samedi 24 janvier 2009

Le trafic aérien progresse à nouveau en 2008 à la Réunion

Roland Garros retrouve un niveau de fréquentation conforme à ses ambitions. Les statistiques publiées hier par la chambre de commerce et d’industrie confirment la reprise du trafic opérée en 2007. L’année dernière l’aéroport a accueilli 1,65 million de passagers, un chiffre en hausse de 3,7% comparé à la saison précédente.

Toutes les destinations profitent de cette dynamique mais c’est évidemment entre la Réunion et la métropole que les flux sont les plus importants. Si l’on additionne les départs et les arrivées, 946 000 passagers (+ 4,1%) ont emprunté cet axe en 2008. A elle seule, la ligne Réunion-Paris-Réunion représente près de 60% du trafic, un volume record. L’accélération des échanges avec la métropole n’est pas incompatible avec le développement du trafic régional.

Air Austral, premier transporteur

La liaison Réunion-Maurice reste toujours bien orientée. 363 000 personnes se sont rendues réciproquement dans les deux îles l’année dernière, ce qui représente une progression de plus de 6% par rapport à 2007. Dans la zone océan Indien au sens large, les Réunionnais ont continué à privilégier l’Afrique du Sud comme destination de vacances et surtout la Thaïlande qui a enregistré sur son sol plus de 10 000 arrivées (+ 19,7%). La répartition du trafic par compagnie révèle une fois de plus la prééminence d’Air Austral. Mais il n’y a là rien d’exceptionnel. A la différence d’Air France, de Corsair ou d’Air Mauritius, Air Austral est positionnée à la fois sur le moyen et long-courrier. Toutes destinations confondues, la compagnie régionale a transporté en 2008 702 000 clients, soit près d’un passager sur deux. Sur la ligne Paris-Réunion, Air Austral n’est pourtant pas leader du marché. Cette place est désormais occupée par Air France (37% de parts de marché), talonnée par Corsairfly (32%). Ces chiffres méritent toutefois d’être nuancés. Dans ses calculs, la chambre de commerce et d’industrie ne tient pas toujours compte des passagers en transit. Si on les réintègre, notamment ceux en provenance de Mayotte et qui continuent sur Paris via la Réunion, la part de marché de la compagnie régionale grimpe mécaniquement. La crise qui frappe l’économie mondiale aura-t-elle des conséquences sur l’évolution du trafic dans les semaines à venir ? Dans son budget 2009, l’aéroport Roland Garros a fait preuve d’une grande prudence. Les statistiques de décembre 2008 semblent donner raison à ses dirigeants. Le mois dernier, le trafic a baissé de 1,8%, ce qui représente en valeur absolue environ 3 000 passagers de moins par rapport à décembre 2007. Principales lignes touchées : Réunion-Paris et Réunion-Mayotte.

mardi 20 janvier 2009

Seychelles: Pas de pêche pour les Européens

17/01/2009

Les bateaux de l'Union européenne seront provisoirement interdits de pêche dans les eaux des Seychelles en raison d'un litige sur le coût de la licence.

Un communiqué commun de l'Union et de l'archipel de l'Océan Indien diffusé samedi précise que les négociations pour le renouvellement de la licence de pêche ont échoué sur la question des prix. Les droits devaient être renouvelés dimanche.

"Il a été convenu de repousser l'attribution des licences de pêche pour les 12 prochains de mois par les autorités des Seychelles du 18 janvier au 6 février 2009. Par cet accord, les navires de la Communauté ne seront pas autorisés à pêcher dans les eaux de la Zone économique exclusive des Seychelles durant cette période", peut-on lire dans le communiqué.

Seychelles : A la recherche d’un nouveau souffle

Les Seychelles, malgré son éloignement des grands marchés financiers de Londres et de New York, subit de plein fouet, depuis la fin de l'année 2008, la crise financière globale. Le secteur touristique, qui est le pilier économique des Seychelles, commence à subir une contraction dans le nombre d'arrivées touristiques dû à l'impact de la crise financière sur l'économie réelle en Europe. Le Président des Seychelles, M. James Alix Michel, dans un entretien au correspondant de Reuters en début d'année, a indiqué que le nombre de visiteurs pour 2009 pourrait subir une contraction d'environ 20 à 25%.

Seychelles, avec une population de 85,000, a vu sa croissance en chute libre en 2008 et un épuisement de ses réserves en devises. Par conséquent, l'État archipel était dans l'incapacité de respecter les engagements financiers auprès de ses créanciers internationaux. En octobre dernier, l'archipel n'était pas en mesure d'honorer le paiement des intérêts de l'ordre de $230 million de dollars sur des bonds des trésors qui arrivaient en maturité en 2011. Ce qui le contraint pour la première fois de son histoire, à faire appel à l'assistance du Fond Monétaire International (FMI) qui vient de faire une offre de 26 millions de dollars pour une période de deux ans, sur la base d'un plan de restructuration touchant des réformes au niveau monétaires et fiscaux. L'objectif de la réforme vise principalement la libéralisation de l'économie seychelloise.

Au cours de ses trente dernières années, Seychelles avait adopté une stratégie de développement dite socialiste, axée sur l'éducation et la santé gratuite et une monnaie (la roupie seychelloise) sur-évaluée artificiellement par rapport aux dollars. Aussi, malgré le passage des Seychelles au multipartisme, la consolidation du tissu démocratique progresse lentement et les mouvements qui s'inscrivent en opposition à la politique gouvernemental ont du mal à conquérir l'espace démocratique et à s'épanouir. Cette culture démocratique en cours est caractérisée par une structure bureaucratique tout puissant et centralisateur, un control sévère sur les medias et un secteur non-étatique relativement faible.

La récession aux États-Unis et en Europe démontre la vulnérabilité des Petits États Insulaires en Développement (PIED) comme les Seychelles. Cependant, les prescriptions du FMI et de la Banque Mondial en matière d'ajustements structurels dans d'autres pays ont laissé des séquelles très graves. Le continent africain illustre très bien ces mauvaises expériences. Les Seychelles doivent pouvoir rechercher sa voie sans hypothéquer d'une part, ses atouts et d'autre part ne pas basculer d'une situation centralisatrice à une situation où le marché règne en maître. Il faut une approche et des politiques judicieuses qui préservent et assurent la qualité de vie et la dignité des seychellois. Car si la croissance est nécessaire, elle ne permettra pas à elle seule de réaliser pleinement le bonheur du peuple. Encore faut-il consolider l'espace démocratique garantissant les droits politiques, économiques, sociaux, environnementaux et culturels.

Air Seychelles : J. Bonnal directrice Marketing et Ventes

Jocelyne Bonnal est nommée Directrice Marketing et Ventes d'Air Seychelles. Elle succède à Christian Perchat, en poste depuis novembre 2005.

Jocelyne Bonnal vient d’être nommée Directeur Marketing et Ventes d'Air Seychelles en remplacement de Christian Perchat qui occupait cette fonction depuis novembre 2005.

Elle prendra officiellement ses fonctions le 19 janvier 2009 et sera basée à Mahé, la capitale des Seychelles.

Jocelyne Bonnal a débuté sa carrière comme responsable commerciale chez Air Réunion en 1986 avant de participer dès 1991, à l’aventure d’Air Outre-Mer puis d’A.O.M en tant que directrice régionale de l’île de la Réunion.

Plus récemment en charge de la direction commerciale chez Corsair (1999-2006), elle est ensuite passée chez Gabon Airlines & Air Madagascar pour des missions de consulting. Klaus Oschlies, DG d’Air Madagascar, assure actuellement l'interim la Direction Commerciale, en attendant la nomination d'un successeur.


Air Seychelles : J. Bonnal directrice Marketing et Ventes

dimanche 18 janvier 2009

L'IFC finance un projet d'exploration minière au Mozambique

Vendredi 16 Janvier 2009

L'IFC, un organisme membre du Groupe de la Banque mondiale, va investir dans Baobab Resources Plc, un entreprise minière du Mozambique afin de soutenir les emplois locaux et le développement économique.

IFC apportera 5 millions de dollars de fonds propres à Baobab, une petite société minière australienne, pour les phases d'exploration et d'étude de faisabilité.

L'argent sera directement investi dans l'entreprise pour ce projet qui est basé dans la province de Tete au Mozambique.

« Baobab est très heureux d'avoir trouvé un partenaire de la réputation de la SFI pour participer à l'exploration future et au développement du projet de Tete», a déclaré Jeremy Dowler, le Président de l'entreprise.

Le projet contribuera à soutenir l'emploi en préservant les 40 salariés de l'entreprise locale. Il sera également une aide au développement technologique et au transfert de compétences.

La phase d'exploration devant être un succès, le projet d'exploitation minière devrait contribuer à amener des recettes fiscales au Mozambique et aider au développement économique local.

Le secteur minier est appelé à jouer un rôle croissant dans l'économie mozambicaine au cours des prochaines années.

Le Groupe de la Banque mondiale travaille avec le gouvernement du Mozambique sur le secteur minier, les réformes politiques et le renforcement des capacités. Il apporte son appui également à l'amélioration du climat, favorisant les investissements dans le secteur.

Enfin, des initiatives telles que l' »Initiative de transparence des industries extractives » apporte une amélioration de la transparence des recettes minières,

Les investissements de la SFI dans le Baobab et d'autres projets au Mozambique aideront à accélérer la mise en œuvre de la politique de réformes et de renforcer l'impact sur le développement du secteur minier au Mozambique.

En 2008, la SFI a investi 16,2 milliards de dollars US, en augmentation de plus de 34 pour cent par rapport à l'année précédente.