jeudi 5 novembre 2009

Inde : le gouvernement table sur une croissance de 8% en 2010

[ 04/11/09 - AFP ]

La croissance économique en Inde va atteindre 8% l'an prochain et pourrait monter jusqu'à 9% l'année suivante avec la reprise économique mondiale, a indiqué mercredi un responsable gouvernemental.

L'économie indienne, qui connaissait des taux de croissance de 9% avant la crise financière mondiale, devrait croître de 6,5% en 2009, a affirmé Montek Singh Ahluwalia, chef adjoint de la commission de planification économique.

"Ce sera une année de ralentissement économique à cause de la conjoncture internationale mais nous aurons le 2e taux de croissance le plus fort dans le monde (après la Chine)", a dit Ahluwalia.

Ahluwalia, un proche conseiller du Premier ministre, a tenu ces propos à la conférence annuelle des rédacteurs en chef économiques à New Delhi.

La croissance a également été tirée par le bas, en raison de la saison la plus sèche enregistrée en quatre décennies, qui a pénalisé la production agricole.

Mais la commission de la planification a estimé que si les pluies se maintenaient à un niveau normal l'année prochaine, et si l'économie internationale continuait à se redresser, l'Inde enregistrerait une croissance de 8% en 2010 et de 9% l'année suivante.

Selon le gouvernement, l'Inde doit atteindre une croissance d'au moins 9% pour réduire l'immense pauvreté du pays.

L'optimisme d'Ahluwalia a été conforté par les prévisions du ministre du Commerce, Anand Sharma. Selon lui, les exportations qui étaient en déclin durant les 12 derniers mois, devraient inverser la tendance d'ici la fin de l'année fiscale en cours.

Les exportations indiennnes ont chuté de 13,8% en septembre à 13,6 milliards de dollars par rapport à l'année précédente. La baisse des exportations a été toutefois moindre que celle enregistrée au mois d'août (19,4%).

Le Président sud-africain Jacob Zuma rencontre les responsables reunionnais de RSA

L’Association RSA (Reunion/South Africa Association) rend compte dans un communiqué de la rencontre de ses responsables — Christophe Rocheland, Président, et Richard Apavou, vice-président — avec le président sud-africain Jacob Zuma le lundi 19 octobre, à Johannesburg.



Richard Apavou, vice-président de RSA, Jacob Zuma, président de la République Sud-Africaine, et Christophe Rocheland, président de l’Association RSA.

« Les responsables de l’Association Coopération Réunion/Afrique du Sud (RSA : Reunion/South Africa Association) ont été reçus lundi dernier (19 octobre 2009) à Johannesburg pour une rencontre informelle avec le président de la République d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, organisée par le Chef député Mandla Mandela, en la demeure privée de l’ex-président sud africain Nelson Mandela.

C’est à l’occasion d’une visite de courtoisie rendue par le président sud-africain à Nelson Mandela le lundi 19 octobre dernier que les responsables de RSA, Christophe Rocheland, président, et Richard Apavou, vice-président de l’Association, ont rencontré Jacob Zuma.

Les discussions entre les Réunionnais et le Chef de l’État sud-africain ont porté sur les longues relations historiques entretenues par La Réunion et l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid et notamment de la solidarité des Réunionnais envers les combattants de la liberté sud-africains. L’autre sujet de discussion concernait la création d’un Consulat sud-africain à La Réunion, dossier défendu depuis plus de 5 ans par l’Association. Le président sud-africain a chargé le Député Mandla Mandela de ce dossier en lui demandant de faire suivre le processus de création du Consulat avec la ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane.

L’Association plaide également pour un rapprochement stratégique au plus haut niveau politique et économique avec ce membre du G20 qui, de par sa situation géographique, représente une opportunité de mieux nous intégrer dans notre bloc régional, en accord avec la volonté politique exprimée par les autorités métropolitaines et réunionnaises ».


Contrats miniers: le groupe americain Freeport sur la sellette en RD Congo

Le gouvernement renégocie les termes de son contrat minier avec l’américain Freeport. L’issue s’annonce plus heureuse que pour le canadien First Quantum, qui a suspendu ses activités en septembre.

Partira ? Partira pas ? Le sort de Freeport en République démocratique du Congo (RD Congo) n’est pas encore scellé. Le groupe minier américain avait jusqu’au 12 octobre pour répondre à la demande des autorités, mais l’échéance est passée et les négociations continuent.

Actionnaire principal avec 57,75 % du capital de Tenke Fungurume Mining (TFM), le joint-venture créé pour mettre en œuvre un gigantesque projet d’exploitation de cuivre et de cobalt sur une concession de 1 600 km2, entre les villes de Tenke et de Fungurume, au Katanga, au sud de la RD Congo, Freeport est prié de faire un effort pour qu’une part plus importante des bénéfices revienne à la RD Congo.

Entreprise publique, la Gécamines détient actuellement 17,5 % du capital de TFM. Cela ne suffit pas, selon l’État. Ce dernier ne se borne pas à proposer une augmentation des parts de la Gécamines. Une solution alternative est actuellement discutée : le reversement à l’entreprise publique d’une « prime de production », sorte de « royalty » perçu sur le minerai produit, qui pourrait atteindre 2,5 % du prix de revient.

Les exigences de l’État entrent dans le cadre de la « revisitation des contrats miniers ». Lancée en juin 2007, cette initiative porte sur une soixantaine d’accords passés entre la Gécamines et des compagnies minières – dont des multinationales – à une époque où l’État, affaibli par la guerre, n’était pas en mesure de défendre ses intérêts. Une situation dont certains partenaires n’ont pas hésité à profiter. A l’heure de la reconstruction, la RD Congo a cherché à rééquilibrer la balance. Le contrat avec Freeport est le dernier à faire l’objet de la « revisitation ».

Premier investisseur du pays

Comme ses concurrents, le groupe fait de la résistance. « Ce contrat a été négocié et signé dans la transparence en 2005 », se défend Margaret Rashidi Kabamba, la directrice de la communication. En outre, la compagnie, qui emploie 2 300 salariés, avance avoir déjà réalisé 2 milliards de dollars d’investissements dans TFM et payé, en deux ans, 140 millions de dollars de taxes et d’impôts. Ce qui n’est pas négligeable : actuellement débattu, le budget prévisionnel 2010 s’élève à 5,3 milliards de dollars. Des arguments sonnants et trébuchants qui laissent Margaret Rashidi Kabamba optimiste : « Nous sommes le premier investisseur dans le pays, nous devons arriver à un accord gagnant-gagnant. »

Côté gouvernement, on affiche la même sérénité : « On devrait arriver à un accord avant la fin octobre, annonce Alexis Mikandji, directeur de cabinet du ministre des Mines, Martin Kabwelulu. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. »

A l’entendre, la fin de l’histoire ne sera pas la même que pour First Quantum. En février 2008, le gouvernement a soumis une liste de conditions au groupe canadien pour son projet d’usine à Kolwezi (Katanga). Mais, estimant que ce dernier ne les avait pas remplies, les autorités ont finalement exigé de la compagnie qu’elle restitue son permis d’exploitation. C’était au mois d’août. La réaction de First Quantum ne s’est pas fait attendre : mi-septembre, le groupe a annoncé que les travaux étaient suspendus et qu’il comptait renvoyer l’affaire devant un tribunal international d’arbitrage.

Climat : l'Afrique menace de se retirer des négociations

L'Afrique a accepté mardi, après 24 heures de tractations, de reprendre les négociations sur l'avenir du Protocole de Kyoto, mais reste inquiète du manque d'avancées à un mois de la conférence de Copenhague et menace toujours de claquer la porte.

Les délégués africains aux négociations de Barcelone, les dernières avant le rendez-vous de décembre (7-18), avaient suspendu lundi soir leur participation aux discussions, tant que les pays industrialisés n'annonceraient pas des engagements chiffrés de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, "d'au moins 40%" en 2020 par rapport à 1990.

L'Afrique a accepté de revenir à la table de négociation, tout en prévenant "qu'un échec demain à considérer les résultats souhaités nous conduirait à suspendre les discussions" à nouveau, a souligné Ousman Jarju, délégué de la Gambie, au nom du Groupe Afrique.

"Le niveau d'ambition des pays développés est inacceptable (. . . ) Nous devons envisager des objectifs et des chiffres ambitieux qui, du point de vue africain, devraient représenter une réduction de 40% au moins", a-t-il également insisté.

L'Afrique très vulnérable

Le continent, responsable de 4% à peine des émissions mondiales de gaz à effet de serre, compte parmi les régions du monde les plus vulnérables au changement climatique qui se traduira pour lui par une extension de la désertification, des sécheresses et de graves pénuries d'eau et de récoltes.

Après l'intervention mardi de la présidence suédoise de l'Union européenne et du pilote des négociations sur le Protocole de Kyoto, John Ashe, un compromis a pu être trouvé sur la suite des discussions qui s'achèvent vendredi à Barcelone.

Ainsi, "60% au moins du temps de négociations restant sera consacré aux discussions sur les chiffres" d'engagements des pays industrialisés au titre de Kyoto, a assuré M. Ashe à la reprise de la conférence plénière.

A un mois de la conférence de Copenhague et de la conclusion d'un nouvel accord climatique, Barcelone offrait cinq derniers jours de négociation, dont deux viennent déjà de s'écouler.

"On tourne en rond"

Les négociations se déroulent parallèlement sur deux rails: l'un pour les pays qui ont ratifié le protocole de Kyoto et sont appelés à renouveler leurs engagements au-delà de 2012. L'autre est ouvert aux 192 pays signataires de la Convention et intègre notamment les Etats-Unis, seul pays industrialisé à ne pas appliquer Kyoto.

"Nous n'avons jamais voulu bloquer les négociations", confiait à l'AFP Ibila Djibril, délégué du Bénin. "Mais on tourne en rond: il reste trois jours de négociations d'ici Copenhague et on ne connait toujours pas les intentions des pays industrialisés. Seule l'UE tient un langage cohérent".

L'Europe vise une réduction de ses émissions polluantes de 20% en 2020, voire 30% dans le cadre d'un accord international contraignant. Elle est la seule à avoir publiquement annoncé ses intentions dans le cadre d'un accord multilatéral.

Pour de nombreux observateurs à Barcelone, "l'Afrique a voulu montrer ses muscles à l'approche de Copenhague".

"C'était un coup de poing sur la table pour que les pays industrialisés mettent leurs engagements sur la table. C'est venu de l'Afrique mais ça aurait pu venir d'ailleurs: il fallait un peu de dramatisation", estime l'un d'eux.

dimanche 1 novembre 2009

Les Ministres mauriciens Sithanen et Bheenick plaident pour l’intégration régionale

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l’Economic Empowerment Rama Sithanen et le gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) Rundheersingh Bheenick ont tous deux plaidé pour une attention particulière à l’intégration régionale et le commerce, qui peuvent accélérer la reprise économique.

“L’intégration régionale a un rôle clé à jouer à cet égard, en particulier à travers un coup de pouce au commerce, soutenu par une meilleure productivité et en attirant les investissements directs étrangers nécessaires en vue d’atteindre un plus haut niveau de développement socio-économique”, a fait ressortir Rama Sithanen jeudi.

C’était lors de son discours d’ouverture de la 14e réunion du Comité des gouverneurs des Banques centrales du COMESA, à l’hôtel Intercontinental, à Balaclava. “We need more trade, not aid”, a pour sa part dit le gouverneur de la BoM.

“Il est prévu que volume du commerce mondial des commodités et services chute par 12 % en 2009, reflétant la baisse de demande et le manque de financement pour le commerce. Néanmoins, le plaidoyer des leaders du G20 pour soutenir le cycle de Doha pour des discussions sur le commerce ne serait pas le même durant les prochains mois, étant donné que le commerce demeure faible. En effet, les désaccords commerciaux sont en hausse, particulièrement entre la Chine et les Etats-Unis”, a souligné Rama Sithanen.

“Concernant notre région, la situation demeure toujours pleine de défis. Après une croissance soutenue pendant presque une décennie, l’on prévoit un ralentissement de l’économie de l’Afrique sub-saharienne de 1 % en 2009, en raison des exportations en baisse”, a expliqué le Grand argentier.

Commentant le rôle du COMESA dans la région, le ministre des Finances, Rama Sithanen devait affirmer “nous saluons le lancement de l’Union douanière du COMESA en juin 2009 et prévoyons la mise en place de la zone de libre échange COMESA-SADC-EAC. Nous devons optimiser nos bénéfices de l’intégration régionale. Nous devons continuer à travailler pour réduire les barrières tarifaires restantes, promouvoir le Cross Border Investment et harmoniser les normes et procédures douanières”.

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