et social du pays. Je voudrais, en cette étape importante de l’histoire des Comores, appeler tous les Etats membres de l’UA et la communauté internationale dans son ensemble à apporter l’appui nécessaire à la consolidation de la paix, de la stabilité et de la réconciliation aux Comores.