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dimanche 11 octobre 2009

Le secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche, en visite à Djibouti

11 octobre 2009

Le Président djiboutien, Ismail Omar Guelleh s’est entretenu, samedi, avec le secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche, en visite de travail de deux jours à Djibouti.

Cette visite vise à appuyer les initiatives prises par l’Union européenne dans la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden.

Au menu des discussions, la nécessité de renforcer les relations de coopération franco-djiboutiennes, notamment le volet militaire. Le dossier somalien qui préoccupe tant les deux pays a été aussi largement évoqué par les deux parties.

Sur ce sujet, la France par le biais de son chef de la diplomatie, Bernard Kouchner a invité ses partenaires de l’Union Européenne à participer à la formation de soldats somaliens à Djibouti.

Selon Paris, il s'agit avant tout de renforcer les capacités maritimes régionales ainsi que le soutien à l’AMISOM, la mission de l'Union africaine en Somalie.

Au cours d’une réunion de travail qu’il a eu dans cette même journée de samedi avec des officiels djiboutiens, le Secrétaire d’Etat français a assuré Djibouti de la collaboration pleine et entière de son pays pour examiner avec les partenaires européens de la France les possibilités pour l’Union Européenne de contribuer à la formation à Djibouti et à l’équipement des Gardes-côtes des pays de la région.

Un contingent fort de 500 hommes du gouvernement de transition somalien (TFG) se trouve actuellement sur le sol djiboutien pour une formation militaire. Cette formation est assurée par des militaires français.

Récemment, des sources indépendantes ont indiqué que la Russie est prête pour appuyer les autorités françaises dans ce genre de mission. Et coté français, on parle d’un vaste programme de formation qui toucherait quelque 3000 soldats du TFG.

Parmi les hautes personnalités qui accompagnent Lellouche dans ce déplacement, citons entre autres, le député Christian Ménard, auteur d’un rapport parlementaire sur la lutte contre la piraterie, et Arnaud Danjean, député européen, président de la sous-commission Défense et Sécurité du Parlement européen.

L’UE va accroître son soutien au profit des Seychelles

8 octobre 2009

L'Union européenne va accroître son soutien au programme de réforme économique des Seychelles, selon un accord signé jeudi.

L'accord a été signé au ministère des Affaires étrangères à Victoria par Vivianne Fock-Tav, l'ambassadeur des Seychelles auprès de l'UE, et Alessandro Mariani, le nouveau chef de la délégation de la Commission européenne aux Seychelles.

M. Mariani a déclaré que l'accord couvre la période allant jusqu'en 2013 et l'aide financière est passée de 5,9 millions à 8,4 millions d’euros.

Il a noté que, sur les 8,4 millions d’euros, 7,5 million d’euros seront disponibles pour le soutien budgétaire général et 0,9 million d’euro sera alloué au renforcement des capacités et la recherche liée à l'accord global de partenariat économique avec l'UE.

dimanche 13 septembre 2009

Zimbabwe: l'UE veut rétablir les bases d'une "pleine coopération"

KLEINMOND — L'Union européenne espère trouver un "terrain d'entente" avec le gouvernement d'union au Zimbabwe pour parvenir à rétablir les bases d'une "pleine coopération", a déclaré vendredi le Commissaire européen au Développement Karel de Gucht.

"Il ne s'agit pas de blâmer qui que ce soit", a affirmé M. de Gucht devant la presse à l'issue d'un sommet UE-Afrique du Sud à Kleinmond, près du Cap (sud-ouest), en réponse aux médias officiels zimbabwéens qui exigent des "excuses" pour les sanctions européennes.

"Il s'agit d'essayer de trouver un terrain d'entente afin de progresser dans l'application de l'accord politique (de partage du pouvoir, ndlr) et de faire en sorte de rétablir une pleine coopération", a ajouté le Commissaire, qui devait partir dans la soirée pour Harare avec une délégation européenne.

Le gouvernement d'union nationale a été créé en février au Zimbabwe, sous la pression internationale, entre les partis du président Robert Mugabe et de l'ex-opposant Morgan Tsvangirai, aujourd'hui Premier ministre.

Mais les partisans de l'ex-opposition continuent de subir l'oppression policière et les deux camps s'affrontent toujours sur certains postes essentiels, notamment celui de gouverneur de la Banque centrale.

L'UE refuse de lever les sanctions prises en 2002, dont un gel de l'aide au développement et des restrictions ciblant M. Mugabe et ses proches, tant que le respect des droits de l'Homme n'aura pas été rétabli et l'accord de partage du pouvoir pleinement appliqué.

samedi 12 septembre 2009

Sommet Afrique du Sud-UE : une prise de contact à l'ombre du Zimbabwe

De Isabel PARENTHOEN (AFP)

JOHANNESBURG — L'appel de l'Afrique australe à lever les sanctions contre le Zimbabwe devrait faire de l'ombre au sommet Afrique du Sud-Union européenne vendredi, première prise de contact entre le nouveau gouvernement sud-africain et le plus gros partenaire économique du pays.

"Le président (sud-africain Jacob Zuma) soulèvera la question des sanctions" occidentales ciblant le chef de l'Etat zimbabwéen Robert Mugabe et ses proches, a déclaré à l'AFP le porte-parole présidentiel Vincent Magwenya.

"Il aura à l'esprit de convaincre les pays membres de l'UE de revoir leur position", a-t-il poursuivi.

Mais l'Union européenne, qui impose ces sanctions aux côtés des Etats-Unis notamment, n'est pas prête à bouger tant que la situation n'aura pas évolué au Zimbabwe.

"Nous ne pouvons ignorer les violations des droits de l'Homme. Nous ne l'avons pas fait en Afrique du Sud (pendant l'apartheid, ndlr) et ne le ferons pas au Zimbabwe", a souligné l'ambassadeur de l'UE à Pretoria, Lodewijk Briët.

Pretoria joue un rôle clé au Zimbabwe depuis qu'une crise politique sans précédent a éclaté en mars 2008 après la défaite électorale du président Mugabe, au pouvoir depuis 1980. Après des mois de paralysie politique, elle a débouché en février sur la formation d'un gouvernement d'union.

Reprenant le flambeau de son prédécesseur Thabo Mbeki, médiateur de l'Afrique australe, M. Zuma s'est rendu il y a deux semaines à Harare pour demander aux ennemis d'hier de surmonter les dissensions qui entravent ce gouvernement.

Il a également exhorté les bailleurs de fonds à fournir l'aide dont Harare a désespérément besoin pour reconstruire une économie en ruines, que les Occidentaux rechignent à apporter tant que le précaire arrangement politique reste instable.

L'ancienne opposition continue de subir le harassement de la police et aucun accord n'a été trouvé sur certains postes clés, dont celui de gouverneur de la Banque centrale.

Mardi, le président Mugabe a reçu l'appui du bloc régional, qui a appelé "la communauté internationale à lever toutes les formes de sanctions imposées" au Zimbabwe. M. Mugabe impute aux sanctions occidentales la responsabilité des déboires économiques du pays.

Le sommet de Keinmont, près du Cap (sud-ouest), permettra aux dirigeants européens de sonder une équipe gouvernementale sud-africaine entièrement renouvelée, issue d'élections générales en avril qui ont mis fin à une âpre lutte pour le pouvoir au sein du parti dominant.

La présidence suédoise de l'UE veut notamment s'assurer du maintien des engagements de Pretoria pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre avant une conférence internationale cruciale à Copenhague en décembre.

La première économie d'Afrique, dont les émissions per capita équivalent à celles de l'Allemagne, est handicapée par une récession qui rogne le budget de l'Etat et une crise énergétique qui la contraint à puiser dans ses immenses réserves de charbon aux dépens des énergies propres.

Les discussions devraient également porter sur les inquiétudes de l'Afrique du Sud vis-à-vis des accords de libre échange avec l'UE dits de "partenariat économique" (APE), qui prévoient une ouverture progressive des marchés aux produits européens.

Pretoria craint que ces APE, déjà signés en Afrique australe par quatre pays, n'entravent les efforts d'intégration régionale.

L'UE n'a pas l'intention de "gêner l'agenda régional de l'Afrique du Sud", a affirmé M. Briët. Le "partenariat stratégique" entre Bruxelles et Pretoria est "un partenariat entre égaux", a-t-il martelé.

Copyright © 2009 AFP

vendredi 4 septembre 2009

Accord UE-ESA: Sithanen veut plus de ressources

Rama Sithanen souhaite des ressources additionnelles de l’Union européenne suite à l’accord de partenariat économique entre celle ci et la région Eastern and Southern Africa (ESA).

Un forum a été organisé, le 27 août, à l’hôtel le Méridien pour évoquer l’accord de partenariat économique entre l’Union européenne et la région Eastern and Southern Africa (ESA-EC). Le ministre des Finances s’est exprimé sur la nécessité que les pays africains aient «des ressources additionnelles et nouvelles».

Plus de ressources de l’Union européenne est nécessaire car, selon Rama Sithanen, quand «ces pays de l’ESA enlèveront leurs barrières, ils auront à faire face à des coûts sociaux et économiques d’ajustement». Pour le ministre des Finances, «c’est bien d’ouvrir les marchés, mais il faut que ces pays puissent ensuite produire pour exporter».

L’importance du marché de l’Union européenne pour Maurice et les autres pays ACP a aussi été abordée par Rama Sithanen. «L’Union européenne est le partenaire le plus important pour l’Ile Maurice et pour les autres pays de l’ACP, que se soit pour le sucre, textile, la pêche, le tourisme ou pour le development». «Il ne faut pas oublier que c’est l’UE qui nous donne le plus de subventions», ajoute Rama Sithanen.

mardi 1 septembre 2009

Madagascar a signé les APE

La signature des accords de partenariat économique (APE) intérimaire entre les deux parties a été effectuée le 29 août à Maurice. Maurice, Seychelles, Zimbabwe et Madagascar sont les quatre pays signataires. Les Comores et la Zambie ont décidé par ailleurs de signer à une date ultérieure. Cette situation s'avère très importante pour Madagascar, car sa participation a fait l'objet d'une grande discussion compte tenu de la situation politique qui prévaut dans le pays. Selon une source proche du sujet, la participation de Madagascar n'a été acceptée qu'au dernier moment. Jusqu'à vendredi, une réponse précise auprès de la commission européenne à Madagascar n'a pas été obtenue.

L'accord présente de nombreux avantages pour les pays signataires. Ces derniers ont immédiatement accès et sans restriction aux pays de l'AfOA ainsi qu'à des règles d'origine améliorées.

Par ailleurs, les pays de l'AfOA ouvriront progressivement leurs marchés au cours des quinze prochaines années, éliminant progressivement les droits de douane, selon le pays, entre 80% et 98% de leurs importations en provenance de l’UE. « Nous disposons maintenant d’une base pour construire un partenariat commercial plus complet qui soutiendra les efforts déployés par les pays de l’AfOA, pour bâtir des économies diversifiées et durables », avance Catherine Ashton, commissaire européenne chargée du commerce.

Faute de délégation ministérielle en raison de la crise post Maputo II, c’est l’ambassadeur Bruno Ranarivelo qui a défendu la cause de Madagascar auprès de l’Union européenne (UE) et signé l’accord intérimaire de l’Accord de partenariat économique (APE).

dimanche 30 août 2009

L’accord de partenariat économique UE-ESA plus avantageux que Cotonou pour Maurice

Stéphane saminaden, L'Express de Maurice, 08/29/09

C’est, aujourd’hui après-midi 29 août, que sera signé l’accord commercial entre l’Union européenne et la région Eastern and Southern Africa (ESA), qui comprend Maurice et cinq autres pays.

Cet accord, qui remplace la convention de Cotonou, est plus avantageux pour Maurice. D’abord, contrairement à l’accord de Cotonou, cet accord de partenariat économique (APE) sera compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

Sous l’accord de Cotonou, l’Europe accordait un traitement «duty free et quota free» aux produits des ACP mais ces derniers n’avaient aucune obligation d’ouvrir leurs marchés aux produits européens.

L’OMC a, à plusieurs reprises, dénoncé cet aspect de l’accord et l’Union européenne avec les ACP ont dû demander une dérogation pour le maintenir en vie. Avec cet APE, il n’y aura plus aucun risque de contestation à l’OMC. Maurice aura quinze ans pour ouvrir son marché aux produits européens mais le pays a déjà presque entièrement libéralisé l’importation notamment avec la politique de faire de Maurice un paradis «duty free». 5% de produits sensibles n’auront pas à être libéralisés.

Le nouvel accord est plus avantageux en termes de règles d’origine. Sous Cotonou, il fallait respecter la règle de la double transformation pour se qualifier à un accès hors-taxe en Europe. Par exemple, il fallait transformer le fil en tissu à Maurice, puis transformer le tissu en vêtement pour se qualifier. Maintenant, on pourra acheter directement du tissu et se contenter de le transformer en vêtement pour avoir droit au «duty free» sur le marchée européen.

Maurice a aussi obtenu un quota plus important pour l’exportation du thon. Auparavant, on se partageait un quota de 10 000 tonnes avec l’ensemble des pays ACP. Maintenant, on partage ce même volume à trois pays seulement, Maurice, les Seychelles et Madagascar.

Le groupe ESA comprend Maurice, les Comores, Madagascar, les Seychelles, la Zambie et le Zimbabwe.

vendredi 21 août 2009

Signature d’un APE intermédiaire dans 10 jours à Maurice

Manuel MARCHAL, Temoignages, mercredi 19 août 2009

Le bloc Eastern-Southern Africa (ESA) va signer un Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union européenne (UE) le 29 août au Centre de conférences de Grand-Baie, dans le Nord de Maurice. Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe vont signer avec la Commissaire européenne du Commerce un document qui fixera les nouvelles règles du commerce entre La Réunion et les pays de sa région.

Samedi 29 août se déroulera un événement qui fera date dans l’Histoire de notre région. C’est en effet ce jour là qu’aura lieu à Maurice la signature d’un Accord de partenariat économique intérimaire entre l’Union européenne et les pays de notre région membres du bloc ESA (Afrique australe et orientale c’est-à-dire Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe). Cette rencontre sera empreinte de toute la solennité nécessaire, puisque c’est la Commissaire européenne au Commerce en personne, Catherine Ashton, qui signera le document.

Le ministre zambien du Commerce, Felix Mutati et le Secrétaire général du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), Sindiso Ngwenya, seront également présents.

Cette signature marquera une étape importante dans des négociations commencées voici plus de 5 ans. Une réunion d’officiels des pays de l’ESA est prévue le 27 août alors que la rencontre interministérielle se tiendra le 28 août au même endroit, la veille de la signature de l’APE. « Maurice avait initié les pourparlers pour un APE intérimaire le 4 décembre 2007. Celui-ci concerne essentiellement la compatibilité avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les paramètres de l’accès au marché, l’accord sur la pêche et le thème du développement », a déclaré un responsable mauricien. Il a ajouté que la dérogation de l¹OMC pour les dispositions commerciales de l’accord de Cotonou signé le 23 juin 2000 par l’UE et 77 Etats ACP a expiré en décembre 2007. Selon lui, les APE mettent un accent particulier sur la relation "aide et développement", à travers principalement l’intégration régionale. « Les APE offrent un cadre pour une libéralisation commerciale progressive et maîtrisée et établissent ainsi entre l¹UE et les ACP un nouveau type de relation commerciale, fondée sur un partenariat pour le développement à long terme », a-t-il souligné.

L’Histoire s’accélère, et à La Réunion ?

Quelques mois après la visite officielle du président de la Chine, Hu Jintao, à Maurice ; quelques semaines après le séjour de Barack Obama, président des Etats-Unis, en Afrique de l’Ouest ; quelques jours après la tournée dans notre région de Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis ; voici une annonce fracassante : le secrétaire général du COMESA et la Commissaire européenne au Commerce se rencontrent dans dix jours à Maurice pour conclure par la signature d’un APE intermédiaire trois jours de rencontres au plus haut niveau.
L’Histoire s’accélère et elle n’attend pas. L’Europe a décidé de presser le pas, et ce sont donc les nouvelles règles des relations entre La Réunion et les pays de la région qui se dessinent.

Rappelons que l’APE est un accord asymétrique, dans le sens où 100% du marché réunionnais sera ouvert aux produits de nos voisins, et 80% du marché des pays de la région sera accessible aux produits estampillés UE, c’est-à-dire réunionnais. Cette ouverture totale de notre marché est la conséquence de notre statut de région ultrapériphérique de l’Union européenne. Il est possible de faire jouer de manière temporaire une clause de sauvegarde pour protéger quelques produits, mais tôt ou tard, les APE commandent l’ouverture totale selon la règle de "la concurrence libre et non faussée". C’est ce qui se passe désormais dans les Antilles, depuis la signature de l’APE entre l’Union européenne et les pays du CARIFORUM. Toute la production de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane est désormais en concurrence avec celle de pays ACP distants de quelques centaines de kilomètres, et qui ont un coût de production beaucoup moins élevé.

Pour La Réunion, nul n’est besoin d’être un grand devineur pour imaginer ce que pourrait donner l’arrivée massive dans notre pays de produits identiques à ceux qui sont fabriqués ici, mais à un prix très inférieur. À cette accélération vers le libre-échange, il est urgent de mettre en œuvre l’alternative du co-développement, la seule capable d’empêcher une mise en concurrence destructrice pour tous les pays de la région.

Cette accélération de l’Histoire rappelle une nouvelle fois combien la politique politicienne n’a pas sa place dans notre pays. Car il n’est pas concevable que de telles diversions continuent. Chacun doit en effet avoir pleinement conscience qu’une grande partie de l’avenir du pays est liée aux conséquences de l’accord qui sera signé dans dix jours à Maurice.

lundi 3 août 2009

Signature d'un accord-cadre de coopération entre la Libye et l'UE

Le secrétaire à la Coopération au comité populaire général libyen des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Mohamed Tahar Siala, a affirmé que les négociations entre la Libye et l'Union européenne (UE) pour la conclusion d'un accord-cadre de coopération et de partenariat ont abouti à l'élaboration d'un texte d'accord.

Il faudra encore deux sessions supplémentaires de négociations prévues en octobre et décembre prochains pour finaliser l'accord entre les deux parties, a-t-il précisé.

S'exprimant, mardi à Tripoli lors d'une conférence de presse conjointe avec le directeur général des Relations extérieures à la Commission de l'UE, Hugues Mangarelli, à l'issue du 4ème round des négociations entre Tripoli et Bruxelles, pour la signature d'un accord-cadre de coopération qui a débuté lundi soir dans la capitale libyenne, M. Siala s'est félicité de l'esprit qui a prévalu pendant les séances de travail.

Pour sa part, le directeur des Relations extérieures de la Commission de l'UE, qui s'est réjoui des résultats de ce round, a souligné l'existence de divergences entre les deux parties, notamment en ce qui concerne la formulation de certaines questions relatives aux droits des réfugiés, à la coopération sur l'impunité des crimes de guerre ainsi que la réadmission des immigrés clandestins ou sur le Tribunal pénal international (TPI), affirmant que les experts se pencheront sur la manière de trouver une formule acceptable par la partie libyenne.

Mais le responsable libyen a réitéré, au sujet de la question de l'émigration clandestine, que son pays n'était pas disponible à jouer les policiers aux frontières de l'Europe en assumant seul les charges matérielles et financières qui en découlent et indiqué que la Libye, qui est un pays de transit et destination pour l'émigration, souffre autant que l'Europe de ce phénomène.

Les deux responsables ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité de conclure, à l'issue des deux prochains rounds de négociations, un accord-cadre de coopération entre les deux parties pour l'établissement d'un partenariat solide entre Tripoli et Bruxelles.

L'accord-cadre de coopération libyo-européen doit englober les aspects politiques qui comprennent les principes généraux, le phénomène de l'émigration clandestine, la facilitation de l'octroi de visas entre l'UE et la Libye et la coopération économique et commerciale, notamment le commerce, l'économie, la coopération sectorielle dont l'enseignement, la santé, l'agriculture, les ressources maritimes, le pétrole, les douanes, le développement rural, le tourisme, la formation et le renforcement des capacités du personnel.

Les négociations entre la Libye et l'UE, qui ont été établies, rappelle-t-on, en vertu du mémorandum d'entente signé entre les deux parties le 23 juillet 2007 à Tripoli, ont débuté en novembre 2008 au siège de la Commission à Bruxelles.

Le second round s'est tenu en février 2009 dans la capitale libyenne, alors que la 3ème session de ces négociations a eu lieu en mai dernier au siège de la Commission européenne.

Source

vendredi 5 juin 2009

Mozambique: Economic Partnership Agreement to be signed soon with European Union

Brussels, Belgium, 5 June – The European Union (EU) Thursday signed “provisional” Economic partnership Agreements (EPA) with Botswana, Lesotho and Swaziland and plans to do the same with Mozambique "very soon" the European Trade commissioner said in Brussels.

Catherine Ashton said that Mozambique, “indicated it planned to sign this agreement very soon,” and had not done so yet because the Trade Minister “is unable to travel to Brussels today.”

Angola “opted not to sign the commitment,” as did South Africa and Namibia.

The provisional commitment signed ensures access to the European market by those countries whilst negotiations continue for the conclusion of a definitive EPA with countries belonging to the Southern African Development Community (SADC).

The EU has been negotiating EPAs for several years with four separate regional blocks – the economic communities of Southern Africa (SADC), West Africa (ECOWAS), Central Africa (ECCA) and East Africa (EAC).

The initial deadline set for concluding negotiations was December 2007, to coincide with the Lisbon Summit, but several cuntries at that time called for the agreements not to be signed, claiming that access by European products to African markets free of customs taxes would affect the development of the local community and Brussels was forced to extend negotiations.

The EPAs replace the preferential trade system between the European Union and Africa, which was considered by the World Trade Organisation to not comply with current international regulations.

lundi 27 avril 2009

La Namibie va conclure un accord d’exportation de viande vers la Finlande

PANA 17 avril 2009

Des hommes d’affaires namibiens ont résolu de travailler pour la conclusion d’un accord d’exportation de viande de bœuf avec la Finlande, dans le but de diversifier les opportunités d’exportation au moment où la crise économique mondiale fait des ravages dans ce pays d’Afrique australe.

La Chambre de commerce et d’industrie de la Namibie (CCIN) a annoncé jeudi que le pays espère conclure un accord d’exportation de viande de bœuf avec une délégation de la Finlande attendue samedi, ajoutant que la délégation cherchait à nouer un accord direct d’importation de viande de bœuf de la Namibie vers les marchés nordiques.

« Nous espérons des résultats immédiats à l’issue de cette visite dans le court terme, ne serait-ce que dans le secteur de la viande », a déclaré le directeur général de la CCIN, Tarah Shaanika.

La viande de bœuf de la Namibie est généralement exportée dans les pays nordiques à partir de l’Afrique du Sud, ce qui constitue un énorme manque à gagner pour les hommes d’affaires namibiens.

Kirsi Sario, le vétérinaire en chef finlandais est en visite en Namibie où il a sillonné les abattoirs du pays. La Namibie, un pays semi aride, a un élevage industriel en plein essor.

Le secteur de la viande a été cependant agité ces derniers mois, suite à l’incapacité de la Namibie et des autres pays au sud de l’Afrique de conclure des accords préférentiels dans le cadre des Accords de partenariat économique (APE).

M. Shaanika a déclaré que les abattoirs namibiens ont reçu la certification de conformité aux normes de qualité en vigueur dans l’Union européenne.

« Ceci fait partie des efforts déployés pour augmenter les échanges entre nos deux pays. Ces efforts se sont renforcés depuis 1990, grâce à l’étroite collaboration entre la CCIN et la Fédération des entreprises de Finlande, lorsque la CCIN a envoyé une délégation dans ce pays », a-t-il souligné.

mercredi 18 mars 2009

SA may be excluded from SADC EPA

Le Roux, Mathabo (Business Day, Johannesburg) 2009-03-17 

A meeting held in Swakopmund, Namibia last week between the European Commission (EC) and the Southern African Development Community (SADC) group failed to break an impasse over concerns raised by South Africa over the economic partnership agreement (EPA), despite significant further concessions by the European Union (EU) to sweeten the deal.

The EU is likely to sign an interim EPA with countries of SADC without South Africa.

According to a source close to the talks, it is likely the EU will ask to be given the go-ahead to prepare to sign the interim deal as all attempts to bring SA back into the talks have failed. This will see Botswana, Lesotho, Namibia, and Swaziland signing the deal, leaving South Africa, the only other member of the Southern African Customs Union (SACU), out of the deal.

The EU agreed to favourable terms for protection of infant industries which could see the countries in the SADC configuration exclude sectors earmarked for development from liberalisation. The EU also allowed existing export taxes, used to encourage beneficiation, to continue, giving scope for new export taxes to be introduced as well.

Brussels has also modified its demand on the quantitative restrictions on exports in favour of the SADC group, and the parties agreed on the free circulation of goods to facilitate trade in the region.

Sources say that Namibia, which shared South Africa’s concerns, has been won over by the EU’s concessions, indicating that it would sign an interim deal which would clear the way for the Commission to propose a date for signature to legitimate trade relations between Europe and the region.

The EU has been extending preferences to the region unilaterally in breach of World Trade Organisation (WTO) rules since the expiry of a waiver on the Cotonou Agreement in December 2008. Europe is anxious to bring its trade relations with SADC in line with trade rules in order to avoid a WTO challenge.

Jorge Peydro-Aznar, European Commission (EC) head of trade in Pretoria, was positive about the progress made at the meeting. “Good progress was made on most concerns. We remain hopeful of a deal, because we need to address the WTO compatibility issue as a matter of urgency”, he said.

South Africa’s chief trade negotiator Xavier Carim was also confident about the talks although indicated that no movement had been made on the most-favoured nation (MFN) demand and the legal status of the parties. The MFN clause states that concessions made to countries whose trade exceeds more than 1% of world trade, in future trade agreements, be automatically extended to the EU.

The other major issue that remained unresolved, of the eight discussed, was the fact that the SADC region is negotiating EPAs under four configurations, which SA argued would hamper plans for future regional integration.

“We did well on most issues. There is scope for further progress, but it is not clear if we will get another chance to talk”, Carim said.

The EC offered to raise the threshold of countries’ portions of world trade last week to 1.5%, and agreed to limit the MFN requirement exclusively to customs duties. South Africa said this was still not acceptable.

The EC was due to report back to member states on the status of the talks on Friday.

The reported concessions made on SA's concerns for the Interim EPA

By JB Cronjé, a tralac Researcher

The SADC EPA group met with their negotiating partner, the EC, last week to solve the concerns South Africa has had for not initialing the Interim EPA. Media reports have it that the EC made concessions on all of South Africa’s concerns including on its MFN demand save for excluding it completely. Apparently, the remaining concern is the perceived negative impact the EPA’s will have on integration efforts in the region. It is difficult to see how this particular issue could ever be resolved through negotiations with the EC.

The SADC-EPA negotiations were launched in July 2004 but were suspended in 2005 with both parties agreeing that regional integration in Southern Africa could not be achieved without addressing the trade consequences of the EC-SA Trade Development and Cooperation Agreement on the other members of the Southern African Customs Union. Consequently on 7 March 2006 SADC tabled a proposal to the EC to formally associate South Africa in the SADC EPA. On 23 February 2007 the EC Council of Ministers approved the proposal to include South Africa into the configuration as an active negotiating party.

However, South Africa did not initial the Interim EPA on 13 November of that year but agreed to continue negotiations towards a full EPA. Subsequently South Africa together with Namibia and Angola issued a joint concerns paper in May 2008. It is these concerns that have remained on the table. Notably, Namibia apparently accepted the concessions made by the EC at the meeting last week and is set to sign the agreement.

This brings us to the following questions:

* How will South Africa respond to the concessions?
* How will the concessions be incorporated in the agreement; in particular if the SADC EPA Group excluding South Africa signs a deal with the EC? 

samedi 21 février 2009

EU, SADC discuss Economic Partnership Agreements

Owino, Wene (Business Daily, Nairobi) 2009-02-12 

European Union (EU) Trade Commissioner Catherine Ashton was due to arrive in Botswana yesterday for talks with senior SADC officials. A statement from the EU said that Ashton and officials from the Southern African Development Community were to discuss ways of moving bilateral and inter-regional trade relationships forward.

She was expected to meet Trade Minister Neo Moroka and Foreign Minister Phandu Skelemani in Gaborone, as well as top officials from the southern African development bloc.

Ashton has been in South Africa this week were she was expected to meet Trade Minister Mandisi Mpahlwa and Foreign Minister Nkosazana Dlamini-Zuma as well as a group of ministers from other SADC members including Angola and Namibia.

The main reason for her visit was to discuss the Economic Partnership Agreements (EPAs) which are meant to create a free trade area between the EU and countries in Africa, the Caribbean and Pacific (ACP).

Negotiations between the EU and SADC have been ongoing since 2004.

A key challenge in implementing the EPA is the reconciliation of the various trade relations in the region with the EU. Regional giant South Africa already has a Trade, Development and Cooperation Agreement (TDCA) with the EU which was signed in 1999.

The agreement is meant to create a free trade area between the EU and South Africa over a period of 12 years, as the EU opens its market to South African goods at a faster pace under the pact. South Africa has, according to some, been stalling on the EPA due to its desire to fall back on the TDCA.

The EPA negotiations were launched in 2004, but the matter is complicated by the 1999 agreement and the fact that South Africa was only officially brought on board in 2007. Further problems emerged when Botswana, Lesotho, Mozambique, Namibia, and Swaziland signed an interim agreement with the EU at the end of 2007.

SA opted out of the deal, questioning its legality and raising concerns over the country’s infant industries. Other SADC signatories have in response threatened to conclude a final EPA deal with the EU even in SA’s absence.

“We have initialled the EPAs without South Africa and we can go ahead without South Africa”, Moroka said after the signing of the deal.

The relationship complications in the EPA negotiations are further exacerbated by the fact that the Southern African Customs Union (SACU) of four members needs to be taken into consideration.

Fears have been sparked that an EPA will hurt the tariff-reliant economies of Lesotho and Swaziland, who are members of SACU. Angola is allowed to join the deal as a least developed country (LDC). It has full access to the EU market under the Everything But Arms (EBA) provision.

jeudi 12 février 2009

L’Afrique du Sud en conflit croissant avec l’Union européenne

David Cronin - BRUXELLES, 11 fév (IPS)

Des officiels de Bruxelles ont rejeté les appels de trois gouvernements d’Afrique australe pour une réévaluation d’un nouvel accord commercial avec l’Union européenne (UE).

En janvier, l’Afrique du Sud, la Namibie et l’Angola ont lancé un appel conjoint à l’UE, insistant qu’elle retarde la signature formelle d’un accord de libéralisation du commerce, connu comme un accord de partenariat économique (APE), avec plusieurs de leurs pays voisins.

Qualifiant l’accord de "sérieusement défectueux", les trois pays estiment que ce dernier retarderait des efforts pour accroître la coopération économique en Afrique australe pendant "plusieurs années".

Le Botswana, la Namibie, le Swaziland, le Mozambique et le Lesotho ont tous donné leur approbation pour un APE avec l’UE à la fin de l’année 2007. Mais quand l’accord a été analysé, certains de ces gouvernements ont exprimé une profonde gêne par rapport à la façon dont il pourrait conduire à un fossé entre eux et l’économie la plus grande de la région, l’Afrique du Sud, qui avait décidé de ne pas se joindre à un APE.

Vers la fin de ce mois, les 27 gouvernements de l’UE doivent décider s’ils devraient donner à la Commission européenne, la branche exécutive de l’union, un mandant pour poursuivre la signature et la ratification de l’APE qu’elle a négocié avec le bloc de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).

L’Afrique du Sud, la Namibie et l’Angola ont appelé à l’arrêt temporaire de cette procédure.

Même si le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a promis à la fin de l’année 2007 que des clauses dans certains accords commerciaux - que les pays africains jugent d’être controversées - pourraient être renégociées, ses fonctionnaires ont maintenant refusé d’accepter l’appel.

Dans un document vu par IPS, la commission a déclaré que la réouverture d’un APE, avec des pays d’Afrique australe, ne serait pas "praticable" parce qu’elle "ferait fi" de la décision des autres pays dans cette région de l’accepter.

L’accord avec l’Afrique australe a reçu le suffixe ‘provisoire’ puisqu’il se rapporte essentiellement au commerce des biens. L’UE espère maintenant élargir son champ d’action afin que cet accord devienne un accord ‘complet’, qui traite également de l’ouverture du levier des marchés des services d’Afrique, ainsi que celui renfermant des clauses sur l’investissement, l’approvisionnement et la concurrence publics.

Paul Goodison du Bureau européen de recherche, qui veille sur les relations économiques entre l’UE et l’Afrique, a dit qu’"une voie directe" pourrait être d’utiliser une technique que des négociateurs commerciaux qualifient de ‘mise entre parenthèses’. Cela impliquerait le placement de parenthèses autour des dispositions dans l’APE que la Namibie, l’Afrique du Sud et l’Angola considèrent défavorables aux intérêts de leur région. Cela permettrait la signature du reste de l’accord par les gouvernements européens et ceux d’Afrique, mais les clauses controversées n’entreraient pas en vigueur.

Peter Mandelson, commissaire au commerce de l’Europe de 2004 jusqu’à l’année dernière, avait refusé d’accepter l’utilisation des parenthèses. Mais son successeur, Catherine Ashton, a entrepris de démontrer une flexibilité plus grande dans la gestion des APE. Elle devrait être en tournée en Afrique australe cette semaine.

"L’espoir est que, avec une nouvelle main à la barre, des changements substantiels dans la position de la Commission européenne pourraient devenir possibles", a déclaré Goodison. Il reste à voir si au cours de cette semaine, la commissaire Ashton donnera de la substance à sa rhétorique".

Interrogée par la publication ‘Trade Negotiations Insight’ (Aperçu des négociations commerciales), Ashton a affirmé qu’il y avait une nécessité de "remplacer la controverse sur des accords provisoires par un débat positif sur des APE complets".

Mais elle a défendu la position de la commission sur certaines des propositions qui ont plus préoccupé les pays africains. Plusieurs gouvernements africains n’ont pas accepté une demande de la commission qui veut qu’ils éliminent des taxes qu’ils ont imposées sur l’exportation des matières premières, estimant que de telles mesures fiscales sont vitales pour nourrir les industries naissantes en encourageant la transformation des ressources de base à domicile.

Tout en reconnaissant que ces préoccupations sont légitimes, Ashton a indiqué : "L’engagement de retirer des barrières commerciales comme les taxes d’exportation doit être une pierre angulaire de la politique commerciale de l’UE. Je crois profondément aux avantages des marchés libres et aux opportunités qu’ils peuvent fournir aux entreprises et aux individus".

L’Angola étant internationalement reconnu comme un ‘pays moins avancé’, il a pu adopter une approche différente aux APE par rapport à nombre de ses voisins. Son statut faisait que la commission n’a jamais menacé d’imposer des taxes plus élevées sur ses produits d’exportation vers l’UE s’il décidait de ne pas signer un accord.

Bien que l’Angola soit resté en dehors d’un APE régional, il a déploré que la commission lui ait fourni "peu de précisions" sur ce que pourraient être les implications de cet engagement. Les détails fournis n’ont pas été suffisants, par exemple, sur le type d’assistance financière qui serait accordée pour compenser les pertes de revenu une fois que le pays doit réduire la plupart des taxes sur les produits importés.

Comme faisant partie d’une stratégie d’"aide au commerce" formulée en 2007, l’UE a accepté de mettre à la disposition des pays pauvres deux milliards d’euros (2,6 milliards de dollars) chaque année, d’ici à 2010.

Mais cette promesse a été faite avant que plusieurs Etats membres de l’UE n’aient décidé de tailler leurs budgets pour l’aide au développement en réponse à la crise financière. Il y a quelques mois, l’Italie a réduit ses allocations d’aide de 56 pour cent, l’Irlande de 10 pour cent, alors que la Lettonie a pris des mesures pour annuler complètement son budget pour l’aide.

Glenys Kinnock, un membre socialiste du Parlement européen, a noté qu’il n’existait "rien de légalement obligatoire" dans un APE récemment conclu avec la région des Caraïbes, l’accord le plus complet jusqu’ici réalisé avec les quelque 80 pays ACP.

"L’aide au commerce constitue l’éléphant dans la chambre", a ajouté Kinnock. "Personne ne veut parler de la contribution que les Etats membres (de l’UE) vont apporter".

dimanche 14 décembre 2008

Fonds pour mobiliser les ressources des migrants pour le développement de l’Afrique

Au cours de la 2ème Conférence ministérielle euro-africaine, qui s’est tenue à Paris, le 25 novembre 2008, le ministre français de l’immigration, Brice Hortefeux, a annoncé que la France allait participer à un fonds fiduciaire multi bailleurs avec la BAD visant une meilleure mobilisation des fonds transférés par la diaspora africaine et de ses compétences au service du développement des pays d’origine.

La France avait lancé, pendant l’été 2008, un appel à candidatures auprès de plusieurs institutions de développement pour susciter leur intérêt à accueillir un fonds fiduciaire visant à faciliter la mobilisation des compétences et ressources des migrants au service du développement de l’Afrique. Sur la base de sa proposition, la BAD a été sélectionnée pour accueillir ce fonds, sujet à l’accord du Conseil d’administration qui pourrait en être saisi, dans le courant du premier trimestre de l’année prochaine.

Le fonds est d’un montant initial de 6 millions d’euros sur 3 ans, pouvant être augmenté de 3 millions d’euros en fonction de ses résultats. Il vise principalement à aider au développement de services et produits financiers de nature à réduire les coûts de transferts de fonds des migrants. Il servira aussi à accompagner des projets d’investissement des migrants sur des secteurs tels que la santé, la formation professionnelle et les activités productives et à promouvoir le cofinancement de projets par les migrants et les associations de migrants.

La création de ce fonds, au sein de la Banque, constituerait une des pièces maîtresses de son initiative visant à faire des transferts de fonds des migrants l’un des piliers du développement de l’Afrique, en complément aux actions ponctuelles qu’elle a déjà entreprises dans ce domaine. En cas d’approbation du Conseil, le Fonds pourrait être opérationnel dès mars 2009. En complément de la participation française, d’autres partenaires ont manifesté leur intérêt à participer à la mise en place de ce fonds.

samedi 13 décembre 2008

Le Geeref, fonds européen de soutien aux énergies propres investit 22 millions € en Afrique

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 11 décembre 2008

Le Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (Geeref), mis en place par la Commission européenne pour aider les pays en développement et les économies en transition à accéder à l’énergie propre, a décidé d’une première série d’investissements pour un montant total de 22 millions €. Réalisés dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, ces investissements financeront, en Afrique subsaharienne et australe ainsi qu’en Asie, des projets à petite échelle dans le domaine des énergies renouvelables. Cette annonce a été faite aujourd’hui par M. Stavros Dimas, membre de la Commission européenne chargé de l’environnement, à l’occasion d’une présentation du Geeref, dans le cadre de la conférence des Nations unies sur le changement climatique à Poznań, en Pologne.

«Le Geeref offre une plateforme financière pour soutenir la lutte mondiale non seulement contre le changement climatique, mais aussi contre la pauvreté», a déclaré M. Dimas. «La recherche en parallèle d’une solution à ces deux questions est au cœur de la ‘vision commune’ de l’Union européenne en vue de l’accord international global sur le changement climatique que nous négocions à Poznań et que nous devons conclure d’ici la fin de l’année 2009.»

Le comité d’investissement du Geeref a donné son approbation préliminaire à des investissements pour un montant total de 22 millions € dans deux fonds commerciaux consacrés aux énergies renouvelables. Le premier concerne des projets en Afrique subsaharienne et australe et le second est centré sur l’Asie, et plus particulièrement sur l’Inde. Les deux fonds investiront des capitaux dans des projets d’énergie renouvelable, comme l’éolien, le petit hydroélectrique, la biomasse ou la récupération du méthane. Dans les régions couvertes par ces deux fonds, le marché n’offre pas suffisamment de possibilités d’investissement dans ce type de projets.

«À travers le monde, 1,6 milliard de personnes n’ont toujours pas d’accès régulier à des services énergétiques fiables. Les investissements du Geeref permettront d’accélérer le transfert, le développement et le déploiement de technologies respectueuses de l’environnement et contribueront ainsi à assurer aux habitants des régions les plus pauvres du globe des approvisionnements en énergie sûrs et propres», a déclaré M. Louis Michel, membre de la Commission européenne chargé du développement et de l’aide humanitaire.

Fonctionnement du Geeref

Le Geeref, dont la création a été décidée par la Commission en 2006, investira principalement dans des fonds et structures d’investissement similaires consacrés aux infrastructures dans le domaine des énergies durables et des énergies renouvelables et adaptés aux réalités et besoins des régions concernées. Avec d’autres partenaires, il réalisera des co-investissements dans des projets spécifiques. L’accent sera mis sur les investissements d’un montant inférieur à 10 millions €, ceux-ci étant le plus souvent ignorés par les investisseurs privés et les institutions financières internationales. Il est prévu que le Geeref investisse dans des sous-fonds régionaux pour la région Afrique, Caraïbes et Pacifique (région ACP), l’Afrique du Nord, les pays d’Europe orientale non membres de l’Union européenne, l’Amérique latine et l’Asie.

Ensemble, la Commission européenne, l’Allemagne et la Norvège ont affecté au Geeref un montant d’environ 110 millions € pour la période 2007-2011, et il est prévu que d’autres acteurs public et privés apportent un financement complémentaire.

Le Geeref est géré par un comité d’investissement rassemblant des représentants des actionnaires et des experts du secteur. Il est conseillé par la Banque européenne d’investissement et le Fonds européen d'investissement.

SOURCE : European Commission

jeudi 11 décembre 2008

Accords de partenariats économiques : garantir un impact réel en termes de développement

Parlement Europeen - Commission Développement et coopération - 08-12-2008

Qu'ils signent ou non des accords de partenariat économique (APE) avec l'UE, les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ne devraient pas être moins bien lotis en comparaison avec le régime actuel de préférences, souligne le rapport adopté ce lundi par la commission du développement. Des mesures d'accompagnement, sous forme d'aide au commerce, doivent aider les pays ACP à compenser notamment la perte de recettes douanières.

Le rapport rédigé par Jürgen Schroeder (PPE-DE, DE) demande au Conseil et à la Commission d'accepter toute proposition d'accord émanant des pays ACP même si ces propositions ne portent que sur des échanges de marchandises. La compatibilité des APE avec les règles de l'OMC (article XXIV du GATT) ne concerne que les échanges de marchandises et exige qu'"une part substantielle du commerce" soit libéralisée "dans un délai raisonnable".

Les accords de Lomé conclus entre la Communauté européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) prévoyaient des préférences commerciales pour les pays ACP plus avantageuses que celles accordées par l'Union à d'autres pays en développement dans le cadre du système de préférences généralisées (SPG). Contesté par des pays en développement non-ACP, ce régime spécifique a pu être prolongé temporairement grâce à une dérogation de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a expiré le 31 décembre 2007.

Les députés rappellent au Conseil et à la Commission que ni la conclusion d'un APE ni la renonciation à ce dernier ne devrait conduire à une situation où un pays ACP se trouverait dans une position moins favorable que celle qui lui était assurée en vertu des dispositions commerciales de l'Accord de Cotonou.

Aide au commerce

Seules des "mesures fortes" d'accompagnement permettront aux pays ACP de bénéficier des "possibilités offertes par les APE". Ces mesures devront notamment compenser la perte nette des recettes douanières et être investies en vue de diversifier la production à l'exportation et de produire davantage de marchandises à plus forte valeur ajoutée destinées à l'exportation.

Clause de révision et intégration régionale

Les accords APE devraient inclure une clause prévoyant une révision dans les cinq ans à compter de leur signature. Les parlements nationaux, le Parlement européen et la société civile devraient y être associés, selon le rapport. Ce délai de cinq ans devrait permettre d'évaluer l'impact des APE sur les économies des Etats ACP et sur la capacité de ces accords à renforcer l'intégration régionale. Une réorientation du terme de ces accords devrait être possible.

Pour éviter que des APE conclus avec des pays ACP individuels ou avec des groupes de pays ne couvrant pas l'ensemble d'une région donnée n'entravent le processus d'intégration régionale, les députés demandent à la Commission de redéfinir son approche et de s'assurer que la conclusion d'APE ne remette pas en cause ce processus.

Sur les 15 pays de la région pacifique (en incluant le Timor oriental) - où s'est déroulée la 16ème session de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE à Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée) du 24 au 28 novembre 2008, seuls la Papouasie et les îles Fidji ont signé des accords provisoires. L’érosion des préférences commerciales, le sucre pour les îles Fidji et le secteur de la pêche au thon pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont incité ces pays à signer un accord provisoire en novembre 2007.

Contrôle parlementaire de la mise en œuvre des APE

La mise en œuvre des APE devrait être surveillée par un organisme parlementaire. Cette instance parlementaire devrait, dans chaque cas, être issue de l'Assemblée parlementaire paritaire (APP) ACP-UE.

Avis conforme du PE

Le Parlement européen sera amené à donner, probablement au printemps 2009, son accord formel (dit "avis conforme") pour que ces accords puissent entrer en vigueur. Comme ces accords ont un volet "commerce" important, cette procédure relèvera de la commission du commerce international du PE.

Les négociations avec les Etats ACP ont été ouvertes en 2002, suite à l'adoption des directives de négociation par le Conseil le 12 juin 2002. Ces négociations sont menées avec six régions (Caraïbes, Afriques de l'Ouest, Afrique Centrale, Afrique de l'Est et du Sud, Communauté de Développement de l'Afrique Australe et Pacifique).

Le rapport a été adopté par 15 voix pour et 13 contre -- Vote en plénière: février 2009

dimanche 23 novembre 2008

Un nouveau rapport de la Commission évalue les atouts du commerce européen dans une économie mondiale en évolution

Bruxelles, 27 octobre 2008

Un nouveau rapport de la Commission européenne a évalué la compétitivité de l’Union européenne après dix ans de mutation économique rapide. Depuis le milieu des années 1990, une importante redistribution des parts de marché s’est déroulée entre les pays émergents et les pays développés, mais aussi entre les pays développés eux-mêmes. Dans cet environnement hautement concurrentiel, l’UE a globalement maintenu sa part de marché mondiale, alors que les États-Unis et le Japon ont cédé du terrain. L’UE reste le premier exportateur mondial de biens manufacturés et domine les marchés des produits de haute qualité. Le rapport la met toutefois en garde: elle doit axer ses investissements sur le secteur manufacturier de haute technologie et continuer à accroître ses parts de marché dans les économies asiatiques en croissance rapide. Le rapport renforce les arguments économiques sous-tendant la stratégie commerciale internationale pour l’Europe lancée en 2006 par la Commission européenne.

Principaux éléments du rapport:
Grâce à certains de ses atouts clés, comme les produits chimiques ou pharmaceutiques, les véhicules automobiles et les machines et équipements non électriques, la balance commerciale des biens manufacturés de l’Union européenne s’est nettement améliorée et a enregistré en 2007 un excédent de 162 milliards d’euros. L’augmentation constante de l’excédent commercial (+ 105 milliards d’euros depuis 2000) a permis de compenser partiellement la hausse de la facture énergétique de l’UE, dont le déficit s’est creusé de 137 milliards d’euros pendant cette même période.
Pour ce qui est du commerce de marchandises (hors énergie), la part de l’UE s’élève à 19,5 % du marché mondial, soit une baisse de seulement 1,3 point de pourcentage depuis 1995. Les pertes de parts de marché sont beaucoup plus importantes pour les États-Unis et le Japon, puisque ces pays enregistrent respectivement des baisses de 4,4 et 4,1 points de pourcentage. Actuellement, les États-Unis et le Japon représentent respectivement 13,0 % et 9,5 % du marché mondial.
Deux tiers des importations de l’UE (hors énergie) sont des «intrants» utilisés dans les processus manufacturiers. Cela démontre très clairement que l’UE dans son ensemble est fortement tributaire de l’ouverture des marchés pour les intrants nécessaires à son secteur manufacturier et que l’existence de chaînes d’approvisionnement ouvertes fait partie intégrante de ses atouts dans ce domaine.
Les excellentes performances de l’UE sont dues à l’amélioration de la qualité de ses marchandises, associée à la capacité des entreprises européennes à vendre des produits aux prix les plus élevés en raison de leur qualité, de leur marque et des services qui y sont liés. L’UE totalise un tiers des produits de haute qualité, qui représentent la moitié des exportations communautaires de biens manufacturés. S’appuyer sur cette capacité à vendre aux prix les plus élevés est la seule manière de défendre les niveaux d’emploi, de salaire et de protection sociale existant dans l’Union.
La performance de l’UE pour les produits de haute technologie est décevante et légèrement inférieure à sa part de marché totale. Étant donné son niveau de développement, l’UE devrait obtenir de meilleurs résultats dans ce secteur. Cette situation est source d’interrogations sur la capacité de l’UE à maintenir demain ses produits à la pointe de la qualité et de l’innovation.
L’UE a perdu d’importantes parts de marché dans certaines économies émergentes en croissance rapide, en particulier en Asie. Sur le long terme, cette sous-performance sur certains des marchés les plus prometteurs pourrait fragiliser la position générale de l’UE dans le commerce international. La nouvelle génération d’accords de libre-échange avec l’Inde, la Corée et l’ANASE vise directement à tenter de contrecarrer cette évolution.
L’UE est le premier exportateur de services avec 26,9 % du marché mondial, contre 19,7 % pour les États-Unis et 6,1 % pour le Japon. L’Union européenne est aussi le plus grand investisseur au monde et le principal bénéficiaire des investissements étrangers. Si l’on exclut les stocks intra-UE, l’UE détient 33 % des stocks d’investissements mondiaux et accueille 29 % des investissements effectués dans le monde.

«Global Europe»: une Europe compétitive dans une économie mondialisée

La stratégie commerciale internationale pour l’Europe de la Commission européenne a été lancée en 2006. Cette stratégie repose sur le constat que la force économique de l’Europe réside dans l’accès aux importations pour son secteur manufacturier et dans la compétitivité de ses exportations au niveau mondial. «Global Europe» a réorienté les priorités de la politique commerciale de l’UE afin de tenir compte de ces aspects. Parmi les priorités figurent la garantie de marchés ouverts pour les importations dans l’UE, l’amélioration de l’accès aux marchés pour les exportateurs européens, en particulier sur les marchés asiatiques en pleine croissance, grâce à des mesures ciblées visant à s’attaquer à certains obstacles au commerce et grâce à un accord commercial mondial et à une nouvelle génération d’accords de libre-échange avec les économies d’Asie et, enfin, la mise en œuvre d’actions en vue d’améliorer la protection des droits de propriété intellectuelle à l’échelon mondial, cette protection étant capitale pour les entreprises européennes qui ont beaucoup investi dans la conception et l’innovation. Ce rapport renforce considérablement la logique économique sous-tendant la stratégie «Global Europe».

Lire le rapport

samedi 22 novembre 2008

Cooperation UE/Madagascar: Les APE au menu

Madagascar Tribune, mercredi 12 novembre 2008

L'Accord de Partenariat Economique ou APE entre l’Europe et Madagascar est encore en négociation. Ce traité est censé garantir la stabilité des échanges. L’Union européenne reste un grand partenaire économique de Madagascar. « Les accords de partenariat économique constituent un cadre de sécurisation des échanges commerciaux avec l’Union européenne », avance Jean Claude Boidin, ambassadeur, chef de la délégation de la Commission européenne à Madagascar, face à quelques membres de l’administration malgache, du corps diplomatique et du secteur privé. Dans le cadre de cet accord, les pays européens offrent aux pays de l’ACP un accès totalement libre sans droits de douanes et sans aucune restriction à son marché. Tous les produits qui connaissent encore des limites quantitatives ou des contraintes de calendrier dans l’accord de Cotonou seront désormais affranchis. Sauf pour le sucre et le riz, pour lesquels une période de transition est prévue. Cet accord donne un accès libre aux fruits, légumes, céréales, produits laitiers, rhum, fleurs coupées, tomates en boîtes et autres. C’est une mesure avantageuse dans la mesure ou plus de 40 % des exportations de Madagascar vont vers l’Europe. De plus, c’est un traité international ratifié et notifié par l’Organisation mondiale du commerce. Il garantit une stabilité juridique des conditions de l’échange mais en même temps offre une prévisibilité à très long terme. L’accord intérimaire qui est en vigueur actuellement reste, cependant, incomplet. C’est un accord qui ne tient pas compte des réalités de la mondialisation et de la dématérialisation des échanges dans le futur. Toutefois, les versions définitives de l’APE sont conçues comme des accords généraux qui contribueront à la mise en place de marchés régionaux et à la diversification des économies dans chaque région ACP. Les résultats obtenus dans les négociations jusqu’ à ce jour militent en faveur d’une certaine réorientation des structures et du contenu du texte de l’APE :

Souvent les réunions techniques ont beaucoup des difficultés à trouver des consensus sur des points qui représentent des intérêts particuliers pour les régions et la coopération même entre les deux parties. Sur ce point, il s’avère nécessaire de requérir davantage des décisions politiques. Ainsi, nous estimons que l’idée de renforcer la Troïka qui existe déjà au niveau du Groupe ACP pour négocier au plus haut niveau avec la Partie Européenne ne peut qu’être bénéfique pour la conclusion d’un APE qui tienne compte des intérêts des deux parties.

Les deux parties ont convenu des objectifs de l’APE qui devrait servir avant tout un instrument de développement pour les pays ACP. L’APE devrait solutionner, entre autres, les contraintes de l’offre des produits exportables pour que les ACP puissent bénéficier pleinement des préférences commerciales. Par ailleurs, pour atteindre le développement, des projets prioritaires devraient être mis en œuvre au plus tôt dans différents domaines et dans les différents secteurs identifiés au niveau de chaque pays et chaque région. Ceci nécessite la mobilisation des financements nécessaires à travers le fonds FED, le fonds d’Aide au commerce où d’autres financements dotés d’un montant approprié ;

La mise en place d’une Zone de Libre Echange asymétrique entre les pays ACP et l’UE devrait se faire en synergie avec le développement des échanges régionaux. Il est apparu toutefois, que dans la négociation des APE, une certaine scission se dessine au niveau des pays membres d’un groupement régional. Le sommet devrait lancer un signal fort que chaque pays gagne à préserver la cohésion du groupe ACP et à rester au niveau du groupement régional au sein duquel il a initié la négociation des APE. Enfin, Madagascar adopte, sans réserve la Déclaration d’Accra.