lundi 28 septembre 2009

Andry Rajoelina boycotté devant l'ONU

Le président du régime actuellement en place à Madagascar, Andry Rajoelina, a été empêché vendredi de s'exprimer devant l'Assemblée générale de l'ONU à la suite d'une intervention des pays d'Afrique australe.

Intervenant au nom de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC - 15 pays), le ministre des affaires étrangères de République démocratique du Congo (RDC), Alexis Thambwe Mwamba, a soulevé une objection à l'intervention d'Andry Rajoelina, dont la légitimité est contestée par de nombreux pays d'Afrique.

Le président de l'Assemblée générale, Ali Triki, a alors mis une motion au vote, lequel a été favorable à la position de la SADC. La délégation malgache a alors quitté la salle.

Le vote portait sur le point de savoir si une décision antérieure d'autoriser Andry Rajoelina à s'exprimer était valide ou non. Le non l'a emporté par 23 voix contre 4, avec 6 abstentions. L'Assemblée générale de l'ONU compte 192 Etats membres.

On ignorait vendredi soir si ce vote serait définitif ou si la délégation malgache aurait une nouvelle chance de s'exprimer samedi ou lundi, dernier jour du débat annuel de l'Assemblée.

Lâché par l'armée et sous la pression de la rue, le président de Madagascar réélu en 2006, Marc Ravalomanana, avait été contraint le 17 mars dernier de remettre ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à son rival, M. Rajoelina.

De nombreux pays et organisations, dont la SADC, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), considèrent cette prise de pouvoir comme un coup d'Etat et réclament le retour à l'ordre constitutionnel dans ce pays de l'océan Indien.

Le mythe de l'ordinateur low cost

Le projet américain One Laptop per Child (OLPC) a ouvert la voie des ordinateurs bon marché. Mais à l’heure de la rentrée scolaire, les offres dépassent le prix initial de 100 dollars l’unité.

L’idée avait fortement séduit à son annonce en 2005 et lors de son lancement fin 2007 : commercialiser des ordinateurs à 100 dollars destinés à l’éducation des écoliers des pays en développement. Elle avait été lancée par l’informaticien américain Nicholas Negroponte, cofondateur de Media Lab, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis.

Quatre ans plus tard, qu’est devenu cet ambitieux projet ? « Une réalité », assure Lionel Laské, le président de l’antenne française du projet One Laptop per Child, « un ordinateur pour chaque enfant ». « En Afrique, une quinzaine de projets sont en cours », assure-t-il. Le Rwanda, déjà acquéreur de 10 000 unités, envisagerait une commande de 100 000 ordinateurs, et le Cameroun de 5 000. Des pays comme le Mali et le Ghana figurent également sur cette liste…

Seulement, l’ordinateur à 100 dollars se vend pour l’heure 188 dollars. « Ce prix, explique Lionel Laské, ne dépasse que de 1 dollar le coût de production unitaire (187 dollars). Il devrait baisser très rapidement pour se situer au tarif initialement annoncé. » Mais, pour cela, le projet OLPC devrait réaliser des économies d’échelles en en vendant plusieurs millions d’unités. Un pari loin d’être gagné. Au total, le XO, puisque c’est son nom, n’a été livré qu’à près de 1 million d’unités depuis novembre 2007. Un chiffre largement en dessous de l’objectif de départ, qui visait la barre du million de machines vendues dès la première année de commercialisation. « Nous n’avons pas de circuit de distribution. Nos ordinateurs sont directement vendus aux autorités locales et, lorsque celles-ci changent, les projets tombent à l’eau ou tardent à être relancés », justifie Lionel Laské.

Une très vive concurrence

Mais ce n’est pas tout. Le programme OLPC a suscité des projets concurrents, purement économiques. À commencer par celui d’Intel. Le fabricant américain de microprocesseurs a annoncé, presque à la même époque que Nicholas Negroponte, son ambition de produire des ordinateurs à bas prix destinés à l’éducation des élèves. Cette annonce avait même provoqué une tension entre les deux organisations, OLPC reprochant à Intel de vouloir l’éliminer du marché. Dénommé Classmate, l’ordinateur de la firme américaine fait l’objet de projets-pilotes au Nigeria, en Égypte et en Libye. Mais l’approche d’Intel diffère. OLPC affirme viser uniquement les écoliers et dit assister les gouvernements pour trouver les financements. Tandis qu’Intel cible, « au-delà des salles de classe, les entreprises, les particuliers… et envisage de créer des réseaux de distribution », affirme Stanislas Odinot, le porte-parole de sa filiale française. Des versions du Class­mate sont d’ailleurs déjà vendues en Europe à des prix compris entre 300 et 350 euros.

À la conquête de clients dans les marchés émergents, des fabricants tels Asus, Lenovo, Dell… se sont eux aussi engouffrés dans la brèche. En Algérie, le chinois China Great Wall Computer Shenzhen a conclu avec l’Eepad un accord de coentreprise pour la fabrication d’ordinateurs qui seront vendus à 18 000 dinars (environ 180 euros). Face à l’engouement des constructeurs, les analystes sont réservés. Le cabinet IDC table sur 9 millions d’ordinateurs low cost vendus en 2012, soit 5 % du marché des portables. Celui de l’éducation devrait en représenter le tiers.

samedi 26 septembre 2009

Six mois de transition malgache contre vents et marées !

Une fois passé - non sans mal - le cap des négociations de Maputo-1 et Maputo-2, le tandem Andry Rajoelina-Monja Roindefo installé à la tête de la transition malgache depuis le 21 Mars 2009 peine à convaincre les grandes chancelleries, mais continue à attirer les investisseurs internationaux...

Gouvernement unilatéral élargi

Le sommet de Maputo-1 (5-8 Août 2009) a accordé aux Présidents déchus Ratsiraka et Ravalomanana une promesse d'amnistie, au premier pour les évènements post-électoraux de 2002 et au second pour sa condamnation suite au conflit d'intérêts sanctionné en décembre 2008 par les bailleurs de fonds concernant l'achat du Boeing présidentiel "Air Force 2".

Déçu de n'avoir pu confirmer au sommet de Maputo-2 (25-28 Août 2009) sa reconnaissance de fait à la tête du pays, le "ticket" Rajoelina-Monja soutenu par les "Forces de Changement" a mis en place unilatéralement le 07 Septembre 2009 un gouvernement élargi - incluant des hautes personnalités du TIM de l'ex-président Ravalomanana non mandatées par leur mouvance d'origine, comme l'ex-président du Sénat Rajemison Rakotomaharo et le ptésident sortant de l'Assemblée Nationale Jacques Sylla - aussitôt qualifié de "contraire à l'esprit des accords de Maputo " par la SADC et l'Union Africaine.

Parlant au nom des "3 autres mouvances" (Ratsiraka-Zafy-Ravalomanana) co-signataires avec la mouvance Rajoelina de la Charte de Transition de Maputo-1, le Pr Zafy Albert a posé un ultimatum jusqu'au 20 Septembre 2009 à la mouvance Rajoelina, qui refuse de revenir à la table de discussion suite aux incidents violents à Antananarivo du 11 Septembre 2009. Le gouvernement-bis de Monja Roindefo recourt à l'emprisonnement des investigateurs présumés et des fauteurs de ces troubles attribués au camp adverse, tandis que la population de la Capitale s'attend à une montée de la violence et à de nouveaux affrontements entres factions politiques et forces de l'ordre...

Calculs politiques et mouvances

Au sein de la mouvance Rajoelina au pouvoir, les tensions politiques créées par la reconduction forcée du tandem Andry Rajoelina-Monja Roindefo à la tête de la transition accélère les clivages politiques, dans la perspective des échéances électorales de 2010. En effet, les autorités de transition mettent actuellement en route le processus électoral tracé par la feuille de route des premières Assises d'Ivato du 02-03 Avril 2009, avec l'élection des présidents de Fokontany (cellules administratives de base) en assemblées générales de quartier dans tout Madagascar.

Marquant d'une part la rupture avec la mise en place imposée des "Chefs de Fokontany" sous le régime Ravalomanana (mesure qui avait contribué à rendre impopulaire le parti TIM alors au pouvoir), cette première étape est cruciale pour encadrer la mise à jour des listes électorales dans les plus brefs délais - à défaut d'une refonte totale des listes, difficile à mettre en oeuvre sans appui logistique de la part de la communauté internationale. Pour l'association politique TGV (Tanora Gasy Vonona), cette étape constitue aussi un test à la base, avant de lancer la machine électorale jusqu'au triomphe escompté d'Andry Rajoelina à la présidentielle de 2010.

Cependant, la partie est encore loin d'être gagnée pour Andry TGV, qui doit d'abord faire avaliser en Conférence Nationale le principe d'abaissement de l'âge requis pour la présidentielle (les 3 mouvances opposeront certainement à cette occasion une farouche résistance comme ce fut le cas lors des Assises régionales) et ensuite faire plébisciter ce projet de Constitution "taillé sur mesure" par voie référendaire, si possible avant fin 2009 et avec ou sans aide extérieure aux opérations électorales !

Pour mener à terme son odyssée, Andry Rajoelina comptera sans doute sur ses alliés gouvernementaux, notamment l'AVI de Norbert Lala Ratsirahonana - le constitutionnaliste en chef de la Haute Autorité de la Transition -, l'AKFM de Ny Hasina Andriamanjato - vice-Premier Ministre des Affaires Etrangères -, le MONIMA du Premier Ministre Monja Roindefo et le LEADER FANILO de Manassé Esoavelomandroso (grand universitaire et porte-parole des Forces de Changement).

Enfin, certains dirigeants politiques commencent à se démarquer du "tandem indissociable" Rajoelina-Monja, à l'instar de Roland Ratsiraka, (actuellement co-vice-président de la HAT) fort de son score supérieur à 10% des voix et sa 3e place à la présidentielle du 03 Décembre 2006, remportée par Marc Ravalomanana au premier tour avec 54,79% des suffrages exprimés, suivi par Jean Lahiniriko - également co-vice président de la transition actuelle - avec 11,65% des voix.

En effet, faisant valoir son rôle moteur en 2009 dans l'animation du mouvement de masse en provinces, l'ex-Maire de Toamasina (premer port de l'Est malgache) et leader de l'association politique MTS (Malagasy Tonga Saina - absente notoire du gouvernement élargi de Monja Roindefo) ne se prive pas de critiquer la stratégie de la transition actuelle, notamment sur la conduite des négociations de Maputo et la méthodologie des médiateurs du Groupe International de Contact - accusés de parti-pris en faveurs des "ex-dictateurs" - et n'hésite pas à se présenter déjà comme "le nouveau rassembleur" au-delà des antagonismes des 4 mouvances actuellement sur le devant de la scène politique malgache...

Investissements directs étrangers

Commentant le bilan des 6 mois de gestion de crise du Ministre des Finances de la Transition Benja Razafimahaleo (évincé de la nouvelle équipe de Monja Roindefo, malgré ses résultats); le Representant Résident du FMI à Madagascar note que " les recettes ont permis de couvrir les dépenses de fonctionnement, l'inflation est sous contrôle (bonne récolte, surévaluation de l'Ariary), la politique monétaire a été prudente et les réserves en devises satisfaisantes, mais cette situation ne saurait durer à cause de la crise actuelle ".

Prévoyant sans doute l'échec de Maputo-2, la Haute Autorité de la Transition a récemment commandité les avis d'économistes malgaches pour conforter la position "isolationniste" de la transition actuelle, qu'on peut résumer comme suit: "Puisque les finances intérieures permettent de faire tourner (à vrai dire au ralenti) la machine administrative, pourquoi redouter un blocus international ?" et " Dans le contexte de crise internationale, les bailleurs de fonds auraient plus à perdre à "fermer le robinet de l'aide" que le peuple malgache habitué à se serrer la ceinture, avec ou sans financements extérieurs!". Dans ce contexte, Madagascar ne sera probablement pas invitée au prochain sommet d'Istanbul du FMI, d'après une déclaration de son DG Dominique Strauss-Kahn.

En matière de politique économique, les autorités de transition malgaches restent dans le flou sur les Investissements Directs Etrangers (IDE): on se rappelle à ce propos le projet de location de 1,3 million d'hectares à Daewoo Logistics, reproché à Marc Ravalomanana et thème mobilisateur au début du mouvement de masse en janvier 2009. Installé au pouvoir, le gouvernement de transition a mis de l'eau dans son vin en confirmant la législation foncière autorisant la location de terres aux opérateurs étrangers.
En attendant l'entrée en lice de Total (investisseur à hauteur de 5 milliards de US$ dans les grès bitumineux de Bemolanga dans l'Ouest malgache), deux autres méga-projets miniers sont à déjà pied d'oeuvre, à savoir Sheritt (à la tête d'un consortium d'investissement de 4 milliards de US$ pour l'exploitation de nickel et de cobalt dans l'Est malgache, "un des meilleurs projets au monde" d'après Ian Delaney de Sheritt -à lire sur du 24 Juin 2009: " Sherrit partners reach funding deal for remainder of Ambatovy nickel project ") et QMM (investissement de près d'1 milliard US$ pour l 'exploitation d'ilménite dans le Sud malgache): ces deux projets rencontrent actuellement des résistances de la part des populations locales, délogées ou en voe d'expulsion de leurs terres ancestrales (lopins de terre, village et tombeaux inclus!) pour les besoins d'exploitation minière...

Enfin, la récente ratification par le biais de l'ambassadeur malgache à Port-Louis de l'Accord intérimaire de Partenariat Economique (APE) avec l'Union Européenne - aux côtés de l'Ile Maurice, des Seychelles et du Zimbabwe - confirme que les autorités de transition malgaches n'ont d'autre choix actuellement que de continuer la stratégie néo-libérale tracée par le régime de Marc Ravalomanana, en dépit des exhortations patriotiques des "Forces de Changement" et des altermondialistes de l'assocation Otrikafo ("Flamme") pour une nouvelle politique économique auto-centrée "à la malgache" ("ady gasy") et une refondation
républicaine basée sur la souveraineté nationale.

Pour conclure, l'imbroglio malgache n'est pas prêt de se dénouer, compte tenu des intérêts des grandes puissances régionales (Canada, USA, Europe, Françafrique, Afrique du Sud, Japon, Chine Inde Corée, Thaîlande,...) désireuses de voir accéder un Chef d'Etat "politiquement corect" aux commandes du navire malgache... pour garder le cap néo-libéral actuel !

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jeudi 17 septembre 2009

La Cour d'Arbitrage de La Haye réduit la taille de la région pétrolifère d'Abyei

Mettant fin au conflit soudanais sur la région pétrolifère d'Abyei, la Cour d'arbitrage de la Haye a décidé de réduire la taille de cette zone. Une décision acceptée par les deux parties.

L'ex-rébellion sudiste et le gouvernement de Khartoum ont déclaré mercredi accepter la décision de la Cour d'arbitrage de La Haye réduisant la taille de la région pétrolifère soudanaise d'Abyei, l'ONU jugeant pour sa part le différend réglé.

"Cette décision est définitive et contraignante pour les deux parties", a déclaré Mutrif Siddiq, sous-secrétaire aux Affaires étrangères et membre de haut rang du gouvernement soudanais.

Il s'agit d'un "bon compromis", a renchéri Abdelbagi Gailaini, ministre d'Etat pour les Affaires humanitaires, déclarant ne pas s'attendre à des violences.

"Si toutefois des violences se produisent, elles seront limitées à une zone restreinte et nous sommes prêts à les contenir", a-t-il ajouté.

"La décision de la cour permanente d'arbitrage est contraignante pour les deux parties: (l'ex-rébellion sudiste) du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM) et le peuple de la région respecteront cette décision", a assuré le ministre soudanais des Affaires étrangères Deng Alor, qui est également un haut responsable du SPLM.

"De manière générale, la décision de la cour est acceptable et nous allons la mettre en oeuvre", a-t-il poursuivi.

Solution pacifique de compromis

Le représentant de l'ONU au Soudan Ashraf Qazi a déclaré que "les deux parties" étaient "convenues que cette question est désormais réglée".

"Cette décision démontre clairement que, y compris sur les questions (...) les plus difficiles, les parties peuvent trouver une solution pacifique", a-t-il dit. "J'appelle tous ceux qui sont concernés à coopérer pour mettre en oeuvre la décision conformément au plan que les différentes parties ont adopté lors de pourparlers récents", a-t-il ajouté.

La Cour permanente d'arbitrage de La Haye a réduit mercredi la taille de la région pétrolifère d'Abyei, convoitée par le gouvernement et l'ex-rébellion sudiste, en modifiant notamment les frontières la délimitant au nord et à l'est. Le gouvernement central aura, grâce à cette décision, le contrôle direct des régions nordiques, riches en pétrole, qui faisaient jusqu'ici partie de la zone d'Abyei.

Originaire de la région d'Abyei, M. Alor a déclaré que la tribu des Ngok Dinka, alliée des sudistes, avait certes perdu un peu de territoire mais qu'elle allait accepter le jugement.

De son côté, la tribu arabe des Messeria, qui avait espéré obtenir davantage de terres, a également déclaré qu'elle l'acceptait. "Nous espérions obtenir plus que ce qui nous a été donné", a commenté l'un de ses chefs, Bashtana Mohammed Salim. "Mais la décision a des aspects positifs et comme il s'agit d'une décision de justice, nous sommes tenus" de la respecter.

Fin de la menace contre la paix

Pour préserver le calme après la décision des juges de La Haye, des soldats de la paix supplémentaires avaient été déployés dans ce secteur à la limite entre le Nord musulman et le Sud majoritairement chrétien ou animiste.

En mai 2008, Abyei avait été rasée lors de heurts qui avaient fait une centaine de morts et obligé des milliers de personnes à fuir.

Ces violences avaient été considérées comme la menace la plus grave à l'accord de paix global (CPA) de 2005 entre le gouvernement soudanais et les anciens rebelles sudistes du SPLM, qui avait mis fin à une guerre civile de 20 ans, la plus longue d'Afrique.

dimanche 13 septembre 2009

Zimbabwe: l'UE veut rétablir les bases d'une "pleine coopération"

KLEINMOND — L'Union européenne espère trouver un "terrain d'entente" avec le gouvernement d'union au Zimbabwe pour parvenir à rétablir les bases d'une "pleine coopération", a déclaré vendredi le Commissaire européen au Développement Karel de Gucht.

"Il ne s'agit pas de blâmer qui que ce soit", a affirmé M. de Gucht devant la presse à l'issue d'un sommet UE-Afrique du Sud à Kleinmond, près du Cap (sud-ouest), en réponse aux médias officiels zimbabwéens qui exigent des "excuses" pour les sanctions européennes.

"Il s'agit d'essayer de trouver un terrain d'entente afin de progresser dans l'application de l'accord politique (de partage du pouvoir, ndlr) et de faire en sorte de rétablir une pleine coopération", a ajouté le Commissaire, qui devait partir dans la soirée pour Harare avec une délégation européenne.

Le gouvernement d'union nationale a été créé en février au Zimbabwe, sous la pression internationale, entre les partis du président Robert Mugabe et de l'ex-opposant Morgan Tsvangirai, aujourd'hui Premier ministre.

Mais les partisans de l'ex-opposition continuent de subir l'oppression policière et les deux camps s'affrontent toujours sur certains postes essentiels, notamment celui de gouverneur de la Banque centrale.

L'UE refuse de lever les sanctions prises en 2002, dont un gel de l'aide au développement et des restrictions ciblant M. Mugabe et ses proches, tant que le respect des droits de l'Homme n'aura pas été rétabli et l'accord de partage du pouvoir pleinement appliqué.